\ FAUNE DE FRANCE ECHINODERMES WIS AU PUBLIC t\. La Faune de France ùdiU'-c par l'Ollice Ceulral clc l'aiinisluiiu' de la 1- (Ml.-.raLion IVaiiraise des Sociétés de Sciences naturelles parait sans ordre déleruunc. par fascicules in-8° consacrés chacun à un groupe zoologiciuc d'étendue variable,.et aussi rapidement que le lui permettent le nombre de ses collaborateurs et les fonds à sa disposition. Elle a pour but de fournir aux naturalistes, sous vuie forme aussi portative et aussi peu onéreuse que possible, le moven d'identifier sûrement une espèce récoltée sur notre territoire, non de leur faire connaître tout ce qui peut être dit de cette espèce. Pour cctle raison les diagnoses sont réduites aux caractères essentiels nécessaires h la v.Tilicalion du résultat ol.lcnu par les clefs dichoto- miques l'illustration abondante mais liive dans le lexte. la lépartition donnée seulement dans ses grandes lignes, la svnonymie el la bibliographie réduites aux renvois permettant de se reconnaitre dans la lilléTalnre et de se reporter a un ouvrao-e pUis détaillé la fournissant in-extenso s il en est besoin. L Introduction de cha(|ue volume renferme ce (ju'il est indisi)eiisable de connaître du groupe au point de vue général et i)Our la détermination de ses espèces. I a Fainic comprend en principe : les formes terrestres et d'eau douce signa- h-es sur le territoire de la France (y compris la Corse), de la Belguiue, de la pro- vince rhénane el de la Suisse occidentale (de loul le Centre et l Ouest de l'Europe iM.ur \cs espèces a.pialiqnes ini.-roseopiipu's'i : ^- les iormes mannes existant dans les limites du plateau continental (sod jus.pi a .500 m. de pro- fondeur) et de la région pélagique correspondante sur les cotes du continent, du Sund au détroit de Gibraltar, ainsi ([ue des Iles r.ritaniuques et du bassin occi- tlental tle la Méditerranée. Les volumes, édités grâce à des subventions accordées dans l'intérêt de la Science, sont vendus au l'irix coûtant et le produit de leur vente allecte a 1 impres- sion de nouveaux fascicules dont le prix sera abaissé dès que les conditions actuelles s'amélioreronl. L'OlRce Ceniral de Faunislicpie adresse un pressaiil app(d : 10 aux spécialistes désireux d'entreprendre la rédaelicm d'un volume cns'as- Ireignant au plan général de la publication que leui' feia connaître le présent fascicule : ■'0 il toutes les peisonues. ,'i ions les élablissemenls capables de lui fournir les uialéTiaux el EnHATA i:r modifications Pages 5, explication ,\v I,-. li-. :i ; 2% i'' ,-l ;,• Ijuia-s; an lieu de : nuVr.ùws ri iiileira- (liaires lire : radiales el iiiterradiales 7, explication de la fig. 10, i'^ ligne: (m lieu fie : ambuaclraiie lire : aud)ula- craire 13, paragraphe 2, 5« ligne ; au lien de : une pi. c.-dors. lire : une pi. impro- prement appelée c.-dors. 13, 2« ligne de la note ; au lieu de : qui part de la c.-dorsale lire : qui part du sommet du calice et dont la plaque proximale formera la pi dite c.-dors. chez les Anledonida^ 19, dernière ligne; au lieu de : (p.) 38 lire : (p. :«) 21, 8« ligne; au lieu de : espèce lire : espèces 21, 12*^ ligne, ajouter : 24 21, au milieu de la page ; au lieu de : O. Forcipulées lire : U. Forcipulosées 24, 5« ligne ; au lieu de : pedicellaires droits lire : pédicellaires général, croisés, parfois droits 26, 2^ ligne : supprimer ; (fig. 43) 29, 4e ligne à partir du bas; au lieu de : squelet. ; li7'e : squelet — 35, diagnose des Solasterith,-, i'' ligne ; au lieu de : Le suel. lire : Le squel. 46, 2* ligne; au lieu de : mais peut lire : mais il peut 46, S*' ligne; au lieu de : remplacée lire : remplacé 47, dernière ligne; au lieu de : marg, lire : marg. 70, avant-dernière ligne; au lieu de : sur la ventr. lire : sur la face ventr 76, explication de la fig. 46, 4e ligne; après : bras ajouter : grandeur naturelle 76, 29e ligne; au lieu de ; littorale lire : littorales 83, 2« ligne ; au lieu de : sur ses faces lire : sur ses 2 faces 85, explication de la fig. 56; au lieu de : \ H lire : X 3 86, 3» ligne de la description; au lieu de : le lire : ils 87, 2* ligne de la diagnose des Ophiodermatida- ; au lieu de : ainsi (,Me portés lire : ainsi que les orales et portés 88, 1'" ligne; au lieu de : les pièces buccales lire : les pi. orales .M a.lorales 88, iOe ligne à partir du bas; au lieu de : claire lire : claires 91, 2e ligne à partir du bas; an lieu de : certaine lire : certaines 93, avant-dernière ligne de la diagnose des Ophiocomid* ; an lieu de : Ophionsi- lida? lire : Ophiopsilinte 93, fe ligne après Ophiocomina ; au lien de : 1921 b lire : l'.J2i 94, explication de la fig. 62; au lieu de : lace ventrale, H lire : H. face ventrale 94. (loi-iiit'ic lii;iK> (lu 2'' |);ir,i,:^ra|)li(' : au lieu de : Sicile, lire : Sicile. 100. ■!'' ii^iie; au lieu de : lee f.;laii(i('s uiAlos ont une couleur orangée, les femelles sont plus pâles lire : les glandes lemelles ont une couleur orangée, les mâles soni plus pâles 101. vers le milieu de la page : au lieu de : (MdPKASSTHIDHS lire : CLY- PIvVSTUIDÉS 101. vers le milieu de la page; au lieu de : SPATAVGIDÉS lire: SPATAN- GIDÉS. ICI. 6'' ligne à partir du bas; au lieu de : post. 3 lire : posl. 5 105. 6'' ligne; supprituer les mots : à la hase 106. 15'' ligne à pai'lir du lias; au lieu de : un peu plus courts lire : un pou [)lus longs 112. explication de la fig. 74; au lieu de : Centrostehanus p. longispimis lire : Centrostephauus longispimis 114, 28'^ ligne; au lieu de : caracté-ristique lire : caractéristique 116, 9'' ligne à partir du bas; au lieu de : conique vu par en haut, lit-e : conique; vu par en haut, 118, 6" ligne; au lieu de : verts à la base puis rouges lire : rouges à la hase puis verts 124, ■1'= Wgwe; au lieu de : e l'Atlanlnpie lire: de TAtlanlique 131. 2'" paragraphe, 2'' ligne; au lieu de : à l'extrém., étroits lire : à Textrém., moins étroits 137. iîg. 96; cette figure doit être retournée de bas en haut. 140. ^^'' ligne; au lieu de : du cylindre, lire : du cylindre, et l'anus à l'autre extrémité. 145, ''' ligne à partir du bas; au lieu de : égaliêr. /îW ; régulier. 147. au milieu de la page ; le N" 22 doit être interchangé avec le trait placé au dessus. 155, explication de la fig. 106, 2'' ligne; au lieu de : plaques lire : plaque 157. 0'- ligne à partir du bas; au lieu de : ci-dessus Are ; ci-dessous 159. dernière ligne; au lieu de : cules crépus lire : cule crépu 166, 9- ligne à partir du bas; au lieu de : défaut dans les tentac. lire : défaut dans les tég. ainsi que dans les tentac. 168. 1" ligne; au lieu de : 18 tentac. lire : 18 à 20 tentac. 183. 10^' ligne ; après : assez grands, ajouter : dont les bords du disque sont lisses 192. lig. 147; cette figure doit être retournée de bas en haut. 197. !'■'• ligne; au lieu de : 150 a lire : 149 a 199. t' ligne; au lieu de : dans la région des cirres lire : dans la région termi- nale des cirres INTRODUCTION Je ne puis dans cet onvraj^e essenliellenient descn|)tir m'étendre ^^ui' le.s eaiaelères généraux des l'^chiuodernies : le petit nombre de pages dont je dis[)ose me l'interdit formellement. Il existe d'ailleurs des publications où le lecteur trouvera des renseignements détaillés sur cet end)ranchement : je le renvoie au Traité de Zoologie concièle, de Delage et Hérouard (vol. Illi et au Traité dWnatomie comparée de Lang (vol. II) ; je me conten- terai de rappeler ici les points cpi'il est indispensable de connaître pour la détermination des bk'hinodermes. C'est aussi pour ne pas surcharger le texte que j'ai dû être très sobre d'indications bibliographiques : je me suis borné à mentionner les mémoires dans lesquels le lecteur trouvera une des- cription ou des dessins de l'espèce étudiée. En ce qui concerne ces indica- tions elles-mêmes, on les trouvera principalement dans les Mémoires d'AG.vssiz (/^'7•?-7'i^ de Liuwig [iS19 et iNPTu de Bi-i.i. ( i<^f^? . de Mortensen (1.903i,de Delage et IIércharo ii903\ de K(je[iler \1009<. diml les léi'érences se trouvent à la (in de cet ouxrage. i' MORPHOLOGIE Les Echinodermes constituent l'un des groupes les mieux cai'aclérisés fin Règne animal, et ils se reconnaissent à preutière \ue. Indépendamuient d'autres particularités de leur organisation, ils présentent avant tout trois caractères essentiels : ils oflrent une symétrie pentaradiée, ils possèdent un squelette externe formé de nombreuses plaques calcaires, et enfin ils présen- tent un appareil 1res particulier ([ui n'existe dans aucun autre groupe du règne animal, l'appareil aquifère. l'"Aaminons rapidement ces [)rinci[)aux caractères. On sait que chez les Coelentérés, les « antimères » sont disposés autour de la bouche au nombre de 4 ou de 6 (ou tl'un multi]de de ces chiffres ; chez les i'ichinodennes fig. 1), ces antimères sont au nombre de ') : les Astéries l ?^ G 7 FAUNE DE FRANCE. ECIIINODERMES etles Ophiures ont51)ras ordiiuiircnieiit simples (ci, les Crinoïdes ont ,"> hrns ramifiés (d) ; les lichinides (b) el les Ilololhuries i a) sont comparables à une sphère ou à un cvlindrc avec 5 bandes corresp^ndanl à .") flcnii-méridiens de la sphère ou à .") ^énéralnees chi c\lindre, el renlei'nianl chacune les mêmes organes. On est convenu \t'i[ican\ j)assant par le milieu des antimères et ([ui l'cidV'ruuMit un certain nouibre d'org'anes importants, et intervadius les 5 plans intermédiaires renrermaiit d'autres organes uinnis nombreux. Les ra(hns cun'cspondent p. e\. aux ') bras des Astéries. l'n.. 1. - Sch(Miia liidi(|uanl les positions i'esj)eetives (rEcliinoilcniic (Hyiic su|iéru'mi' : Ilolollnn-ies (a). Oursins (b), AstiMaes (c) cl (d) ; el leurs positions morpliolog-itpies eorii-spomlaules (liLjnc in 0, l)ouehe ; a, anus; d'après Lang. s \i\anls ( ainoïdes t'érit'ui-e) ; Le squelelle apjiarail de lrc< bonne heure cdie/ la lar\'e sous forme de plai|U('s calcaiix's fend l'c'es. à r(''sc;iii didu'al. tpii preniu'nl nalss.uice dans le derme cl gros>isseiil peu à peu: puis r\\<-< se reuinssi'iii solidement les unes aii\ aiiti-es |)oiii- lormi'i' une ■~orle de carapace dui'e et résistaiiU'. h' " lest ». roiilerois, che/ les I lolot h il lies, le scpu'lelie dermicpu^ de ladulle conserve lin ('lai embi'N onuaire ; les phupu's calcaires l'cslent isolées les unes des autres el leurs dimensions sont Ires réduites : on les appelle de^ ^ scleriles»; il \ a ce|)cndanl di\tMses liolol hiirii'S (duv. Ies(pudl(>s ces plaques (le\ieiinenl assez grandes, comiiu' chez cpichpies Citciuiiii rid de nos mers \C. elungata, C. terge.slilui , p. ex.iet siirtoiil dans le genre 7^,s-o/«.v. Parmi les plaques du squelette des autres j-lchinodermes. (pielques-unes se ionl remarquer par leur constance et leur arranj;emenl régulier ,iig". 2' ; elles apparaissent au faim: l'i 11! \m:i . i:ClllMi!il.llMI. ;{ pôle opposé à la ix.uche et coiisliliu'iil iiii ciisrinMc nu nppareil apiral, (|iii marque le pôle aboral, lequel est -énéraleuient dorsal, laudis que la bouche par définition occupe le pôle oral {[iii csl oéneralcnicnt ventral. Ces plaques dites « primaires» sont au nombre de 11 ; il y a une pla(|ue centrale appelée centro-dor.stile {t), autour de laquelle se disposent '1 cercles de plaques alternant entre elles : 5 sont dites radiales (r) parce qu'elles marquent le point de départ des plaques appartenant aux radius et 5 appelées interra- diales (b) se continuent avec les plaques interradiales. Chez les Crinoïdes typiques, le corps proprement dit est très petit et constitue une sorte de coupe dont la paroi est formée presque entièrement par ces 11 plaques pri- maires. Mais che/. les autres j^chinodermes, l'appareil apical ne représente S 9 l'"i(.. 2. AjipareJl ajucal il nu jeune Oursin, c, plaque eeu- Iro-dorsale : ap, placpies du périprocte : r, |pla([ues ra- diales primaires; b, |ila(pies interradiales ou gruilales ; go, pores géuitau.x (d'après Love.n). !<;. 3. — Région dorsale du lest d un Oursin. I à V, zones radiairesou and^ulacraires ; 1 à 5 zones interradiaires ; ig, plaques ocejlaires ; g, pla([ues génitales; G, glandes génitales vues par transparence. Les deux traits obliques au- dessus des numéros 1 et 4 indiquent la limite entre le bivium et le Iriviuiu ; la partie mai'- tjuée par une accolade indique un antimère (d'après R. Peuriek). qu'une très faible partie du squelette. Chez les Échinides (fîg. 3 et 4), la paroi du corps est formée par des plaques allant de cet appareil au péristome et qui sont disposées en rangées très régulières. •_* dans clia([ue radius et 2 dans chaque interradius ; les premières sont sou\ eut ai)])elées a/nbulacraires el les secondes interanibnlacraires. Chez les Astéries, les plaques correspon- dant à ces doubles rangées n'cxisloiil (pir -iir la lace \entralr du coi-ps : on les appelle anibulacraires el (idambidaci aires, et elles limitent un sillon qui part de la bruicho pour s'étendre tout le long de la face ventrale de chaque bras, il y a donc une très grande dill'érence entre le squelette des Asté- ries et celui des bxhinides. Cette dillerence est due à ce l'ail que chez le jeune Echinide, il se t'onne, à coté de la centro-dorsale un certain nombre de plaques qui restent petites et peu nombreuses, cl qui conslituent ce que l'ou FAUNE DE Fh.V-NCE. ÉCHINODÊRMËS l"ii.. 4. - Oursin d(''nucl(''. vue UiUm-mIc un [)('u oljlique. A, zone radiaire ou auihnlaeraiie ; I, zone inleraaibula- eraire ; d, iiorcs aqnifères ((Taprès Ddlage et lliUtoi AUD). ai)pelle le périprocte ( lig. 2), lequel conserve tou)Ours de petites dimen- sions : aussi l'appareil apical nest pas modifié par l'intercalalion de ces nouvelles plaques qui prennent en queUjue sorte lieu el place de la ccnlro-dorsale. Au contraire, chez les Astéries, les plaques nou- velles deviennent très nond^reuses el très grandes : elles disloquent les [)la(|ues de Tappareil apical entre lesquelles elles s'insinuent et qu'elles rel'oulent soil à l'extrémité des bras, sdil même sni- la l'ace ventrale; ces nouvelles plaques arrivent à cons- lilner ainsi presque tout le sque- lette de la l'ace dorsale du corps ilii;. 5i. i>es moditications analogues ?e passent chez les Ophiures. En ce qui concerne l'organisation interne, je ne puis guère rappeler que les dispositions fondamentales de Wippareii aquifere {i\^. 6) : cet appareil comprend une partie située à l'inlérieur du corps el une partie extérieure. La partie interne consiste en un anneau oral enloiu-ant la bouche (ui le ])harynx, et duquel parlent des canaux situés au milieu des radius, \ç^canaux radiaires ; ceux-ci fournissent de nondjreux canalicules qui traversent le test et s'ouvrent dans des tubes extérieurs nond)rcux et serrés, les tubes umbuldcniircs; à la base de ces canalicules se trouvent des vésicules contrac- tiles, les çésicii/es anibulacraii-es. L'anneau oral présente 5 diverticules interradiaires appelés vésicules de Poli; de plus, dans un interradius, il s'en détache un canal allant s'ouvrir à l'extérieur, le tube kydrophore, appelé souvent le « canal du sable ». L'appareil aquifère est rempli d'un liquide dont la composition est voisine de celle de l'eau de mer qui peut pénétrer dans cet appareil; quand les vésicules ambulacraires se contractent, elles envoient du liquide dans les tubes andiulacraires qui se gonflent, s'allongent el deviennent turgescents; quand les tubes se contractcnl au contraire, le liquide rentre dans l'intérieur du corps, ('es tubes sont souvent terminés par une ventouse qui. lorsqu'ils sr.nt gonflés, s'applique sur le sol. les rochers, etc. : en se conlraclant , les lubes tirent l'Iùdiinoderme dans une certaine direction; ils servent donc ;i la locomotion, d'oii le nom de tubes ambula- craires. Le tubchydrophore communique avec l'eau and)iante par l'intermé- diaire d'une pUupie. dite plaque madrépoi iquc, creusée de nondjreux canaux ciliés dont les oi-ilices apparaissent à l'extérieur comme autant de petits pores; cette plaque est une modihcation d'une |)la(pie du squelette dont la position varie, mais qui occupe toujours un interradius. Chez les Holothuries de nos cotes, le lube livdrophore s'ouvre simplement dans la kaim: |)i; iu\ni:i; Ki:iiiN.-cs el surlout un organe glnn.ln- laire accolé au lube hvclrophore. Les glandes génitales occupent une situa- tion interradiale et sont au nombre de 5 ou de 5 paires, mais elles offrent de nombreuses variations ; leurs orifices sont généralement situés sur la lace dorsale du corps. Les sexes sont presque toujours séparés. Le test peut porter des appendices divers qui présentent, pour la classiti- îï Ov FiG. 7. — ( )in>.iii (iiucrl siiix.iiil ré(|ii;il('iii'. les deux moitiés rabattues de pari cl d'aulre pour nioulrcr le lube digestif (d'a- près Tide.mann). V\li'- 9. — (ii)ll|i(' \ Cl I ic:il(' ^clli'ln:! I icinc il iilU' AsliM-ir. Md, l'I. iiKiili r'|)i iri(|in'. A. iiiius; L, (■a'Cuin l;.isI i'l(|iu' ; G, i^ landes yrailalcs; 0, bouclie ; Af, Uil)e.s ambulacraires (d'après H. Pehiukh). ':<.. 8. — Organisalion gi-m'-rale d'une lli)l()lliurie;T, lenlaculcs ; 0, l)Ouc]if (au centre des tentac.) ; Rg, corclr acjuit'ère; M, muscles longit. ; Sc, lubeshydropliores ; P. vésic. de l^oli ; Ov, organes génit. ; D, tul)e tlig ; 'Wl, tronc commun des org. arborescents; Cl, cloaque ; Ag, canal aquifère rad, ; Gf. lacune iuleslinale (d'ajjrès Milne Edwards). cation et la délerminalion de-; lùdiiiindci ines. une très grande importance. Ce sont d'abfird dvi^ piquants, c. ;i d. do baguelle» calcaires ou de |)clitcs tigfes cvliiulri(|uc on COllKIIK pic-, (pu pailnis ne sont f[u"un simple prolon- gement fl'unc pLupu'. mai- cpii. le plus soincnl. s'ai'liculenl sur un mamelon ou tubercule de celle-ci, el dc\ icuiieut mobiles grâce à un manchon conjonctif et musculaire reliant la tète du pitpianl à ce tubercule. FALNE DE FRANCE. — KCHINODERMES / -nul liiiiiiic- djupiii'cil LcïS pediccUdiics >i)u[ de petits ()r>;aiies en luniie de piiiee^. (|iii, sons leur forme la [)lus simple, consistent en deux petits pupiants dressés pai'ailèlenient l'un à ["autre, et pouvant se rapprocher ou s'écarter i tii;-. jl : des muscles spéciaux permettent t'es mou\emeids. Les pédicellaires oH'rent les formes les plus di\erscs : ]). ex. au lien de rester droits, les pupiants ou ■< \al\es » peu^■enl se croiser itii;'. 12 : il- peu'jcnl être pnile^ par ini pcMloneule et les valves, rpii sont alors au nond)re de Iroi- an pin- musculaires plus ou nH)in> compliqués. Ces petits oryanes sont surtout très développés et nnmlrent des formes très variées chez les l\chinides, et ils fournissent d'excellents ca- ractères pour la détermination. Les pédicellaires peuvent saisir de petits corps étrangers et certains d'entre eux sont pour- \us d'un ap[)areil glandulaire sécrétant un \enin (pii para- lyse les petits animaux (tîg-. 14 1, mais leur rôle est encore assez obscur. Afin de donner aux Echino- dermes une position qui per- mette de comparer entre eux les dilFérents groupes et de repérer les ,") radius et les .j in- terradius, on est convenu de les placer la bouche en bas, et l'interradius qui j)orte la plaque madréporique. lorsque celle-ci existe, en avant et à droite. Aussi la position « mor- phologique » des Échino- dermes n'esl-elle pas toujours la niénu' que dans la nature et les schémas de la Çv^. 1 j)ermettront deconq)arcr les repi'ésentants des pinncipales classes placées respecli\ émeut dans la posi- tion naturelle et dans la position morphologique. Dans ces conditions, il y a m\ radius antérieur, -Irad. latéro-anlérieurs et 2 rad. latéro-poslérieurs d'une part; 2 interrad. la téro-anté rieurs {celui de droite portant la plaque madréporique), 2 interr. latéro-postérieurs et un interrad. postérieur (fig. 3). D autre part, Loven a proposé de désigner le rad. post. tlroit par le chilfre romain I et de numéroter les sui>ants en sens in\ei'se du nuiu\ement des aiguilles d'une montre : II — III — W ci \\ l'animal étant toujours placé I / n Orgaiiisatiou ticuerale a mie As- FiG. 10. térie. sp, sac stomacal ; c, ca>cum gas- ti'i([ue ; a, anus ; g, glandes génitales; s, V(''sicule ambuaclraire ; aC, canal aqui- fère radiaire; p, pla([ue madrépori([ue (d'a- près GoonniCH). H I ain:: di: km \n.:i-:. i;(:iI[\"fii>rnMKS sui" son cùté oral ; le:^ interrad. coniplés clans le même sens sont désîg'nés par les chiffres arabes 1 — 2 — 3 — 4 él 5. Suivant celte nomenclature, c'est le rad. III qui est en avant et l'interrad. 5 en arrière; l'inlerrad. 2 porte la plaque madréporique. Les rad. II, III et IV constituent ensemble le triviuin : les '1 auUes. I et \ . parfois dillV-renls des premiers, forment le hivium fig'. 3 . 'ifi-. II. Fig-. 12. Fig. 13. Fig. 14. Fig. 11. — Pédicollaire droit d'Asterias rubens (d"après Perrier). Fk;. 12. — Pédicollaire croisé d'Asterias rubens (d"après Perrier). Fig. 13. — Pédicollaire tridactyle de ISrissus nnicolor (a) et tétradactyles de Schizaster canaliferus (b) (d'après Kothler). Fir,. 14. — Pédicellaireglobifère d'£'f/i//j«,'; ac!/7M.v vus de face (d'après Koehler). •2* EMBRYOLOGIE Le développement dos LchiiKKlorinos est très compliqué. L'ieuf fécondé donne naissanco à une lar\o poiai;i([iio (pii sid)it une métamorphose très complexe pour se transl'ormor on l''cliinoderme ; ces larves présentent des formes très particulières et sont très diU'éronles do l'adulte. On leur a donné autrefois des noms particuliers ; les larves des b^chinides et des Ophiures ont été appelées Pluteiis, celles des Astéries Bipinnoria et Brachiolaria, celles des Holothuries Aui icularia. Le peu d'espace dont je dispose ici m'interdit de décrire ces larves et je me contenterai seulement d'an donner quobpios dessins ilig. 15 : il est d'ailleurs actuellement très difficile do rapporter tt'lio forme larvaire à lollo espèce adulte; c'est une question à l'élude. h AI M m: 1 iiANCi;. — i-ciiiMiiu iiMi;P 9 l'Ki. 15. — Larves (rivcliiiindcrnios : 1. Atii'iciilork/, larve d Ilolotliiiiie ; 2. liipin- narifi, larve d'AstiM'ie : 3. Phtieus de Pxammechinux miliarix ; 4. l'Iiilinis iV Hrhinncardium cnrdn ne coniiail jias nne seule espèce qni ail pénéli-é en ean douée, et même ils snppoi-tenl très dilli- cilement une diminution dans la salinité de l'eau : c'est pour cette raison qu'ils manquent dans les mers peu salées ; la seule espèce qui pénètre assez loin dans la mer Baltique est YAsterias rubens. Quelques espèces vivent 10 l'ArM, m-, lit ANC!-.. liCIIIMiUl HMKS dans les c'laii;;s de mis ('('itcs inéridioiiidcs (|iii (.•()iuimiiii([ii('iil avec la mer; GouRRET a signalé dans l'élan;; de Herre, les Paracent/otus liçidiis, Aniphiura squamata, Asten'na iiibbosa, Astropecten platjfacanihiis et Ophiura lacertosa. an\(|iicls il l'aiil ajnulcr V Amphiuia medilerraiiea que j'ai rencon- trée réceinineiil dans cet clanj;'. Ces espèces ne se tnnnciil d'ailleurs que dans les eaux les [)lus salées (ini niar((uenl '1 à .'{ degrés lîauiné. .l'ajouterai encore que les Échinodernies vivent à Ions les niveaux de la nier, depuis les rég-ionsqui découvrcnl à ton tes les marées jusqu'aux plus g-randes profondeurs. Sur les côtes de France, el en prenant comme limites, vers le large, celles du plateau continental, on compte une centaine d'espèces d'Échinodermes, exactement cent six, qui se répartissent ainsi (1) : Astéries, 23; Opiuires, 21; Echimdes, 22; Holotiuries, .'^B ; CRiNO'ïnES, 4. Un petit nombre de ces espèces comportent quelques variétés. II faut reconnaître que nos renseignements sur la faune échinologique sont encore très insuffisants, surtout en ce qui concerne les côtes de l'Océan et il n'existe que quelques localités sur lesquelles nous possédonsdes indications assez précises : RoscolT, Le Pouliguen, Goncarneau, La Rochelle, Arcachon, Biarritz, mais les stations intermédiaires ii'oiil pdiir ainsi dire pas été explo- rées. De plus, dans les listes qui (nil été données, combien d'erreurs sont évidentes et combien d'autres pourront être relevées. Je n'insiste pas... J'ai tenu à accompagner les très courtes descriptions que je donne dans les pag-es suivantes de nombreuses photographies. La détermination des Echinodernies offre, |)our la plupart des zoolog-istes, d'assez grosses diffi- cultés, dues en grande partie à l'inexactitude des descriptions et au manque de figures. J'aurais voulu développer davantage l'illustration de ce livre, j'aurais voulu aussi donner des descriptions complètes de nos espèces fran- çaises, mais j'étais étroitement renfermé dans les limites c[ni m'étaient imposées. J'ajoiilerai cpic je jiossède dans nia collection toutes les espèces que je décris, à rexce|)(ioii d'iiiic n^miIc, le Pseudociicumis inarioni qu'il m'a été impossible d'axoir ; je |)uis donc garaiilir l'exactitude de mes descri])tions et de mes pholrigra])hies. 4" CONSEILS POUR LA CAPTURE DES ÉCHINODERMES Le naliiralislc (pu recherche les Kchiiio(lerme> [loiiira en eapliircr un certain nombre a\-ec la plus grande facilité. Sur nos cotes de l'Allautique, \. .l'ai oi'ri devoir introduire dans celte liste quelques espèces qui n'ont pas encore été rencontrées sur nos côtes, mais (|ui, étant connues sur les côtes d'Italie et d'An^ileterre p. ex., seront cerlaineiuent trouvées un jour dans nos mers; d'autres n'ont encore été signalées que sur nos côtes d'Algérie ou de Tunisie : je les ai également mentionnées. Toutes sont uiarijuées d'un astérisque. Ivim: I'i: kiivm:!-. — - KCiii\(i|)i:i!Mr,s 11 il rencoulrci'ii à mer l);isst' dixiTses espèces, les unes paiini les Algues, les autres sous les pierres, eoiilre les roi'hers, l'Ie., p. e\ : Paraceiltrolus Iwidiis, Psainmechinus inilûiris, Asterina i^ibbosa, Asleiias rubens, Marlhasterias glacialis, fleiiricia sanf(uinolenla, Ecliinaslcr sepositus, Astropecten irregnhiri.s, Ophiolhri.v fragilis, A/np/i/p/io/i.s squamata, Amphiura filiforinis, A. chiajei, Ophiocomina nigra, Cucuniaria luon- tagni, C. lefe^>rei, C. lactea, C. brunnea, Thyone roscoi>ila, Th. rapha- nus, Pseudocuciu)us nii.vta, Ilolothniîa forskali, H. lubulosa, Antedon bifidii. Sur les plages, dans le sahle pur i>ii \aseu\ qu'il ruinllerii a la pioche, il rencontrera : Echinocardiuin coidatuin, parfois K. pennalifulum et Spa- tangus purpiu-eus, Op/i/oce/i/riis bidchiatus, Cucunidiid elongata, Leptosiinnptn inhscrens^ L. gnlliennei, Labidoplax digitata, h. thom- soni. Sou\cnt la présence d'un animal est indiquée par une petite éminence de sable. En Méditerranée, en raclant' les parois des quais ou des jetées, en cher- chant parmi les Algues, il p(uirra obtenir diverses espèces connnuncs. telles que : Paracenti-olKs //i'idus, Psamrnechinus nu'crntuberculatiis, Asterina gibbosa, Cosciiuislerias lenu/spina, Ophioiny.va pentagona, Amphiuia filiformis, A. chiajei, A. mediterranea, Ainphipholis squa- mata, Ophiuthri.v fragilis, Ophiomyxa pentagona, Antedon mediterranea. Par tenq)s calme, il verra sur le fond de la mer, à "2-4 m. de profondeur, entre le rivage et le commenceuu'nt des prairies de Zostères, et il pourra capturer à laide diiii grappin ou d'une canne ;i ()ursins, les espèces suivantes : Paracentiotus li^idus, Sphœrechinus granuJaris, Matthas- terias glacialis, Echinaster sepositus, Astropecten spinulosus, A.jons- toni, A. bispinosus, ïlolothuria impatiens, II. tubulosa, H. polii, H. forskali. S'il possède des appareils de dragage et s'il peut draguer lui-même, il recueillera la plupart des espèces de nos c(>tes vi^■ant à une certaine profon- deur, sinon il s'adressera aux pêcheurs qui mettront de coté, j)Our lui, divers échantillons. Il'se procurera ainsi, dans rAtlanti([ue, les : Dorocidaris papillata, Echinas csciilcntus, E. acutus, Spatangus piirpureus, Brissopsis hjrifera, Echiiioci/amas pusillus, Anseropoda mcmhranacea, Porania puh'illus, Solaster papposus, Stichastrella rosea, Astropecten aurantiacus, Luidia ciliaris, L. sarsi, Ophiothri.v liitkeni, Ophiura lacertosa, O. alhida, Ophiactis balli, Thyone fiisus, Th. raphanus, Cucumaria hyndniani, Slichopus rcgalis, Pseudocucuniis nii.ita, Leptometra celtica, des Svuaptes. \a\ Méditerranée, les espèces sont encore jdus noud)i'eu>es : l)orocidaris papillata, Stylocidaiis a /'finis, Ccntrostephanus longispi/ius très rare), Genocidaris niaciilala , lùhiiius acutus, E. melo, Spatangus purpureus, Echinocardiuin flavescens, E. mediterraneum, E. mortenscni, Brissus unicolor, Schizaster fragilis, Brissopsis lyrifera, Echinocyamus pusillusf V2 ) Al m: |)i: kk.wci:. — kciiimmh iniis An.seiopudd nieinbrundced, Chutusicr longipes, llacelui altenuata, Liiidia cil la fis, L. saisi, Astropecten ourantincus, A. irregularis var. pentacanfhus, Tethi/asiev subinerniis. Astiosporlus arborescens, Ophio- conis forbesi, Ophiopsila aranea, O. annulosa, Ophiacautha spinulosa, Ophiura albida, O. lacerlosa, Ophiothrix quinqueunœulata, plusieurs Cucumaria (planci, tergestina, kirschbergi), Thyone inermis, Phyllo- phorus lima, Stichopiis vegalis, Lapidoplax digitala, Leptometra phalaiigium. Après les tempêtes il rencontrera, rejetées à la cote, diverses formes du large. ti« MÉTHODES DE CONSERVATION Les Èchinodernies, une fois capturés, ne devront jamais être desséchés tels quels, sous peine d'obtenir de mauvais spécimens comme ceux qu'on voit encore dans certains musées, et si l'on veut les dessécher, on devra préalable- ment les laisser un jour ou deux dans l'alcool. Je déconseille fortement l'em- ploi du formol qui dissout à la longue les corpuscules calcaires; à la rigueur, on peut l'utiliser à la condition de n'y laisser séjourner les échantillons que très peu de temps. Les Oursins, les Comatules et les Astéries peuvent être plongés directement dans l'alcool ; on commencera si l'on veut par de l'alcool à 70", qui sera remplacé très lentement par de l'alcool à 90". Beau- coup d'Ophiures brisent leurs bras en plusieurs morceaux quand on les plonge directement dans l'alcool, surtout les Ophiotlirix, les Ophiopsila, ^ic. ; on devra préalablement les tuer par immersion dans l'eau douce, ou encore dans l'eau de mer à laquelle on ajoutera de la cocaïne par petites quantités. Les Holothuries exigent des prépai'ations particulières. Lorsque ces animaux sont capturés, ils rejettent par l'anus une grande quantité d'eau contenue dans leurs organes arborescents, et, en même temps qu'ils se contractent fortement, ils rétractent leurs tentacules ; les Dendrochirotes rejettent en outre leurs viscères par l'anus. Pour conserver les Aspidochirotes en extension, il faut empêcher cette sortie par l'anus de l'eau et des organes internes, hoil en pinçant fortement l'anus, soit en le bouchant ;i laide d'un cylindre de bois. Pour lîxer l'animal en exlensioii, on pouira enq)loyer deux moyens : aprèsavoii' serré fortement l'anus, ou plongera brusquement 1 échan- tillon biei] épanoui dans de l'eau bouillante pendant ipielques secondes, et ensuite on le placera dans lalcool ; ou bien, saisissant l'animal, on enfoncera dans l'anus la canule suffisamment grosse d'une seringue remplie d'alcool et on injectera vivement une certaine quantité de cet alcool en même temps qu'on plongera l'échantillon dans le liquide ; cette opération (biit être 1res vivement conduite. J'indiquerai à |)ro|)os de chaque classe les points sur lescpiels le zoologiste dc\ ra |)orler spéi'ialemenl son attention pour déterminer ses échantillons. EMBRANCHEMENT DES ECHINODERMES TABLEAU DES CLASSES Les Échinodernies se divisent eu cinq classes qu'on distinguera aux carac- tères suivants : i. Animaux cvlindii(jues, vermii'ormes, ordin. mous e( conlractiles, sans squel. e\l. ditl'érencié. les lég. renfermant seuleuienl des dépôts calcaires isolés ; à l'étal \ivanl. ils se dirii^enl la bouche en avant Uololhuiides. (p. liO) — Animaux pourvus à 1 état adulte d'un squel. ext. constitué par des pi. contiguës, soit soudées pour former un tout solide, soit arti- culées pour former des bras mobiles 2 2. Le corps pr. dit est petit et a la forme d'une coupe on d'un cône l'calice 1 ; il se prolonge par ses bords en K* bras formés d'art, successifs dont chacun fournit une pinnule lat. dans laquelle se développent les org. génit. ; le sommet arrondi du cône est limité par une pi. c.-dors. portant des cirres formés d'art, et servant à la locomotion ; les parois du calice sont limitées par un très petit nombre de pi. appartenant aux premiers articles brachiaux, et la base est fermée par une membrane offrant la bouche en son centre et l'anus excentrique porté par un tube saillant. L'animal vivant se iixe ou marche à l'aide de ses cirres la face orale en haut ( 1 1 Crinoïdes (p. 191) (1) Herlains de ces caractères ne s'appliquent qu'aui Crinoïdes de nos cAtes. Les Crinoïdes typiques sont fiiés à l'aide d'un pédoncule qui pari de la pi. c.-dors. et le nombre des bras peut varier ; les parois du calice sont formées par 5 pi. rad. et 5 interrad. Les espèces qui, connue celles de nos côtes, appartiennent à la famille des Cbmatulidés. sont fixées pendant leur jeune âge, mais elles abandonnent de très bonne heure leur pédoncule pour devenir libres. 14 1 ALNF. 1>E FRANCE. KCIIINODERMES — i.a lare orale est dirii^ée \ers le l)as. Le C(ir])> e-l liiuilé par au sqiiel. comprenant un très i;i'an(l noniljre de pi. ; les i;Iandes jj'énil..au noiid^.de .") ou de ,") j)aii'es au plus, sont renl'eruiées dans riuU'iieiir du eoi'p< 5 .'/. I,a l'oruu' _L;énérale est voisine de vvWr d inie sphère pji'l'ois très surbaissée, ou d'un discpu' arrondi ou o\,ilan'e et il n"\ a pas de bras. Le cor])s est eou\erl de pi(|. ; les lubes anibul. existent sur prescjue toute la surf, du corps Echiiiides. p. 97) — Kornu- slellée : le corps coinjirend une j)arlie centrale, le disque, ducjuel pailenl .") bras plus ou moins allon^'és ; parfois les bras sont raccourcis à tel point (jiie le corps de\ient un pentagone dont les angles représentent des bras rudimentaires ; les tubes and)ul. n'exislent que sui la face ventr 'i ({. La face venir, oll're 5 sillons longit. s'élendant de la bouche à lextrém. des bras et desquels sortent les tubes andml. disposés en '1 ou en i rangées ; les lu-as se rejoignent à leur l)ase p(uii' limiter le disque dont les rég. interrafl. ne sont pas libres. Les bras sont creux et ds reid'ermeni à la fois des prolou- geincnts de l'appareil dig. et les glandes génit.. celles-ci s'ou\ i-.nd SUI' la face dors. il). Il n'y a |)a> de j)l. spécialeiuciil dill'é- reuciées sur la l'ace Acnlr. au \'oisiuage de la bouche: la j)l. niadrép. est située sur la l'ace dors. ; il existe très souvent des pédic Slellèrides. (p. 15) — Les bras sont tout à fait distincts du disque dont les rég. interrad. restent libres entre les bases de ceux-ci ; le tube dig. et les glandes génit. sont localisés dans le disque et ces dernières s'ouvrent sur la l'ace "\entr. à l'aide de U> lentes allongées, de chaque ci'tté de la base des bras, (^.cux-ci sont pleins et constitués jiar de grosses pièces calcaires articulées, appelées verlèbres, lecouverles chacune par i pi. minces, les pi. brachiales: il existe une rangée de pi. brach. dors., une l'angée de pi. ventr. et "2 ran- gées .de pi. lat. Les pi. lat. portent des jiiq. ; les pi. \enlr. recouvrent les sillons ambul. et les tubes ambul. sortent laL .Viitour de la bouche, on remarque quelques pi. de l'orme particu- lière doul lune porte le pore madrép. ; les pédic. font défaut. (fphiurides. ip. 58) (1) l^vceplé chez les coitaines formes telle ijne notre Aslerina gibbosa. FAINE Dr FRANCE. KriIINODrRMKS 15 CL. STELLKRIDES (Astéries) [' Nous s.-noiis que les Astéries sont caractérisées pat' 1 aplatissenienl du corps et par le j^rand allongement des rad. par rapport aux interrad. : il en résulte que le corps prend la Inmie d'une étoile à 5 branches, et celles- ci, appelées les bras, correspondent aux rad. ; ces bras se réunissent en un disque central portant la bouche sur sa l'ace ventr. Les l)ras sont plus ou moins longs: ils peuvent dépasser 10 t'ois le rayon du disque, (lig. 27, p. ex.) ou, au contraire, être tellement courts que le corps devient pentagonal (fig-. 31). Si l'on appelle R la long, des l)ras comptée depuis la bouche, et /• le ravon du disque, le rap})orl /? /' \arie de]iuis 1, "2, jusqu'à Kl ou 15. Les 5 sillons and)ul. (pii s'clendent de la bouche à l'exlréui. des bras, ont les bords liniiles par 'l séries « dorsales ; im, iiiargiualos ventrales ; ad, adiunhulaci'aires ; am. jn'nb'ulacrah'es; sa, surainljulaeraires ; p, paxillos; 1, canal aquifère radiaiie ; 2, vésicule lenlaeulaire ; 3, tubes ambulacraires (d'après Lang). dernières supei'licielles portent tles piq. dont la disposition a une grande importance dans la classification (fig. 16). La face dors., qui est homologue au périprocte des Kchinides, est constituée par des pi. nombreuses recouvertes par letég. (fig. 5^ et disposées tantôt en un réseau irrég. , tantôt en rangées longit. ; elles portent des piq. ou des granules et souvent des pédic. L'une de ces pi., plus grande que les autres et située dans un intcrrafl,. est creusée de sillons auxqutds aboutit le 16 VALNE bE rUANCi;. ÉCtlIMjriEIlMKS tube hytlro})li. : c'est hi pi. iuaclic|). KiiU-l' 1c'> pi. se lrou\ent des oril'. par lesquels passent de petits tubes, prolongenieuls de la cavité générale appelés les papules et servant ;i la respiration. Dans un j^rand nombre dMsIéries. les pi. (pii limitent le< bords des bras se l'ont remarquer par leur grande taille ; elles forment '1 rangées distinctes ajqtelées marginales, qui s'étendent sur toute la long', des bras ; il y a une rangée de niarg. dorsales et une rang, de marg. Aentrales (tig. 16 i. Les piq. des .Astéries sont de formes très diverses : les uns sont articulés sur destuberc. distincts, les autres sont fixes ; ils sont moins développés que chez les Kchinides. Les pédic. sont général, constitués par '1 valves ; chez les uns, ces valves sont croisées ifig. 12'. chez d'autres elles restent parallèles l'une à l'autre (lig'. 11 1 ; elles s'articulent ordin. sur une pièce basilaire. Tantôt ces valves sont hautes et allongées, tantôt au contraire elles sont basses, élargies transvers, et logées dans une petite dépression du test ; dans ce cas les pédic. sont dits vahnilaires. Il existe d'ailleurs d'autres formes encore. Les tég. du corps renferment des glandes sécrétant un mucus qui est venimeux pour de petits animaux auquels il peut être inoculé par les morsures des pédic. L'anus, quand il existe, se trouve au centre de la face dors. ; il ne sert pas à la sortie des substances non digérées que les Astéries rejetlcnt habit, par la bouche. Les bras sont creux ; ils sont en grande jjarlie occupes chacun par une paire de c;rcums allongés et ramitîés s'insérant sur le sac digestif qui remplit la cavité du disque, et par une paire de glandes génit. dont les canaux s'ouvrent au dehors, par 5 pores interrad. sur la face dors. ilig. 9 et 10'. En principe, le nombre des bras est de 5, mais il est quelquefois plus élevé. Certaines espèces, qui ont normalement 5 bras, peuvent en avoir davantage d'une manière tout à fait exceptionnelle : ainsi les Aslerias rubens et Echinn.ster sepos/'/as, coinmunes sur nos cotes, ont parfois fi bras et même plus : d autres espèces ont normalement plus de .") bras : ainsi le Solaster papposus en a une douzaine, ordin. égaux (tig. 26 . H arri\e aussi que certaines espèces peuvent diviser leur corps par scissiparité en '1 nnuliés dont chacune régénère les bras manquants, mais dans ce cas les bras régénérés ne sont pas en nombre constant, et d'autre part, ils restent pendant longtemps plus petits que les autres ; c'est ce qui arrive j). ex. chez la Coscinasterias ieniiispina (fig. 19 1. Les (cufs rejetés dans la mer se transforment en une larve pélagique très conqiliquée (fig. 15, \' et .>'. Mais chez la petite Asleriiia gibhosa de nos cotes dont les orif. génil. sont placés par exception sur la face ventr., les (cufs assez volumineux se développent directement. Les Astéries sont fréquentes sur nos côtes. Hllles se tiennent (oujours >ur leur face ventr. qui est appliquée contre les rochers, le sol, etc. ; les bras sont ordin. mobiles et souples : ils peuvent s'infléchir et se contourner en tous sens. La locomotion s'elTectue surtout à l'aide des tubes and)ul. qui se fixent au\ coi'ps étrangers et tireni l'anitiial dans la direction \oiilne. du 1 ALNli DL ir.ANCH. — 1-;CU1N0D1:U.M1-S 17 moins chez les espèces dont les tubes sont teniiinés par des vent. ; chez les autres, ce sont les mouvements des bras qui interviennent. Les Astéries sont extrêm. ^oraces et vivent de proies vivantes ou mortes. Elles capturent el avalent les aliments par un procédé très particulier : elles dévaginent leur sac stomacal et en enveloppent complet, leur proie sur laquelle s'exerce l'action des sucs digestifs ; tantôt la digestion a lieu dans le sac stomacal dévaginé, tantôt le sac se rétracte et l'entre dans le corps avec la proie saisie. On peut ainsi trouver dans le sac stomacal des Astéiùes des animaux volumineux pourvus de piquants : Mollusques, Oursins, etc. V Asterias vubens exexxe de grands ravages sur nos côtes dans les parcs à Huîtres : pour capturer ces dex'nières, elle recourbe son corps sur les deux valves et tire en sens inverse sur ces valves à l'aide de ses tubes ambul. ; l'Huître, obligée de céder à ces tractions, finit par s'ouvrir, et à ce moment l'Astérie évagine son sac stomacal qui pénètre entre les valves, englobe l'Huître et la digère. La détermination desAstéries est en général, assez facile. L'examen ext. du corps fournit de suite des renseignements importants : le nombre des bras, la forme stellée ou pentagonale, la disposition des tubes ambul. en 2 ou en 4 rangées, l'état des bi'as qui sont cylindriques ou aplatis, le développement des pi, marg., le recouvrement des pi., etc., permettent immédiatement de localiser les recherches. On devra souvent employer un traitement à la potasse bouillante pour étudier la disposition des pi. du squel. Il y a égal, lieu d'examiner les pédic. au microscope ; enfin la disposition des piq. adambul. devra être l'objet de la plus sérieuse attention. Les Astéries ont été divisées en quatre ordres qui sont : 1'' Les FOliCIPULOSÉES (L) : les piq. de la face dors, sont entourés par une couronne de pédic. croisés; les tubes ambul. sont ordin. quadrisériés et ils sont terminés par des vent. 2° Les SPINULOSÉES : les piq. sont petits et disposés irrégul. ; les tubes ambul. sont bisériés et terminés par une vent. : les pi. margin. sont peu développées. 3° Les \'AL\'L'LOSEES : les pi. margin. sont très grandes ; les pi. dors, et venir, disposées en rangées longit. ou obliques, sont couvertes de granules et portent ordin. des pédic. valvulaires ; les tuLies ambul. sont terminés par une vent. (i) Note de la Direction de l'Office de Faunisiiquc : M. le professeur Ivœljier veut bien, à notre demande, donner à ces noms d'ordres des désinences françaises au lieu de la forme latine employée jusqu'à ce jour. En cfTet, les noms français sont employés pour les autres ordres et sous-ordres de l'ouvrage, et nous avons l'intention, dans toute la Faune de France, de nous en servir pour toutes les catégories systématiques supérieures à la famille (pour celle-ci, la forme à employer est, comme pour le genre et l'espèce, prescrite par les Régies intcrnalionaies de Nomenclature). 18 FALNE DE FRANCE. ÉCHINODERMES 4'- Et enfin les PAXILLUSÉES : les pi. de la face dors, saillantes, portent chacune un faisceau de petits piq. très serrés (paxilles) ; les marg-. sont très dével. ; les tubes anibul. coniques n'ont pas de vent., ou ne possèdent (pi'une vent, rudim. TABLEAU DES ESPECES 1. Coi'ps penlagonal, à C)tës droits ou un pju cxcavés, ne se conti- nuant pas en bras \i-aimenl dillérenciés et allongés 2 — Corps comprenant une réj^'. cenlr. ou liiscpic, de lac[uclle partent de véritables bras plus ou moins longs, mais (oiijours bien dislmets . .'> 2. Corps tout à fait aplati, réduit c-omme é])aisseur à celle d'une simple feuille de carton, couvert de petits pi([. sur le.> '2 faces. Aiiscropodd nicnibidiiiiced p. '.V,\ — Corps oH'rant une certaine épaisseur U 3. Corps presque exact, pentagonal a\ec des C('ités droits ou à peine incurvés, non amincis sur les bcu-ds. mais limités par une bor- dure de pi. marg. (li>rs et ventr. grandes et épaisses Ceianiaster phncnta ip. Ji'l) Les cotés du corps sont plus ou moins excavés, les bords sont très amincis, et les pi. marg. sont indistinctes ou très petites .... 4 4. Faces dors, et ventr. couvertes d'un tég. épais cachant les pi. sous- jacentes et dépoui'vues de piq.; les seuls piq. (indépendamment des piq. adambul.) sont des piq. marg. qui s'étendent sur le bord du corps par groupes de 2 ou 3; diam. atteignant et pouvant même dépasser 10 cm Porania pulvillus (p. 41) Faces doi's. et ventr. couvertes de petits piq. serrés; le diam. ne dépasse pas 4 à 5 cm Asteriiia gibbosa (p. 33) o. Corps en forme de soleil comprenant un disque centr. très grand duquel partent en rayonnant une douzaine de bras périphér. courts. Solaster papposus i^p. 35) — Corps étoile, à bras plus ou moins allongés, normalement au nombre de 5 6 II. Bras arrondis ou pentagonaux, non élargis à la base, disque petit. face dors, du corps munie de granules ou de pi({ 7 13i-as aplatis, beaucoup plus larges que hauts : face dors, couverte de paxilles io 7. Les bras offrent en coupe la forme d'un pentagone; piq. de la face dors, forts, entourés à leur base d'une collerette de pédic. croisés; sillons ambul. très larges, tubes ambul. quadrisériés 8 — Les bras sont arrondis ; les jucp sont petits, courts, serrés ou sont remplacés par tics gi'auuU's l'i FAUNE DL IHANCli. — r.CHINODERMES 19 8. Les piq. delà face doi's., en général l'ort!:^, sunl disposés en rangées longit. rég. peu nombreuses, répondant à un squcl. formé lui- même de pi. disposées en rangées longit 9 — Les piq. de la face dors, sont nombreux, pctils, j)cu pointus, ne formant pas de rangées distinctes, sauf une rangée carinale . Aslerias lubens (p. 23) 9. Bras en noiiibre sup. à b par siiile dune reproduction fissipare et général, inégaux Coscinaslei'ias tenuispina (p. 261 — Bras nornudement au n()nd)r(' de ,") -/O i(). Espèce lilt lALNE DE inANCE. ÉCIIINODERMES — Bras allant en se rétrécissant prof^ress. depuis la base, et assez pointus à l'extréni.; 10 rangées d'aires porileres Hacelia attenuata (p. iUj iô. Bras élargis à la base j)ar laquelle ils jjasseut prog'ress. au disque qui est grand; '1 rangées de pi. marg. très distinctes; bras solides et résistants 18 — Bras non élargis ;i la base, longs, assez étroits, minces et se brisant avec une très grande l'acilité; i)as de ])1. mai'g. dors, dislincles [G. Luidia] il il . 1 bras Luidia ciliaris (p. 55) — 5 bras Luidia saisi (p. 57) 18. Aires iulerrad. \enlr. grandes; pi. niarg. dors, courtes, mais très larges, couvertes de granules, pi. marg. venir, assez courtes et couvertes de petits piq. dont les plus ext. a[)paraissent à [peine quand on regarde l'Astérie par en haut. Tethyaster subi/œrmis (p. 54) — Aires interrad. ventr. petites; les pi. marg. dors, portent ordin. un ou plusieurs petits piq. on ])lus des granules; les marg. ventr. portent des piq. très flévrl. dont les plus ext. débordent large- ment le corps [G. Astfopecien] 19 19. Un seul piq. adambul. int. ; ])1. marg. dors, portant des granules souvent allongés et un nond^re ^ariablc de petits piq. Espèce d'assez petite taille dont le diam. ne dépasse guère (S cm. ; la l'ace dors, est d'un brun assez l'oncé. Astropecten spinulosus (p. 48) — 3 piq. adaud.tul. int 20 'JO. PI. marg. dors, portant, en plus deti granules, soit 1 seul, soit '2 ou 3 piq. torts et pointus 21 ■ — • PI. nuirg. dors, n'oll'rant, en j)lus des granules, qu'un seul piq. petit, court et qui peut manquer conqjlèt 2o 21. PI. marg. d(U's. armées chacune d'un pi(|. unique très (lévelop[)é, fort aplati et p(^inlu; |)1. marg. venir, ordiii. nues sur une bonne partie de leur suri', et |)orlant des ])i(|. sur leurs jjords seule- menl ; le plus c\l. de ces pnj. es! très grand, aplati, souvent tron- cpié à l'exlrém. l,a ï'urc dois, es! d'un brun assez foncé. Aslropecteii hispinosus (p. 46) — PI. marg. dors, portant '1 ou 3 }>n|.. courts, coniques et forts; pi. marg. ventr. couvertes de nombreux piq. dont les plus c\l. sont grands et pointus 22 22. Espèce de très grande taille et de couleur orangé à l'eial \i\ant; les pi. marg. dors, portent '1 ou 3 piq. coniques, forts, mais assez courts ; 2 piq. adandjul. ext. et 3 int. Astropecten aurantiacus (p. 44) — Espèce de taille moyenne; |)1. nuirg. dors, portant 2 ou .3 piq. coniques; 3 piq. adambul. int. et 3 ext. (\'ar. de l'^-l. irregularis connue surtout aux environs de La Rochelle et rare) .... A. iircgidaris, var. serratus p. 53) lAiNi; DK riî.wci:. — KCiiiNonriiMi.s 21 23. Espèce de petite taille à bras courts, larj^es à In hase et de l'orme triangulaire; les pi. iiiarg-. dors, portent un petit pi([. qui uianc[ue sur les 3 ou 4 premières de chacpie série; les pi. mari;, ventr. n'offrent qu'une simple bordure de piq. à leur péripli. ; sur le côté ext., l'un de ces piq. s'allonge beaueniq) et (le\ic'nt li'ès granti, aplati, avec l'cxtrém. tnimpiée, mais presque toute la face Acntr. de ces pi. reste nue . . Astropecten Jonstoni (p. lU) — Espèce de taille moyenne ou assez grande, à bias plutôt étroits, allongés; pi. marg. dors, tantôt munies d'un petit piq., tantôt complet, inermes ; jd. marg'. ventr. couvertes de piq. très serrés, qui, sur le bord aboral, s'allongent progress. surtout les 2 ou 3 plus ext. ?'i. PI. marg. dors, munies d'un petit piq., parfois de "2 Aslropecten inegularis typicus (p. 51) — PI. marg. dors, inermes . A. irregalaris var. pentacanthus (p. 52} 0. FORGIPULÉES F. ASTERIID^ Grav. Les ossicules du squelette dors, el lai. des liras sont laiilôl grands et disposés eu rangées longit. [leu nomlneuses, tantôt [ilus pelils el foiuiant nu réseau plus ou moins irrégul. ; les picf. sont grands et relativemenl peu nomjjreux, ordin. entourés à la l^ase d'une collerette membraneuse renfermant un g-rand nombre de [)édic. croisés, les pédic. droits restant éjiars ; les aires papulaires sont grandes et laissent passer plusieurs papules à la fois ; les tubes anibul. sont quadrisériés ; la bouche est grande el ililalable. (.. MARTHASTERIAS .li lliex. Voir : Verrill, 1914, p. iT. Les bras, au nombre de 5, sont grands et robustes, assez larges à la base ; la face dors, otfre une rangée longit. de pl. fornianl une série carin. très rég., en dehors de la([uelle se trouvent 2 ou 3 rangées lat. un [)eu irn-g., puis, sur le côté, une série marg. dors. Ces pl. portent chacune un gros pi([. fort, conique, assez pointu, les piq. lat. un peu moins forts que les autres. Les côtés de la face ventr. sont limités par une rangée marg., chacpie pl. portant 2 piq. disposés un peu oblicj. l'un par rapport à l'autre; ces piq. ont la même forme que les autres, mais ils sont général, un peu plus petits. Les piq. sont entourés à leur base par une collerette de pédic. croisés très compacte et épaisse. Des pédic. droits sont 22 FMNE DE FRANCr, — KCIIÎNODERMES «5pars sur la face dors. ; ils sont plus nombreux sur la face ventr. et dans le sillon. Aux pédic. droits de la forme ordin. à valves triangulaires s'ajoutent quelques autres pédic. ordin. plus grands, dont les valves sont élargies en spatules à l'extré- mité : ce sont des pédic. c en palette, » Les piq, adambul. sont disposés sur une rangée unique et très régul, FiG. 17. Marthastpvias fjlacialls; face dorsale; X V^- M. glacialis (L.). [Asterias gl. auct. I. Fig. 17. — Voir : Bell. 1892. p. 98; LrDvviG, 1897, p. 364, pi. Ilî, iig. 1 à 3. Le corps est très robuste et de très grande taille : /?=:12à 15 cm. et peut dépasser cette long. ; dans un échant. chez lequel il a 14 cm., les bras ont 26 à 28 mm. de larg. à la base. Les piq. sont très forts, épais, avec la pointe tantôt aiguë, tantôt émoussée, et écartés les uns des autres ; ceux de la rangée carin. forment souvent une ligne en zig-zag ; les piq. lat. sont un peu plus petits et, chez les très grands échant., ils forment souvent 2 rangées plus ou moins distinctes. Les piq. des pi. marg. dors, sont un peu plus forts que les carin., mais ceux des pi. marg. ventr., au nombre de 2 par pL, sont un peu plus minces et les iaf. sont plus petits que les sup. Les piq. du disque sont assez nombreux et rapprochés, lieaucoup plus petits que ceux des bras. Les piq. de la face dors, sont entourés à leur base d'une très large collerette, mesurant -i à 6 mm. de diam., contractile et bourrée de pédic. croisés qui apparaissent à l'œil nu comme autant de petits points clairs. Sur les piq. marg. ventr., les collerettes sont incompl. et n'existent que sur le côté dors. Entre les piq., la face dors, est parsemée de pédic. droits. Les échant. littoraux ont toujours une couleur très foncée qui varie du brun au vert sombre ou au vert olivâtre plus ou moins foncé; au contraire, ceux qui proviennent d'une certaine profondeur. 50 m. p. ex., et qui sont d'ailleurs plus grands et plus Irapus que les indiv. littoraux, car ils peuvent atteindre jusqu'à 40 cm. de diam., ont des couleurs plus vives qui varient du rose au l'AiNi: m: iitwcr. — l'cuiMHtKtiMi s ^'A rouge ou au brun acajou avec des taches blanches. La couleur passe clans l'alcool. La M. glacialis est oxtrêm. répandue sur toutes nos côtes, en Méditerranée comme dans l'Atlantique ; elle est surtout littorale mais elle descend fréquemment à 50 m. de prof. Elle est peu commune dans la Manche, mais elle se trouve en de nombreuses localités de la mer du Nord, sur les eûtes d'Ang-leterre et juscjuà celles de Norvège, tandis que vers le S. elle s'étend sur les côtes d'Espagne et sur les côtes d'Afrique jusqu'aux îles du Cap Vert ; elle peut atteindre une prof, do loO m. G. ASTERIAS I.innk s. xtr. (Vkrrili. rest. . Voir : Verhill, 1914, p. 101. Le squtd. est constitué par des [il. irrégul. disposées en un réseau plus ou moins serré, mais ne formant pas de rangées longit. rég. Les pi(j. cpie portent ces pi. sont aussi iriégid. disposés, sauf sui'la ligne cariu. ijui j)Orte en général une rangée un peu sinueuse. Ces piq., courts et cylindriques, sont entourés à leur base d'une petite collerette à pédic. croisé», et, entre eux, se montrent des aires papu- laires nombreuses et irrég. Les piq. des pi. marg. dors., au nombre de 1 ou 2 par pL, forment une rangée longit. très distincte : ceux des marg. ventr. sont plus développés : ils sont au moins au nondne de 2 et parfois de 3, constituant une petite série obi. ; ils sont séparés des premiers par un large intervalle nu. Les collerettes à pédic. de ces piq. sont ordin. incomplètes. Les piq. adambul. sont disposés tantôt sur 1 seul rang, tantôt sur 2 et il y a ordin. une alternance irrég. entre pi. à i piq. et pi. à 2 piq. Entre ces piq. adambul. et ceux des pl.'marg. ventr. se trouvent des piq. ventr. formant tantôt 1 seule, tantôt 2, et parfois même 3 rangées distinctes et régul. qui correspondent à autant de pi. ventr. Entre les piq. se montrent de nombreux pédic. droits, qui deviennent plus nombreux et plus gros sur la face ventr. ; ces pédic. existent aussi sur les parois du sillon ambul. et souvent ils sont portés direct, par les piq. adambul. eux-mêmes. A. rubens (L.). Fig. 18. —Voir : Bell, i89L ]). 469, pi. XIV, eti^P?. p. 100; CuÉNOT, 19i2, p. 21. L'.4. rubens de nos côtes est susceptible de présenter de grandes variations qui portent à la fois sur la taille des échant., sur la grosseur des bras, sur le nombre, la forme et la disposition des piq., et sur la coloration. Le diam. est habit, compris entre 12 et 15 cm., mais il peut dépasser largement 20 cm. I>es bras sont tantôt relat. larges et courts, un peu rétrécis à leur inser- tion sur le disque, tantôt minces et allongés. Les piq. de la face dors, sont en général disposés sans ordre régul., cependant dans certains exemplaires et en certaines parties des bras, on trouve des indications d'alignements ; ceux de la ligne carin. forment toujours une i^angée longit. bien apparente, tantôt droite, tantôt sinueuse. Ces piq. sont plus rapprochés sur certains indiv. que sur d'autres ; tantôt ils sont cylindriques avec la pointe arrondie et spinu- leuse, tantôt ils sont nettement renflés à l'extrémité et capités. Les piq. adambul., séparés des marg. ventr. par un certain intervalle, sont un peu 24 FATXE t)E FRANCE. KCHT\ODERMES irrégul. disposés, le plus souvent au nombre de 2 par pi., mais parfois au nombre d'un seul et il y a des alternances irrég. Ces piq. présentent tou- jours un caractère très constant, qui n'existe chez aucune autre Astérie de nos côtes : ils portent en divers points de leur hauteur, mais surtout dans leur tiers ext., 'des pédic. droits, parfois nombreux, implantés direct, sur eux. D'autres pédic. droits se montrent sur le lé^. de la face vcntr. et sur la paroi des sillons. Les collerettes à pédic. croisés sont ]:)lus ou moins développées suivant les indiv. Les échanl. ayant plus de >") bras ne sont pas i^ares, on en a trouvé à 6, 7 ou 8 bras, et Cliînot a même cité un indiv. d'Arcachon possédant 9 bi'as. Les ex. à 4 bras sont plus rares. La couleur à l'état vivant est assez variable : souvent la face dors, est orangée et parfois elle prend une teinte plus claire, d'un blanc jaunâtre ou jaune grisâtre ; d'autres indiv. sont d'un rouge assez vif ou rouge grisâtre, d'autres enfin sont a iolet foncé et il existe tous les intermédiaires possibles entre ces colorations ; la face venir, csl plus claire, La couleur passe dans l'alcool. FiG. 18. — Asteviax ruhens, face dorsale ; X V^ h'A. riibens est une espèce très répandue sui- nos côtes de la ISIanche el de l'Atlantique. On la trouve à mer l)osse sous les jiierres, contre les rochers, parmi les Algues, sur le sable ; elle est très commune dans certaines localités, tandis (jue dans d'autres elle fait conq)lèt. defaul comme à HoscolV, (Iranville, etc., sans que l'on connaisse la raison de ces diUërcuces. Elle est très répandue sur les côtes d'Angleterre et remonte vers le X. jusqu'à la mer Blanche ; comme elle tolère une eau peu salée, elle pénètre assez loin dans la mer Baltique. Elle descend jusqu'au Sénégal ; ses limites e\l renies en prof, sont et 200 m. L'^, rubens a été signalée parfois en Méditerranée mais elle y est fort rare ; FAUNE DE FRANCE. — KCIIINOnERMES 2:, cependant je l'ai trouvée très abondante à Cette, dans un parc à Huîtres, où elle a été sans doute introduite avec ces Lamellibranches. L'^. rnibens fait, en effet, des ravages énormes dans les parcs à Huîtres et à Moules de nos côtes occiden- tales. J'ai expliqué plus liant la manière dont elle ouvre les coquilles d'Huitres pour avaler le Mollusque. G. COSCINASTERIAS Vehbill. Voir : Verrill, 1014, p. 4M. Les bras étroits sont en nombre variable et général. su|(. à 7 ; il existe ordin. 2 pi. madrép. et parfois 3. Les bras offrent une rangée carin. de picj. puis une rangée latérale, et à la suite, une rangée marg. dors, et une marg. ventr. Toutes ces rangées sont régul., et correspondent à des pi. bien alignées. Des collerettes à pédic. existent h la base des im([. et des pédic. droits se montrent épars sur la face dors, ainsi que dans le sillon ; les pi(j. adaudjul. sont dis[)osés sur une seule rangée. La plupart des espèces du genre Coscinasterias peuvent se multiplier par fissi" parité et les 2 moitiés régénèrent les bras manquants, souvent en nombre variable ; c'est pour cette raison que les l)ras sont souvent inégaux, et que leur nombre varie de G à 10 en général. FiG. 19. — Coschiasli-rias leniiispiiiii : face dorsale ; a, jeune à ([ualre grands bras et quatre petits ; b. jcuiie :i trois grands bras et quatre [)elils ; c, adulte; X 1/2. 26 KALNE DE IKANCE. r.ClIINoUEUMES C. tenuispina Lamarck) [Asterias t. auct.j. Fig. 19. — Voir : Li'dwig, 1891. p. 334, (fig. 43), pi. III, fig. 8. Le nombre des bras varie habit, de 6 à 9. Lorsque l'Astérie n'est pas adulte, ces bras sont inégaux et ceux d'un côté sont beaucoup plus petits que les autres : ils viennent d'être régénérés. A l'état adulte, les bras sont ordin. subé- gaux et le diani. du cor|)s \arie alors eiilre 15 et 18 cm. Les bras sont assez étroits et les piq. sont relat. plus lins et plus nombreux que chez la M. glacialis ; ils sont aussi plus régul. alignés. Il existe souvent, chez les grands exempl., 2 rangées de piq. lai. dors, à la base des bras. Des pédic. en palette se montrent parmi les pédic. droits ordinaires. En général, il existe 2 pi. madrép. La couleur à l'étal vivant est assez variable. La l'ace dors, est brunâtre ou jaune brunâtre, avec des taches foncées et les piq. sont plus clairs ; sur d'autres indiw, la teiule générale est d'un brun rougeàlre ; la face venir, est toujours plus claire. Ces cohiralidus (lis|»araisscnt cninidèt. dans l'alcool. La C. tenuispi/ia viL siuluiil en .Mé(iiLeiraiu''e où elle t'sl liés aboiulanle ; elle est esseut. littorale et ne dépasse guère 3 à 4 m. de prol'. ; exceplionn. elle peut descendre à 10 m. et Litdwig la menlionnne à 40 m. il^. On la Irouve à la côte, sous les pierres, associée aux Marthasterias glacialis, Asterina gibhoxa, etc. En dehors de la Méditerranée, elle a été rencontrée surtout sur les cotes des îles afri- caines (Açores, Canaries, îles du Cap Vert) ; on l'a trouvée également à Setubal, sur les côtes d'Espagne et sur nos côtes du S. W., mais elle ne remonte pas dans les mers du N. G. SCLERASTERIAS Perrier. Les pi. et les piq. de la face dors, forment des rangées longitud. rég. mais peu nombreuses : il existe une rangée carin., une rangée marg. dors, et une marg. ventr., enfin une rangée lat.-dors. un peu moins développée mais ipii se continue néanmoins presque jusqu'à l'extrémité des bras. Ces pi. se correspondent exac- tement sur une même rangée transv., et forment des arceaux bien distincts séparés par des sillons transv. du tég. qui est assez épais. Les pi. dors, portent chacune (1) Marion a indiqué la C. tenuispina entre Marseille et la Corse à une prof, de 250 m. ; Ll'dwig fait remarquer à ce sujet qu'il y a certainement eu erreur de détermination et qu'il s'agissait de V Hydrastevias richavdi Perrier, qui, à l'étal jeune, possède 6 bras. Je ne mentionne pas cette dernière espèce parmi les Echinodermes français, car elle n'a été rencontrée en Méditerranée qu'à de grandes prof., dans le golfe de Naples : Perrier l'a signalée aux îles du Gap Vert (225-540 m.). Il en est de même de la Stylasterias neglecta Perrier \ Asterias edmundi Ludwig] trouvée vers Cérigo et l'île de Créle, entre 160 et 465 m. Un exemplaire unique et de très petite taille (/^=:15, rz=Z mm.) a été indiqué par H. Perrier, au large des Sables-d'Olonne, à une profondeur de 166 m. La St, neglecla se reconnaît à ses piq. formant 5 rangées et entourés d'une collerette à pédic. croisés, à l'absence de pédic. droits, aux piq. adambul. bisériés et à la pré- sence de papules sur la face ventr. F.U-NT riK FRANCr. i:cniNûi)En>fr:s un petit piq. cylindrique émoussé, entouré d'une collerette à pédic. ; les pi. marg'. ventr. portent chacune 2 piq. disposés obliq. Les sillons ambul, ne sont pas très larges et les tubes ne sont général, disposés sur 4 rang-ées qu'à la base des bras. Les piq. adambul, sont très régul. bisériés, FiG. 20. — Sclerasterias gnevnei : face dorsale, légèrement grossie. S. guernei Perrier. Fig-. 20. — ^'oir : E. Perrier, 1896, p. 33, (ig. 4. pi. I, fig. 1 et \\ L'espèce est de petite taille et /? varie ordin. entre 20 et 25 mm., il peut cependant atteindre 34 mm. La couleur à l'état vivant est d'un brun assez clair avec des lignes brunes plus foncées correspondant aux sillons qui séparent les arceaux successifs de pi. : celte couleur est en partie conservée dans l'alcool. La Se. guernei vit au large de nos cotes atlantiques et à une certaine prof. Je la signale ici parce cjue je l'ai recueillie, à bord du » Caudau », à la limite de ce plateau, vers 190 m,; elle descend jusqu'à 500 m. de prof. C'est une esp. rare. F. STIGHASTERID^ Sladkn. Les pi, (lors, et lat. du corps sont petites, nombreuses, disposées en plusieurs séries longit. et ordinairement imbriquées; elles ne portent pas de piq. mais sont recouvertes de granules serrés ; les pédic. croisés sont épars et jamais réunis en collerettes autour des piq. ; les papules sont isolées. 28 FAtNF, nK FRANCE. ICCniNODFRMES G. STICHASTRELLA Verrill. Voir : Verrill, 1914, p. 40. Les bras sont arrondis: les sillons ambul. sont de moyenne dimension elles tubes, pourvus de vent., sont quadrisériés au moins à la base des bras. Les pi. du squel. sont nombreuses, petites, très rapprochées, un peu imbriquées et assez irrégul disposées sur la face dors., mais sur les côtés des bras elles forment 2 rangées longit. assez distinctes correspondant à des pi. marg. dors, et ventr. Entre les marg. ventr. et les adambul. il existe, à la base des bras, 2 et parfois 3 rangées longit. de pi. ventr. Les pi. dors, et marg. sont couvertes de granules très serrés, entre lesquels se montrent de petites papules dont la disposition irrég. correspond à la disposition irrég. des pi. ; sur les côtés, les papules se disposent en séries longit. Les pi. adambul. portent chacune 2 à 3 piq. très courts, placés irrégul., et les pi. ventr. qui leur sont contiguës portent aussi des piq. très courts, ident. aux piq. adambul. Les pi. carin. des bras sont un peu plus grandes et plus larges que les voisines et elles forment une rangée longit. assez distincte. Entre les gra- nules se montrent quehpies pédic. croisés isolés; des pédic, drolls peu abondants existent entre les j)iq, adambul, et sur les côtés du sillon. l'"i<;. 21. — Stichasti'ella rosea: a, face dorsale : b, face ventrale ; X 2/3. S. rosea O. F. Mùller). Fig. 21. — ^'oir : Bei.i., lf<'J-?. p. 80. [Stichaster r. Kmeiiler, i02ia, pL XXII, lig. 6-8 et LX\', fig. 1. La St. rosea a les bras très allongés, cylindriques et un disque petit ; elle peut atteindre d'assez grandes dini. cl R varie entre 10 et 15 cm. Elle offre ù l'état vivant une teinte rosée qui disparaît dans l'alcool, FAUNE DE FRANCE. — ÉCIIINODERMES il) Cette esp. manque en Méclilerianée ; sur nos cotes Atlantiques, on la rencontre général, à une assez faible prof., de 20 à 30 m., mais elle peut descendre jusqu'à 180 m. Elle s'étend vers le X. sur les côtes d'Aiifileterre et jusiprcn Norvège, mais elle ne descend pas l^eaucoup vers le S. Ses limites extrêmes en prof, sont 4 et 3()0 m. 0. SPINULOSEES F. ECHINASTERID.^ Verrill. Le squel. dors, est formé d'ossicules très petits réunis en un réseau irrég. portant des piq. très fins non groupés en paxillcs ; il n'y a pas de pédic. ; les plaques adandjul. portent des pi([. formant une seule série pcrpendic. au sillon ; les bras sont allongés. G. EGHINASTER (Muller et Troschel) Les bras sont arrondis, assez longs et le discjue est pelil. Les ossicules de la face dcn's. foi-ment \\\\ ix'seau 1res irrég., lâche el liuulant des espaces mendoraneux assez grands par lesquels [)assenl plusieurs papules. De ce réseau s'(''lèvent des picj. assez courts s'articulant sur un petit mamelon et ^ 2 3. L'^". sepositus est très fréquent sur nos côtes de f*rovence, où il se montre à une faible prof, sur le pourtour des prairies de zostères associé h des Holothuries littorales et au Paracentvotus lividiis, ou parmi les .\lgues, mais il peut descendre à de plus grandes prof, et on le rencontre assez souvent dans la " broundo y, vers 40 m. où sa taille est même ordin. plus g-rande que chez les iu(li\ . littoraux. On le retrouve dans un grand nombre de local, de la Méditerranée. Il se montre égal, sur nos côtes de l'Atlantique à mer basse ou à de faibles prof., et il s'étend sur les côtes de Bretagne jusqu'à Roscoiï. localité qu'il ne paraît pas dépasser vers le X.; il descend sur les côtes d'Afrique et on le trouve ;i Madère et aux îles du Cap Vert. Il a été dragué à une prof, de 230 m. Perrier le cite à 1.060 m, (Bonifacio) , G. HENRICIA Gray [Cribrella ForbesJ. La face dors, est formée de pi. disposées en un réseau compact et chacune d'elles supporte de nondjreux petits piq. serrés, non articulés sur un mamelon distinct. Sur les côtés des bras ([ui sont arrondis, les pi. tendent à se disposer en rangées longit., et l'on distingue une rang. marg. dors, et une marg. ventr. Sur la face ventr , les pi. forment ordin. de petites rangées transv. Des papules nom- breuses mais isolées se montrent sur la face ventr. comme sur la face dors. Les sillons ambul. sont très étroits; les tubes forment 2 rangées et portent une vent. FAUNE DE FRANCE. ECHINODERMES :u term. ; le piq. adambul. int., (qu'il est difficile d'apercevoir entre les tubes aui- bul., est un peu comprimé et recourbi- en lome de sabre. Pas de pédic. Le g-. Henvicia se distingue du g. Echinastev par ses piq. non articulés et par la présence de [)apules sm- les deux faces du cmps. Fil.. 23. llc/iiicia fiaiigiiinolenta ; î-Ace (\ovsn\Q ; gr, nat. H. sanguinoieûta i^O. F. Mûller) [Cribrella s. Lûtken, Cr. oculata (Pennanti . Fig. 23. — Voir : Dunc.\n et Sl.\den, 1881, p. 31, pi. II, fig". 18-21 : Bell, 1892, p. 05. L'espèce est de taille moyenne et sur nos cotes elle reste plutôt petite ; les bras ont 40 k 50 mm. de long, en moyenne, mais ils peuvent atteindre 70 mm.; ils diminuent progress. de larg. jusqu'à l'extrémité qui forme une pointe arrondie: le disque est assez petit. Les piq. adambul. sont au nombre de 4 à 5, disposés en une rangée transv. un peu irrégul. La couleur à l'état vivant est d'un rouge assez foncé, et même rouge pourpre ; sur les grands exempl., elle est beaucoup plus claire en dessous ; les petits indiv. sont aussi plus clairs; ces couleurs disparaissent complet, dans l'alcool. h' H. sanguinolenta est essentiellement littorale ; elle est commune sur nos côtes de l'Atlantique et de la Manche, mais fait complet, défaut en Méditerranée. Ou la trouve à mer basse sous les rochers, mais elle peut descendre à une assez grande prof., et a même été signalée à 2.400 m. Elle remonte très haut dans les mers du N.. jusqu'à 81° latit. N.. et elle descend jusqu'aux Açores. Elle existe égal, sur les côtes des États-Unis. 3-J 1 AINK DE IHANGE. ECIIINODERMIÎS F. ASTERINIDiE Guav. Le S([uelette est formé de pi. iinhiiquées portant tics piij. très courts réunis eu petits groupes : parfois des groupes de deux constituent des rudiments de pédic. ; les ])la(jues intorrad. vcntr. sont disposées en rangées longit. et transv. et portent de petits piq.; les bords du corj)s sont très minces. Le corps est plus ou moins exact, pentagonal, G. ASTERINA Xakdo. Le corps est pentagonal avec les côtés plus ou moins excavés et les angles arrondis; la face dors, est constituée par des pi. imbriquées portant des groupes de petits piq. très courts et assez serrés, entre lesquels se montrent des papules isolées, uuiis (jui font défaut dans la partie cxt. des aires interrad. ainsi que sur la face ventr. Les pi. portent des groupes de piq. moins nombreux, moins serrés et plus forts que sur la face dors. Les bords du corps sont amincis et limités par 2 rangées de pi. marg., ti'ès petites mais bien distinctes. Les tubes ambul., bisériés, sont terminés par une vent. FiG. 24. — Asierina i^thbosa ; â. l'ace doisaie : b, face ventrale : légèrement grossi. A. gibbosa ^Pi-nnant) [Aslcr/sctis ven-uciitatus Mùllrh et Troschël] Fig. 24. — \o\v : J.ihwiG, 1891, p. 2o7, pi. V. [V^. 5 à 8. Les côtés sont assez fortement excavés. cl dans certains éehanl. on jicul dire qu'il existe des bras à la Aérilé très courts et triangulaires, tandis que ialm: hh kkanci;. — lîcHiNODiiUMliS 'Xi dans d'autres ces bras sont à i)eiiu' indiqués; le rapport du Hjr varie de 1,2 à 1,7. Le diani. est compris habit, entre 35 et 45 mm, mais il peut atteindre HO et même (M mm. Sur les indi\-. non dénudés, la l'ace dors, est couxerte de piq. très courts, réunis par petits g-roupes de 4 à 8, qui offrent un arrangement rcgul. en ran- gées transA . dans les aires interrad. (;)n remarque souvent des groupes isolés de 2piq. léger, obi. ou même incurvés et formant ensendile un petit pédic. La pl.madrép. est rapprochée du centre du disque. Les papules sont assez nom- breuses et elles se montrent sur une bande assez lai'ge dans les rég. rad. ainsi que sur la partie proxim. des rég. inlcrrad. La laceventr., complet, dépourvue de papules, oll're des i)i(|. plus l'orls ci plus allongés que les dors. : ils sont réunis par groupes de '2 ou 'A disposés en quinconce, formant des rangées longit. et transv. Les piq. des pi. marg. ventr. sont ident. aux voisins. Les pi. adambul. portent chacune sur leur bord int. un petit peigne de 4 piq. dressés, il existe en plus 2 autres piq. s'insérant sur leur face ventr. La coloration générale est verte ou vert jaunâtre, parfois un peu rougeâtre ou encore vert brunâtre, plus claire sur la face ventr., et elle est assez variable; elle disparaît complet, dans l'alcool. L'^. gibbosa est très répandue sur toutes nos côtes, aussi bien dans l'Atlantique qu'en Méditerranée. Dans l'Atlantique, on la rencontre à mer basse sur les rochers, contre les pierres; en Méditerranée, elle vit à une prof, de quelques dm., dans les Algues, contre les jetées des ports, les rochers, etc. Elle s'étend au N, jusqu'aux côtes d'Ecosse et au S. elle atteint les côtes du Maroc, les Canaries et les Açores. Elle descend fréV. FRANCK. — ECIIINODERMES et transv. très régul. séparées par de légers sillons, et porlanl chacune un groupe de 6 à 10 piq. 1res lins el très courts. Ia>s pi. de la ligne carin. sont à peine plus grandes que les autres, mais de chaque côté de cette ligne se ti'ouvcnt '2 rangées un j)eu irrégul. de i)ores assez gro-^ qui soul surtout dé\e- loppés dans la rég. cenirale Aw corps et s'alténueni nt des pa|)ul('s isuit'es. assez rappi(icli(''cs, (pii l'ont dt''raul sui' les côtés el sur la l'aee xcnlr. des lir;is ; il ii \ :i p;is de p('dic. [.es l\ijies andjul,. bisérlés, sont munis d'une mmiI. [.(>s ariînili''s du g. C/itvIOXier sont assez obseures el sa [ilace dans la idasse est diseult'H'. F[(.. 27. — '■ Chsetastev longipes ; face dorsale ; X 2/3. Ch. longipes (Retziis^. Fig. 27. — \V)ir : Lmwio, 1891, p. 1.3 i, pi. I, lig. \\ et \. Le diani. lolal varie entre 1,") à '!') cm. ; les bras sont très grêles et étroits, el le disque est très petit : le rapport /? /• varie entre 10 et 12 dans les grands indi\'. ; ces bras sont cvlindriques el ils vont en s'amincissant très lentement jusqu'à l'extréni. Les piq. des pax. sont très courts, sauf ceux des pax. venir, qui sont plus allongés et 3 ou 4 l'ois plus longs que larges. Ces piq. présentent une structure particulière : leur rég. basilaire seule est constituée par tlu tissu réticulé ordin., tandis que leur moitié ou les 2 tiers ext. sont formés par un tissu transparent, vitreux el compact offrant à sa surf, quelques stries longil. Les sillons ani-bul. sont très étroits ; les pl.adambul., étroites égal., poident chacune ,") )»iq., courts, mais qui ne sont pas ter- minés par une partie vitreuse, et offrent la structure ordinaire. La face dors, est d'un jaune orangé, orange, ou jaune rougeâtre, ou encore d'un jaune de soufre ; la face venir, est plus claire. Celle couleur passe dans l'alcool. 38 kaim: m francf.. — l'.ciiiNonnRMES Le Ch. longipes est rare. On l'a trouvé en différentes local, de la Méditerranée, La Ciotat, Nice, Alg-er, Naples, Palerme, Lésina, etc., entre 30 et 100 m. de prof. En dehors de la Méditerranée, on le connaît sur les côtes du Maroc, au cap Palmas, aux Açores et aux Bermudes. Le Ch. longipes existe dans le golfe de Gascogne, et il peut remonter jusqu'au 45" latit. N.,où il a été trouvé parlai Prin- cesse Alice )) à 130 m., associé à des Porania pulvillus, Stichastrella rosea, et Ophiothrix Lûtkeni. On le rencontrera vraisemblablement eu d'autres local, de notre plateau continental. O. \ AL\ri.(>.^î:KS F. OPHIDiASTERIDiE Vrrrill. Les pL, imbriquées, forment plusieurs rangées longit. régul. entre lesquelles se trouvent des aires jiapulaires formant égal, des rangées longit. ; les pi. et les aires sont uniformément couvertes de granules lins et rapprochés ; le disque est très petit et les bras sont grands et allongés. G. • OPHIDIASTER L. Agassiz. Lu disque est très petit, les bras sont plutôt gros, allongés, cylindriques et ils conservent à peu près la même larg. jus(ju'au voisinage de l'extrém. qui est arrondie. Le corps porte des pi. aplaties, recouvertes, ainsi que les aires pori- fères intercalaires, par un tég. muni de granules fins et serrés qui en obscurcit les contours ; ces pi. sont disposées en rangées longit. Les aires porifères sont grandes, souvent même plus grandes que les pi. voisines, percées de nom- breux orif. par où passent les papules et couvertes de granules identiques à ceux des pi. Les sillons ambul. sont assez étroits ; les tubes ambuL, bisériés, sont munis de vent. Les piq. adambul. sont disposés sur 2 rangées : Tint., formée de petits pi({. cylindriques et dressés, et l'ext. de gros piq. larges et aplatis, moins nombreux que les précédents et souvent couchés sur la face ventr. *0. ophidianus (LAMARCKj.Fig. 28. — ^'oir : Ludwig, 1891, p. 300, pi. III, fig. 3 et 4. Le diam. varie entre 18 et 20 cm. et peut atteindre 25 cm. ; le rapport /?//• varie de 8 à 10. Les bras sont cylindriques, assez souvent rétrécis à leur insertion sur le disque et leur extrém. est arrondie. Les pi. dors, sont trian- gulaires, un peu plus larges que longues, avec le sommet prox. ; il existe une rangée carin., une lat.-d<^rs.. 2 marg., et enlin, sur la face venir., 2 lat. -venir. Les aires porifères, au uomb. de 8 par bras, sont très grandes, arrondies, un 1-aim: 1)i; iiiANci:. i.(;niNanaries, aux Açores, aux des du Cap \'ert cl à San-Thonu'\ Il ne paraît pas pénétrer dans les régions froides. G. HACELIA Grav. Le disque est nn peu plus grand que dans l'espèce précédente ; les bras, élargis à la base, vont en se rétrécissant assez rapidement jusf[u"à l'cxtrém. ([ui est pointue, et enfin la face ventr. offre, entre les pi. niarg. ventr. et les adambul., ^ rangées distinctes de pi. la t. -ventr. au lieu de 2 comme chez VOphidiaster ophi- dianiix. Les aires porifères forment 2 rangées principales, au lieu d'une seule, entre les niarg. ventr. et les adambul. ; et même, à la base des bras, sur les grands échant., la rangée int. se dédouble en 2 autres dans chacune desquelles les aires sont 2 fois plus petites et 2 fois plus nombreuses que dans la rangée 40 KAINI- PF, Flt.WCl:. — l-dlINuriEnMES voisine. Los autres nires porifèrcs et les pi. du corps sont disposées comme chez V Ophidianter ophidianus. On rencontre assez souvent, mais non constamment, entre les granules de petits pédic. valvulaires. FiG. 29. Hav.cliu attenuata ; a, face dorsale ; b, face ventrale ; X 2/3. H. attenuata (Ikak V\<^. 29.— \()ir : Ludwig, 1891. p. 272. pi. III, li^. 6 et 7. Le corps est habit, plus petit ({iif chez VQ. ophidîanus, mais il peut atteindre néanmoins 20 cm. de diani. Le rapport RIr égale 5 à 6. Indépen- damment delà forme ext., on distinguera 1"//. attenuata de l'espèce précé- dente par la présence, sur la face venir, ck's ',\ langées d'aires porifères que je viens d'indiquer. La couleur à l'état vivant est d'un rouge éoarlate chez les grands indiv., et d'un rouge jaunâtre chez les petits ; la face venir, est plus claire ; les tub. ambul. sont jaunâtres ; ces colorations disparaissent dans l'alcool. ]SH. attenuata est rare ; elle existe en ditlVrents points de nos côtes méditerra- néennes, notannnent à Nice, à La (]iotal, où je l'ai draguée à une prot". de iiO m., à la limite des fonds coralligènes et des sal)les vaseux. Elle a été in(ii(|uée à Naples, sur les côtes de Sicile, et elle peut desocMuhc jus(pr;i 150 m. Kn deiiors de la Méditerranée, on ne la connail (pi'aux Açores. F. ASTEROPIDiE Fisher. Le corps est couvcrl d'iiiu' lucinliranc (''paisse cachant les pi. sous-jacentes la face dors, est fortemciil counoxc et U; coips est assez épais mais les bords sont KAt'NK W. IHANCE. — KCIIINODKRMnS 11 amincis el tranchants ; les pliuj. ventr. sont grandes et disposées en rang-ées traasv, ; les piq. sont général, localisés sur les bords du corps. G. PORANIA Grav. Le corps est assez épais, tiapu, penlag-onal avec des cotés assez fortement excavés et des bras courts, très larges à la base, mais cependant assez nettement indicpiés. La face dors, est couverte d'un tég. épais, cachant complet, les pi. sous-jacenles (pii n';ip|iaraissent <|ue sur des indiv. desséchés. Les pi. dors., petites, sont (lispdsc'cs m un n''sean irr(''i;ul. el dépourvues de |)ii|.,etles intervalles membraneux lais^eiil passci- de-^ piipiilcs. Sur la face venir,, le léj^-. l'st mince el transpai'i'ut et l'on peut reconnailn- des pi. grandes. conlii(p Les bords du corps sont très minces et formés par des pi. marg. dors, ipù portent chacune 2 ou ,'i piip aplatis. Les sillons andnU, sont (Mroils v\ les lubes, pourvus do veiiL, sont hisérié-s. Fu;, 30. — Porania pulrilliis. ('"chantillon desséché; a, face ventrale ; b. faci- dorsale lésrèrcuuent i-(''duit. P. pulvillus O. V. Ariii.i.i-H.. Fig. 30. — Voir : Bru., i^O?, p. 79. pi. X. Cv^:;. 7 et (S. Le diaui. vai'ie ordin. cidre S cl 10 cm. mais il peut alleindre exceptioiui. 13 à li cm. Le discpic c-l lai-gt- ; les bras sont triangulaires, courts, à peu près aussi larges à la base (pie longs ; le rapport ////■ égale "2 en moyenne. Le corps est assez épais avec les bords très amincis. Chez l'animal vivant, ou 42 lArNi: Di: ihanci;. — i-cihnudir.mes ne clisling-iie habit, sur la face dors, qu'un [é'j;. épais et mou, parsemé de groupes de papules. La pi. niadrép., ;.;rande, est placée à éj^ale distance du centre et des boixls. Les pi. adambul. portent chacune '2 picj., les ext. beau- coup plus dével. (pie les iiil. A l'état vivant, la couleur est (11111 rouge f^énéral. très vif, écarlate ou pourpre sur la face dors. ; la face ^•enlr. csl plii> claire : cette coloi'ation disparaît dans l'alcool. La P. pulvillus est inconnue en Méditerranée. Sur nos cotes de l'Atlantique, elle se rencontre assez fréquemment sur le plateau continental : on peut la draguer à partir d'une profondeur de 20 m., mais elle est i)lus conmiune vers 100 m. et descentl jusqu'à 200. Elle est connue sur les cotes d'Ang-leterre et remonte jusqu'à celles de Norvège. F. GONIASTERIDiE Foum:s. Le squelette dors, est formé de pi. giiuidcs, (''paisses et rapprochées, poly- gonales et couvertes de gros granules serrés, entre lesquels se montrent des papules isolées ; il existe sur tout le pourtour du corps une bordure très distincte de grandes pi. marg. dorsales et ventr., également pourvues de granules ; les tubes ambul. sont terminés par une vent. G. CERAMASTER Vi-nniLL. Le corps est penlagonal avec les faces doi-s. et \ cnlr. planes et parallèles ; il est couvert de pi. g-randes. régulier, disposées eu langées longit. et obi. et cou- vertes de granules. Sur l:i face dors., ces pi. sont '< tabulées », c. à d. (pielles ont la forme d'un |iiisiiic dès surbaissé dont la surf, libre ])oite les granules. Les pi. marg. dors, cl venir, sont grandes, peu nond)reuses, couvertes de f^ra- nules ({ui peuvent uuimpier dans leur rég. ceutr. Les sillous andjul. sont étroits ; les tubes sont bisériés et terminés par une \t'nl. I.cs pi. adambul. porlcul de g'i'os i^ramdes s"i''lai'^iss;iiil peu ;i jmmi an vdisiiiagc du silluii. C. placenta Miii.u.i! et Tiîosciii-li ^ Penfaonnasle/- pi. auct.j Fig. 31. — \'oir : Lruwni, 1801. p. 107, |)1. \', lig. 1 cl '2 \Pentogonoster]. Le corps est presque exaclemenl penlagonal a\ec les ccités léger, incurvés ; le rapport /?/•== 1,2. Le diam. est ordin. de Kl cm. en inovenne, mais il peut arriver à 1.") cm. Les angles du j^entagonc laiitiM se terminent en une pointe assez marquée, tantôt restent obtus. Le corps est solide, résistant et dur. Les ])1. de la face dors, sont disposées en i-angées longit. entre les- f|uelles reslcnt de jielils espaces |)ar où passcul les papules. La pi. madrép., assez grande, esl un |)cu plus rapprochée (\\\ ccnlrc (pu* des bords et elle se IrouNc ciiliiiiréc (U' (pu'hpies pi. un peu phis grandes cpu' les \()isines. La face \entr. es! c(ui\('rl(' de pi. plus grandes (pic sui' la ÏM'v dors., disposées en quinconce cl munies de granules un peu plusgr()s. Le corps csl limité parde FAUNE nn FRANcr. KClIINODERMr:*? 13 grosses pi. marg., les dors, plus apparentes que les venir., au nombre de 12 à 16 de chaque côté. Parmi les granules de la face dors., on peut trouver çà et là quelques petits pédic. formes par 2 valves minces et allongées. Les pi. adambul. portent de gros granules disposés en |)lusiiMirs rangées : la ran- gée inl. comprend .") gian. un peu allongés et la l dans l'Adriatique, entre 10 et 100 m. el même 100 m. de prof. Je l'ai dragué dans le 44 lACNi: m: i RANcr;. — kciiimiiu-hmks golfe de Gascogne à 400 m. I)"après Ci knot, les chalutiers le pèchent assez fré- quemment au \. W. du bassin d'Arcachon vers 190 m., c, à. d, à la limite du plateau continental. (). PAXILLOSKES F. ASTROPECTINIDiE Ghay. Les pi. marg. dors, et venir., très développées, forment une large bordure aux l)ras ; le squel. dors, est formi'' [lar des pax. Le corps est aplati et les bras élargis à la base se conlinuenl progressiveiiiciil ,i\c<' 1>^ discjue; les papules sont simples ; un anus. G. ASTROPECTEN Linck. Le corps est aplati : le disque est relativ. grand el les bras sont allongés ; la face dors, est couverte de pax. Les pi. marg-. venir, sont très grandes ; les marg-. dors., vues d'en haut, forment au corj)s une bordure très distincte : elles sont couvertes de granules parmi les((uels peuvent s'éle\(n" 1 ou 2 pi(}. plus ou moins développés ; sur les bords lat. des pi., ces granules l'ont i)lace à de fins pi([. serrés, qui s'entre-croisent avec les piq. identiques des deux pi. adjacentes. Très fréquemment, la partie centr. du disque se soulève en un cône plus ou moins allongé, le cône aboral, (jui persiste sur les échanl. en alcool. Les pi. ventr. sont fort \)eu dével. et les aires inlerrad. ventr. sont 1res petites. Il n'existe pas de pédic. Les tubes aml)ul., bisériés, sont dépourvus de vent. Les papules sont simples. A. aurantiacus. Fig. 32. — \'nir LinwiG, 1807, p. .'{, pi. Il, lig. 1 et 2. I^e diamètre alleinl l'acileniciit ÔO à 55 cm. Le disque n'est pas très grand, et les bras ne sont pas trop élargis à la base ; ils s'amincissent lentement et leur extrémité n'est pas pointue; ils sont plus étroits ((ue chez le Tethyaster subinermis waw lig. 401, et comme les pi. marg. dors, sont larges, l'aire occupée j)ar les pax. reste assez étroite. La pi. madrép. est rapprochée des bords du disque. Les pi. marg. dors, sont couvertes de granules aplatis et portent toujours cliacune au moins un piq. conique, pointu, très appa- rent ; sur h'S i ou 5 premières pL, ce piq. épais et très dé^■eloppé, j)art du bord iiil. (h' la pi., puis, au delà de la cinquième, le piq. passe vers le milieu de la pi., non pas progress., mais brusquement et il se continue ainsi jus(prà l'extrém, des bras. Toutefois les quelques pi. qui suivent la FAUNE DE l'RANCE, ECUINODEUMES 45 cinquième conliiiiieul à otlVir sur leur bord lui. un petit piq. de telle sorte que ces pi. ont à la l'ois "i pii|., un int. plus joelit et un cxt. plus jL,T;uid ; ce pic[. int. disparail \ers la dixiènie «m la dou/iènie. Les pi. uiarg. ventr. sont couvertes de granules aplatis et [)()rtent sur leur hord distal i à ,") yros piq. aplatis et pointus ; l'ext., pi"es([ue, '2 lois plus long (pie les précédents, est très grand et très pointu : il est dirigé obli((. en dehors des bras et sa long, peut atteindre 12 ou l'A uun. Les aires interrad. venti'. sont très petites et occu- pées par ({uelques pi. seulement. Chaque pi. a(hunbul. porte d'abord sur son bord int. li piq. forts et allongés, un peu aplatis,, arrondis à lextrém., le médian un peu [)lus grand que les autres, forinanl ensend)le ini petit faisceau dirigé obli([. vers le sillon, puis, sur leur l'ace ventr., il existe '2 autres piq. un peu ])lus petits, et enlin en dehors, un certain nombre de piq. encore plus petits. Chez laniuial vivant, la l'ace dors, otl're surtout une teinte orangée plus ou moins rouge : les pi. luarg-in. dors, sont d'un jaune orangé ; les pax. du milieu du disque, ainsi que celles de la ligne médiane des bras, et souvent aussi les pax. lat., offrent une coloration jaunâtre et font autant de petites taciies arrondies sur le i'ond l'ouge orangé de la face doi's. : la face ventr. et les tubes andjul. sont jaunes ou d'un gris jaunâtre très clair. Ces colorations passent conqjlèt. dans lalcool. FiG. 32. — Astropeclen auvantiacus ; face dorsale ; X V^- L'^. auvantiacus est très répandu en Méditerranée, de Banyuls à Nice, aux Baléares, sur les cotes d'Algérie* et dans de nombreuses autre» localités; sur les 46 FAUNE DE FRA>CE. — ECHINODERMES côtes de Provence, on le rencontre an i)ourloui' des prairies de Zoslères et en « bronndo » de 5 à 50 m., mais pent ^descendre jusqu'à 100 m. Dans l'Atlan- tique, VA. aurantiaciis existe sur les côtes du Portugal, à Setubal, et des cend jusqu'aux Canaries et à Madère, mais il st-udde disparaître au S. de ces local, et être renq)Iacée par r.4. ^>v. I. espère resii' de Hiiii. iiKixciines et les éclianl. i>:il le plus souNeul II à 1 '2 cm. (le (liani. ; ils atteigiu-ul eepeiidaiil l,^)el excc])! inmi . IScin. Les bras sont plutôt étroits- Le rappiul // /• égale .") à Ci. Les pi. marg-. dors, sont haute?, mais étroites, surtout dans la première iiioilu' des bras: leur face dors, est très réduite tandis que leur l'ace ext. Ncrtic. est grande et quadrnn- CuLTire ; dans la deuxième moitié des bras, ces faces verlic. deviennent de plus en plus liasses tandis que les faces dors, s'élargissent un peu. La face dors, de chaque pi. est ])rcsque toute entière occupée pai- un gros pi(|. dressé verlic, aplali, conupie ci pdinlii. ipn e^l -iirloul di'Ni'loppi' sur les '2 ou .'{ lAUNE Dl: FRANCE . liCIHNODERMES i7 premières pi. de cliacjiic raii;.;ée. Ce piq. esl (oui à l'ail caraclérislitjue de l'espèce ; les faces lai. Acrl. sonl nues sur la |)lus {.;rande partie de leur surf, el elles oil'renl seulemenl \ers leurs bords quelrpies ])etits piq. Les ()1. inarg'. venir, sonl aussi nues >ur la plus jurande ])arlie de leui- surf, el ne portent de picj. que vers les bords : ces pi(|. snnl plus petits sur le bord prox. que sur le bord disl. ru'i ils s"alloui;ent progress. à mesui'e qu'on s'approciie du bord ext. de la pi., mais c'est surtout le piq. ext. qui prend un très grand développement : sa taille dépasse même celle du piq. corres- pondant des pi. marg. dors. Ces deux piq. lat. frappent l'œil quand on regarde l'Astérie par en haut et ils forment deux rangées très régul., d'oùle nom de bispinosiis donné il l'espèce. Les j)l. adambul. portent chacune 3 piq. int. formant un petit faisceau dans lequel le piq. médian esl le plus grand et se montre léger, recourbé en lame de sabre ; la surf, venir, des pi. porte une deuxième rangée de 3 piq. disposés obliq., le piq. prox. est notablement plus petit que les autres qui sont aplatis et lancéolés. Sur le vivant, la face dors, est d'une couleur olivâtre ou brunâtre plus ou moins foncée, les grands piq. marg. sont plus clairs, jaune verdàtre ou blancs ; la face venir, est assez claire. Ces colorations persistent en partie dans l'alcool. L'.-l. bispinosus est commun sur nos eûtes de la Méditerranée, depuis Banvuls jusqu'à Nice où il vit à une très faible profondeur, princip. sur le sable, en avant des prairies de Zostères, associé aux Hololluii-Ui tiibalosa, //. po/ii, Echinaslev sepo- situs, etc. ; il descend jusqu'à 10 ou 15 ni. Il est très répandu dans la Médi- terranée ainsi que dans l'Adriaticjue, sur les côtes d'Algérie el il peut des- cendre jusqu'à "lO m. En dehors de la Méditerranée, il n'a encore été signalé qu'aux Açores. L'^. bispines)/.i se reconnaît iuiuK-diatenient à ses 2 rang, de piq. marg. très développés et il ne peut être confondu avec aucun autre Aslropecfen. Certains indiv. ont les bras extrèm. longs et amincis : Valkncikn-nes les avait distingués sous le nom d'^. myosurus mais ils ne constituent inèiiie pas une variété distincte. 34. A'itropeclen bispinosus, var. iilulyacunlhus ; vue latérale d'un bras ; V i VAH.piatyacai2ti2nS(PinLirpi). Fig. 34.— Voir : LuDwiG, 1897, p. 16, pi. II, fig. 6. Certains auteurs ont distingué autrefois comme espèce une forme qui est considérée maintenant comme une simple variété de Y A. bispinosus, et qui est caractérisée princip. par ses pi. marg. dors, cl ventr. munies de petits piq. plus 48 lAU.NE l)i: FK.VNCli. tCllINMDEKMES nombreux et plus forts ([ue chez 1.1. /jis/ituo'^iis [\\<'\i\{\i\ {.es faces lat. vertie. des marf^. dors., au lieu (Irtrc uues eu leui- uiilicu. |i(iiirul d'assez uonihrcux (lelits piq. el surtoul elles ollVenl, daus la lég-. nKiyciiiic des j)i;is lout au moins, un faisceau de piq. plus grands (pie les voisins, (ll•e^^(■■s cl sduvcut convergents, au nond)ré de i à 6 par pi. el forniaul une sorle di' pcdic. i,a var. plati/araiit/n/s est associée au t\|ie, mais elle est rare sur. nos côtes; elle |);irait plus n'pinidue dans rA(lri;ili(pie. Fig. 35. — Aslroper/en spiniihsus : 'Îavc (\ovs,\\i' : giaiideur ualurellc. A. spinulosus PiiiMi'pii. Fig. 35. — NoiiLt dwk;, irS'.'/7, |). ;it, pi. 11. lig. 1. J^a taille reste ((uijoiirs assez, petite : lediain. est conipris ordiii. entre B nu 8cm. el arrive rarenienl à 9 cm. Les bras sont (K' larg. nuiveniie el leur e\lrém. est arrondie: le rappori /i /'égale 8,6 à i. I/airc paxillaire esl relal. large en raison de l'élroid'sse des pi. marg. dors. Les pa \ . nllVcul un pic[. ccidr. dressé et luu' coiii'iMiiic de 7 à 10 piq. aihuigt's el niiiiccs. disposi's le |)lns son\('id li(U'i/,(Md . Les |)l. niarg. dors, sont assez clrodi's el la liaiil.de leui' lace verlic. est un peu plus grande que la lai'g. de leur l'ace dois. Larmalure de ces pi. est assez \ariable : elle consisle ordiii. en granules un peu alhuigés, coni(pies el poinlus, ])eu serrés, (pii ne inérilent |)as le nom de piq.. au milieu des(pu'ls s'élève un \ rai |)elil piq. conique el p(unlii ipii se trouve d'abord rapproché du boi'd inl. de la |il. sur les premières pL, puis passe peu à peu sur le bord ext. l'arlois. en dehors de ce piq. principal, il en existe un deuxième jilus petit et même un troisième, Dans certains exempl., les granules sont plus allongés (pie dans d'autres: cpielrpud'ois enlin. la l'ace ext. xcvi. des pi. ofFrc lALNE 1»E !• RANGE. LCHINODEllMliS i\) un groupe de très petits piq., au nombre de 4 ou 5, dressés et convergents, lorniant une sorte de petit pédic. ; c'est en somme une variation analogue à celle que montre r.4. bispinosus v;ir. platyavanthus. Les pi. marg. ventr. sont couvertes de nombreux petits piq. qui deviennent plus grands sur le bord dislal <>i'i l'on remarque surtout 3 grands piq. aplatis et pointus, l'ext. plus développé que les autres et débordant largement les bras. Les pi. adam- bul. présentent d'abord en dedans du sillon un seul piq. int. léger, incurvé et aplati ; ce piq. unique est nettement séparé des 2 piq. qui font suite et qui constituent la rangée moyenne : ces derniers sont aplatis longit., leur extrém. est tronquée et même plus large que le reste du piq. ; en dehors, enfin, viennent '1 autres piq. beaucoup plus petits. Cette disposition des piq, adambul. est tout à lait caractéristique de VA. spinulosus. La couleur de la face dors, du corps est brunâtre, brun-olivàtre ou vert- rougeàtre, toujours assez foncée ; les piq. lat. sont plus clairs ainsi que la face ventr. Ces couleurs sont général, consei'vées dans ralcool. Cette espèce lia encore été trouvée qu'en Méditerranée; elle est assez répandue sur nos côtes et vit à une prof, très faible, 3 ou 4 m. en moyenne, au milieu des Algues ou sur le sable. Elle est égal, connue à Naples, sur les côtes de Sicile, dans l'Adriatique et elle peut descendre jusqu'à 50 m. A. jonstoni (Delle CniAJE) 1.4. «^^/«/«a^as l^MûLLERct Troschel), A. aster LûTKENj. Fig. 36. — Voir Ludwig, 1891, p. 50, pi. II, fig. 3. L'espèce reste toujours d'assez petite taille et son diani. oscille oxxlin. entre 5 et 6 cm., il ne dépasse pas 7 cm. Le disque est x-elat. grand ; les bras élargis à leur base, sont triangulaires avec une pointe obtuse; le rapport Rjr égale 3. La face dors, est couverte de pax. comprenant un cercle d'une douzaine de piq. périph. et un groupe centr. de 5 ou 6 piq., le tout oiTrant une dispo- sition régulière el élégante; les piq. sont finement spinulcux. L;i pi. inadrép. est rapprochée du bord. Les pi. marg. dors, ne sont pas très grandes, et leurs faces vertic.-ue sont pas très hautes; elles sont couvertes de granules desquels s'élève, à partir de la sixième, un petit piq. très court, conique et obtus; ces piq. peuvent manquer plus ou moins complet, dans certains cxempL Les pi. marg. venir, sont grandes et surtout très larges, 4 fois plus larges que longues à la base des bras; presque toute leur surf, ventr. est nue et elles n'oll'rent à leur périph. qu'une simple bordure de squamules aplaties, qui, sur le bord ext. de la pi. s'allongent en 3 ou 4 piq. aplatis et pointus, suivis d'un gros piq. exi. beaucoup plus dé\eloppé. aplati égal., avec l'extrém. tronquée et qui déborde largement les bras. Les pi. adambul. portent d'abord un premier groupe de 3 piq. int. assez peu développés, le médian un peu plus fort, puis un deuxième groupe de 3 autres piq., le médian beaucoup plus long; enfin, en dehors, viennent quelques piq. beaucoup plus petits. La face dors, olfre une coloration générale verdâtre, gris-verdâtre ou brun verdâtre, ordin. assez claire; les pi. marg. dors, sont bleues ou gris- bleu, elles piq. marg. jaune orangé avec, à la base, une tache plus foncée; 50 KAlNE DE FRANCE. ECIIINODERMES La face venir, est d'un blanc jaunâtre. Ces colorations disparaissent clans l'alcool. FiG. 36. — Asiropeclen Jonstoni ; â, l'iicL- dorsale; b, fi.icc v(.'nlr;ilc légèrement g-rossi. L'/l. yons/o?u' existe seulement en Méditerranée. Sur nos côtes de Provence, on le trouve à une fait)le prof., sur le sable, depuis 3 ou 4 m. jusqu'à 10 m. souvent associé à VA. ùispinostis ; il esl eonnvi à Bauyuls, à Marseille, à La Ciotat, sur nos cotes d'Algérie, à Xaples, à Messine, [etc. toujours littoral, mais d'une manière générale il est assez rare. A. jrregularis Linck\ incl. A. pentacanthus (Delle CniAjr) et A. serratUS Miii.i.iat et Thuschii. . Lig. 37,38,39. — \'nii-|)rincipalcnient : koEULEK, nm, p. i-i, pi. XII, xiii, XVI. x\ ii. wiu. xix. xx et xxiii [.1. irre^alaris], LiDwici. IsOl, p. ."V.», pi. Il, lig. b A. pentacduthus . Cette espèce possède une très \aste extension géographicpie. car elle s'étend depuis les cotes de Norvège juscpi'ii celles du Sahara, et existe égal. en Méditerranée, mais aussi elle présente d'assez grandes variations portant princip. sur l'armature des pi. marg. dors., de telle sorte que pendant longtemps les aideurs ont si'paré del".!. irrcgnlaris^ en laiit qu'espèces FALNK DF: FRANCE. lîCHINODERMES 51 distinctes, VA. serratus de rAtlanliqae, dont les pi. ma^^^ dors, portent plusieurs piq. très forts, et VA. pentncanlhus de la Méditerranée dont les pi. marg. dors, sont dépourvues de piq. J'ai montré en 1909 que ces 2 espèces ne devaient constituer c[ue de simples variétés de VA. irregu- /«/75 et qu'il y avait lieu de distinguer un A. irregularis que j'ai appelé tijpicus (Fig. 37'. un .1. irregularis var. serratus (Fig. 39), et un A. irregularis var. pentacanthus (Fig. 38i. Je ne puis donner ici que des indications très sommaires sur ces formes et je renvoie le lecteur à mon travail de 1909. Les dim. de 1.4. irregularis sont très variables; les plus grands échant. Fig. 37. — Astropecten irrerjularis typicus ; face dursale ; X V'2. peuvent atteindre 15 à Kjcni. dediaui., mais trèssou\ent lediam. est compris entre 8 ei\2 cm. Le disque n'est pas très grand et les bras sont assez allongés ; le rapport R r varie entre .'L .') et ."). L'aire paxillaire est assez large et la pi. madrép.. grande, csl rapprot-liée des bords. Les pi. niarg. dors, sont, moyennement développées; les pi. marg. \enlr. sont couvertes de squamules ou de petits piq. aplatis, tantôt ovalaires, tantôt un peu élargis à l'extrém. ; leur bord distal porte plusieurs piq. dont le nombre Aarie de 4 à 6, et reste en général fixé à 5 ; ces piq. sont aplatis et pointus, et leurs dim. vont en augmentant jusqu'aux 2 piq. ext. qui sont grands, débordent largement les bras en dessous et sont visibles quand on regarde l'Astérie par en haut. Les piq. adanibul. sont disposés sur 3 rangs et comprennent un premier 52 FAUNE DE FRANCE. ECHINODERMES groupe int. de 3 piq. à peu près cylindriques, le médian un peu plus grand et léger, recourbé, un deuxième groupe de .'{ piq. plus forts que les précé- dents, aplatis avec l'exlrém. élargie et souvent tronquée, le médian plus grand, et enlln :.' autres piq. ext. plus petits. L'armature des pi. marg'. doi'S. est très variable ainsi que je l'ai dit ])bis haut. En principe, chez r..4. irregularis de r.Vllantique. chaque pi. marg. dors, est armée d'un piq. petit et conique, assez épais et rapproché du bord cxt. de la pi. Dans certains exempl., ces piq. existent dès la première pi. marg. et ils sont même plus développés sur les premières pi. : dans d'autres :tu contraire, ils manquent sur ces premières pi. et n'appai'aissent que vers la 5* ou la 6". Le piq. se distingue nettement des granules qui recouvrent uniformé)nent la pi. Dans d'autres échant. enfin, les piq. se réduisent à des granules un peu plus gros que les voisins. En Méditerranée au con- traire, les pi. marg. dors, sont, en principe, toujours dépourvues de piq. et c'est sur ce caractère (pion a fondé l'espèce appelée A. pentacanthus. Cependant, en examinant un grand nombre d'indiv. méditerranéens, j'en ai rencontré quelques-uns. surtout parmi les jeunes, chez lesquels les pi. marg. dors, portaient un petit piq. Ces indiv. armés de petits piq. sont absolument iden- tiques à ceux de l'Atlantique. Réciproquement, on peut ren- contrer sur nos côtes de l'Atlan- tique des échant. dont les pi. marg. dors, sont tout à fait pi. marg. munies de piq, (\'oir Vu,. 38. — Aslroperten irregularis penta- canthus; face dorsale; X 1 -• inermes. associés à d'autres avant le? KœiiLER. 1909, p. 46*. En définitive, 1"^. penlacanlhus n'e^i que la var. inerme de VA. irregularis. Au contraire, les piq. marg. dors., au lieu de se réduire et de disparailrc. peuvent, dans certains échant., prendre un grand développement et se montrer au nomb. de 3 et même de i sur la même pi., où ils forment alors une rangée transv. très apparente comparable à de [)etites dents de scie, d'où le nom d'^4. .serra tt/s. Cette forme a été rencontrée autrefois à La Rochelle et LrnwiG l'a indiquée en Méditerranée (Messinei. Ces indiv. h pi. marg. dors, très armées se relient par des intermédiaires aux A. irregularis typiques et ne peuvent être considérés que comme une simple var. de ces derniers. A \'r[n\ vi\aiil, la (:\c(^ dors, est d'iiii jaune lu'uiiJI rc cl Sdincnl do hn'hes lAi nl: du iHANci;. — ix;iiiN(iiii;nMiiS plus loi>i-ées dessinent une étoile sur le disque ; la couleur est tantôt plus claire, tantôt plus foncée et elle peut passer au gris jaunâtre. La l'ace ventr. est ég^al. toujours plus claire que la face dors. Ces colorations passent à peu près complet, dans l'alcool, Fi(.. 39. — Astropeeten irvegulariti serratiis : face dorsale ; légèrement lukUiit. En Méditerranée, VA. ivregulavis pentacanthus se trouve surtout dans les fonds vaseux à partir d'une dizaine de m. de prof., mais il peut descendre beaucoup plus profond, et il a été signalé dans le canal dOtrante à 929 m. Dans l'Atlantique, l'..^. ivregulavis esi assez commun sur les plages et sur notre plateau continental, à des prof, variables depuis le niveau des basses mers jusqu'à 1.000 ou 1.500 m. ; il est très abondant sur certaines de nos plages sableuses, notamment à i\rcaclion, où il vit à quelques cm. de prof., laissant dépasser son cône aboral d'une long, de 5 mm. environ. 11 est aussi très répandu sur les côtes d'Angleterre. G. TETHYASTER Sladen. Le corps est aplati ; le disque est relat. grand et les bras, allongés, sont élargis à la base et ils vont en se rétrécissant régul. jusqu'à l'extrém. qui est très pointue. La face dors, est couverte de pax. La pi. madrép., située à peu près à égale distance du centre et des bords, est bien apparente et elle n'est pas cachée par les pax. Les papules sont simples. Les pi. marg. dors, et ventr. sont grandes et très distinctes ; les pi. dors, portent des granules qui, sur leurs bords FAÎNT DH IRANCi:. — ECIIINODEBMF.S adjacents, font place à de très fins piq. s'enlrecroisant avec ceux de la pi ^.oisiiie; les pi. ventr. ofTrent quelques piq. peu développés, et les piq. ext. eux-mêmes sont peu visibles quand on regarde l'Astérie par en haut. Les aires interrad. ventr. sont grandes el couvertes de pi. nombreuses formant plusieurs séries transv. Les pédic. font complet, défaut. Les tubes ambul. sort disposés en 2 rangées et dépourvus de vent. Le g. Telhyaster se distingue du g. Astropecien par les aires interrad. ventr. assez grandes, par les pi. marg, dors, courtes et larges et par les pi. mnrg. ventr. ne portant q\ic de 1res courts piq. FiG. 40. — Tethyaster subinerrnis ; face dorsale ; X ^i^- 'V. S>\\h\ïieYïti\SÎVnuA¥v\)\PIutonasler s. aucl,]. Fig. 40. — ^'oir : Ludwig. 1891, p. 105, PI. I. lig. 1 et -1 [Phitonaster . L'espèce est de très u;rande taille el le diani. peut dépasser 40 cm. Le disque est très grand et les bras sont assez, élargis à la base; le rapport R,r égale 3,6 à 3,9. La face dors, est couverte de pax. nombreuses et serrées, for- mant sur les bras des séries transv. obliques et l'aire qu'elles recouvrent est assez large. La l'ace dors, des pi. marg. dors, est un peu oblique : ces pi. sont •4 fois plus larges que longues au moins au commencement des bras, et elles sont couvertes uniquemeni de granules arrondis, sans la moindre indication de piq. Les pi. marg. venir., un peu plus longues, portent des gran. aplatis, et, sur leur bord dist.,3 ou 4 piq. aplatis, courts, coniques el pointus, appliqués contre la plaque ; le plus exl. de ces piq. dépasse à peine les bords des bras. Les pi. venli-. Inrmenl des séries très apparentes el sont couvertes de petits pi([. Les pi. adambul. purtcnt d'.ihonL i: l'HANc;!-.. — i';ciiiN(»i)i;ii.Mi:s 5.) que les autres ; puis, sur leur face venir., plusieurs piq. plus petits, dont le nombre varie de 6 à 8. i^a couleur h l'état vivant est rou^e écarlate ou roii'^e oranj^é sur la lace dors, et les pi. marg-. sont d'un ton plus jaune ; la i'ace venir, esl jaune orangé et les tubes anibul. sont plus foncés. Ces colorations disparaissent dans l'alcool . Le 7'. subinennis n'est [)as très rare en MédilerraiH'C cl il a élé rencontré en dillérents points de nos côtes, depuis Banyuls jusqu'à Nice, entre 00 et 100 m. de prof. ; il existe aussi h Naples, sur les côtes de Sicile, etc. En dehors de la Méditerranée, il peut descendre sur les côtes d'Afrique jusc|u'à Libéria. Il existe également dans le golfe de Gascogne où jo l'ai dragué entre 180 et 300 m. de prof. Par sa grande taille et sa coloration, le T. siibinermis se rapproche de Y Àsti'o- pecien nurantkicm, dont on le distingue de suite à l'absence de grands pi(j. uiarg., ,à ses pi. niarg. dors, iuernies, à son dis(pie plus grand. ,-i ses aires iulerrad. venir, bien dévelo|ipées. etc. F. LUIDIIDiî: Vr.nnu.L. Les bras sont étroits à la Iiase, allonj^i'-s. 1res IVagiles, et le disipie est petit; il n'y a pas de pi. margin. dors., celles-ci étant reui|)lacées par inie sinqjle rangée de pax. ; les papales sont ramifiées ou lobées ; pas d'anus. G. LUIDIA FoRBBs. Le corps est aplati ; les bras sont allongés et étroits ; la face dors, est couverte de pax. Les pi. marg. dors, sont indistinctes car elles ne sont pas plus grosses que les autres pax. de la face dors. Les [il. venir, sont très peu nombreuses. Il existe des pédic. à 2 ou à 3 valves. Les papules sont divisées en plusieurs lobes. Les tubes ambuL, bisériés, sont conicjues et dépourvus de \ent. L. ciliaris iPuiuppi). Fig. 41, a. — Voir : Koehler, i8.9,5, p. ^ et 1906, p. 50; LiDwiG, i897, p. 61, pi. IV, fig. 1. Les bras sont au nombre de 7, ils sont souvent incomplets et en voie de régénération ; ce nombre de 7 est tout à l'ail constant contrairement à ce qui arrive chez, d'autres espèces d'Astéries dont les bras sont en nombre sup. à 5. La L. ciliaris atteint une grande taille et le diam. peut mesurer 50 cm. Le disque n'est pas très grand ; les bras sont assez minces, allongés et ils vont en se rétrécissant progi'css. jusqu'à l'extrém. qui est pointue. Le rapport Rjr esl égal à 8 ou 9. La face dors, est couverte de pax. comprenant un gros piq. central et 10 ou 12 piq. périph. plus petits. Ces pax. sont disposées assez irrégul., sauf vers les bords des bras où elles forment 3 rangées longit. bien régul. Les papules avec leurs lobes terni, sont très apparentes surtout sur 51') FAI NE r>F KRANCE. KCIIINODERMES les côtés des bras. Les pi. marg. ventr. portent 4 piq. principaux : 2 int. dirigés obliqu. et 2 ext., beaucoup plus grands, s'étendant horizont. sur le bord des bras; ces piq. sont coniques et pointus. Les pi. adambul. portent chacune 2 piq. : Tint., léger, recourbé, est un peu plus petit que l'ext. qui est droit. Il existe 2 sortes de pédic, à 2 et 3 valves : les uns, qui se trouvent en dehors des piq. adambul.. dans l'intervalle qui sépare ceux-ci des piq, marg., ont 3 valves allongées et triangulaires ; il existe général, un pédic. vis à vis de chaque pi. adambul. On rencontre, en outre, le plus souvent, un pédic. didactyle sur chaque pi. marg. ventr., entre le 2'- et le lî" piq. Ces pédic. ollVent d'ailleurs certaines Aariations quant à leur distribution : tantôt ils se suivent régul.. lanl(>t ils manquent par place, et dans certains indiv. ils sont peu abondants ; de plus les tridactyles sont parfois remplacés par des didactyles dans la moitié dist. des bras. La L. ciliaris est très délicate et fragile, et les bras se brisent avec la plus grande facilité : le nom de L. fragillissimn (jue lui avait donné Formes était très juslilié. A l'état \ivant, la l'ace dors, est rouge ou rouge orangé et la face ventr. plus pâle; les tubes ambul. sont jaunes; ces colorations sont conservées en partie dans l'alcocj!. La L. ciliaris est assez répandue au large de nos côtes. En Méditerranée, elle est parfois rapportée par les ])écheurs accrochée aux palangres qu'ils calent sur nos côtes de Provence à des prof, de 50 à 80 m. ; elle est connue dans le golfe de Naples. Elle se trouve égal, dans l'Atlantique, sur le plateau continental, à des prof, variant de 3o à 180 m. Fie. 41. — a. Luidia ciliaris; face dorsale, X ' «^ ! h- ^uidia sarsi ; face dorsale, X -Z^- FAiNK i>r: iRANcr.. — i;ciii.N()Di:it.Mi:s a/ L. sarsi Duben et Koren'I. Fig. 41, b. — Voir : Kceui-er. 1895, p. 6 et 1896, p. 51; LiDwiG, 1897, p. 85, pi. IV, fio-. 2. I.a taille peut être assez f^randeetle diain. atteint 35 cm. Le disque est plus petit et les bras sont un peu plus étroits que chez la />. ciliaris. Le rapport Rfr = 10. Les pax. de la face dors, sont extrèm. serrées et constituées par des piq. plus fins que chez la L. ciliaris; elles sont tout h fait continentes, sauf sur les C(5tés des bras où l'on distinj^ue 2 rangées longit. bien nettes. Les pi. niarg. ventr. ne pculrnl ((ne .'{ |)iq. principaux, le premier un peu plus petit que les 2 autres ([ui sont situés sur les côtés des bras. Dans les grands exenipl., il existe parfois un i'"" piq. dors., qui est plus petit que les 2 pré- cédents, et qui est dressé obliqu. Aers le haut. Les papules dors, olfrent des lobes moins nondjreux que chez la L. ciliaris, et elles sont localisées sur la partie centrale du disque et sur la région médiane des bras. Les pi. adambul. portent chacune '^ \)'k\. aplatis : Tint, plus petit, en forme de lame de sabre, le médian plus grand et le dernier un peu moins fort. Les pédic. sont disposés à peu près comme chez la L. ciliaris, du moins dans les grands indiv. : il y a en elTet des pédic. entre les |)i(|. adambul. et les piq. marg., et d'autres plus petits entre les 2*^ et '^'' piq. marg. mais ils n'ont jamais que 2 valves. En général, les pédic. xoisins des piq. adambul. sont aussi gros que chez la L. ciliaris, il en existe parfois 2 et même 3 sur la même ligne transversale. La couleur des échant. \ivants est plus foncée que chez la L. ciliaris: elle est brunâtre, plus foncée vers les bords des bras et sur les piq. marg, ; la face ventr. est plus claire elles tubes ambul. sont jaunâtres. Cette coloration passe plus ou moins complet, dans l'alcool. La L. sarsi vit surtout dans l'Atlantique et se montre, sur notre plateau conti- nental, à partir de '»0 m. de prof. Elle remonte vers le N. sur les côtes des lies Britanni([ues et jusqu'à celles de Norvège; d'autre iiail, elle a été rencontrée sur les côtes du Maroc à "Mi m. ; elle peut d'ailleurs desceudrc au-delà de (»00 ni.. Elle existe également en Méditerranée (La Ciotat, Crète). Les 2 espèces de Luidia de nos côtes ayant constamment, l'une 7 bras et l'autre 5, se distinguent de suite l'une de l'autre. 58 FAINK I>i: FRANCK. liCIilNdDKRMES CL. OPHIURIDES Le corps des Ophiures est formé d'iia disque arrondi duquel parlent des bras minces cl grêles général, très allongés ; elles mérilent, comme les Astéries, le nom d' « Etoiles de mer », mais elles se reconnaissent de suile à ce fait que les bras sont tout à lait distincts du disque et qu'entre les bases des bras, les rég. inlerrafl. du disque restent libres. Ces bras sont ordin. simples, (jucUiuefois ramifiés ((ig. 43) ; ils sont en principe au nombre de 5, rarement de (> ou plus, i/indépendancc du disque et des bras est démontrée par la facilité a^•ec laquelle on peut séjxarcr le pre- mier de ceux-ci : cette opération qui peut être réalisée chez toutes les Ophiures, s'elïcctue très facilement dans les Amphiuridées : on constate alors que les bras se continuent vers la bouche cl qu'ils ne sont en aucune façon soudés avec les bords du disque comme chez les Astéries : le disque coiffe seulement leur rég. proxim. Bien mieux, il existe des espèces exotiques chez lesquelles cet arrachement, celle amputation du disque paraît être un phéno- mène normal qui permet sans doute une dissociation des pi'oduits sexuels emportés avec le disque ; celui-ci sera régénéré ensuite. Au point de vue ana- tomique, je rappellerai seulement que le disque renferme la totalité du tube digestif et les glandes génit., et que les bras, formés d'art, successifs, au lieu d'être creux, comme chez les Astéries, sont occupés, dans chaque art., par 2 grosses pièces calcaires que l'on considère comme homologues aux pi ambul. (]e)< Astéries. Le disque est général, couvert de |)1. qui, tantôt rcslenl nues, lantol portent des piq., des granules ou des tubérosités. Les pi. de la face dors, du disque sont ordin. nombreuses, de petite taille, et parmi elles on distingue, vers rinserlion de chacpie bras, une paire de pi. plus grandes appelées les boucliers radiniLV ; souvent aussi onreconnaîl. dans la partie cenlr. du disque, une rosette de 6j)l. dites primaires, une centrale et ô radiales, tantôt conliguës, tantôt séparées ; ces pi. ne représentent pas le squel. apical j)rim. des Lchiiiodermcs, mais elles résultent d'un arrangement second. La face venir, du disfpie olfre en son centre la bouche cpii a une forme slellée, c. à d. (pii olliL' .") prolongemeiils rad. s'étendant jusqu'à la base des bras, FAfNE DE FRANCK. — KCIIlNTiDERMES .50 et qui sont séparés par 5 réj^. iiiterrad. recouvertes de pi. spéciales dites pièces buccides ^fiy. 45 c: 60 b, 61 b, etc.). Parmi celles-ci on distingue, en allant de dehors en dedans : une grosse pi. impaire, le bouclier buccal, qui, dans l'un des interrad., est percé d'un pore madrép. unique, puis 2 pi. paires, allongées, les pi. adorales, à la suite desquelles viennent 2 autres pi. paires plus petites, les pi. orales, et enfin une série de petits piq. formant une pile vert., les dénis, qui s'insèrent sur luie petite tige vert. Les pi. adorales et orales portent ordin.. sur leur bord libre, de très petits piq. appelés papilles buccales ; en outre il peut exister, immédiatement en des- sous des dents pr. dites, quelques autres papilles appelées dentaires. Le squel. des bras ifîg. 42) comprend dans chaque art. 2 grosses pièces soudées chez l'adulte en une pièce unique appelée improprement la vertèbre (am), et qui occupe toute l'épaisseur des bras. Les vertèbres s'articulent les unes avec les autres par des saillies et des fossettes plus ou moins compli- quées permettant des mouvements. Ce squel. est complété par un squel. ext. comprenant i pi. par art. et qui sont disposées en rangées longit. rég. ; il existe une rangée de pi. brachiales dorsales (ds), une de pi. brachiales Fio. 42. — Cou[>e trnnsversale schéma- tique (l'un l)ros (rOi)hiui'e. ds, i)la<[ues bracliiales dorsales; bs, plaiiiu-s Ijra- cliiales venlrales ; ss, i)la(|ues brachiales latérales ; ac, pit[u;uits ; am. vertèbres; ra, tube aquifère radiairc ; vte, canaux se rendant aux tubes andîulaeraires te ; rn, cordon nerveux radiairo ; rv, cordon plastidogène radiaire (d'après 15. Perrier). . af bs rn ru ventrales (bsi et 2 rangées de pi. latérales (ss) portant des piquants (ac . Entre les pi. \enli'. cl les \crlcin'es, se trouve un espace très étroit, prolon- gement de la cavité générale, et renfermant le canal aquifère rad., le cordon nerveux, le cordon plastidogène ira, rn, rVi, etc. Le canal aquifère (rai, fournit à droite et à gauche des canalicules aboutissant aux tubes andnd. (te ' et passant entre les pi. brach. vcntr. et les pi. brach. lat. par un orif. général. muni d'une ou plusieurs écailles a[)pelé le poi'e tentaculaire. Il n'existe pas de vésic. andnd. et les tubes ne sont jamais terminés par une \eut. ; ils ne servent pas à la locomotion (pii est réalisée simplement par les momemcnls des bras et des \n([. On admet que les pi. lat. sont homologues aux pi. adandîul. des Astéries et cpie les pièces buccales rcsulItMd de la transforma- tion de certaines pi. des 2 premiers art. brach. Le tube dig. remplit [)rcsqne complet, la cavité du disque; c'est un simple sac stomacal. Une partie de l'espace qui reste libre entre le sac et la paroi du corps est occupée, dans les rég. interrad. et de chaque ccUé de la base des M rAiNi: Di: KisANcr.. — i'ciiinoukrmes bras, par lo?i bourses i(ênitales. Ce sont des poches s'ouvrant chacune au dehors par une fente longil. étroite qu'on aperçoit sur la face ventr. du disque, de chaque ccMé de la base des bras liiy. 44 bi ; le long- du bord de ces fentes, s'étendent des pi. appelées pi. génitales ou écailles génitales suiAanI (p'.'elles se Iroincnl sur le bortl interrad. ou sur le bord rad. des fentes. Sur les pai'ois des bourses, s'inscreiil df ii(iiid)reusos petites friandes isolées, les yl. yénit., (jui déversent leurs produits (hms les bourses. J/eau de mer qui pénètre dans eelK"s-ci par les lentes ^énit. entraine les produits sexuels, mais permet aussi des écham^es gazeux a\ei- le licpiidc de la cavité générale. Les œufs fécondés doiuient naissance à une larve très voisine du Pluteus des Oursins et appelée Ophiopluteus i^lig. 12, f) qui est munie de bras soute- nus par des baguettes calcaires. Certaines espèces sont vivipares, telle que y Amphiina squaniata de nos côtes chez laquelle le développement s'elfectue dans l'intérieur des bourses sans foruiation de lar\e libre, et les jeunes Ophiures sortent toutes formées par les fentes génil. Il existe aussi une rc|)ro(luction par lissiparité qu'on obserAC surtout chez certaines espèces d'OpJiiothela et iVOphiactis possédant 6 bras ; le disque se coupe en '1 moi- tiés dont chacune emporte 3 bras, puis régénère les 3 autres qui restent plus petits pendant un certain temps ; ce phénomène s'observe notamment chez une Ophiure de la Méditerranée, V Ophiactis snrens. Les bras des Ophiures présentent chez l'animal \ivant des mouvements très vifs qui s'elfectuent surtout dans un plan horizontal ; seules les Ophiures inférieures, dont les ai'ticulations vertébrales sont peu compliquées, peuvent infléchir leurs bras vertical, et les enrouler en tous sens. Les Ophiures se nourrissent princip. de proies vivantes, de petits ani- maux qu'elles introduisent dans la bouche en les poussant à l'aide de leurs bras. Les espèces qui vivent eu Méditerranée à quelques dm. de prof., parmi les Algues, telle que VOphiodenna longicauda, peuvent être capturées à l'aide d'hameçons garnis de viande. En captivité, les Ophiures peuvent égal, être nourries avec de la viande. Elles sont extrèm. sensibles à l'eau douce dans laquelle elles meurent très rapidement et le plus souvent sans se briser. La classification des Ophiures vivantes et fossiles a été remaniée récem- ment par jNLvtslmoto, qui a divisé la classe en quatre sous-classes, principa- lement d'après les caractèi'es du squel. ; l'élude de cq-t^ caractères nécessite des dissections très délicates et je me contenterai de les rappeler ici d'une manière très brève. Je décrirai surtout les caractères extérieurs des Ophiures qui suffisent parfaitement pour la détermination. S. Cl. Phrynophiurides. — Ophiuresinférieureschezlesquellesledisque et les bras sont couverts par un tég. et les pi. brach. dors, sont nulles ou rudimentaires. Les boucliers rad. et les pi. génit. de chaque côté s'articulent par une simple facette ou par une saillie transv, de chaque plaque. FAUNE DE FRANCE. — ÉCHINODERMES (il S. Cl. Lsemophiurides. — Les boucliers rad. elles pi. yénit. s'articulent ensemble par une simple l'aceUe ou une saillie Iransv. sur chaque plaque ; pi. brach. dors, bien développées ; disque C(ui\ert d'un léf;. plus ou moins épais cachant souvent les pi. sous jacentes qui sont munies de granules ou de piq. S. Cl. Gnathophiurides. — Disque couvert de pi. lineset iud)riquées; les boucliers rad. présentent chacun une fossette articulaire recevant un groscondyle formé parl'cxtrém. de la j)!. génit. correspondante. S. Cl. Chilophilirides. — Le disque est couvert de pi. plus ou moins grandes; les boucliers rad. et les pi. génit. sont réunis par deux con- dvles articulaires et une fossette sur chaque pi. La détermination des Ophiures est plus délicate et un peu plus difficile que celle des Astéries. On examinera d'abord le mode de recouvrement du disque qui peut être nu, soit sur les 2 faces, soit sur la face ventr. seu- lement, ou qui se montre garni de pi. minces, tantôt inermes, tantôt munies de piq. ou de granules ; on évaluera la long, des bras par rapj)ort au diam. du disque ; ces bras ne sont ramifiés que dans une seule espèce française, Y Astrospartiis arborescens ; on étudiera la forme des pi. brach. les pi. brnch. dors, manquent dans le g. Ophioinyxa), la disposition des piq. brach. qui sont très longs ou très petits, qui peuvent être appliqués contre les pi. lat. qui les portent, ou, au contraire, se dresser perpendic. à la direction des bras; les pores tentac. qui sont garnis ou non d'une ou de plusieurs écailles ; enfin on examinera la structure des pièces bucc. qui fournissent des caractères très importants pour la détermination et la clas- sification des Ophiures. TABLEAU DES ESPECES 13ras ramiliés un grand nombre de fois, très circonvolutinnnés. les branches fortement entremêlées et susceptibles de s'enrouler aussi bien dans un plan vertic. que dans un plan horiz., le tout formant une masse pouvant atteindre '20 à 30 cm. de diam. Astroparlus arborescens p. (iO Bras simples, jamais ramiliés 2 Le disque est couvert d'une peau molle et absolument nue, qui se continue sur les bras; les piq. brach. au nombre de 3 à 5, sont courts et dressés perpendic. aux bras et leur base est rccoux cric par le lég. : pa> de papilles dent. ; les dents cl les {')■} FALNK DK FHANCE. l'xilINODERMIiS papilles hiK'c. oH'icnl sur 1l'Ui> l)iii(l> iiiir liMiif^e denticulée. Opliioinijxa pentogona p. 07^ — La l'ace dors, du disque est couverte de |)1. (juelquefois 1res fines ou cachées par des granules mais toujouis pi'ésenles; les piq. bi'ach. dressés ou appliqués contre les bras simt flépourvus d'en- veloppe téyuiiienlaire ; les pi. hracli. sont nues et leurs contours sont bien apparents 3 3. Le disque est couvert de j^ranules arrondis, très serrés, lisses, égaux, formant un revêtement continu et très réy. cachant com- plet, les pi. sdus-jaceiiles qui sont très fines k — Pas de granules sur le disque qui est c(nncrt de pi. tantôt inermes tantôt munies de piq. ou de jjetits bàlonnels très courts et coniques 'i. Les lentes génit. sont simples et s'étendent sur la l'ace ventr. du disque le long de la base des bras 5 — Les lentes génit. sont dédoublées et de chaque coté des bras se montrent 2 fentes distinctes : l'une voisine du bouclier bucc. et l'autre voisine du bord du disque. Les piq. brach. sont courts, nombreux lune dizaine environ i. aplatis, appliqués contre les bras. Taille assez grande (diani. du disque "JO ;' I ■_>.") cm. OphiodcriULZ longicciuda p. et leur long-, aug- niente-très rapid. à partir du ■_>" ventr. qui est beaucoup plus Ion"- que le 1'''. les '.\\ \' el .")'' devenant très longs et atteignant presque la niènie long., le »)" enlln est beaucoup plus court. La face dors, du disque est toujours munie de j)iq. l'ortenienl denti- culés, et qui sont articulés chacun sur un petit numielon très di.stinct. Couleur gris-jaunâtre, verdàlre ou rosé Ophiothrix quinqueniacidata p. l'ï) '.I. Les pi. du disfpu> sont e.\tréui. Unes, uutis cependant reconnais- sablés au microscope sur des exenipl. desséchés; les écailles tentac, au nond^re de "2, sont très inég-. : Tint., très grande, en forme de spatule étroite et allongée, se croise avec sa congénère sous la face ventr. de la [)1. brach. ventr. correspondante. Piq. ncunbreuxel dressés \(j. Ophiopsila\ 10 — Les pores tentac. sont tantôt munis d'une écaille unique, lUi bien de '1 ou plusieurs écailles, mais celles-ci restent toujours petites et subégales, januiis allongées Li. 10. Espèce petite et délicate avee des bras grêles ; les pic[. brach. très courts, sont au nond^re de 7 au plus . Ophiopsila aranea .[). 'Jjj — Espèce forte et robuste avec des bras épais et très allongés attei- gnant '20 à 25 cm. de long. ; une douzaine de piq. brach. . . . . . Ophiopsila aiinulosa (p. 9G) il. Face dors, du disque munie d'écaillés très tines difliciles à distin- guer; les piq. brach. alhmgés et assez cassants, sont creux et dressés perpendic. à l'axe du bras; les boucliers rad. se con- tinuent vers le centre du disque par autant de cotes saillantes, couvertes de petites pi. portant des bâtonnets coniques, très courts et rugueux Ophiacantha setosa (p. 69) — La face dors, du disque est cou\erte de pi. très distinctes et n'olîre jamais de cotes rad. saillantes; les piq. brach. sont courts et pleins l'i i'2. Espèces robustes a\ec dQ< bras rigides; discjuc cou\ ert de pi. fortes et très solidement unies; les premières paires de pores tentac. portent plusieurs écailles de chaque côté; les pi. génit. offrent sur leur bord ext. ou interrad. une rangée de papilles qui se continuent sur la face dors, du disque de chaque côté de la base des bras, où elles s'allongent en petits piq. formant une sorte de peigne, appelé le peigne radial [G. Ophiura] 13 — Espèces d'assez petite taille et délicates; bras souples, sinueux et 64 FAUNE DE FRANCE. — ÉCIIINODERMES allongés; les pi. du disque suai peliles ; le nombre des écailles leiitac. n'est jamais supérieur à 2 i't 13. Espèce très robuste et de très grande taille, le disque pouvant atteindre .'{() cm. de diam. : il existe des dépressions entre les B ou 8 premières pi. brach. ventr. . . Opliiura lacertosa (p. 90; Espèce plus petite, le diam. ne dépassant guère 15 mm. ; il n'existe pas de ilépressions entre les premières pi. brach. ventr. , Ophiura alhida ip. •J2j Vi. Entre les pi. orales et adorales, et de chaque côté, se trouve inter- calée une pi. supplémentaire plus grande que les pi. orales, et qui peut être considéi'ée comme représentant une papille bucc. ext. ; très rare Paramphiura punctata (p. 83) — J^es pièce bucc. olîrent une structure normale, c. à d. comprennent dans chaque interrad. un bouclier bucc, une paire de pi. ado- rales et une paire de pi. orales contiguës aux précédentes, avec une à 3 papilles bucc. de chaque côté iô lô. Les '1 pi. orales supportent enscnd^le une seule papille bucc. impaire termin.; il existe en plus une papille bucc. lat. ; [G. Ophiactis^,. . [Ij Les 2 pi. orales supportent chacune une papille termin.: il y a '2 papilles bucc. lat. ce qui lait, en tout. .3 papilles bucc. de chaque côté 17 11). Espèce à .5 bras vivant toujours ;i une certaine j)rol". ; couleur pourpre-brun, brun, rouge ou marron . . Ophiactis balli[^. 83) Espèce littorale, à ti bras, se multij)liant par l'issiparilé ; couleur verdàtre ou jaunâtre * Ophiaclifi \>iiens (p. 84) 11. Les 3 papilles bucc, sont contiguës, les '1 int. assez petites, la papille ext. très élargie et rectangulaire; ces 3 papilles se suivent en une rangée continue et très rég'., et en rejoignant leurs con- génères, elles ferment complet, la bouche. I)isque petit, ne dépas- sant guère 4 mm. de diam.: boucliers rad. contigus : bras courts et très fins ; '1 écailles tentac La seule espèce connue dans nos mers est vivipare . . AniphiphoUs sqiiamata (p. 82) — > Les papilles bucc. ne sont pas contiguës et ne l'orment pas une rangée régul. et continue susceptible de fermer la bouche; les bras sont allongés IS 18. Le tlisque est |)()ur\ ii de l)i(|.. 'ni moins ;i sa j)ériphérie sur la l'ace (bn-s. ainsi cpic sur la l'ace \eulr.: il existe 2 écailles tentac à la base des bras et celles-ci se continuent sui' un certain nombre dart.. mais linisseid par disparaître : les })1. brach. ^entr. sont cannelées. Bras extrém. longs . Ophiocentrus brachiatus p. 85 — • Aucune trace de piq. sur les pi. dors, ou ventr. du disque [G. Amphiura] l'J 19. Pas d'écaillés tentac; face Ncntr. du disque en grande partie nue ; le 2'' pi(|. brach. \entr. est nuini à mmi extrém. de 2 crochets FAIM-; l>li IHANCI:. I'X1UNUULU.MI.S Oô Iransx. [on d\[ i[yi"\\(.'îii hihamiilé) . Amphiuru /iliformis [p. 81) — 2 écailles lentao. ; face venir, du (lis([iie couvei'le «le [)1. sur loute son élendiie : le 1'^ iti([. bracli. \cii(i-. est ideuliqiie aux autres . . 'JO 'jn. La face dors, du disque oll're en >ou cenlre une ruseUe de (> pi. prini. plus grandes que les autres : une cenlr. el .") rad.; les piq. brach. sont au nombre de .") à sur des échanl. dont le disque a " à S niui. de diani. Cnuleiir jaune (irani;é ;i létal \ivant. Aniphiura chia/ei {p. 78 j — Il n'existe pas de rosette priui. sur la face dors, du dis{[ue dont le centre offre seulement une pi. un peu plusyrande que les autres; les piq. brach. sont nondjrcux (8 à K» sur des exempl. dont le disque a un diam. de 6 mm.) ; les bras sont relativ. très minces, plus minces que dans l'espèce précédente. Couleur grise à l'état vivant Aniphiura meditenanea p. 7*J) S. CL. PHRYNOPHIURIDES l". GORGONOCEPHALIDjE DÔDEHLEiN. Le disque et les bras sont couverts d'un tég. épais, revêtu de granules et cachant cora[)lèteaient les [)I. : les ijoucliers rad. ont la forme de côtes saillantes, allant du centre du disque à la périphérie. Les dents et les papilles bucc. el dent, sont toutes de inéuie forme et spiniformes. l>;ms l.i seule espèce de nos mers, les bras sont ramifiés un très grand nombre de fois. * ir : L. Aiiassiz, 18o0, p. 1. [»1. I\'ct \', 1 )("iiii:Ri.r;iN. l'.lll, [). .")<> et l\i. I, "espèce niédilei-rauéenne a élé placée suc- cessi\eincnt dans les g, Eiirijale, Gorgoiiocephaîus el Aslrophyton ; Doi)ekm:i\ l'a rangée dans le g'. AsLrospartus en raison de la siluatiou de la pi. niadrcp. Les échanl. sont très grands : le disque peut atteindre 5 à 6 cm. de diani. cl les raniilicaliiuis des bras conxrcnl , dans leur ensemble, un espace de plus de l^d cm.de diam.: elle> soid birlenienl enclie\ cirées les nne> dans les autres el enroulée? dans tous les sens. Les bras sont bilurcpiés dès leur (ui- gine sur le disque, cl quand on regarde l'Ophiure par en liaul, on n'en aper- çoit pas le commencemenl. mais seulemenl les 2 |)remièrcs bifurcations qui sont courtes et égales, tandis que les sui\anles soiil plus langues; ces bifurcations se succèdent en fournissant alternat, à drtule et à gauche, des branches dont la larg. diminue progressi\'emenl cl on en peut (."(unplcr L") à "_*<• pixpi iui\ di'niic'rc> cpii ne mesurent même pa> 1 mm, de FALNL DJi FRANCK. l'.ClllNoDFRMKS 67 larg. Les pores tentac. de la prciuière paire soûl beaucoup plus grands que les suivants et ils otïVent sur lein-s bords des granules [)lus grossiers que les voisins, mais ils sont dép(^iir\ iis (riH'ailies tentac, celles-ci n'apparaissant que vers le (Y ou 7" art. 11 y en a d'abord une seule, puis '2 et ce dernier clulfre se mainlieul sur toutes les rauiitications ; parfois cependant il en existe 'A ; ce sont de petits piq.. - l<»is {dus longs que larges, portant à leur exlréni. 1 ou '2 pointes coniques et byalines. lùitre les pores tentac. suc- cessil's. la l'ai'c \cnlr. des bras présente sur les "2 ou A premières bifurcations, des dépressions Iransv. qui correspondent aux art. brach. I.a couleui- est grise chez l'animal vivant, elle devient plus claire dans l'alcool. L'A. arborescens est spécial à la Méditerranée. Sur nos côtes de Provence, cette espèce vit principalement sur les fonds rocheux, vers oO m. de prof., d'où les pécheurs la rapportent parfois accrochée à leurs fdets; on i)eut la trouver à la côte, rejetée par les teini)éles. On la connaît égal, à Naples, sur les côtes de Sicile, etc. F. OPHIOMYXID^ Ljungman. Le dis([ue et les bras sont recouverts d'un lég-. assez mince ; U's boucliers rad. sont rudinumlah'es et les pi. brach. dors, font défaut ; les bras sont toujours simples. D'une manière générale, l'organisation est inférieure. G. OPHIOMYXA Mui.i.EH et Thosciiel. Le disque est mou et charnu, recouvert d'un tég. complet, dépourvu de pi. et qui s'étend sur les bras en recouvrant la base des piq. brach. : il existe toutefois quelques écailles sur les bords du discpie ; les pi. brach. ventr. sont visibles. Les pièces bucc. sont bien développées : les pi. adorâtes sont très grandes et foui'- nissent, en dehors, un lobe qui sépare le bouclier bucc. de la première pi. brach. lat. Les papilles bucc. et les dents ont la forme de lamelles aplaties et denticulées sur les bords. Les pores tentac. sont nus. 0. peiltagona Mûller et Tro,>^cui;i.. l'ig. 44. — \'oir : MiiLi.KR et Troschel, m2, p. lOS, pi. IX, fig. 3. Le disque est assez grand. [)cntagnnal, (léb>ruiablo clic/ l'aninial vivant; les bras sont longs, pluti'>t minces et trè> ile\ible>. Le tég. s'étend sn.r les pièces bucc. et ne laisse à nu ([ue lc> papilles bucc. (jui olVrcnl nue colora- tion blanche tranchant sm- le i-e<|e du emps l'in-teincnt cfdm-é en brun. Les fentes génit. n'atteignent pas le liord du disque et offrent sui- leur hnvd int. une série de petites pi. qui rejoignent le bouclier bucc. Les pi. i)rach, ventr., plus on nuiins visibles à IraAcrs le teg., sont penlagonalcs, un peu plus longues que larges avec le bord disl. échancré. Les piq. brach, s(uit ()8 lALNn DK IRANCF,. KClIlNoDERMES d'abord au nombre de â, puis de i ; ils restent assez courts et leur long, augmente du premier venir, au dernier dors, dont la long, n'atteint même pas celle de l'art. l"i(,. 44. — 0/)Itiomij\V(i penlagoiui ; a. vriilon \)\\vv;\\i'. X '' ^ b. face \('iilr:il(', léiièreiuoat r(''duile. I.a couleur générale est d'un brun lrè> l'once qui est s, ri elle |)ent (Irscrmiie beaucoup plus bas jusqu'à tOO m. ; on la jclrouvc sur les rùles d'Alj^érie et de Sicile, à Naples, dans l'Adriatique et dans la mer Egée. Elle a t''lé considérée longtemps comme propre à la Mi-dilerranée, mais elle a (Hé l'cncoutrée sur les côtes d'Afrique, au cap Blanc et aux des du Cap ^ cri : loutel'uis, elle ne [larail pas ix-iuoiilei' sur nos côtes océauiipics. FAINK VE IKANCr. KCIIINODKRMES ()9 S. Cl.. L.HMOrilll lUhES F. OPHIACANTHIDjE PEiuunii. Le disque est couvert de petites pi. plus ou moins cachées dans le tég. et portant des granules, des tuberc. ou de petits piq, ; il existe des dents et des papilles hucc, mais pas de papilles dent. Les hras sont ordin. monilifoi'Uies, les |)L lat. étant très élargies et épaissies dans leui- rég. disl. qui porte les })i([. ; ceux-ci sont grands et très développés, ordin. transparents et denticulés. Les pi. hrach., dors, et ventr. sont petites, largement s('>parées par les pi. lat. qui sont contiguës sur les lignes méd. dors, et ventr. G. OPHIACANTHA Muller et Troschel. Les faces ventr. et dois, du disque sont couvertes d'un tég. dans lequel sont cachées des pi. très petites, très minces et imbriquées, (pii ne s'aperçoivent guère que sur les échant. desséchés. Les I)oucl. rad. se prolongent en côtes étroites et proéminentes, munies de granules rugueux qui se montrent aussi, mais moins développés, sur les rég. interrad. Les papilles bucc. sont coniques et pointues. Les piq. brach., longs et tlivergents, sont minces et creux. 0. Setosa, Miii.r.r.R el Troscufi.. Fig. 45. — \'oii' : Kki-iiii-r, i(9.'^(*?^ p. .")7. pi. ^'1I1. lig. :{7 el :}s. Le disque peut atteindre li' mm. de diain. ; il est pentagonal chez l'animal vivant ; les bras sont minces el leur long, égale 8 à 10 fois le diam. du disque. La l'ace dors, du disque est couverte de 1res lines écailles, visibles surtout \ers la périphérie ; elle oll're 5 paires de côtes rad. saillantes, à l'extréni. desquelles se trouveul les très petits boucliers rad., qui portent de petits tuberc. ou granules rugueux qu'on retrouve aussi sur les parties voisines. Les papilles bucc. lai., ordin. au nombre de 3, parfois de 4, sont coniques, pointues et rugueuses. Les pi. brach. dors, siuil triangulaires et bombées, les venir, sont pentagouales. Les piq. bi\ach. au nombre de 7 et parfois de 8 sont garnis de lines denliculations. L'écaillé lenlac. est petite, conique et rugueuse. La couleur à létal vivant est brune, brun violacé ou gris jaunâtre ; elle se conserve en partie dans l'alcool. /(» FAUNE UK FRANCK. — KCIIINODERMES FiG, 45. — Ophiarri/ithri seluxa ; a, l'iice dorsido, grandeur naturelle; b, face dorsale, et c, face ventrale, )x( 4 environ. L'O. setoM se trouve principal, en Méditeiranée. Sur nos côtes de Provence, on la rencontre sur les fonds rocheux, vers 40 à liO rn. ; on l'a signalée ît Xaples. à Palerme et sur nos coies dAlg-érie, toujours à une certaine prof. ; elle peut descendre jusqu'à quelques centaines de m. On a cru pendant longtemps qu'elle était propre à la Méditerranée, mais les expéditions récentes l'ont rencontrée dans le golfe de Gascogne, sur les cotes d'Espagne et d'Afrique, à des prof, variant de 60 à 055 m. et atteignant niême 1.480 m. S. CL. GNATHOPHIURIDES F. OPHIOTHRICHIDjE LiiNfiMANN. Disfpie 'général, eouxcil sur l;i r.nc dors, de pi. contigui'S ou iniliriquées, liou\aid faii'c tléfjiul sur l.i mmiIi-. S(iu\cnl en jiailie nue. Elk>s portent habit, des bâtonnets ou picp [)lus du moiiis allong(''s. Boucliers rad. ordin. très grands. Les faim: nr. kham:!:. — KciiiMmiiiMics 71 2 pi. ornlt's (l'une |iaire. lirs forlcs, se louchL'iil scnlomciil \)i\v leur cxtréui. pi'ox. laissjuit cil arrii'ie un espace \i(le liés ap|>aiciil. l'as de papilles bucc. ; les dentaires, nombreuses, en un firou]ie ovale. 1*1. biacli. dors, entières f)u di\i- sées, lespiq. braeh. tanlol loii;.;s, byalins et denlicul(''s. Iaiit<'it courts et opaques. (.. OPHIOTHRIX Miiii.Rn et Tnosciir:!.. Des piq. ou des bâtonnets, souvent les 2, sur les pi. dors, du dis(pic. Rias allonj;t''s, pi(|. biacdi. bien développés, hyalins. p<'rpciidic. ii l'aNc, rurleiiiciil deii- ticulés : le I" \ciilr. se Iransfornie t'ii un cr(jchet à 2 ou 3 branches plus ou moins loin du disque, PI. braeh. dors, grandes, entières. 0. lûtkeni N\^aii.i.f.-Tiiomson. Fig-. 46. — ^'(>ir : Kokiii.kk. 1909, p. 2(>l, pi. XXIX. li-. S, U et H>. l.e diaiii. du disque peut mesurer I,") à 20 mni. et les bras arri\eiil h 150 mm. de long. Le disque est arrondi, plus ou moins pi-oéminenl dans les espaces inlerrad. ; les bou- cliers rad., très grands, offre ni à leur surf, un certain nombre de petits piq. grêles el C(unts ; les intervalles entre ces bou- cliers portent des pi. munies chacune d'un piquant fort et allongé. Les |il. braeh. dors, sont grandes, un peu imbri- quées et elles offrent toujours à leui* surface, dans lesexempl. adultes, un certain nond^re de très petits piq. fins, ana- logues à ceux des boucliers rad., el plus nombreux au voi- sinage du bord disl. Les piq. braeh. sont au nondjre de 8 el leur Ion; augmente assez Fig. 46. — Ophiothrix lûlkeni ; a, portion de la face dorsale dun bras, X - î b' f^cc dor- sale du disque et de la partie voisine des bras. régul.du l'-'au 7'', qui est égal à 2 art. 12; les 2 premiers piq. venir, sont grêles el le dernier dors, est souvent très petit. Ces piq., transparents, sont munis de denliculations fortes et serrées. Les indiv. vivants offrent une teinte générale gris rosé ou gris veixlàtre, ou encore rose verdâtre, et les bras sont d'une teinte uniforme ou annclés de gris et de rose. Les grands exempl. présentent ordin. sur la face dors, du disque des bandes rouges ou pourpres dirigées suivant les rad. ou les inler- rad. et parfois les 2 à la fois; ces bandes encadrent sou\enl les boucliers rad, Ces colorations sont conservées plus ou moins complet, dans l'alcool, 72 lAINK PI- IHANCF. — i:cinNr>r)rRMF..<5 L'O. lutkeni se reconnail facilement à sa grande taille et surtout aux petits piq. que portent les boucliers rad. et les pi. brach. dors. C'est une espèce propre à l'Atlantique. Elle parait très frt^quente dans le golfe de Gascogne, sur le plateau continental à partir de 100 m., dans le sable ou dans les graviers, au milieu des coquilles bris(^es, etc. D'une manière générale, \ (^, lutkeni se trouve à des prof, où \'0, fragilis ne pénètre pas. FiG. 47. — Ophiothrix qidnquemaculata , a, face dorsale, légèrement réduite; b, face ventrale, et c, face dorsale; X 3. 0. quinquemaculata (Delli: Ghiaje). Fig. 47. — \'oir : Lûtken, 1869, p. 52 et loi ; KoEiti^ER, V.iQL [0. f/i(ingue/naculata] ; Rvsso, 1803, p. 7, pi. I, fig-. 1.") et Kdeiiler, 18i>.~), p. 11, lig. '21 \0. echinato]. Cette espèce est parfai- tement caractérisée et facile à déterminer. I.e nom qu'elle doit porter a subi certains flottements, mais j'estime qu'il v a lieu de lui appliquer la dénomination choisie par l'auteur cjui la nettement distinguée et décrite pour la première fois et qui est Jàitiven. .l'ai pu étudier les types de cet auteur et rectifier le nom à' O. echinata qui avait été applique longtemps et ù tort à cette espèce (1). (i) Les échant. dY). echinata et liV). quinquemaculata «le Lutken, qui se trouvent au Musée de Copenhague, m'ont été obligeamment communiqués par mon excellent ami VAiNi; nr KRANcr. — KciiiNorirRMrs 7^ L'ensemble de l'animal est assez, robuste ; le diam. dvi disque varie entre 10 et 15 mm. et la lony. des bras atteint 8 à 10 fois ce diam. La face dors, du disque se fait remarquer par les très grands boucliers rad. triangulaires, plus longs que la moitié du rayon du disque et toujours nus ; l'espace laissé libre entre ces boucliers est occupé par de petites pi. allongées radiairenient, à contour ordin. bien apparent, dont les plus grandes portent cbacune un tuberc. arrondi sur lequel s'articule un piq. plus ou moins développé ; les plus petites portent seulement un bâtonnet qui s'articule égal, sur un tuberc. Les piq. du disque sonl fins et allongés, pointus, cl mesurent 2 à 2,5 mm. ; les bâtonnets sont coniques et se terminent par (piehpies pointes minces, acérées, parallèles, au nombre de .'i à 5. Les j)i(j. du disque sont plus développés et plus nombreux sur certains indi\-. que sur d'autres, mais ils existent toujours ainsi que les bâtonnets, et je n'ai jamais rencontré d'exempl. chez lesquels lune de ces 2 formations fît défaut. Les bras oITrent sur leur ligne médiane dors, une carène arrondie. Les pi. brach. dors, sont en éventail, et l'angle dist. se relève en un petit bec arrondi et peu saillant. Les piq. brach., au nombre de 6 en principe, offrent la disposition caractéristique suivante : le F'' est très court, le 2" est plus long, et égale à peu près l'art. ; le 3" est beaucoup plus long et il dépasse 2 art. ; les 2 piq. suivants sont encore plus longs, ils dépassent 3 articles et souvent même atteignent la long, de 4 ; enfin le deiniier est beaucoup plus court. Ces piq., incolores et transparents, sont munis sur toute leur long, de dents assez fortes, très pointues, serrées et très régul. disposées. Le premier piq. ventr. se transforme en un crochet à 3 branches à une grande distance du disque. Les denticulations sont plus fortes et serrées à la partie termin. des piq. ; ceux-ci s'amincissent assez rapidement jusqu'à leur extrém. qui est un peu tronquée, au moins sur les piq. lai., car le piq. dors, seul est pointu. Les exempl. de nos côtes de Provence sont d'un gris rosé, roses ou rose- A'erdàtre sur la face dors. ; les bras oH'rent tantôt la mémo coloration uni- forme que le disque lant(")t dos annulations pourpres iri'égul. disposées tous M. le Prof. MoRTENSEN, et j'ai pu étaljlir d'une manière précise que ÏO. qitiiii/uetnncuhita eoiTesponilait bien à la roruie qui est si commune en Méiliterranée à partir do 50 à GU m. tandis que VO. echinala repiésenlait une forme lillorale. V.n 18î>3, Rrsso avait donné le nom d"0. echinata à VO. quinqiiemaculata de Liitken et il indiquait d'une manière très précise la disposition des piq. qui est caractéristique dans celte espèce de telle sorte que n'ayant pas eu l'occasion de voir les types de Liitken et supposant que Russe avait j)u voir les originaux de Deli.e Chiaje, j'avais, suivant l'exemple de l'auteur italien, appelé 0. echinata l'Opliiure en question dans mon mémoire de 1895 et dans quelques autres qui le suivirent. J'ai reclifié cette synonytnie dans un mémoire actuellement sous presse à Wasliinglon sur les « Ophiures recueillies par 1' « Albatross » aux îles Philip- pines V. 7i faim: ni: krancf:. — i:(;riiMiiii:i[MEs les 3 ou i art. ; les échant. en alcool sont décolorés, mais le? annulations des bras sont général, conservées. L'O. quinquetnamlata est très commune en Méditerranée mais à partir d"une prof, de 40 m. seulement ; elle est extrêm. répandue dans les fonds vaseux du large où elle doit former par place de véritables tapis d'où elle exclut les autres animaux ; j'ai souvent vu des pécheurs en rapporter dans leurs tilets quelques centaines de kilos. Elle ne parait pns |V)nvi)ir ntteiiidre (\e i^i'andes prof., mais je n'ai pas de précisions à cet éj^ard. 0. fragilis (Aiumxiaakd). Fi--. 48 et 49. — W.ir : Risse, im^t, p. 6: Kofui.i:r, 18'JiJ, p. ];î. Les caractères de cette espèce sont extrêmement variables et il est dil'licile d'en donner une description qui s'applique aux innombrables formes qu'elle affecte ; divers auteurs ont même cru devoir la diviser en un certain nombre d'espèces, 4 ou .5 pour les uns, et jusqu'à 7 ou 8 pour d'autres. J'estime, pour ma part, qu'il ne s'agit que d'une seule et même espèce, très polymorphe, dont les variations tiennent aux localités et aux profondeurs et sont reliées par de nombreux termes de passag-e. On peut grouper ces formes (^'arièes et variantes en 4 variétés principales dont je résumerai plus bas les caractères et que j'appellerai e<:7?//îr//u|j ; les échant. les plus com- muns sur nos côtes et qui répondent à la var. échina ta, ?,oni de petite taille, le disque ne dépassant pas 7 à 8 mm. de diam. et les bras 40 mm. de long. ; dans la var. pentapJn/Uum, le disque peut atteindre 12 à 14 mm. de diam. et les bras ont 70 à 80 mm. de long. ; dans la var. ahildgaardi, le disque est très grand mais les bras sont courts. Ces bras se brisent très facilement soit lorsqu'on saisit l'Ophiure à la main, soit lorsfju'on la plonge dans un liquide conservateur. Les boucliers rad. sont ordin. de grande taille et nus ; le reste de la face dors, est occupé par des piq. ou des bâtonnets spinuleux, ou le plus souvent par les deux formes à la fois. La face dors, des bras est plus ou moins caré- née ; les art. successifs sont plutôt courts. Les pi. brach. dors, sont assez grandes, en forme d'éventail, avec l'ang-le proxim. plus ou moins saillant et formant souvent un bec assez accusé, en arrière duquel se trouve une petite proéminence arrondie, le tout déterminant une carène qui s'étend sur le milieu de la face dors, des bras. Les pi. lat. portent ordin. 7 piq. vitreux, transparents, dont la long-, augmente d'une façon très lente et très prog-res- sive du !'■' venir, qui est très court au y ; ce dernier et le piq. suivant sont les plus longs, puis le 7^ devient plus court. Dans les grands échant.. il y a parfois 8 piq., mais l'allongement reste toujours très progressif du 1"' au 4', lecpiel n'atteint guère que la long, de l'art.; les piq. suivants mesurent à })eu près un arl. et demi sur les petits exempl. et 'l dans les plus grands. Ces |)i(j. sont transparents, aplatis, tronqués à l'extrém. plus ou moins échi- nulés sur les bords suivant les var. Le premier venir, se transforme assez vite en crochet, faint. hv. iiiANcr. KCIIINODEltMF?! 75 Ainsi que je l'ai dit plus haut, les Ophiothiix de nos côtes offrent de très grandes variations ; c'est surtout pour la commodité de la description qu'il est utile de distinguer des variétés, mais ces variétés sont reliées par de nombreux termes de passage et il est souvent difficile d'établir entre elles une ligne de démarcation. Gomme toutes \e^ Ophiothiix littorales de nos eaux sont des 0, fra^iiis, on peut être certain de ne j)as l'aire une erreur de détermination en Unir duiniaiif ce nom : c'est l'affaire des spécialistes de reconnuilre les \ai'. J'en lésumc né;uuut>ins les caraclèrcs principaux. Fj(i. 48. — 0/i/u'ol/n-Kv fraf/i/is var. echtnala ; face dorsale ; a, éfluiiitillon de Clelle légèrement «-rossi ; b et c, échantillons de Cette ; d, de la haie du Lévi-ier; e, de HoscolT ; f, de Quibcron. N'Alv. echinata !)i:i.i.i; CiUA.ir:. Fig. 48. — C'est la loiine la plus ii-pandue sur nos cotes (Athuitiipu' et Médilerrauée'i : elle atteint lareuient de grandes dimen- sions et n'esl |ias très rolmste. l,,i coulenr est \ari('e, pas liés \i\c en <;(''U(M'al. verdâtre, vert rougeàlre, vert hleuàlie. i)lane idugeàtre, hiaiir (ili\àtie. roii- geàtre et même j-oug-e et se niainlienl dans l'alcool. La pointe relev('e ([ue l'orme l'angle dist. des pi. hrach. dors, est souvent marquée par un petit point blanc; les piq. offrent une couleur voisine de celle de la face dors, des bras, mais plus claire et ils sont transparents; ils sont plus ou moins divergents et disposés en éventail ; la long, égale environ une fois et demie la larg. des l)ras. Ceux-ci offrent parfois des annulations plus claires et plus foncées. Dans les formes les plus communes (a, b, C, e), les boucliers rad., assez grands, sont nus; les espaces interrad. sont couverts de bàlonnets courts, terminés par quelques spinules coniques, pointues, assez courtes, entremêlées de piq. plus ou moins allongés et munis de quelques denticules. De cette forme moyenne des modifications 7^1 lAiM. i>i- i-HANci:. — i':(:iiimi|ii:hmi:s peuvent se faire suivant 2 sens opposés : ou bien les bâtonnets se développent aux dépens des piq. qu'ils finissent par exclure complet, de la face dors, du disq. l'f ), ou fiien ceux-ci prennent un très grand développement el acquièrent la pré- pondérance (d). L'on peut trouver dans les mêmes localités, sur nos cotes de Normandie ou de Bretaj^-ne, dans les canaux de Cette, etc., dos indiv. ofTrant un mélange de bâtonnets et de piq. associés à d'autres chez lesquels les bâtonnets existent seuls ; ces bâtonnets peuvent d'ailleurs s'allonger et ressembler beau- coup à de petits piq. Les boucliers rad. peuvent aussi porter de petits bâtonnets, mais cela est rare. Les formes dans lesquelles les picpiants douiinonl sur la face dors, du disque et môme font disparaître les bâtonnets sont rares sur nos cotes ; c'est à elles que le nom d'^>. alopecurus ;\\ah été particul. appliqué. VAR. pentaphyllum Lj^noman. Fig. 49, b, et c. — Cette var. a été décrite autrefois par Foubes sous le nom d'O. rosula. Elle est beaucoup plus robuste que VO. echinata : le diam. du disque atteint 10 et 12 mm. et les bras, forts et allon- gés, ont do 70 à 80 mm. de long. Les boucliers rad. sont nus, plutôt gr^inds et très apparents ; les espaces qu'ils laissent lil)res sont occupés par des bâtonnets accompagnés de piq. Dans les formes les plus robustes, ces bât. sont gros, coni(]ues, courts et terminés au sommet par (piel({ues spinules; ailleurs ils sont plus allongés; les dimensions dos pitp varient égal. Les piq. brach. sont aplatis, fortement denticulés, rapprochés les uns des autres et assez longs : leiu' long, égale 2 fois à 2 fois 1 2 la larg. du bras. La couleur est toujours vive et l)rillante et le rouge domino ordin. : tantôt la face dors, du disque est uniformément rose, tantôt elle est blanchâtre avec des taches rouges plus ou moins nombreuses ; la face dors, des bras est rouge et peut offrir des annulations ; les piq. sont peu ou pas colorés; ailleurs la couleur générale est bleue, tantôt bleu foncé, tantôt bleu grisâtre ou bleu rosé, uniforme ou avec des taches plus claires dos cercles, etc. Les colorations sont assez bien conservées dans l'alcool. Cette forme est très répandue dans le Pas de Calais, à Wimereux, à Boulogne, au Portel, etc., dans des stations tout h fait littorale où elle remplace la var. echinata; c'est elle qui domino sur les côtes d'Angleterre; elle peut descendre à des prof, de 10 à 20 m. sans que ses caractères varient beaucoup. Sur les côtes de Bretagne et dans l'Atlantique, l'O. pentaphyllum existe égal., mais toujours à une certaine prof., tandis que les échant. littoraux appartiennent ii la var. echinata. VAR. liisitanica Ljingman. Fig. 49, d. — Celte var. rappelle les indiv. d'O. echinata, dont la face dors, du disque est couverte de bâtonnets sans piq. Le disque est pentagonal et les rég. interrad. sont proéminentes. Les boucliers rad. sont [ilulôt potits, onliii. nus et tout le reste de la face dors, est couvertde petits bâtonnets arrivant tous exactement à la même haut., ayant la même taille el ierminés chacun par une couronne très régul. do petites spinules pointues et léger, divergentes, dont le nombre est le ])lus souvent do 'o. Les bras ne sont pas très longs et leur long, égale à peu près 4 fois le diam. du disq. ; les ])i(j. brach. sont rapprochés, étalés horizont. et ils sont plutôt cotu-ts ; ils sont épais, lui pou opa(pios, ai)lalis et garnis do denticulés. Cette vai-.' reste littorale. La couleur est uniformément rosée, grise ouvordâtro otn'otTro jamais la variété ou l'élégance qui oxislo dans les 2 var. précédentes ; do plus ollo passe complet, dans l'alcool. VAR. abildgaardi Kcw.m.vn. Fig. 41, a. — Laformo générale est trapue et ramas- sée. Le disque est épais, charnu, plutôt mou et il déborde largement dans les FAINE Ui; FKANCE. UCIIINODEIIMLS 77 KiG. 49. — Ophiol/iri.r fi-cu/ilis ; a, \ ar. abildcjaardi, l'acu' «loisale X •^'•* • b, vai'. pentaphylluvi, l'ace dorsale X -r^ > C, lu luèuie X ^ ' *ï> ^^'^'' lusitanica esi^aces inlerbracliiaux : les bras sont assez larg'cs mais plutôt courts ;lcs boucliers rad. sont ass(v. [ji'orond. ent'oucc'scl plutôt petits. Le disque peut atteindre 20 mm. de dlani. : tantôt il est unil'oiniément eouxi^il ', p. :)7. pL II, lig. l-i: IJi;m„ /^.'/?, p. 117. Le disque est arrondi ou pcnlTgonal, excaxé dans les espaces iiderrad. ; son diani. peut atteindre 10 mm. Les bras soid allongés, assezlorls. et leur long, égale 7 ou S fois le diam. du disque; tout renseinl)le de l'animal est plutôt robuste. La lai'e dors. ollVe. dans sa l'ég. cenlr.. uwq rosette de f> pi. prim. bien apparente : les boucliers rat de ."),."), (d les i)ras oui i.")iiiin. de long, La face dors, 80 lAiMi m; iKANCi:. LCIllNuDIiUMKS du disque, aplatie est couverte de petites j)l.. nombreuses et imbriquées, subégales, et une seule pi. centr. se distingue des autres par ses dimensions plus grandes ; les boucliers rad. sont |)elils et divergents. La face ventr. est couverte sur toute son étendue de pi. très petites, ])lns Unes que sur la face dors. Les boucliers bucc. sont Insangiques, aussi larges que longs, avec un angle dist. tronqué. Les pi. adorales, .'{lois plus longues que larges, sont rélrécies en dedanset élargies en dehors, el elles fournissent une mince lame (pii sépan* le bouclier bucc. de la première pi. brach. laL ; les j)laques orales soûl '2 fois plus hautes que larges. La papille bucc. exl. est allongée, rectangulaire.. '{ fois plus longue que haute, avec le bord libre léger, excavé ; la papille inleriiu'diaire est assez mince et allongée. Les pi. brach. dors, sont très grandes, un ])eu plus larges que longues et triangulaires. Les pi. brach. Acnlr. sont penlagonales a\ec un bord dist. plus ou moins fortement excavé en son milieu, el leur surface est tout à fait plane. Les piq. brach. sont au n. du disfpie, (-(UiNexe. est cdiix erle de pi. relatix . grandes, arrondies, peu iud)ri([uêes, a\t'i', au centre, une pi. un peu plus grande et arrondie; les pi. venli'., i)elites el imbriquées, forment un revêtement continu. Les écailles tentac. au nombre tle 2, stuit presque ég'. La couleur à l'état viv. est d'un gris unif., plus ou moins foncé. L"^. squamata est extrêm. commune sur toutes nos côtes où elle vit parmi les Algues, sous les pierres, contre les jetées des ports, etc.; elle est surtout litto- lale mais peut descendre ;i \'M ui. el |ilus. tresl une espèce presque cosmopolite,. faim; in; i kancic K(:iiinoul;kmi;s S3 Ci. PARAMPHIURA K.u m i ;i«. Voir : KuLiii.icn, 1895, [>. 17, pi. 1\, lig. 22 el 2;{. Aiuphiiuidôe dont le disque est couvert sur ses faces de petites pi. imbriquées sans indicjttion de pi. prim., les boucliers rad. sont allongés et très étroits. La papille inicc. ext. prend un développement considérable ; elle dépasse beaucoup la taille des pi. orales; de plus elle est presque accolée à sa congénère sur la ligne interrad. niéd. Deux écailles lentac. Les piq. bracli., en nombre sup. à 3 et subégaux, restent appliqués sur les cotés des bras. p. puiictata (^FoRBES). Fig. 54. — L e disque est penlagonal, assez fortement excavé dans les espaces interrad. ; son diani. est de 3 nini. seulement et les bras ont l.'i mm. de long. Les boucliers rad., très lins, se terminent en dedans par une pointe très aiguë : ils restent parallèles l'un à l'autre et séparés sur toute leur long. Les piq. brach. sont au nond^re de 5, subégaux, et leur long, égale à peu près celle de l'art.; leur extréni. arrondie est un peu rugueuse. La P. punctata n'est connue jusqu à présent que par 2 exempl. : lun est le type de Forbes et il avait été trouvé dans l'estomac d'une Morue, l'autre est celui que j'ai décrit en f^^^, ^i^, ^ Pavamphiura punctata , 189o; il m'avait été donné par Giard qui a. face dorsale; b, face ven- l'avait dragué dans le Pas-de-Calais (sans traie, X '2. autre indication). G. OPHIACTIS LïiTKEN. Amphiuridée ne possédant qu'une papille bucc. termin. impaire, et 1 ou 2 papilles lat. Les esp. sont en général d'assez petite taille avec des bras de moyenne long., munis de piq. un peu forts ; les pi. du disque sont armées de piq. qui restent parfois localisés sur les bords de celui-ci. 0. balli iW'yville Thomsom. Fig. 55. — ^'oir : Kcsuler. l^iOô, p. 77. pi. III, fig. 23 et -Ji. Le diam. du disque ne dépasse guère 4,5 mm. et les bras ont environ "20 mm. de long. ; la face dors, du disque est couverte de petite? pi. imbriquées, à peu près égales, sauf une pi. centr. plus grande ; les boucdiers rad. sont petits el divergents. Les piq. se montrent vers la périphérie du dii^que et ils se continuent sur la face venir, Les biiucliers bucc. sont un 84 KAlNK DE FRANCE. EGIIINODERMES peu trilobés, à peu près aussi larges que long, il n'existe qu'une papille bucc. lai. Les piq. brach., nu nombre de i à .5. sont un peu plus grands cpie larl., spinuleux à l'ex- li'riii. Licaille tenlac. unique, est grande et ovalaire. La couleur à l'état vivant e-l (11111 bniii cJaii'. un peu l'ougeàlre : les \)v:[> iillVciil parfois des annulations |>lii- toneées. La coloration est en |)ailie conservée dans l'alconl. \.<>. hnlli II t'sl ciicoi'c couiiiic c|ii(' il.in> I Alhiiili([uc et elle se hoiixc mii- iKil ic |il,ilc,iii coutinentnl. toujouis ii Mlle ccilaiiic prof. ; on pciil lii (lr;ii>'U(M' il piiilir (le (iO III. et elle (Icsccild jils- (lu'iiii dclii de '.MMI 111. VcTS \v \., elle ii'iiKiiilc jiis(|u ;ui\ ilcs l";iro("' cl ;in\ coU's (le Norvège, mais (die n csl pas connue vn ilessous du 4')" latit. X. *0. virens(SARS). Fig. 56. — ^■^ir : SiMKoTu, _/^'7o' el /n77, p. Wi (d ilU; K(.i:hli:r. Li:n'i, p. 185., ])l. \. Fk.. 55. — Oplutit'li.f balli : a, Icicc dorsale, X^ -b. tace ventrale, X 12. lig. i el :>. Cette espèce, toujimis 1res [)rlile, se distingue immédiatement par le nombre de ses bi'as (pii esl conslauiiiu'iil de (î ii l'étal adulte. Le diam. du disque ne dépasse guère 3,5 mm.; les bras ont \b à 18 mui. de long. Le disque esl arrondi, un peu proéminent dans les espaces interrad. ; sa l'ace dors, convexe esl couverte de jieliles pi. irrégnl. arrondies, peu ou pas imbriquées, inégales, sans la moindre indication depl.prim.el rlevenanl plus petites vers la péripliérie où quelques-unes sont armées d'un j)elit piq. conique el très court ; les boucliers rad., très petits, sont jilus ou moins enfoncés et triangulaires, ikmi di\ crgenl-. I.a face venir, est en générai incomplet, i-ccomcilc de pi., siirloid dans les iiidix. aduliez on la \\"ji. proxim. du dis(j. i-esLe nue: vers la péiM]diérie deccdni-ci. il existe (pielques petits pi(|. courts, coniques, idcuticpies à ceux de la face dors. La papille lermin. impaire qui se trouve en dessous de la pile dent, est '1 fois plus longue que large. Les pi. bracb. dors., très larges, couvrent presque toute la face dors, des bras; les pi. venir, sont pentagonales, léger, plus larges que longues. Les piq, brach., au nombre de 4, sont petits, cylindriques, arrondis à 1 l'xtréin.. le prcinicr \ciiLr. cd le dcrnu'r dors, si'ut un peu plus courts cpu- KAiNi: i>i; iitANci:, — i:(:iiinoi)i:iïmi.s 85 les 2 moyens dont la lonj,'-. éj^ale celle de l'arl. ('ne seule écaille len(ac,, grande et ovalaire. A l'cMal vivant, la face dors, du disque (illVe une coloration d'iMi ^l'is jaunâtre (ui verdàtre avec des taches plus foncées ; les bras sont plus on moins nettement an- nelés ; la face venir, est très claire. Ces colorations sont eu |)artie consei'vées dans l'alcool. L'O. virens est très remarquahlc |)ar les pliénoiuèiies de repro- duction a s e X 11 e il e qu'elle présente : son disque peut si' parta- ger en deux moitiés à peu près é^j-ales, ])or- tant chacune trois bras et qui régénèrent res- pecliveiiiciil les trois autres l)ras ainsi (pie l'autre moilI('' du discpie ; il existe des dispositions ana- tonnques spéciales, eu rajjport avec ces phénomènes de di\ision, (|u'(mi trouvera rc'suuiées dans le travail de Cuénot, 1891 , p. 258. ho. virens n'a encore été signalée jus({u'ici ^^^^ ventrale, X, ^ '■> C, face dorsale do l'animal entier légèrement grossie. 0. brachiatus Moma(H' \Ophiocntda br. auct.]. Fig. 57. — Voir : Bell, 1892, p. llt>. pi. XIII, liy. 3-5 [Ophiocnido]. Le diani. du disque atteint 8 à 10 niiii. ; les bras sont extrêm. longs et le dépassent 15 à 20 l'ois ce diani, ; ils sont aplatis et assez minces. La face dors, du disque oiîre une rosette de 6 pi. prim. un peu plus grandes que les voisines qui sont nombreuses et un peu imbriquées : vers la périphérie, elles deviennent plus petites en même temps qu'elles s'épaississent, se redressent et acquièrent un petit piq. court, conique et pointu ; les boucliers rad. sont assez grands et peu divergents. La face ventr. est couverte de pi. épaisses, dressées, et portant aussi chacune un petit piquant. Les boucliers bucc. sont presque losangiques ; les pi. adorales sont rétrécies, mais contiguës en dedans. La papille bucc. ext. est très grande et squamiforme. Les pi. brach. dors, sont grandes ; les venir., quadrangulaires, offrent à leur surf. 3 saillies longit., une méd. et deux lai., séparées par 2 sillons ou cannelures qui s'étendent jusqu'à une certaine distance du disque. Les piq. brach. sont au nombre de 7 à 9, parfois même de 10, un peu plus petits que l'art., aplatis, avec l'extrém. arrondie. Les pores lenlac. offrent sur les premiers art. 2 écailles ; au delà du disque, l'écaillé int. disparaît et l'ext. persiste seule en se réduisant progressivemenL puis elle ne larde pas à disparaître à son lour et les pores restent nus. La couleur à l'élal vivant oi d'un gris rougeâtre ou jaunâtre assez terne et uniforme qui passe coniijlrt. dans l'alcool. Sur nos côtes de l'Atlunlique, VO, brachiatus vit dans les sables vaseux à 10 ou lAlNi: UL- KHANCK. — licillNOUliUMl-S 87 20 cm. (le prof. ; ses bras clémesiiréiiienl long-s, sont très souples et peu cassants; à Ai'cachon, où elle est assez couiniune, elli' se trouve associée à des Soleil, à la Leptoxynapta digitala, etc. ; elle a été assez rarement sifi^nalce, mais doit être fréquente sur nos plages de sable. Elle remonte sur les cotes des Iles Britanni- ques, mais ne dépasse pas le 56° latit. N. En Méditerranée, VO. brarhiatus a été rencontrée à Marseille et à Naples, dans les sal)les \aseux, h f. toujours faibles et ne dépassant pas 30 m. On reconnaît facilement cette espèce à ses bras extrèm. longs et à son disque armé de piq. S. Cl. CHILOPHIURIDES F. OPHIODERMATIDjE Ljungman. Le disque est muni sur les 2 faces de granules arrondis et serrés, recouvrant ou non les l)oucliers rad. et les pi. adorales ainsi ([ue portés par des pi. extrèm. minces et imbriquées. Il existe des dents et de nondsreuses papilles bucc. mais pas de papilles dent. ; les bras, cylindriques et flexibles, portent de nombreux piq. courts, ordin. appliqués contre les pi. lat. G. OPHIODERMA Muller et Troschel. Les dents sont coniques et pointues. Les piq. bracli., atteignent le chiffre de 10 ou 12; ils sont très courts, aplatis, plus petits que l'art., très étroits, appliqués et formant une série ininterrompue. Les écailles tentac. sont au nombre de 2, l'ext. recouvrant la base du premier picp brach. La face dors, du tlisque offre, à la base des bras, une incisure profonde, dans la(]uelle sont remues les premières pi. brach. dors. La fente génit. au lieu d'être unique le long de chaque l)ras, est dédoul)lée : il existe une fente proxim. vers le bouclier bucc. et une autre dist. vers le bord du disque. Les iadiv. atteignent général, une grande taille. 0. longicauda LmcK. Fig-. 58. — Voir : Mûller et Troschel, i8'i2, p. 86, pi. IX, fig. 1 ; Kœiiler, l'Jlfi, p. 173, |)1. \\\ {"x'^. 1-7. Le diam. du disque atteint 25 nini., et les bras oui 100 à 150 mm. de long. ; leur larg., à la base, varie entre i et 4,5 mm. ; tout l'ensemble de l'animal est robuste et ses mouvements sont très vifs. Les 2 faces du disque sont couvertes de granules très fins, sphériques et serrés, qui, sur certains exempL, recouvrent les boucliers rad.. et sur 88 lAL'Nr; m riiAMM;. — i:L:iii.Miiii:it\il:s (raulres les laissent à nu ; ces j^ranules recouvrent égal, les pièces bucc. Les pi. brach. dors, sont très grandes, rectangulaires et ordin. morcelées en 2 fragments par un sillon méd,, auquel s'ajoute parfois 1 ou '2 autres sillons lat. ; mais elles peuvent égal, res- ter entières et l'on observe beaucoup de variations à cet égard : le plus sou- vent il y a alter- nance entre une série de pi. morce- lées en '2, 3 ou 4 fragments, et une série de pi. entières. Les piq. brach. dépassent un peu la inoilié de larl., et le pre- mier ])i([. \eiilr. est un peu plus longqueles autres, q'ui st)iil tous égaux. A l'état vivant, la coloration est très foncée, d'un brun noirâtre sur la face dors. ; la face ventr. est beau- I- KO /i t • ; / • ; f 11 coup lîlus clairc, l' Ki. 00. — Opnioderma lonqicauda ; a, lace dorsale . légèrement réduite ; b, face ventrale légèreiiu'nt grise ou jaune grossie ; c, face dorsale à lorigiiu' d'un bras, X 2. grisâtre. Tantôt la coloration est uni- forme, tantôt il existe qucl([ues petites taches claire sur le disque ; les bras peuvent aussi oil'rir d'assez grandes taches grises allongées transvers, et très inégal, distribuées. La coloration se conserve dans l'alcool. L'O. longicauda est surtout répandue en Méditerranée où elle est très fréquente sur tout notre littoral ; on la trouve sur les rochers Ijattus par la mer, au milieu des Algues, dans les fentes des pierres, contre les jetées des ports, où on la voit s'agiter ii une faible prof., mms 0,'>0 cm., et ou pcnit la ca])lurer facilement à l'aide d'un hameçon muni d'une amorce^ animale ; elle ])eut d'ailleurs descendre jusqu'à 10 ou i'\ m. Elle existe (''^al. sui' nos côtes d'Algérie, dans l'Adriaticpie. etc. Dans l'Atlantique, elle descend le long des côtes (bt^spagne, du Portugal et lAiNT Di- inwcr:. i:(:iiiMii>i uMi MO d'Afrique jusqu'à l'Kquateur. ot oilo ost très commune aux Aeoros et à Madère sur nos côtes occidentales, elle ne paraît pas dépasser La Hochelle vers le N, G. OPHIOCONIS LiirKKN. Les granules recouvrent les boucliers rad. et toutes les pi. hucc. Les dents sont aplaties et très minces, en l'orme de lamelles translucides avec cpielques denticula- . lions sur les bords. Les papilles ])ucc. lat. sont nombreuses, la |)lus ext.est la plus petite. Les pi([. bracli. sont courts, aplatis, hvalins, plus ou moins dressés ; les pi. brach. ventr. sont très allonr-ées. La taille reste jjetile. 0. forbesi (Hei.ler'. Fig-. 59. — Voir : Hr.r.M-K, 1863, j). i'2'2. pi. II, lig. 5-2 [Pectinura /".]. Le diani. du dis(jiie est de ,') à 7 miii.. les hras'u'oiil i^iière plus de 1") à 18uini. de long-. et égalent à peu près .'î ou .3 fois 1 !'2 le diani. du disque. Celui-ci est unironné- nieut couvert de granules qui, sur les j)l. ado- rales et orales deviennent un peu plus gros- siers surtout au voisinage de la l)ile dentaire. Les pi. braeli. dors. sont grandes et translucides, plus longues que larges ; les pi. brach. ven- ir, sont aussi plus longues qiu- larges. Les piq. brach. sont au nombre de 7; les premiers piq. venir, et les derniers dors, égalent l'art, et les moyens sont un peu plus courts. Les pi. brach. présentent des stries transv. très fuies et parallèles. L"écaille lenlac. est très grande, ovalaire ou lancéolée, beaucoup plus longue que large; et il en existe 2 sur les premiers art. brach. La couleur à l'étal \i\anl est jaune brunâtre avec des marbrures plus foncées ; les indiw eu alcool sont blancs. Cette espèce a été considérée pendant longtemps comme spéciale à la Méditer- Fi 59. Ophioconix forbesi ; a, l'ace dorsale, X '•' - b, face ventrale, X ^^- 90 lAiNF. m; I HANci;. — i;(Jiii.Miin;itMiiS ranée ; on la trouve au large de nos côtes de Provence, dans les graviers et les sables des <* fonds durs » de la (( broundo », au milieu des Algues calcaires, vers 40 à 50 m. de prof., associée à VOphiuva albidn qui est toujours plus grande qu'elle : elle n'est pas commune. On l'a signalée à Messine, à Lissa et à Corfou, entre 20 et 60 m. Elle a été rencontrée aussi dans les parages des Açores, entre 90 et 208 m. F. OPHIOLEPIDIDiE Ljungman. Le disque est couvert de pi. général, grandes, inégales et é[)aisses. Il n'y a pas de papilles dent., mais seulement des papilles bucc. ; les dents forment une rangée vertic. Les bras sont relativ. forts, rigides et résistants, larges à la base et allant en se rétrécissant rapidement. Les piq. bracli, sont petits, peu iniporlaiils. général, peu nombreux et souvent papilliformes. G. OPHIURA Lamarck. Les pi. dors, du disque, fortes, sont unies solidement entre elles, de manière à former une sorte de carapace résistante. Les pores tentac. des premiers art. brach. sont général, très grands, ovalaires et garnis sur les 2 bords de plusieurs écailles. La face dors, du disque est échancréc à la base des bras et les incisures sont limitées de chaque côté par une rangée de papilles serrées, formant une sorte de peigne, le peigne radial ; ces papilles se continuent sur la face ventr. le long du bord ext. des fentes génit. ; les boucliers rad. restent à une certaine dis- tance du bord du disque. 0. lacertosa (Pennant) [O. texturata Lamarck, O. ciliaris L.]. Fig. 60. — Voir: Lûtken, iSôS, p. 36, pi. 1, fig. 1 [O. texturata]. L'espèce peut atteindre une très grande taille ; il n'est pas rare de rencon- trer des indiv. donl le disque a 35 mm. de diam. ; habit, ce diam. oscille autour de '2,5 mm., les bras sont environ 4 fois plus longs. Ce disque est épais et arrondi ; sa surf. dors, est convexe et la face ventr. plane. Les bras sont lai'g'es à leur base qui mesure 5 mm. ; leur face dors, se relève en une carène arrondie : la larg. diminue rapidement jusqu'à l'oxlrém. qui est très amincie et pointue. Ces bras sont tout à fait rigides et ils semblent ne pouvoir elfec- tuer que des mouvements peu étendus ; tout l'ensemble de ranimai est très robuste. La face dors, du disque est couverte do pi. 1res inégales, général, assez petites, parmi lesquelles on remarque une c.-dors. arrondie, et, séparées d'elle par 1 ou 'i rangs de |)1., .') pi. i-ad. priin. Les pa|)illes rad. sont d'abord extrèm. fines et allongées, puis elles s'élargissent progressiv., en même temps qu'elles se raccourcissent pour passer sur la face venir. ; on peut compter une trentaine de papilles sur la face dors. J.,es incisures rad. sont grandes et profondes et elles reçoivent les 5 premières pi. brach. doi^s. Celles-ci portent FAINE DE FKANCH. — KCHIXODEHMES 91 sur leur bord ext. chacune quelques papilles extrêm. petites, beaucoup plus petites que celles du peigne principal, en dessous duquel elles loruient une sorte de petit peigne accessoire. Les boucliers bucc. sont très grands, lan- céolés, plus longs que larges, leur long, dépassant beaucoup l'espace qui les sépare du bord du disque. Les premières pi. brach. ventr. sont séparées les unes des autres par une petite dépression élargie transvers, ; ces dépres- sions sont très mai'quées sur les art. situés eu dedans du disq.; les i ou .") suivantes s'atténuent progress,, j)uis elles disj)araisseni linnlenienl , Les piq. V\(.. 60. — Ophiiira larerlosa ; a, lace dorsale légèrement r(''■'• brach., au nombre de 3, sont très réduits. Les premiers pores lentac. sont très g-rands et limités par i ou ô écailles de chaque coté, puis ce nombre diminue, tombe à *2 ou 3, puis linalement il ne reste qu'une seule écaille dans la partie termin. des bras. La couleur à l'état \ivant est orangée ou rougeàlre sur la l'ace dors., plus pâle sur la face ventr. ; elle disparaît complet, dans l'alcool. L'O. lacertosa est répandue sur toutes nos côtes et vil surtout dans les fonds vaseux et sableux. Dans l'Atlantique, on peut la trouver à mer basse sur certaine plages sableuses (Arcachon), niais elle vil surtout à partir de (iuel([ues m. de 92 iaim; mi: rit.wci: i:(:iiiM>i)i;itMr.s prof, et peut descendre jusqu'à 200 ni. ; elle s'étend jusqu'aux côtes de Norvèg-e. En Méditerranée, VO. larertosa osl 1res commune, principal, dans les fonds vaseux à partir dune di/aine de m. ; elle est très répantlue sur le pourtour de la « broundo » et au delà dans tous les sables vaseux ou la vase du large où elle descend jusqu'à .300 jn. 0. albida Formis. Fi-. 61. — N'oir: I.utkfn, 1858, p. :M). pi. I, %. 2. UO. albida est très voisine de YO. lacertosa, mais elle est toujours plus petite; le diam. du disque ne dépasse g'uère 1(1 à \'l mm. et la long, (les bras atteint environ i fois ce diam. ; elle est assez robuste, ses bras sont rigides et le revête- ment du disque est très solide. La face dors, du disque est couverte de pi. inégales, assez grandes, (ilTrant une rosette prim. de 6 grandes pi. arron- dies et contiguës. Les incisures rad. sont moins |)rof. que chez X O. lacer- tosa, et ne contiennent cpie les ,S premières pi. brach. dors. Les papilles rad. sont basses, assez épaisses et subégales: on n'en aperçoit que L'i à 18 environ quand on re- garde rOphiure par en haul. Il existe aussi un j)etit peigne rad. supplémentaire. Les boucliers bucc. ne sont pas très grands, plus longs que larges et pentagonaux avec les côtés droits; leur long, est égale ou inf. à l'espace qui les sépare du bord du disque. Il n'y a pas la moindre trace de dépressions entre les premières pi. brach. venir. Les piq. brach. au nombre de 3, sont petits. A I état \i\anl, la face dors, du disque et des bras est jaune orangé avec des marbrures i)lanches ; la face \enlr. est pins claire ; la coloration dispa- lait complet, dans l'alcool. '[.'O. albida se rencontre dans les mêmes localités que VO. lace7'losa, mais elle Il ;t|i|);ii-:iîl (pi'ii des pi-of. un peu plus grandes et dans l'Atlantique on ne la l'id. 61. — Ophiuva albida ; a, face dorsale, X 2 ; b, face ventrale, X '*'• VAUNi: DF, in.WCE. — ÉCHINODERMES Uli trouve pas à mer basse. En Méditerranée, elle se montre à partir d'uiic dizaine de m. Elle parait descendre à des prof, plus grandes que ÏO. lacertosa (833 m. dans le canal des iles Faroëi. L"0. albida se disliuijue Irés racilciiicnl de VO. lacertosa par sa IîmIIc plus |i(dile, par les pi. dors. i\y\ dis([ue rclaliv. |)lus grandes, par l'absence de ([('pressions entre les premières |)1. bracii. veuli., par les papilles rad. plus eourles et moins noudjreuses, par les boucliers bucc. plus courts, elc. F. OPHIOCOMID^ Ljunuman. l,e dis([ue est ordiii. (•(iiucil de ;.;i'amd('s u\\ |i;ul'()is reste nii ; les IkmicI. rad sont visibles. Il existe des ])apilles dent, ([id l'onnenl un pa(piel xcilie. en dessous (le la pile dent, l.cs bi'as sont assez longs; les pi(|. bracii. sont l)ien (lé\(doppés et dressés ; i ou 2 écailles tentac. Cette famille comj)r(!nd deux sous-familles : les Oph/OCOmin.i: et les Oi'HIOPSILID.e, renfermant chacune un g. vivant sur nos ecjtes. G. OPHIOCOMINA K.« IILEH. Voir : Koi.in.iiii, 1921 b; pi. L.\X\', iig-. 1-G (sous presse). Ophiocominée chez hupielle les ])iq. brach. sont creux comme dans le genre Opfuacaiilha. Le dis(iue est couvert de granules sur les 2 faces. Les boucliers bucc. sont élargis transvers. ; les pi. adorales, très allongées, sont contigues sur la ligne interrad. méd., elles sélarg-issent en dehors et séparent jjIus ou moins lar- gement le bouclier bucc. de la premièi-e [>l. i)racli. lat. Les pi. orales sont hautes ; les papilles bucc. et dent, sont disposées comme dans le g. Ophiocoma, c. à d. que les papilles bucc. sont assez nombreuses et les pap. dent, forment un paquet assez serré. 2 écailles tentac. Ce g. est représenté par une seule espèce qui vit dans l'Atlantique boréal, et peut pénétrer en M('diterranée. J'ai discuté les caractères du g. Ophiocomina et les raisons pour Icscjnelles j'ai cru devoir le séparei- du g. Ophiocoma, dans le travail signalé ci-dessus, au({uel je renvoie le lecteur. 0. nigra (0. l'\ Mûu-kk). Fig. 62. — Le disque est arrondi et assez épais; son diani. varie ordin. entre \'l el 15 nmi., mais il peut arriver jusqu'à *23 mm.; la long, des hrasalleinl .") ou C) l'ois ceehill're. La l'ace dors, est unii'ormément couverte de granules arrondis et serrés, qui cachent complet, les pi. sous- jacentes et les boucliers rad. ; le disque forme, sur sa face dcu's., à la base des bras, une légère incisure dans laquelle sont reçues les 2 premières pi. brach. dors, plus petites que les suivantes ; la face ventr. esl aussi cou- verte de granules. Les piq. brach., au nombre de 6, sont cylindriques, assez minces, avec l'extrém. arrondie et finement denticulée sur toute leur long, 94 FAUNE DK FRAN'Cli. liCHINODERMES La face dora, du disque est très foncée, d'un brun noirâtre, les bras sont plus clairs et bruns, la face ventr. est plus claire également. Cette coloration se conserve danslalcool. 11 existe aussi, dans les mers du N., certains indiv. dont la couleur est orangée ou même rose, cl (|ui se décolorent dans l'alcool. ^ M "^^ ^^M^MM^^^^^^^^ ^^^^^^^^^W^^^ ' ' '' '^IÇi^^é:^^' t'h, i^hS** j'i ^ y .U#^^^/ FiG. 62. — Ophiocomina nigra ; a, face dorsale, X - • ^'^'^''^ ventrale, b, X '^• L'O. nigva vit surtout dans l'Atlantique ; elle est assez répandue sur nos côtes, surtout à RoscofT et à Concarneau, dans des sables graveleux et des fonds rocailleux, entre 6 et 30 m. de prof., mais on ne la trouve pas à mer basse. Elle remonte nssez liaut dans les mers du N., sur les côtes des Iles Britanni(iues et de Norvège, où on peut la trouver à mer basse d.ius la zone des Laminaires : d'autre part, elle descend jusquà ItiU m. Comme elle a été rencontrée aux Açores, il est très vraisemblable quelle se trouvera sur nos côtes du S. W. Enfin il est certain que \'0. nigra existe en Méditerranée ; jen possède un échant. provenant de Sicile, G. OPHIOPSILA FoHHKs. Le disque csl comiMt, sur srs "J faces, de pi. exlréni. minces et petites, diffi- ciles à apercevoir : K^s boucliers rad. sont très allongés et étroits. 11 existe à la fois des papilles hucc. et des papilles dent. Les piq. bracli. sont courts, assez nombreux el dressés. Le caractère essentiel du g. est olfert par les écailles tentac. dont Tint, se prolonge en forme d'un long piq., aplati et lancéolé, qui se dirige obliqu. sous la pi. brach. ventr. correspondante et se croise avec son congénère, tandis qui' l'écaillé ext. reste petite et courte. FAUNE DE FRANCE. HCHINODERMES 05 Fil.. 63. — Ophiopsila araiiea ; a, face dorsale, X - • b' ^^'^^ ventrale et c, vue latérale d'un bras, y^l ; d, face ventrale d'un bras, X '• 0. aranea Forbes. Fig. 63. \'oir : Forbes iS'iS, p. 149, pi. XIV, fig. 1-7; IIeller, 1803, p. 415, pi. II, fig. 17-20: Kœhler, iOi!i, p. 205, pi. VIII, fîg. 5 et 9. Le disque est petit, arrondi et son diam. ne dépasse pas 6 à 7 mm. ; les bras sont très éti'oits, délicats, leur long, varie entre 40 et 45 mm. ; chez l'animal vivant, ces bras se meuvent avec agilité en se contournant et ils se brisent facilement. Tout l'ensemble de l'Ophiure est délicat. La face dors, du disque est couverte d'un tég. mou et qui paraît dépourvu de plaques, mais un examen attentif sur des échant. desséchés permet de découvrir de très petites pi. imbriquées et arrondies, qui laissent à nu les boucliers rad. ; ceux-ci sont étroits, très allongés, largement séparés l'un de l'autre. Les piq. brach., au nombre de 6, sont aplatis, arrondis à l'extrém., subégaux, le premier venir, un peu plus grand que les autres, et le dei'nier dors, un peu plus petit. L'écaillé tentac. int., allongée, est fusiforme et assez large; l'écaillé ext. est petite et pointue. La coul. à l'état vivant est d'un brun rougeâtre, avec, sur la face dors, du disque, des taches blanches irrég. qu'on peut retrouver sur les bras; la face vcntr. est plus claire et jaunâtre; ces colorations se conservent plus ou moins dans l'alcool. 96 IALN1-; Di: I ranci; liCHlNODERMKS L'O. aranen est très répandue en Méditerranée où elle vit général, entre 30 et 50 lu. de prof, dans les graviers et surtout parmi les algues calcaires ; elle a été signalée sur nos côtes de Provence et sur les côtes d'Algérie, à Naples, dans rAdriati([ue. flans la mer Egée, etc. Elle existe aussi dans la Manche et Phuvot rindi({ue à Roscolî dans les graviers lill(ir;iii\ et le s;d»lc cnliiM- iin. Enfin, on Ta trouxée aux Ac/ores (90-I8S m.). *0. aniiulosa (Saksi. Fig. 64. — \'oir : Sars, IKH, p. '9, [j1. 1. Hj;. -1-1 J)phianopliis\\ Koeiilkk, L'JL'i, p. :20:), pi. VIII, fig. 6 et 12. Celte espèce se distingue (le la précédente par sa grande taille et sa structure très robuste : le diam. du (lisfpie atteint facil. 10 à 1 "2 niiii., et la longueur des jjras atteint au moins douze lois ce cliilIVe : ces bras sont arrondis, aplatis sur la lace ventr. et assez gros. I.c (li-(|iic porte >ui" ses 2 laces de> écailles très iines et très minces, un peu plus (lc\ el()])pées au voisinage des jjoucliers rad. qui sont très longs et très étroits. Les piq. brach. sont au Vu,. 64. — Ophiopsila (innulosa ; a, l'ace vt'nirale nombre de 12 environ et d'un bras et b, vue latérale d'un bras, X *'• leur long, diminue depuis le ])remier venir., qui est beaucoup plus grand que Tari., jusqu'au dernier dors, qui égale l'art. : les piq. ventr. sont à peu près cylindr.. mais les autres sont aplatis et élargis en l'orme de spatule; tous ces piq. sont très serrés et dressés perpendicul. au bras. Lécaille lentac. inl. est très allongée, lancéolée et pointue ; l'exl. est petite, étroite, avec la pointe émoussée. La couleur à l'état vivant est d'un brun foncé ou manon ; le pourtour des boucliers rad. est plus clair ; la face dors, du disque est souvent tachetée de petits cercles blaiio on très claiis entourant une partie centr. plus foncée ; la face dors, des bras est brune a\ec des annulali(uis plus claires; la face ventr. est blanche ou d'un blanc jaunâtre. Ces colorations sont conservées dans l'alcool. L'O. annulosa a surtout été signalée en Méditerranée, à Naples, vers 80 à 100 m. de prof. ; elle a également été rencontrée sur la côte occidentale d'Irlande, ainsi qu'il Plymoutli entre !U> et "lOm. On voit donc (pie l''^. nnmilosa peut passer de la Médileri'aiiée dans la Manche, el il est 1res \ raiseinlilable ipToii Im faim: 1)|; vuanci;. — i;i:iiin(i1ii:h.mi;s trouvera un jour sur nos côtes, soit en Médi.lcrranée, soit dans lAtlantique. L'O. annulom se distingue très facilement de \'0. aranea par sa taille plus grande, par sa structure beaucoup plus roliusie. et par Je nombre de piq, brach. Cl. ECHINIDES ^OURSINS; Le test des Échinides e^l plus ou moins globuleux, pai'l'ois aplati, mais à contour essentiellement arrondi ; il est couvert de piq. enli'emélés de pédic, et parmi lesquels on peut reconnaître les tubes andiul. disposés en 5 rangées méridiennes doubles. Si Ion envisage le corps d'un Kchinide tel que le Paracentiotus lis^idus, l'Oursin comestible de nos côtes, qui appartient aux Échinides les plus simples ou Riîguliers, on remarquera que ces tubes s'é- tendent depuis le péristome jusqu'au voisinage du périprocte. Le péristome est recouvert d'une membrane molle et assez grande ; il olFre en son milieu la bouche reconnaissable à ses .3 dents proéminentes; lanus est entouré de très petites plaques couvrant une aire de dimensions restreintes. \e périprocte. L'animal marche sur sa lace orale ou \ entr. I>e squel. lig. 3 et 4 i est constitué piir de nombreuses pi. soudées qui eoniprennenl d abord, :iii |)(')le opposé à la bouche. "J cercles de chacun .") pi. et entourant le péripr. (api ; 5 de ces pL, plus grandes, sont interrad. bi et chacune porte un orif. génit., ce sont \e$ pi. génitales g. O! ; les .") autres, sont plus petites et dites ocellaires (r), elles oiFrent un (nil". plus petit, (^espl. entourant le péripr. qui s'est substitué à la pi. c.-dors. représentent le squel. prim. de l'I'^chinide : elles forment ensemble l'appareil apical. Chaque pi. prim. est le point de départ de '2 rangées de pi. tig. 4), ou mieux d'une rangée double disposée suivant un des méridien- du corps et se continuanl jusqu'au périst. : les ,") rangées diud)lesqui l'ont -uile ;iu\ pi. ocellaires sont dites radiales (ai ou a/ubula- craires et les .") autres interradiales ou interambulacraires [\] ; le tout forme la couronne, dont la partie la plus élargie est Vanibitus. Les pi. ambul. sont percées de pores disposés par paires d , par lesquels passent les canalicules aquit'ères souvrant dans les tubes ambul. Chez les jeunes Oursins, chaque pi. ambul. porte une seule paire de pores et par suite un seul tube ambul. Chez les CidaridiVj cette structure simple est conservée, 98 lAL.NK DE yRANCE. tCHINODERMES mais chez les autres Échinides, les j)l. simples se réunissent en pi. plus grandes dites conipusées, dont chacune ullVe plusieurs paires de po res. Les '1 pores tie chaque paire se trouvent dans une petite dépression appelée péri- pode et pari'ois ils sont réunis par un sillon, on dit alors qu'ils sont conjugues. Parfois les pores sont simples. Les pi. interaud)ul. sont plu> t;rantles et plus larges que les and^uL, et elles ne sont jamais composées ; en principe, elles ne portent pas de pores. Toutes les pi. sont niiuiics de tubercules servant à l'articulation des pi(|. on des pédic, cl (pi'on a))pelle, suivant leur taille, piiinaires, .seconcinires, ou niilidircs. Les pi. ainl)ul. de la première paire quittent la rangée à laquelle elles ap|)arliLMnu'nt cl passent sur la mendjrane bucc. formant ô paires de pi. buccales. Les pi. interandjul. qui limitent le périsl. pré^enlent. saut ciie/ les Cicld- n'ihr, une encoche, YenUiille pcrislonicnne , par où passe une bran due externe, petit diverticulum ramifié de la cavité générale. Les pi. andnd. et interambuL, au nombre de '20 qui limitent le |)ourtour du périsl. se retroussent en dedans du test pour former une bortiure saillante, la rÉ'//i////'e pèrignalhique (lig. 65); de plus. 10 de ces pL, tantôt les ambuL, tantôt les interandjul. se soulèvent chacune en une apophyse saillante, Y U*J La lanterne comprend encore d'autres pièces et elle cousliUie un appareil complexe qui fournit des caractères très impoilauls. surtout pour rétablis- sement des familles; elle uexislc d'ailleurs pas chez, tous les Kchinides, et ceux qui en sont pourvus sont dils (iiuilhoslonies. Les piq. s'articulent à l'aide de muscles sur un luhcrc. du lest dont les dimensions dépendent de celles (K's pi([.. lesquelles soûl très variables. Les tuberc. sont lisses ou crénelés^ per(\)i es ou non, el les plusgros sont souvent entourés d'une dépression arrondie, le cercle scrobiculaiie. T-es piq. prim. des Cidaiidœ, appelés radiales, sont très grands : dans le g'. Dorucidoris, ce sont des baguettes cylindriques atteignant 10 cm. de long, sur 3,5 à i mm. de larg. ; dans le g. Centroslephaiius, ils sont aussi très longs, mais extrèm. minces et creux; ailleurs ces piq. sont cylindriques avec l'extrém. plus ou moins obtuse, ou en forme d'un cône très allongé et très pointu, ou encore ils se montrent aplatis en spatule, etc. Les pédic. offrent une structure très variée ; sauf de très rares exceptions, ils possèdent 3 valves : celles-ci olïrentune partie basilaire, ordin. courte et élargie (fig. 67 b), terminée infér. par des saillies servant à l'articulation avec les autres valves (1), et un limbe général, allongé et élargi en forme de cuilleron (bl i. On en distingue ô sortes : les pédic. tridoctyles ont les valves très allongées et le limbe plus ou moins élargi pouvant mesurer 2 ou 3 mm. de longueur (1) ; les opiucéphales (2), beaucoup plus petits et qui se montrent spécialement sur la membrane bucc, ont les valves courtes et fortes et munies à leur base d'un arc calcaire articulaire très développé ; les trifo- liés (â) sont très petits el constitués par des valves aplaties et minces; les ros- tres, spéciaux aux Irréguliers, ont des valves étroites, légèrement recourbées et ne se touchant qu'à leur extrém. Enfin les pédic. ^lohifères \W) sont, au point de vue de la classification, les plus importants : ils sont constitués habit, par des valves minces el étroites portant sur leur face ext. une grosse glande qui s'ouvre au dehors à l'extrém. de la valve (fig. 14) ; chez les 6Vb l'i'.. 67. — Diverses formes de valves de pédicellaircs : 1. Iri- daclyle ; 2, ophicéphale ; 3. lii- folié ; 4, globifère ; bl, limbe; b, partie basilaire séparée] en 2 moitiés par l'apophyse a : St, bords denticulés du lindje du pé- dio. gloljilere ; ec. orilice ter- iiiiiial : 1, surfaces articulaires (d'a[)rès MourF.>si:N). Le?* Lchinides ranq)cnl -iir leur lace ventr. plus ou moins aplatie qui s'applique sur le buul sous-uiaiin. lantot sur le sable ou le gravier, taiitut sur les rochers; d'autres l'ois ils sont enfouis conq^lètement dans le sable ou dans la vase. Les uns se meuvent à l'aide de leurs tubes ambul. extensibles et contractiles, terminés par une vent, et sur lesquels ils se liaient en quelque sorte ; d'autres progressent grâce à leurs piq. : beaucoup d'Oursins Irréguliers marchent vraiment sur les pointes de leurs piq. Acntr., et les Cidaridie s'accrochent aux corj)s étrangers à l'aide de leurs longs railioles. Les Oursins j)our\us de mâchoires se nourrissent d'Algues ou d'autres végétaux n.iarins ; ceux qui eu '-ont dépourvus avalent simplement le sable ou la vase dans laquelle ils \ ixeiit el se nourrissent des particules alimentaires rpic celte \ase renferme. Les Lchinides se divisent eu deux gn.'Upes naturels : Les Échinides Réguliers chez lesquels le test ofTre un contour circulaire et dont la forme glcibuleuse se rapproche de celle d'une sphère plus ou moins aplatie sur la face orale ; la bouche et l'anus sont diamétralement opposés ; c'est à eux que s'appliquent surtout les caractères généraux cpie je viens de résumer. Les Échinides Irréguliers chez lesquels le test est aplati et dont le contour n'est plus circulaire, mais devient ovalaire; l'anus n'est plus opposé à la boiiclic. il n'est même plus i-eidei'mé flans l'appai'eil apieal (Uii s'est dissocié lAIM' m: l-KANCK. KCllINODIIOns 101 pour lui livrer passage: quittant le pcMe apical,il a subi une mij;ration le long de l'interrad. post. 5 et se trouve dès lors placé sur le bord posl. du corps ou même sur la face ventr. Cette migration de l'anus le long- d'un interrad. a fait disparaître la glande g^énit. qui s'y trouvait, et ces gl. ne sont plus qu'au nombre de i ainsi que les orif. génit. qui leur correspondent. En outre, les ambulacres de la face dors, subissent une niodifîcalion très particulière : les zones porifères parlanl du |)(>l(' apical s'ècai'lenl les unes des autres sur une certaine partie» de leur Irajrl. |)iiis se rapprochent de nou\ean en englobant entre elles une portion médiane en l'orme d'ellipse allongée. On a c sur l'anima] encore muni de ses piq. Le Spatani>iis se distingue, par sa couleur violet pourpre, des autres espèces de nos mers qui sont grises ; seul parmi nos espèces françaises, le Srhizaster canaliferus n'a pas de fasciole sous-anal ; enfin V lùhinocyamus piisillus se reconnaît;! sa taille extrém. rédiille d à sa couleur verte sur le vivant. Parmi les Réguliers, la distinction entre les ('/'dar/dœ[2 espèces françaises) et les autres formes se lail à pi-emii're vue. La détermination de ces dernières est plus délicate et couq)or(e ■.> examens dilTércnts : celui de l'Échinide muni l'iG. 68. • — \'ue latérale scliéma- tique d'un Ecliinide Iiivgulier pour montrer les principales ' s : i, périp FAINT. nr, FUANCF.. KCHINODEUMlS 1 (!.'{ de ses piq.. et celui du tesl dénudr. [/élude du icsl iutacl coinporte non seulement celle des pici-, uiais aussi celle des pédic. : il l'aiil d'alxu-d étudier ces derniers enliers eu les uuuilaut dans le hauuu' nu daus la i^lvcérine. puis examiner les vaKes isolées et dissociées ; je conseille pour ce dtM'uici" examen de l'aire bouillir sur la lame elle-même ou dans une capsule le> [lédic. avec de la i^hcérine à lafpicdle ou aura a|onl('' nu peu de polasse ; les luhes ainhul. el la UKMuhi'aue hucc. seroni éludiés tie la méuu> uiauière [xuii- recouuailre les s[)ic, ou les pi. qu'ils peu\enl l'enferiiuM-. Le tesl sera (h'pouillé eu tout ou en partie de ses picp à l'aide de la potasse bouillante : on exanunera surtout les zones and)ul. et on comptera les paires de pores que porte chaque pi. et qui sont disposés en arcs ; on pourra ainsi séparer de suite les jj;. Echinus, Psaniniecliinus, Spliicrechinus et Paraceulrotus. On examinera très atten- tivement les petits Kchinides méditerranéens (pii pouiraient être des Ccno- cidoris inaciihila . C'est surtout sur nos cotes de l'Atlaiiticpie cpi'il y aura lieu de conq)ter a[leuli\ émeut le nond^re des paires de piu'es afin de distin. liuer le Pciraceiitrotiis îividus du Psamtnechinus miliaris. TABLEAU DES ESPECES 1. Le test est arrondi et globuleux : la bouche se trouve au milieu de la face veuti'. et l'anus lui est diamétralement opposé; le péripr. est entouré parles 10 pi. prim. [S.C\.ÉCHINIDES RÉGULIERS] . 2 — Le test est oval. et plus ou moins aplati; la bouche et l'anus ne sont pas diamétralement opposés, et le péripr. n'est pas entouré par les pi. prim. [S. Cl. ÉCHINIDES IRRÉGULIERS]. . . 12 2. Lespiq. prim. (radiolesisont peu nondn*euxettrèsgrands : ils ég^alent ou dépassent le diam. du test et ils s'articulent sur des tuberc. très gros. Les autres piq., très petits, sont aplatis et ils forment une couronne autour de la base des piq. prim. qui manquent sur les zones ambul. Les pi. ambul. sont simples et ne portent chacune qu'une seule paire de pores. Les pi. du test se continuent jusqu'à la bouche sur la membrane buccale 3 — Les piq. prim., nombreux, forment au test un revêtement uniforme et serré, aussi bien dans les rég. aud). cpie dans les rég-. interam- bul.; les pi. ambul. sont «composées» et portent chacune plu- sieurs paires de pores. Les pi. du test ne se continuent pas sur la membrane bucc. qui ne renferme que de petites pi. isolées ... 4 3. Les piq. prim. sont plus longs que le diam. du test et ils peuvent atteindre et même dépasser le double de ce diam. ; ils sont fine- ment stries longitud. Les valves des grands pédic. globif. sont terminées par une forte dent conique et pointue, en dessous de o loi 1 Al M i>i ) li wci:. — i.«:iii\tii>i liMi. laquelle se trouve Torifice glandul. Couleur grise assez terne. , . . . Dorocidaris papillata (p. 108) — Les piq. prini. égalent au plus le tliani. du test et sont munis de stries longit. assez grossières; les Aalves des gros pédic. globif. sont dépourvues de dents à leur extrém. et l'orif. glandul. est terminal. La couleur est très vive : elle est due en grande partie à la teinte rouge ou rougeâtre des piq. second. ; les piq. prim.sont gris ou rosés Stylocidaris offinis (p. \\0\ h. Les piq. prini. sont extrèni. longs el très lins, très fragiles, creuxet ils dépassent largenicnl le diani. du test ; ils oll'rent des annula- tions alternalivemeiil \ iulctles el blanc-jaunâtre, et sont munis à leur surf, d'aspérités \ isibles à l'ieil nu. formant des verticilles ; le lest est d'une couleur violette très loncée Ce?itrostephanus longispiniis p. 112) — Les piq. prini. n'atteignent pas le diam. du test et ils sont ordin. beaucoup plus courts ; ils sont épais, solides, pleins, lisses ou striés, mais dépourvus d'aspérités ou de spinules verticillées . . 5 .5.. Le péripr. est occupé par une très grande pi. unique qui en couvre presque toute la surf. Les valves des pédic. globif. portent chacune 2 gl. et sont munies, en dessous de la dent termin., d'une seule dent impaire lat. Espèce très petite * Genocidaris maculata (p. 115) — Le péripr. est couvert seulement par 4 pi. égales et triangulaires; les piq., très forts, atteignent la moitié du diam. du test; pas de pédic. globif. Couleur très foncée, noire Arbacia œqidtuherculata fp. 113 1 — Le péripr. est formé chez l'adulte par de nombreuses petites pi. inégales; il existe toujours des pédic. globif. dont chaque valve porte une seule gl. volumineuse et impaire G 6. Chaque pi. ambul. est formée par la réunion de 'A pi. prim. et les arcs renferment 3 paires de pores chacun , . 7 — Chaque pi. and^ul. est formée par 4 ou 5 pi. et les arcs renferment 4 ou 5 paires de pores au moins It 7. Espèce de grande taille i)ouvant atteindre ou dépasser 12 cm. de diam. Les valves des pédic. globif. ofîrent seulement 1 ou 2 dents de chaque côté ; membrane bucc. renfermant de petites pi. fenêtrées :g. Echinus\ ^^ — Espèce de taille moyenne ou réduite, le diam. du test ne dépassant pas 6 cm. Nombreuses dents de chaque côté des valves des pédic. globif.; membrane bucc. couverte de pi. assez épaisses et sail- lantes [g. Psammechi/iHs] 10 8. Les piq. sont très serrés, nombreux mais assez courts; chaque pi. interambul. porte plusieurs tuberc. prim. irrégul. disposés; les tuberc. ambul. [n-im. sont de la même taille que les tuberc. interambul • , . . Echinus esculentus (p. 119) t VI M m: I iiANCi:. — H:iii\(ii'j:itMi > 105 — Les piq. prim. sont peu serrés et assez longs : il n'en existe qu'un seul sur chaque pi. interanihul. et les tuherc. anil)ul. prini. sont plus petits que les interanihul 9 9. Le test est plus ou moins conique ; il existe général, un tuberc. prim. au milieu de chaque pi. interambul. Les piq. sont colores en rose lavé de blanc et parfois verdàtres à la base ; le test est d'un rouge tantôt uniforme, tantôt interrompu pai- des bandes vertic. blanches , . . . Echinu.s dciifus p. 116) — Le test est glf)bideux, général, les [)1. inleraml)nl. n'oiïrent de tubes prim. que de '2 en 2 pi. Les pic], prim. sont d'un beau vert: le test est foncé, brun ou l)runrdre. . F.chinus nielo p.lhS ÏO. Espèce de petite taille ne dépassant guère 3 à '.\,h cm. de diam. ; le test est vert; les piq. sont verts avec l'extrém. rougeâtre : ils sont fins, courts et très serrés. Les pi. interand)ul. sont hautes; elles portent chacune un gros tuberc. prim. et plusieurs tuberc. second, notablement plus petits et assez espacés; les tuberc. ambul. prim. sont plus petits (pie les tuberc. interamb. prim. La mem- brane bucc. est couverte, en dehors des ,') paires de pi. bucc. prim., de grosses pi. vertes ou verdàtres, éi)aisses et imbriquées, formées par un tissu cale, compact Psammechiniis niivrotiibefculatiis p. l'22i — - Espèce de dim. moveniies niunie de pic[. forts, épais et assez courts, gris-verdâtre ou brun- \erdâtre, ou encore verts avec l'extrém. violacée. Les pi. interambul. sont courtes et leurs tuberc. prim. sont très rappr. ; les tuberc. second., nombreux, ne sont pas beau- coup plus petits que les tuberc. prim. Le- |d. de la membrane bucc. sont roiigeàtres et constituées par un réseau calcaire. Psainrnecliinus miliaiis \\\. \'1\ il. Test assez éLné, globuleux. ("ha((ue pi. interambul. porte plusieurs tuberc. prim. disposés en rangées lrans\. de i ou .") ; chatpie pi. ambul. porte 2 luberc. piiiii. à peu près égaux aux précédents. Les pores sont le plus ordin. disposés en arcs de \ paires. Les entailles périst. sont assez profondes. Les picp sont assez courts, subégaux, serrés, et forment au tesl un revêtement uniforme. Le test est violet, les [liq. sont \iolet< a\ec l'extrém. blanche. j)ar- fois même complet, blancs. . Sf)h;i'/ec/ii/iiis f;-;-(/ni//ii/i.s p. 121 — Le test est ]tlus on moiii> >iii'l)ai-sé. Les pi(j. prim. smil huigs, pointus et beaucoup j)hi> grands (pie le- pi(|. scinukI. Les pores sont disposés en arcs de .") |)aires et pai'fois même de (). Le test est verdàlre; les picp son! I)run-verdàti'e. \ c'rl-oli\ àtre, i^\\ d'un vert plus ou moins foncé. . . . Patuiccnlroliis lividiis p. 123! i?. Test ovalaii-e alleignanl à peine 1 cm. de long, iinifonnément couvert de piq. très lins et très courts. La face \enlr., aplatie, otl're en son centre la bouche, et, en arrière d'elle, l'anus (pii est lOf) i AiM m lit ANc.K. — ^(:llI^■|lIl^ln!^.^ un silué entre le centre et le bord post. du lest. 11 existe encore appareil inasticatour; les fasc. font complet, défaut. Couleur générale verte [0. Clvpeastridés|. Echinociidnius j>usi/lus \p. 121) — Espèces de taille ])lu((')l ,i;i-aiide, à conlniir o\alaire avec la face ventr. ;ip!;ilie. La bouche est reportée en a\ant du centre de cette face, entre celui-ci et le bord ,iiit. du Icsl, tandis cpic baniis se trouve situé vers son l)ord posi. I)cs fasc. (). SpArAN(;iuÉs . . . 13 13. Un fasc. sous-anal; i orif. iiéu i^ — Pas de fasc. sous-anal, un fasc. péripétale duquel se détache un fasc. lat. L'appareil apical est reporté très en arrière. \\\ de profil, le test, qui est très élevé dans la rég. post., va en s'amin- cissant rapidement et devient très bas vers son bord ant. L'am- bulacre ant. iinp. est transformé en un sillon très prof, avec bords Acrtic; i' orif. génit. . , Schizaster caiiali feins (p. 1"J8) Ik. Un fasc. sous-anal seulement. Le test est cordiforme; la face dors, offre, dans les interrad. lat., quelques grands piq. allongés, dirigés en arrière et recourbés, portés par de gros tuberc. ; les autres j)iq. sont beaucouj) plus courts. Couleur Aiolclte. Spatnngus purpureus p. l'29) — En plus du fasc. sous-anal, il existe un fasc. lat. ou un fasc. int. Couleur grise i5 15. Un fasc. péripétale en plus du fasc. sous-anal. ....... 16 — Un fasc. int. en plus du fasc. sous-anal i7 Itj. Fasc. péripétale en forme de lyre; les pétales post. plus courts que les ant. L'appareil apical se trouve vers le le milieu du test. Brissopsis ly ri fera (p. 132) — Le fasc. péripétale a des contours sinueux avec des angles rentrants et saillants, et il présente surtout un angle rentrant très marqué dans les interrad. lat. de la face dors.; l'app. ajucal est reporté eu avant, les ])étales post. sont un peu plus courts que les ant. Brissus unicolor fp. 133i 11 . L'ainbiil. ant. est j)lus ou moins fortement déprimé et forme un sillon arrondi (pii s'étend, tantôt de l'app. apical., tantôt seulement du fasc. int. jusqu'au bord ant. du test ^^ — Andjul. ant. non déprimé et restant à Heur du test i.'^ 18. J>e sillon ant., ti'ès large, commence à l'app. apical, et il se trouve tra\ersé, dans sa partie ant., par le fasc. int.; les faces ant. et posl. du Icsl sont arrondies et à peu près de même haut.; le test mesure en inovcnnc X ""^'"' i'"'- lù-Iiinoc(tre fasc. int. est allongé et il s'étend en avant plus loin (pie chez VE. nwiteiiseni. Le labre est extrèm. court, très élargi et il ne dépasse pas le milieu de la première pi. aml)ul. voisine. Le test. assez grand, peut arriver jusqu'à 8 cm. de long Echinocardiuin pemtatifîdiun p. 138) S. Cl. ÉCHiyiDES RÉGULlEnS F. CIDARIDiî: Agassiz et Dksok. Le test est globiili'ux ; les pi. i',iiil)ul. cl inlei-aiid)ui. -c (h'oIou^ciiL siu' la membrane péristoin. jusiiu'à la houclic : les interambul., i|ni sonl l)eatieou|i plus larges, porte al chacniu' un i^ros 1 iiiicrc. pci'l'oi'é. (les liilx-ic. ildiuicnl iiisci'lioii aux i;iânds piq. nu lailiolcs, souvcnl I rè^ longs, doul ranimai s(> scil |)()ur uiarclier ; ils sont, coMinie les piip qu'ils pdilcul, (l'ès peu nombreux. 11 n y a pas de bran- chies ext. et par conscMjucnl pas d'enlailk's prrisloni. I.es pédic. sont de 2 sortes: Iridact. et g-lobif., mais ces derniers ont une structniv parlicnlière, la glande 108 IWI'M. |i|; lltANCi;. IvCllIMM'l UMI s étant enfermée dans la valve ealcaire au lieu d'être portée par elle ; la tète du pédic. s'articule directement sur la tige qui est composée de 2 parties : une sup. plus courte, la tigelle, et une inf. jjlus longue, la hampe ; souvent à l'union de ces 2 parties se trouve une collerette de baguettes pointues. Les sphéridies font défaut. La lanterne otl're, à sa partie su[)., des organes particuliers, \es organes de Steinart, sortes de diverlicules de la membrane entourant la lanterne et qui se (lévelo|)pent dans la cavité générale. La grande fenrlr(> des mâchoires est ouverte en haut, les épiphyscs lestant très courtes; l('^ dciils oMVeiit un sillon sur leur face inl. La ceialuic pérignathii|ue esl i'oiiru'e d'apophyses l'duiiiics par les pièces interainbid.. et les auricules ouverli's ne se rejoignent pas au dessus des canaux rad. Cette disposition est en relation avec l'état sinq)le des pi. ambul. (pii n'offrent jamais qu'une seule paire de pores chacune et ne se soudent pas en pi. comjiosées. Le lest dénudt' présente un aspect très caractéristique avec ses gros lubeir, interrad. entourés chacun d'iui large cercle scrobiculaire. G. DOROCIDARIS A. Agassiz. Les piq. sont très longs et leur long, peut égaler 2 fois le diam. du test; ils sont quelquefois lisses, mais le plus souvent munis de stries longit. Les grands pédic. globif. ont un pédoncule court, dépourvu de collerette ; leurs valves sont Vu,. 69. — Dorocidarix papiUata avec ses piquants, face ventrale, X - •^' fALNE hE rRANGK. KCUINODEUMtS 1(1*.» terminées par une forte dent recourbée et l'oril". tle la glande n'est pas loiil ii fait termin. Les petits pédic. globif. sont égal, munis d'une dent lerniin. ; les pédic. tridact. ont une strucUire siiii|il(' : les spicuics des luhes aud)ul. soûl en l'orme de C. D. papillata ^Leskej [Cidaris p. Li.ski:, C. ciduris L.)]. Fi^. 69, 70 el 71. — Voir : Agassiz, 1812, p. 25i, i)l. I. 1 />. 11 b. lii^. 1-."): Kleulkr, 1883, p. 113 ; MoRTENSEN, 1903, p. 31. La taille est assez grande ; le diani. du lest, dépouillé des piq., peut atteindre 45 mm. et les plus grands radioles ont 85 à 90 mm. de long-. Dans l'exempl. que je représente ici ifig. 48j, le diam. du test, est de i3 mm. et la hauteur de 23 mm. ; le diam. de l'appareil apical est de "il mm. el celui du périst.de 15 mm. Les sti'ies des radioles sont constituées non pas par des saillies continues, mais par une série de tuberc. allongés, 1res pelils el 1res rappro- chés. L'appareil apical esl assez grand, les pi. génit. sont penlagonales. Le péripr. a un contour pentagonal avec les côtés léger, excavés. Le périst. a les bords onduleux ; il esl couvert de pi. imbriquées, beaucoup plus larges que longues et épaisses. Les grands pédic. glo- bil. ont un pédon- cule 1res court, leur tète est très renllée et les valves peuvent atteindre 1,5 mm. de lon- gueur ; les bords (le (U'il landu- laire sont garnis de dents (71, a : ces pédic. se montrent surtout sur le péripr. Les pelils pédic. glo- bil". ont la même structure générale (b), mais la dent terminale est plus petite, leurs valves sont plus étroites et leur pédoncule est plus allongé; les pedic. tridacl. ont 1.5 mm. de lon- gueur, avec un pédoncule assez long el des valves étroites. La couleur à l'état vivant esl d'un blanc grisâlre lavé souvent de jaune paille, mais jamais bi'illanle et plutôt assez terne. l.c />. pajiU/ala esl, l'es eoniiiiuii en MiMlilenauée (•()nnne ilaiis 1 Allanlique, V\i.. 70. — Durocîtiaris piijiillala : a, l'aee \ehliale (l('|H)uil- lée des piquants, légèrement grossi ; b. portion d'un piquant, X •'• 110 lALNli tHi IKANOE. LClll.NOUERMES mais il vit toujours à une certaine prof, et ne se rencontre guère au dessus de 50 m. Dautre part il ne dépasse général, pas 3 à 400 m. On le trouve principal, dans les fonds vaseux el les pécheurs le capturent assez fréquemment. Il remonte jusqu'aux cotes de Norvège et descend jus(|u';iu\ (lanaiies ; on le l'etrouve égal, svir les côtes des l'^lats-l'nis el aux Aulillcs. C. STYLOCIDARIS Moutknsen. Le g. SlijIocidarU diffère du g. Doiocidaris par les radioles plus courts et ne dépassant pas le diarn. du test et par les gros pédic. globif. dc'-pourvus de dent terminale, tandis que leur pédoncule est muni dune collerette. Les petits globif. ont une fient terminale. St. affinis iPhilh-fi admis a. Piiii.. . Fig. 72 el 73. oir M. )RTt:NSEN. l'M3, p. 35. pi. I. lig. 1. el lUlll, p. 11. L'aspect extérieur du Si. tif/iitis est bien dillérent de celui du b.p<^ 30 (d'a[)rès Moute.nse.n). 11.. 72. — Stylocidavis affinis ; a. gros glojjifère; b, petit globifère, X <^^ (tl'aprèb MouTENSE.Nj. I.a couleur est très hrlUante. d'un rouge vif; les radioles sont brunâtres avec des bandes plus claires el plus foncées ; ces colorations sont conservées dan? l'alcool. Celle li\rée élégante permet de distinguer facilement le lALNE ni: 1 UANCi:. — i;ciii.\(ii>i:umks 111 St. a/ïinis (lu D. pap/iiata ; (railleurs les (lillerences dans la loiij;ucur des radiolcs cl surtout les caract(!'res des t;ros pé(li(;. f;iohir. séparent complet, les '1 espèces qui cependant (tnt C'[C' très souxent conlcindues. FiG. 73. — Stijlocidufis affinis ; a, l'ace veuli'ule, légèrement réduit b, piquant, X ^' Le Si. affinis se trouve sur nos C(jles de la Méditerranée à une prof, de 30 m., principal, dans les fonds coralligènes et il peut descendre jus([u"à liiO m. ; il a été rencontré à Villefranclie et à Xa[)Ies. Dans rA(i;uiliqu(', il n'est connu que sur les côtes d'AlVicpie et aux des du Cap \'ert cl il ne parait [)as remonter plus haut que le détroit de Gibraltar ; on le retrouve aux Antilles. F. CENTRECHINID^ Jackson. Le test est le plus souvent aplati sur la f:ice \entr. ; les pi. andud. sont « composées )i,et portent plusieurs paires de pores. Les pi. ambul. et interamhul. s'arrêtent au périst. qui est couvert par une niend^ranc n'ofTrant (jue a paires de pi. principales isolées et général, peu développés. Il existe des branchies ext. dont la présence déterndne 10 entailles péristom. Les pi. ainhul. cl inlerand)ul. porlcnl lies I iiImtc. piiin.. cl li'-- ] iii| . . (|iii i-csleul toujours assez étroits, sont nom- 112 lAiNK ii: lUANDi:. — i;i;iiiM>iii.KMiJS breux et forment au test un revètcnienl seiré et eomp.iet fjni a fait comparer les Oursins à des Hérissons ou ii des Châtaignes. Les ju-die. appartiennent aux types ophicéphale et trifolié et il s'y ajoute le ])lus souv. des pédic. Iridact. et globif. : la [\'^-c calcaire de ces p(''dic. nesl jamais formée de 2 parties. Il existe des sphéiidies. Les auiicules, formées j>ar les pi. amlml., se l'éunissent en une arche au dessus des canaux rad. > G. CENTROSTEPHANUS Petehs. Le test est solide et aplati. Les pi. ambul. et interambul. portent chacune un gros tuberc. prim. perforé, crénelé et entouré d'un assez large cercle scrobicu- laire. Les zones porifères sont étroites et les pores sont disposés en arcs de trois paires L'appareil apical et le périjir. sont relativ. grands et les pi. ocellaires ne touchent pas le péripr. Les piq. sont très longs, très fins et fragiles, verticillés, creux, et dans l'espèce française, leur long, dépasse Iteaucoup le diarn. du test. Les pi. iuteiamlnd. voisines de l'appareil ajiical j)orlent de petits piq. claviformes qui, à l'état vivant, se font remar(juer [)ar une couleur rouge vif et par leur mouvement rolatoirc continuel ; il existe des pédic. tridact., trif. et ophic, plus des glol>if. d'un type particuliei-. Les sj)icules des tubes ambul. ne sont pas en C, mais de forme irrég., en II, en V, vu Y ou eu T. Les denlsotTrcid nu sillon sur leur face lut. Vii. rHAN<:l:. — kciiimiih u\ii.s li;i C. longispiuus Peters [Diadenia l. Piiilii>i'1|. Fi^. 74. — \'oir : K(jeiilhr, 1895, p. 25, pi. IX. iig. 4 ; et IHIIH, p. -iio, pi. XXXI, (i-. -2(1. Je renvoie pour la descripliou dclaillée du tesl à uuju Iravail de IS'Jj. Les piq. prim., dans un exeinpl. dont le tliaui. est de 38 nnu. comme celui que je représente ici, ont 60 mm. de lou^. Ils allei^iicul leur plus -j-rande long, à lambitus et décroissent rapidement à mesure qu'on s'appi'oche du péi'ist. ; à l'ambitus et au dessus, ils sont dressés verlic. Ces piq. présentent de larg-es annulations alternat, blanches ou jaunâtres et violettes; ils sont presque incolores sur la face venir. On distingue très facilement à la loupe, à la surf, de ces piq., les verticilles caractéristiques formés par des spinules serrées avec la pointe libre, et qui déterminent une striation longit. Les piq. second, sont très fins. Les pédic. Iridact. ont la tête très allongée et les valves, étroites, mesurent 3 mm. de long. ; les trif. ont les valves 2 fois plus longues que larges. Les globif. sont très particuliers : leurs valves sont atrophiées et ils portent, sur leur tige très courte, 3 glandes qui en occupent à peu près toute la long. Le tég. qui recouvre le test est d'un brun violacé assez foncé, le milieu des aires ambul. et interambul. est marqué par une ligne claire qui s'ar- rête vers l'appareil apical. Le C. lotigispinus est assez rare et il reste localisé dans quelques points ; en Méditerranée il a été surtout trouvé à Naples, sur des fonds coralligènes, vers 50 m. Il a été capturé sur nos côtes à des prof, même moindres, à Nice à Tou- lon et à Carry, mais assez rarement. On l'a signalé aux Açores, aux Canaries et sur les côtes du Maroc. G. ARBACIA Gray. Lespl. ambul. sontcomposées et les zones porifères sont étroites siirla face dors., mais elles s'élargissent sur la face venir, à mesure qu'on se rapproche du périst. ; les tuberc. prim. sont imperforés et lisses. Le péripr. ovalaire est couvert par 4 grandes pi. triangulaires. Les piq. prim. sont 1res forls, épais et assez longs. Il existe des pédic. ophic, mais très rarement des pédic. trifol. et Iridact. Les pi. sont recouvertes d'un système de granules, ponctuations, etc., auquel on n donné le nom d'epistroma et qui est plus ou moins développé. Les épiphyses des mâchoires sont courtes et no se soudent pas au dessus de la «^landc fenêtre; les auricules restent ouvertes. A. œquiluberculata (Blainauit .1. pusiulosa Leski-i. .1. lixula (L.)j. Fig. 75. —Voir: Agassiz, iSl'l-l'i, p. i<»-J, pi. I u-^ fig. .■> ; Kmemler, iS83, p. 117, etl9i'y,p. 234, pi. XIII. fig. l-f), Loven ; l88l , p. 1<»J et 110, pi. IIL Le test reste de dimensions moyennes, il est parfois un peu surbaissé, plus souvent un peu conique ; la face venir, est aplatie. L'exempl. que je représente ici a 45 mm. de diam. et 25 mm. de haut. Les zones andnd. s(Mit étroites, mais en dessous de l'ambitus elles augmentent rapidement de largeur et elles prennent une apparence pétaloïdc en raison de réiargisseinciil tles paires de 8 114 KAL.nl 1)L IkA.NCE. IGIU.NUUEKMES pores qui sont au, nombre de 3 par pi. Chaque pi. anibul. porte un gros tuberc. prim. Les zones interambul., très larges, portent à l'anibitus 4 à 5 gros luberc. priin., très rapprochés et même contiens, mais ils se séparent à mesure qu'on s'approche du péripr. et lépislroma se développe davantage dans leurs intervalles. Les tuberc. second, nc.vistenl pour ainsi dire pas et les tuberc. mi- liaires sont peu nondireux. ].v pé- rist. est très grand avec un contour o n d u 1 e u x . sans entailles. Les piq. |)nni., grands et Inrts, sont allon- gés, assez épais à la base, pointus à r e \ t ré m . ; leur long, peut at- teindre la moitié du diam. du lest, mais elle est géné- ral, un peu plus petite. Les pédic. l"i(.. 75. — Arbacia cL'fjiiilubercnlata ; face dorsale. ophic. sont de légèrement grossie. ^^jH^^ différentes et il existe de pe- tits tridact. Les spicules des tul)es ambul. sont peu abondants, mais de forme caracté- ristique : ce sont des bâtonnets élargis en leur milieu où se trouvent (juek[ues perforations. Il existe 5 sphéridies en tout, une dans chaque rad.. logée dans une petite niche près du périst. Les piq. sont tout ;i l'ait noirs et les tég. sont remplis de granulations très foi'cées qui donnent à laniinal une coloration d'un noir absolu. Cette espèce est essentiellement littorale, et rare sur nos côtes méditerra- néennes; elle a été rencontrée parfois à Marseille, à Carry, à Niolon, associée au Paracenlrotus lividiis ; elle est plus fréquente du côté de Nice. Elle devient très al)on'~'i, p. 480, pi. \'II (/, fig. b; KfyEiiLi;ii, iNN.'/^ p. j •_) I ; Mortensen, WlKl, j). i:)-i. pi. L flg. 4, 7 et 8, pi. II, elc. Le diam., qui est habit, de 8 à l'J cm., arrive l'aeilenient à Ij. I^e contour est arrondi; le test est parfois un peu globuleux, mais le plus ordin. il est nettement conique \n pai' en haut, sou contour est circulaire. Les pi. aiui)ul. ne portent général, pas toutes un tuberc. prim., uuiis ces tuberc. se montrent de 2 en 2 pi. seulement et cela avec quelques irrégularités; les tuberc. second, sont peu noudn'eux cl disposés sans ordre. Dans les zones intei'anibuL, chaque pi. porte, en principe, un tubei-c. prim. assez gros et il est rare qu'on trouve une interruption dans la rangée régul. formée par ces tuberc. ; les second, sont peu nombreux au dessus de l'anibilus, mais en des- sous, ils deviennent plus nombreux et plus gros, et tendent à former des ran- jj'ées tlistincles: ils arri\ent à égaler cl même dêpasseï les Inberc, anil)uL FAr\n DK FRANCn. — i':cni\r.DrRMrS )ly FiG. 77. — EchiuKs acitlas ; animal entier muni de ses piciuanls, vu de côlé légèrement réduit. FiG, 78. — Echinas acuius ; test dépouillé, vu de côté ; léger, réduit. I« K.\l NJ. l'I. lltANCK. l.CllINdliKfiMr.S priai, du même niveau. Les piq. prim. ne sont pas très forts et les plus longs mesurent 25 mm. en moyenne. D'une manière g-énérale, les piq. sont peu serrés et peu nombreux au dessus de l'ambilus et deviennent beaucoup plus nombreux et plus serrés sur la face venir. En principe, ces piq., sauf ceux de la face \enlr. qui sonl presque toujours blancs, sont routes el verts, \lmIs à la base, puis rouges aA'ec lextrém, blanche, mais il y a de nondireuses variations. Le test dénudé a une couleur générale rouge, lantul uniforme, tantôt interrompue par des bandes blanches. LE. acutus j)i-ésento une extension géo^Taphique très vaste, depuis la mer de Barentz jusqu'au cap Bojador, et il vit à des prof, très différentes, depuis 20 jusqu'à 1280 m. Sur nos côtes, on lo rencontre à la fois en Méditerranée et dans l'Atlantique, princip. dans les fonds vaseux où il est tiès commun à partir de 20 FiG. 79. — Echinus melo ; vu de coté, )x( 2, 3. E. melo Lamarck. Fig. 79. — \'oir Aoassiz, 1^12-1 'i, p. 493 ; Kcehler, 1883, p. 12(» et 1895, p. 20, pi. I\. lig. 1 et 2 : Mortensen, 190?,, p. 158. L'/t. jnelo a été très souvent confondu avec VE. acutus. D'abord certains auteurs ont donné autrefois le nom (V E. melo à VE. acutus, sous le simple prétexte que ce dernier étant très gros, il représentait éi'ideminent la forme que J^amarck avait voulu comparer ;i un melon. Il s'est même trouvé des lAtNi: m; iha.m:k. — lîciiiNdHi rmi s I l'.t auteurs plus récents qui ne croyaient pas à l'existence de l'/i. iiu^ln \yàvcç qu'ils ne l'avaient jamais vu ; mais lorsqu'ils ont pu l'ctudier, ils ont convenu de la validité de cette espèce. L'aspect est en ellel tout diU'érent. L'/T. nielo a le test globuleux, renflé etvenlru avec la l'ace venir, peu déprimée, et il n'e.st jamais conic[ue. L'exempl. que je représente ici mesure lu.' tm. de diam. sur (S, .5 cm. de haut. ^\I par en liaul, le test a un coiildni- nettement pentaponal. le milieu des zones interaMd)ul. élaiil un peu aplati à l'ainhiliis et les zones ambul. un peu proéminentes. Les tuberc. interambul. prim., au lieu de se succéder régul. sur chaque pi., ne se uu)nlrent que de '2 en 2. Les pi. andîul. sont moins hautes et relatix . plus nond)reuses que chez VE. acuius. Les piq. prim. ont une coloration générale \erl foncé assez vive ; le test dénudé est plutôt brunâtre et le milieu des aires andud. est plus clair; la ligne en zig-zag- qui occupe la suture médiane de chaque zone est bordée de chaque côté d'une série de l)andes alternat, blanches et brunes, au nombre d'une demi-douzaine en dessus de l'ambitus et moins iiond)reuses au dessous. Les pédic. et les spicules olVrent les mêmes caractères que chez V E. nciilus. Les échanf. de petite taille présentent déjà, d'une manière très nette, les caractères de l'adulte. ]J E. melo est plus rare cpie V E. acutus. Sur nos côtes de Provence, il se trouve surtout sur les fonds rocheux, vers .'{O-'IO ni. de prof., et les pêcheurs le rapportent parfois accroché à leurs eut remailles lorsque ces engins ont balayé le fonds à \a limite de la broundo ; au large de Marseille, il est assez commun vers la Cassidagne. Du côté de Nice, il devient plus abondant et parait même plus fréquent que r^". acutua. 11 vit égal, dans l'Atlant. (côtes du Portugal, Açorcs), mais il ne paraît pas exister au N. de la péninsule ibéricjue. E. esculentus Linné [E. sphsera 0. F. Muller]. Fig 80. — Voir : Ag.a.ssiz, '1872-7^1, p. 491, pi. Ml a, lig. G; Mortensen, iOÛH, p. IGO, pi. 1, fig-. 9, pi. III, fi^. 3, etc. L'E. esculentus est bien difl'érenl des "2 espèces précédentes et il méri- terait presque d'en être séparé génériquemenl ; il s'en distingue immédia- tement par les nombreux tuberc. prim. qu'il olTre dans les zones interam- bul. et ambul., tandis que le test non dénudé est recouvert de piq. nom- breux, serrés, forts et plutôt courts, atteignant fous à peu près la même long, et formant au test un revêtement dense et unif. Le test est globuleux ou parfois un peu conique avec la face venir, plus ou moins aplatie. Les zones ambul. offrent à l'and^itus une rangée très régul. de tuberc. prim. immédiatement en dedans de la zone porifère et qui se montrent général, de 2 en 2 pi.; celles qui en sont dépourvues ofïVent un tuberc. un peu plus petit situé vers leur milieu. Les pi. adambul. portent chacune plusieurs tuberc. prim., mais ceux-ci ne forment général, pas de rangées vertic. ou horiz. rég. ; on remarque cependant vers le milieu de chaque pi. un tuberc. dont la taille est égale ou à peine sup. h celle des voisins /' fêv: :?<:» ÏAI.NX: bZ rriANCC, — tClUNniJl-HMES fin dessus de l'ambilus, mais qui, en dessous de l'ambitus, devient un peu plus gros et forme avec ses congénères une rangée longit. distincte qui se continue vers la bouche. Le reste de la pi. interambul. est couvert de tuberc. prim. disposés irrégul., dontle nombre peut atteindre une douzaine, et an niilieu descpiels se trouvent des tuberc. second, et miliaires. Les liilxMC. piiiii. mil ;'i ncii i)ri< Ic^ iiicino dinit'li>i(ili> (l.in- Ir- /ii|ic> aiiihill. cl iiilci'aiiiluil. ri G, 80. Echiiius escidentus ; vu de côté, X 13. La couleur du lest à l'étal \i\aul est d'un gris violacé ou rougeâlre. les pi(j. sont rosés, blanc grisâtre ou gris violacé clair. \. E. escidentus n'exislc pns on Médilcrranée, et c'est par erreur que quelques auteurs l'ont signalé dans cetle nier : il \ it exclusivement dans rAtlanti([ue où il est d'ailleurs très fréquent, ainsi que dans la Manche, à une faible prof., (lOàlSm.), et même à RoscofT on l'a trouvé parfois à la côte lors de très grandes marées; il peut descendre jusqu'au delà d'une centaine de m., mais il devient de pinson plus rare. Son extension géograplii([ue est vaste : il est en effet très répandu sur les côtes d'Angletei're et s'étend jus-al. Malgré son nom, cetle espèce n'est nullement comestible. k.mm: i>i; ihanci", i'.«;iiiN(>i'i iiM):.< •21 G. PSAMMECHINUS I.. Agassiz. Les valves des pédic. globif. portent de chaque côté plusieurs dents successives ; les bords du limbe amincis et non épaissis sont complet, libres en dedans et ils ne sont réunis j)ar aucune travée transv. Les piq. sont nondireux, plutôt petits et courts ; les pi. ocellaires sf)nt loulcs c'-loifi'nées du p(''ii[)r. Les |)arois des tubes ambul. rc nfeinu'iil do spic. en ('.. Poi'Cs IrijLK'iniiit's. P. miliaris (Gmelim [Evhinus ni. (iMi:i,iNj. Fiy. 81 a cl 82. — \'<)ir : Agassi/., I812-l'i, p. 405; Bell, 1892, p. I,')0: Mohtensk.n /.W./, p. lil. Le test est un peu penlagonal, assez liant, souvent Icf^èr. conique, son diani. oscille autour de bO mm. et un exempl. ayant ce diamètre, connne celui que je représente ici (ij;. 82 , a "JS mm. de liant, : il est épais et résis- tant, et remarquable par les nondn-ciix liilicrc. serrés cl siibéj^aux tpii le recouvrent. Kn plus du lul)erc. prim. que pnrle chacpie |)L and)ul. el interani- buL, il existe des liil)erc. second, ^ros et serrés, disposés en ranj^ées vertic. el même horiz. L'appareil apical est assez petit et son diam. mesure It) mm. ; le périst. est plutôt ^^rand et son diam. atteint 18 mm., les entailles péris- lom. sont peu profondes, lari^es et arrondies. La membrane bucc. est cou- verte, en dehors et en dedans des 5 p. de pi. bucc. prim., de pi. allon- gées, imbriquées, relevées, serrées et constituées par un réseau calcaire grossier. Les piq. sont courts, assez épais, striés longil., avec la pointe émoussée. Ils sont général, d'une couleur verte avec l'extrém. violacée ; le test dénudé est gris jaunâtre ou bruncâlre avec parfois a des bandes plus claires verdàtres ou blaii- chcâtres. Le Psaminechi/ius miliaris se distingue très facilement de l'esp. suivante, le Ps. mivro- tuberculatus qui n'existe chez qu'en Médi- terranée et reste beaucoup ])lus petite, mais comme il a à peu près les mêmes dim. que le Paracentrolus iii'idus, auquel il csl parfois associé, il importe d'indiquer leurs ditrérenccs. Deux caractères pcrmctlronl de séparer de suite les '2 esp. : 1" les pores du P.s. '' i miliaris sont toujours flisposés en arcs de 3 paires, tandis que chez le Pa/-. lividiis les arcs ont au moins 5 paires de pores; 2" les pédic. globif. du Ps. miliaris 81, ai olFrent plusieurs dents le long de leurs valves qui sont allongées, tandis que chez le Par. h\>idus les valves, très raccourcies, n'ont qu'une seule dent lat. en dessous de la dentlerm, 81. — /'sa m iiiech in us ; a. pédiccllairc globirèrc de /'. nulicria. \ i W ; b. pla-> kaim; i>i: iuanck. — i:t:iiiM>ipi:iiMi:s Le Ps. tniliavis est très répandu sur nos côtes de la Manche où il remplace le Par, lividus, tandis que sur nos côtes de l'Atlantique il est souvent associé à ce dernier. C'est une forme essentiellement littorale (ju'on trouve à mer basse contre les rochers, sous les pierres ou même dans le sable. Caillaid l'a vu former des excavations identiques à celles du Par. lividus. On le connaît à Arcachon, mais il descend beaucoup jilus au S., sur les côtes du Portu<,''al et du Maroc. 11 manque en Méditerranée et c'est par erreur que (juelques auteurs l'y ont signalé. Le Ps. tJiiliaris remonte jusqu'aux côtes de Norvège et il existe dans toute la mer du Nord o t sur les côtes des lies lîritanuiques ; il peut descendre jusqu'à 60 m. de prof- FiG. 82. — Psammechinus miliaris ; face dorsale, X 1 "i- FiG. 83. — Psammechinus micr^otubercu- latus ; face dorsale, X -• P. microtuberculatus (lîi ainvu i.i-l "Echinus m. Blainviu.e". Fig. 82 b et 83. — Voir Agassi/., 187-_>-7i. p. iUi, pi. \I. fi-, i ; Kot:Hi.ER, 188.3, p. ll-->: MORTENSEN, 1903, p. 107. L'espèce reste toujours de très petite taille et le diam. du test ne dépasse guère 30 mm., il arrive très rarement à 35 mm. Comparé à celui du Ps. milioris, ce test se fait remarquer par l'ensemble de ses tuberc. plus petits aussi bien les prim. que les second. Les tuberc. andîul. prim. sont nota- blement plus petits que les interambul. ; ceux-ci sont assez écartés les uns des autres en raison de la hauteur des pi. ; les tuberc. second, sont beaucoup plus petits. Le Ps. inici otuherculatus est essentiellement caractérisé par sa membrane bucc. qui, en plus des â paires de pi. prim., oll're un recouvrement assez rég. et très apparent de pi. épaisses, serrées et imbriquées, plus larges que longues, assez grandes, surtout en dehors des pi. bucc. prim., et plus développées que chez le Ps. miliaris; de plus, au lieu d'être constituées comme chez ce dernier et chez les autres Échinides. par un tissu réticulé, elles Faim: i»i: khanck. — i':(;iii\n|.i.nMi;s \'1'.\ sont formées par une masse homogène et transparente, épaisse, traversée par des pores allongés qui forment de véritables tubes, et elles peuvent atteindre 1,1 X *^»'7 ""»• ('ig- 81 b) Les piq. sont courts, minces, pointus et forment un revêtement très serré. Ils ont une couleur verte, vert jaunâtre, ou vert grisâtre; le test dénudé est d'un vert assez foncé otTgris vordâtre, avec des bandes plus claires sur les zones porifères. Espèce très répandue dans toute la Méditerranée, coinimmc sur nos cotes au bord des prairies de Zostères et s'y continuant jusqu'à 2.'i m., pénétrant aussi en « broundo ». Elle a été signalée au Portugal et aux îles du Cap Vert, mais ne paraît pas dépasser au \, la pénininsule ibérique. (.. PARACENTROTUS Mortrnsen. Les pores inuUigcMiiiiK's soni disposés en arcs de .") ou tl paires. (Iliaque pi. anibul. porte un tuheic. |)riui. taudis ipu' les pi. iutoraud)ul. ou |)orlent quelques- uns qui formeut des rangées vertic. très apparentes. La nuMubraue bucc. est munie de petili's pi. fcnètrées en dedans cl en dehors des li paires de pi. prini. ; les entailles péristoui. sont peu profondes. Une ou 2 pi. ocellaires peuvent atteindre le péripr. mais général, toutes en sont exclues. Les pi(j. sont assez longs, forts et serrés. Les pédic. globif. n'ont (pi'unc seule paire de dents lat. ; leurs valves sont courtes et rauiassées et la partie basilaire est plus long-uo (|ue le limbe ; celui-ci, en forme de gouttière, est dépourvu de travées trausv. Les valves des pédic. tridact. sont très longues, la partie l)asilaire est très courte, mais le liud)e est très allongé et très étroit ; il (>st mimi sur toute la louj^-. de ses bords de dents coniques et pointues. P. lividus Lamarcki \Slron^ylocentrotus l. BrandtJ. Fig. 84. — Voir : Ag.\ssiz, i812-l'i, p. iifi. pi. ^" b lig-. .S; K^ulf.r, ilt^HH, p. l'23 ; Mortensen, 1903, p. 123. Les échant. sont de grosseur moyenne et le diam. du test est de 50 mm. en moyenne, mais il peut atteindre une taille un|peu plus grande; il est assez déprimé et la face venir, est aplatie. L'appareil apical est petit mais assez saillant. Les piq. sont assez longs, forts et pointus. I^eur coloration varie qui :i licatu'oup étudié (•(•■^ iu'rl'(ir:iti(>iis . |)aiis l'cihiiiics li)calit('s, k's /'. //r/V///\ fixés aux l'o- cluMs, ont riiahilude de ICC (I 11 \ i- i y leur face ildis. à laide de (h'hris dixcrs, iiolaiiiiiieiil de Zosléres, (|iii les aiii-ilenl ainsi plus ou moins couqilét. de la luuiièie du jour. (i. SPHiERECHINUS Desor. Le test est épais, presque sphérique, muni de tuberc. nom- breux et imperforés d'égale grosseur dans toutes les zones; le j)érist.. décagonal, est pourvu d'entailles pro fondes. Chaque pi. ambul. porte 4 p. de pores ; la membrane bucc. mince renferme, lui plus de 10 pi. prim , de nombreuses pi. fenêtrées. Les piq. sont épais, forts et courts. Les tètes des pédic. globif. sont très développées et les glandes sont vohunineuses ; les valves sont lerminées par un gros crochet unique et leur limbe est converti, sur toute sa long., en un tube étroit; ces pédic. renferment des spicules recourbés avecl'extrém. un peu élargie, qui se retrouvent égal, dans les tubes ambul. FiG. 84. — Paracentrottis lividus : a. face dorsale: b, vue latérale; It'gèrement grossi. S. granularis iLamarck). Fig. 85 et 86. — Xo'w : Agassiz, ISTi, p. 452, pi. \''', iig'. 7; KoKHLER, 1883, p. li.'i; Beli., 1S9-_>. p. i;")8, pi. XV, (ig. 2 et 3 ; Mortknsf.n, 1003, p. 117 et 1013, p. 11. Le test atteint une assez grande taille et son diam, est compris entre 60 tAlNl: l)i; FHANCli. KCIlIN(tDEHMl:S 125 et 70 mm., il arrive même à 80 mm. Il est globuleux, avec la face venir, aplatie, tantôt élevé, tantôt queUpie peu déprimé : ICxompl. que je représente ici fig. 85, b., mesure 70 X '^'^ nim. Les tuherc. pi-im. des zones interambul. sont disposés suivant des rangées vertic. et hori/. et ils sont à peine plus petits sur les /.(mes aud)id. Les pi((. formenl >ur le tesl un recouvrement assez dense ; ils sont serrés et atteignent tous à peu |)rès la même long., et ils reslenl d'ailleurs assez courts avec la [)ninte arrondie. Ces piq. sont ortlin. violets avec l'extrémité blanche, et quelquefois ils f^ i Kl... 86. S pfifi;rechinus graitidaris; pé- (iict'llaire glo- l)il"ère,Xl^' FiG. 85. — Sphxrechiiius granidaris ; vues latérales; a, r;miiuul pourvu de ses piquants ; b, lest dénudé ; grandeur naturelle. sont tout à fait blancs ; le lest est violacé. Les pédic. globif. présentent une structure 1res caractéi'istique : le pédoncule [xu'le. à (jnchpie distance J'26 KAV.NE DE KRANCE. ÉCIIINODERMES en dessous de la tète, 3 glandes allongées oil'iant chacune un petit orif. terniin (fig. 86'. Il arrive assez souvent que ces glandes prennent un développement assez considérable et cela aux dépens de la tète même qui s'atrophie et disparait plus ou moins complet.: sur d'autres pédic, cette tète peut se détacher de son pédoncule, continuer h vivre et conserver des mouvements pendant un cei'tain temps 1 . Le .S', granitlavis habite surtout dans des sables vaseux à partir de quelques in. de prof. ; en Méditerranée, on le trouve sur le pourtour des prairies de Zostères jusqu à 20 et .SO m. et il pénètre d'ailleurs dans ces prairies : on le trouve égal. sur nos cotes de l'Allanti([ue dans des stations analog-ues et à partir ûa quelques m, de prof. ; il peut descendre jusqu'à 'M) \n. Il a été rencontré dans un grand nombre de local, de la Méditerranée ; on le retrouve égal, sur les côtes d'Espagne et sur les cotes occidentales d'Afrique. S. Cl. ECHINIDES IRRÉGIJLIERS 0. GLYPÉASTRIDÉS Ils ne sont représentés dans nos mers que par une seule espèce de fort petite taille, Y Echinocyamus pusillus. G. ECHINOCYAMUS Van Pmelsum. Le test est ovalaire et sa long, atteint tout au plus 1 cm. ; l'anus est situé sur la face ventr. entre la bouche et le bord post. du corps. Les tuberc, petits, sont entourés d'une dépression. Il n'existe qu'un seul orif. madrép. à peu près de même taille que les orif. génit. Les zones ambul. sont plus larges que les zones interambul. Les pores de la face dors., disposés par paires, forment des sortes de pétidcs à bords parallèles. Au voisinage des sutures des pi. ambul., il existe de nombreux pores cxtrèni. fins qui sont surtout développés sur la face ventr. Il existe en tout 5 sphéridics. (1) Hamann avait, à tort, considéré ces pédoncules munis de leurs 3 glandes et dépourvus do tête, comme des pédic. ophic. modifiés. Une erreur plus grossière a été commise par J. Babrois : ayant rencontré des têtes détachées de ces pédic. globif., il les a prises pour des organismes particuliers qu'il a décrits sous le nom de Trichceliiia paradoxa ; inutile d'insister sur ces erreurs. VAlNt l>E IftANCE. ECUINODKRMES Vil E. pusillusO. F. MùLLERiE. angulosus I.eske]. Fig. 87. — \'oir : Agassiz, i812-i81'-i, p. 30 i, pi. XI e, lîg. 3 ; Mortensen, 1901, p. -28, pi. .\11. La taille des exempl. eslloujours très petite et les dimensions habituelles sont 8 ni. de long.. (î mm. de larg. et 3,j mm. de haut. Ou a cité comme long, maxima 1.") mm. mais ceci est exlrèm. rare. Le corps est ovalaire, plus étroit en avant cpien arrière; le périst. est grand, un peu allongé, le péripr., plus petit, est situé à égale distance entre le bord post. du périst. et le bord post. du test. Les pores des pétales dors, sont au nondjre de 6 à 8 paires. Les pores ocellaires, au nondire de ô, sont plus petits (pie les pores génit. (pii sont au nondire de i seulement. Le corps est revêtu unil'ormé- mentde piq. tins, courts et serrés, dont la long-, est de 0,5 cà 0,8 mm. en moyenne. Leur coloi'ation est dun vert souvent très vif qui passe parfois au vert jaunâtre. Je renvoie pour les pédic. ophic, tridact. et trif. au mémoire de Mortensen. ]JE. pusillus est assez répandu dans la Méditerranée et l'Atlantique. Sur nos côtes de Provence, Ii:S 0. SPATANGIDES S. 0. PRYMNADETES G. SCHIZASTER Agassiz el Desor. Le corps offre un contour ovalaire ; il est ilépriuié en avant el très élevé au contraire en arrière; la face post. est tron({uée. Lappareil apical est reporté en arrière. L'anibul. ant. forme un sillon très profond, allongé ; les pétales lat. sont étroits, mais profonds : les ant. sont allong-és, léger, infléchis, les post. sont très courts. Le fasc. péripétale a un contour assez sinueux ; il s'élargit en avant et se rétrécit en arrière ; vers son milieu, il fournit une branche lat. qui se dirige en arrière, et ([ui, au niveau du périjjr., s'abaisse ra|>id. vers la face ventr., pour se réunir à la liranche opposée en forinaiit un ^' lies ouvert vers le haut. Habit, il n'existe (lue 1 orif. ijénit. 1'"k.. 88. — Sckicusler canali feras réduit d'un tiers; a, vue latérale; b, lace dorsale. S. canaliferus. Ki-. 88. — \'oir : .Vgassiz, l^TJ-l^Vi,p. (i09, pi. XXIll a, lig. 1-3 et pi. \'1I, fl<;. :ib ; Mohtoskn, 1907, p. 116, J.a ioiiy-, peut atteindre 70 mm. : dans l'indiv. c|ue je représente ici cl qui l'AUNK DE IKANCt;. LClU.NuUHU.MKS 129 atteint cette long-., la larg-. niaxinia est de ()() inm. ri la iiaiil. de i,") lum. Le contour (lu lost est ovalaire mais im peu anguleux, avec une i'orlc encoche en avant qui correspond au sillon aud)ul. anl., Ie([uel est extrèni. profond et large avec des bords verlic. Le corps s"élè\e rapidemeiil à partir de l'ex- tréni. ant. qui est basse, jusqu à l'exliéni. posl. (pii est très élevée; la face post. est vertic. un |)eu (il)li([ue en axant ; la l'are venti-. est convexe. Le périst., très voisin du Ixird ;imI. du (est, e-t petit : la lèvre post. est assez proéminente et aiguë, et le labre esl allougé. Le j)éri[)r. est petit, '2 fois plus haut que large et rapinocdié du bord sup. du lest. Les avenues andiul. ventr. sont plut(')t étroites taudis cpir le plasiron sternal est large. La face dors, est uniformément couver! e de luberc. lius et rapprochés, qui deviennent plus gros sur la l'ace ventr., surtout dans la moitié ant. de cette face. Les piq. sont lius, courts et soyeux sur la face dors., plus longs sur la face ventr. et ils oui une l'orme en spatule sur le plastron sternal où ils se groupent en 2 touH'es divergentes. Les orif. génit. sont au nombre de 2 seulement ; toutefois en axant de ceux-ci on trouve la trace de deux autres orif. extrèm. réduits mais il n'existe jamais que 2 glandes génit. en tout. Les pédic. appartiennent à .") sortes : tridact., rostres, opliic, globif. et trif. Je renvoie pour leur description à mon mémoire de 1883, p. 137, et à celui de MoRTENSEN, 1907, p. 117. .le rappelerai seulement, comme je l'ai signalé en 1883, que les pédic. Iridart. peuvent posséder I valves et mérite- raient dès lors le nom de tétradactyles ; on peut même trouver des pédic. à 5 valves. Le S. canalifet'HS est une espèce propre à la Méditerranée. Il est assez rare sur nos cotes de Provence et il se trouve dans les mêmes localit(''S cpie le Spatanfjiis piirpiireiis : il est plus fréquent entre Xice et Menton, dans les fonds vaseux de 20 il 30' ni. ; on le connaît ég-al. sur les cotes d'ikdii'. Il peni (lescendre jusqu'à 100 m, de prof. S. 0. PHYMM)DESMlEiyS ('.. SPATANGUS Klein. Le test est eordifoniir, de -grande lailie. pas 1res liaiil. Les pétales restent à fleur du test, l'ambul. anl. inqjair l'oiinr un sillon bien marqué, mais (pii n'est pas très profond. Les rég-. inlei-amhul. dors, porleni de gros luberc, disposés en arcs successifs. \n fase. sous-anal scidnuriil. S. purpureusO. F. Mau-ru. Fig. 89 el 90. — \oir ; .Vgassiz, i^rJ-l'^l), p. 565, pi. XI /; tig. 19-22 : Koeuler, 1883, p. 1-27 ; Mortensen, 1901, p. 123 et i[^i5, p. 22, pi. II, fig-, 2-4. 130 l.VLNi; 1>1^ IKANCi;. i;CHlNUliLKMl£ï> Le lest atteint facilement 11 à 1"2 cm. de lon^-. sur une lary. un peu moindre ; il est cordiforme avec un contour i'éf;ul. ; la l'ace venir, est aplatie. L'appareil aj)ical est reporté un peu en a\anl : le sillon ani. est lai-ge. Les pétales sont pointus et moyennement élari;is, le> anl. s(jnt un peu plus lon^^s et forment ensemble un angle plus obtus que les j)ost. qui sont un peu j)lus étroits et plus rapprochés. Le péripr. est allongé transvers, et le fasc. sous- anal, qui est fortement excavé du coté dors., ne renferme que deux tubes ambul. de chaque coté. La bouche est larye et la lèvre inf. peu proéminente. Les gros tuberc. des aires interrad. dors, sont placés près du bord apical des pi. et forment des séries successives en Inrme de A' très ouverts qui n'at- teignent pas le pourtour du lest. Les boids du sillon ant. présentent plu- sieurs rangées de tuberc. un peu plus gros cjue les \oisins ; tout le reste de la face dors, est couvert de petits tuberc. Ceux de la face Acntr. sont ])lus gros, mais ils se réduisent vers la périj)h. du test et passent insensiblement aux dors. Les piq. portés par les gros tuberc. de la face dors, sont très longs, pointus, légèrement re- courbés; les autres sont plus petits, mais leur dim. aug- mentent sur la face dors. Les pédic. tridact. sont de 2 sortes: chez les uns la tète jieut at- teindre jusqu'à 2 mm. de long, et les valves sont amincies ; les autres ont la tête plus petite. I^es pédic. trifoliés sont très petits et leur limbe est allongé, finement dentic. sur les bords; lesophic. sont rares et n'existent que chez les jeunes, surtout sur la face venir. Enfin les pédic. globif. sont extrém. rares et ils ne paraissent exister que dans les petits échant. ; le liudje forme un lubo (|ui se teruiine j)ai' (pielqiies dents. L'animal vivant est d'un violet pourpre assez foncé : la coloration, uni- forme, intéresse à la fois les piq. et le lest lui-même; elle se conserve dans ralcool. Le S. purpureus n'est pas rare dans le g-olfe de Marseille où il habite lotijoure les fonds sableux ou sablo-vaseilx assez résistants; on le trouve à partir de Ib m. de prof, et il descend jusqu';! 'fO m, diUis les fonds eorailigènes au lary'o de FiG. 89. — Spatangiis puvpaveus dépouilh' des piquants, X - ^ ; face dorsale d'un échantillon à corps allongé. iaim: m; ik.vnci: iciiiNoDi n\ii:s l.jl Hiou ; il a éU- loncontré dans un yiand noniljic de local, de la Médilerraiiôo. D'autre part, il existe sur nos cn\cs occidenlalcs (l(> Fiance, el dans certaines plag-es on le trouve eidoncé, très sM|icrliciclicmciil . dans le sable qui ne découvre (|u'au\ plus i;iandes uiari'es iles des (ih'iians, de de iiciiu), nuus dliahitudc il vit dans les fonds sableux ou c(>(pnllieis entre 20 el M) m. il remonte jusqu'aux coli-s de Norvège el descend au S. jusipi'aux Adores; on l'a capturé jusqu'à 'JUO ni. de pi-ol'. Fn.. 90. — Spatangus pwpureus ; éeliantillon .à eorps élargi : a. face dorsale ; ib. face ventrale. MoRTËNSEN, {1913, p. 2;'), j)l. 11. fig. 1) a dt'crit une \ al', caractérisée par de^i pétales pointus à l'extrém., étroits et conservani à |>eu ])rès la même larg. sur la plus grande partie de leur long: celle foi me serait idenli([ue au Sp. di-Sle- fanoi connu comme fossile, et a été trouvée- ii \'illefi-anclie-s.-Mer. G. BRISSOPSIS !.. A..ASS1Z. Le test est ovoïde avec un contour régulièi'. an-ondi ; H esl assez aplati el la face post. étroite est tron([née vertic. L'appareil apical se trouve vers le nnlieu de la face dors. Les pétales sont petits cd un pe)i déprimés, les ant. un peu plus grands que les post., et confluents à leur origine ; le sillon ant. dors. e->t [>eu prol'nud, i;{-2 lAlNE DE FRANcn:. LGIIINODERMr.S Le fasc. péripétale, qui entoure com|iIM. les [)ét;iles a un eonlour sinueux et il est élargi au niveau des pétales ant. : le l'asc. sous-anal est grand et large, un peu plus étroit en son milieu et situé eu partie sur la face ventrale ; le péri|)r. en est très éloigné. Les avenues and)ul. veidr. sont laiges el le j>lastron sternul est étroit. B. lyrifera Forbes. Fig.91. — \'oir: Ad.vssiz, iHlQ-lSl't, p. 35 i. pi. XIX, iig. 1 à 9 ; pi. XXI, fig. 1 et i> : K^ikmi.er, LS83, p. 135 ; Hei.l, iW>, p. 17i> ; MoRTENSEN, l'jQl , p. 15:2. L'espèce se reconnnit très facilement à son fasc. péripétale dont la fonue rappelle celle d'une Ivre et qui tranche uettenienl par sa couleur foncée sur le reste de la face dors, cmn erte de pifj. gris. Le test, ovoïde et assez plat, est un peu plus haut en arrièi-e qu"en avant ; sa long, atteint en moyenne 50 mm., la larg. 43 mm. el la haut. "J8 mm. ; la long, peut arriver à (Î5 uini. Les avenues ambul. venir, sont presque nues. Le péripr. esl ovale, plus long que large ; le labre, court, atteint le milieu de la première pi. ambul. voisine. Le fasc. sous-anal renferme 3 paires de pores de chacjue coté. Les piq. de la face dors, sont courts el pas très serrés, ceux du plas- tron slcrnal forment 2 toulles lat. et sont souvent aplatis en spatules. Les pédic. sont de 4 sortes : Iridact., rostres, glo- bif. et trif. Les Iridact. ont les \aives allongées et le limbe, élargi dans sa deuxième nmi- tié, est finement denticulé; les rostres ont les valves étroites; les globif. sont assez grands : Fig. 91. — ■ Brissopsis lijrifeva; l'ace dor- sale tliui ("chant illon muni de ses ])i- quants : grandeurnaturelle. leurs valves dépassent 1 mm. de long, el olfrenl une i)artie basilaire 1res large, tandis que le tube est étroit; ils se lerniinenl par "i très longues dents. La couleur à l'étal vivant esl d'un gris plus ou moins foncé, ou gris ver- dftlre. La i>'. lyrifera se Iroine dans des fonds sableux ou sahlo-vaseux ; en Métliter- ranée elle se montre à jiarlir de 4(> ii )>(• m. cl elle est assez commune sur nos côtes de Prf)vencc ; dans l'Allantique on la trouve à partir de 3() m., mais elle peut descendre beaucoup plus profund,, jnsqu'.-i tiOO m. F.ll<' l'cmoutc ;\ii N. jsc/. cid'oiicc'S, les ani . dirigés traiisv. cl piL'Siiiic sur le iirolongement 1 un de I autre : les posl. au enuliaiic sont 1res rap- i)ruclics. l,c t'asf. péri|)élalc est Irèssiuueux l'I nllVedcs :ui;^ les liés uiMiipu'-s ; le l'asc. suus-anal est élargi Iraiisvers. et pri'senlc uue l'orh- encoche sur son i)ord snp. qui est très rapprocht'' tlu [)éri|>r. B. unicolor Ki.iaN [B. columbaris l.wrxucK, H. .scilhv Cihav . l"ig. 92. — \'. ].e test est très grand et al- longé ; dans l'indiv. que je représente ici, il atteint 100 mm. de long., 8.3 mm. de larg., 47 mm. de haut. ; il existe des indiv. encore plus grands. La face dors, s'élève très rapidement jusqu'à l'ap- pareil apical, puis suit une courbe assez rég. jusqu'à la face post. qui est petite et ob- lique vers le bas ; l'interrad. post. dors, est assez saillant, la face ventr. est un peu bombée ; les avenues ambul. \entr. sont très étroites, tandis que le plastron sternal est très large. Le périst. est "2 l'ois plus large que long, le labre est extrêmement court et élargi transvers. Le péripr., ovale, est presque 2 fois plus haut que large ; le fasc. sous-anal renferme 4 paires de pores de chaque coté ; le fasc. lat. forme en avant des pétales ant. un angle rentrant aigu, et entre les pét. post. un autre angle rentrant beaucoup plus ouvert. Les tuberc. de la face dors, sont gros, à peu près de même taille que ceux de la face ventr. en avant des pétales ant., mais sur le reste de la face dors, ils sont beaucoup'plus petits; les piq. sont égal, très lins, serrés et soyeux sur cette partie de la face doi's. Fie 92. — Brissus unicolor; face dorsale, échantillon dénudé, X 2/3. I.»l 1 M M- m 1 H wci.. — i:(:iiiS(i|ii l'.Mi s En plus (les 1 formes liahil. de pédic. il existe des ophie. Les \;il\es(les grandes pédic. tridact. présentent des dents très allongées, analogues à celles de VEchinocardiuDi pennalifiduin (fig. 13, a); les globif. ont les valves courtes et ramassées, et l'ouverture terminale est munie de 4 à ô dents. La couleur à l'étal vivant est d'un gris ])lus ou moins foncé. I.f B. luiicolor existe sur nos rôles de Provence dniis les fonds vaseux à une l';iil)lc prof., de 10;) H\ ni. ; on le eoiinii il éf.;nl. ii N;i|iles, sur les côtes de Sicile, mais il icstc jissc/ lair. i),iiis l'A liant i(|ue, il n'est connu <{iie dans les rég. chaudes lAçoies, Canaries, ilcs du Cap \'cit, Antilles), et il peut descendre jusqu'à 2i'> m. G. ECHINOCARDIUM Crav. Le test est inincc^ et plus ou moins eoidil'oi nie ; en plus dn fasc. sous-anal, il existi' lui fasc. inl.. mais pas de fasc. péripétale. Les p(''tak's sont plus ou moins trian;;nlaires : la poilion de ces ptMalcs enfermée dans le fasc. int. ne possède que des pores petits et plus ou moins oblitérés. Le fasc. sous-anal est ordin. aussi long que large, un peu eordiforme avec une pointe inf. Le péripr. est situé sur la face post. du lest ([lii est tronqué verlic. La couleur générale est f^i'isc. tantôt gris clair, tantôt plus ou moins foncée. Le g. Echinocardiuni est ri'[irésenté sur nos côtes par a espèces dilTcrcnles. i" Espèces dont l'ainhul. ant. impaii' est plus ou moins enfoncé : E. cordalum PrxNANr) [Amphidelusc F(U{bes]. Fig. 93. — ^'oir : .Agassiz, iSlk, p. :iiO, pi. XX. fig. 5-7 ; KoKm.r.K. iS^'-i, p. L30 ; Bei.i,, IS'J'^, p. \m. ])1. XM, lig. 1-4; jNIortensex, V.iin, p. IL"). Le test est eordiforme, un peu plus Imig (pie large, assez aplati ; sa long, ne dépasse guère 5 cm. ^'u par en haut, le contour est un peu anguleux avec une forte cchancrure ant. correspondant au sillon dors. L'interrad. post. est renllé en luie proéminence assez marcpiée. Le sillon d(u-s. est très large et profond et il porte sur ses côtés des tuberc. prim. assez gros ; le test est assez proéminent de chaque coté de ce sillon. Les pétales sonl triangu- laires et peu profonds. Toute la l'ace dors, est uniformément couverte de ])etits tuberc. Le fasc. int. est très allongé et très large et il se prolonj^e l)eaucoup en avant; le fasc. sous-anal renferme .3 paires de pores de chaque côté. Le péripr., placé dans la partie su|i. de la face post. vertic.du test, varie beaucoup dans sa forme ; sur les indi\. de nos cotes il est général, allongé vertic. et plus haut que large, mais chez d'autres il est quelquefois ovalaire transvers. Le labre atlcinl la "J""' pi. and)ul. \oisine. Les piq, dors, sont très minces et soyeux, non dressés ; ceux de la l'ace \enlr. sont plus forts et ])lus longs et ils sont général", spatules sur le plastron slernal. Les pédic. sont de 4 sortes : tridact., globif., rostres et Irif. Les tridact. ont les valves allongées et général, minces ; les globif. sont très ap|)arcnts grâce surtout à leur ctdoralion pourpre foncée ; leurs \alves sont courtes et lAIM IM I li WCi:. — l'cilINolU liMI.s ramassées ; la partie basilaire est très large et le limbe tubulaire se termine par un orif. entouré de quel(|ues dents. LE. conlatum est très répandu dans prosquo tuules les mers, il sur nos côtes de l'Océan et de la Manche, et on peut le rencontrer dans le sable .à mer basse. Il vil à !."> on 20 cni. de prof, dans une cavité tapissée par du iiuicus et qui coniniuniipie avec le sol par 2 conduits ; l'on trouve prescpie toujours avec lui 3 ou 4 Crus- tacés commensaux [Urothoe ma- 7'ina). A Wimereux, les pê- cheurs appelent l'^". cordalum " œuf de yi'isai'd •>. Sur nos côtes de la Méditérannée, VE. cordalum n'est pas très répandu, sauf vers les Bouches du Rhône. Il vit f>énéral. à une faible prof., mais il peut descendre jusqu'à i:io m. Il es court. e>l fréquent E. mediterraneum Forbes. Fig. 94. — \'oir : Agassiz, Fie. 93. — Echinocavdium cordalum'; face dorsale ; légèrement grossi. 1812-Ti, p. 580, pi. XX\'. fig-. •29; K(EHLER, 1883, p. 132 et 1808, p. 175, pi. IV, fig. 1-3; Mortensen. i.907, p. 150. Le lest, à peu près aussi long- que large, n'atteint jamais de grandes dimen- sions; les échant. ont 3,5 cm. de long., exceptionn. i cm. Le contour vu d'en haut est anguleux a^ec une dépression ant. peu importante, et la rég'. post. est rétrécie. Les faces dors, et venir, sont aplaties et l'extrém. post. forme une gibbosité assez marquée; les faces ant. et post. sont vertic. LE. mediteiTaneum est surtout caractérisé par la foi'uio du sillon ant. dors, qui n'existe qu'en avant du fasc. int. et se trouve exactement localisé sur la face ant. vertic. du test; ce sillon est d'ailleurs peu profond et étroit, et il olfre sur son bord des tuberc. à peine |)Ius gros que les Aoisins. Le l'asc. int. est plutôt court, puisqu'il s'arrête au début du sillon ant. du tesl el il reste assez étroit; en dedans de ce fasc. se nnuilrcnl |)lusieurs tuberc. assez déve- loppés. Le reste de la face dors, est unilorm. couvert de petits tuberc, mais ceux de la face ventr. sont plus développés. Le péripr. est allongé vertic. étroit, 2 fois plus haut que large. Le fasc. sous-anal renferme une ou 2 p. de pores de chaque côté et le labre atteint la 2'" pi. ambul. voisine. Les piq. de la face dors, sont fins, serrés, appliqués et même feutrés; sur la face ventr., ils sont beaucoup plus gros, pluslong-s et] souvent recourbés; les piq. sternaux sont spatules. Les pédic sont de 4 sortes comme chez V E. corda tum car il I aa 1 \r\i: oi; ntANCi;. ICIllNiiUKliMKS n'existe pa? d'ophic; les j^loliif, oui les valves plus allongées cpie chez ce dernier. Fi(.. 94. — Echinocardium mediterraneuni, X ~ ^ a, face dorsale ; b. vue latérale. U E. medilerraneum est surtout connu en Méditerranée où il n'est d'ailleurs pas très comniuu. .le l'ai rencontré sur les plag-es de Foz (Bouches-du-Rhône) et de Sainl-Raphaé'l (Var) où il \ il à une faible prof. ; il est connu à Nice, sur nos côtes d"Alg('>ric, à Naples, etc. Dans i'All;uilii|iic il n'a encore été recueilli (pi'au cap Sagres par la (( Princesse Alice ". 2*" Esp. chez les(|uel]es rand)ul. ani. dois, n'est ])as déprimé (ui l'esl à peine : E. flavesceilS * '. !•'. .Mi'ii.i.i;K , /:. ovatuni (iuAv. Aniphidetus o. Dùbhn et KoRi-NJ. Fig. 95 et 99. - ^'oir : Ar.Assiz. JsTJ-l'i, p. 'A')l. pi. XX, iig'. :\ et i ; IviKULEu. 1883, p. 129 et 1898, p. ISO. pi. IV. fîg. 5, 6 et 11; Bell, 18!i\', p. 171, pi. XVI, fig. 6 et 7; MoRTF.NSFN, 1000, p. 132. L"/?. flnvescenff est le plus petit (les .5 Ec/iinocardin/n de nos mers et sa longueur ne dépasse guère 3 cm. : Echinocardium /laresrens ; face '^ ^^^ ^"' 1".'^' 1»'^'^ long que large. Le ni- ^' ovalaire ; la l'ace dors, est ari^ondie cl rexlréni. posl. est Ironcpiée. Le lest est extrèni. mince et fragile. L'/:. flavcscpns est essenliellenienl caractérisé j)ar la présence, au milieu (les tubcrc. 1res lins (pii l'ccouvrcnt toule sa l'ace dors., de gros luberc. qui se montrent surtout dans les aires inlerrad. lai. anI . cl le long de l'ambul. FiG. 95. dorsale, légèrement grossi ; a, échan- conlour d tillon il fasciole interne allongé échantillon à fasciole élargi. 1 AiM". nr: i hancf. — i ciiiMiniHMr.s 1:^7 ant., et qui se retrouvent aussi dans les 2 interrad. post., le long- des pétales ant. Ces tuberc. servent à l'insertion de piq. beaucoup plus gros que les autres piq. de la face dors, qui sont très fins, feutrés et serrés. Le fasc. int. est petit, court et élroil. Le fasc. sous-anal renferme 1 ou 2 paires de porcs de chaque coté. Le périst. est assez grand, pas beaucoup plus large que long' et la lèvre iuf. est peu proéiiiinciile. Le labre allcinl rcxtréni. de la 2'' pi- and)ul. voisine. Le péripr. est relaliw gi'aiid, à [hmi prè> aussi long que large. En plus des i formes babil, de pédic, les jeunes [)Osscdenl des ophic. Les g-lobif. offrent un tube étroit qui se termine par (i à 8 dents très allongées (fîg. 99, b) ; la forme des pédic. tridact. est caractéristique et leur limbe est très élargi (fîg. 99, ai. La couleur à l'étal vivant est d'un blanc grisâtre, qnclcpicfois léger, rosée. En. Méditerranée, l'A', /lavesrens se trouve sur nos côtes de i'rovenee à des prof, de 30 à 40 m., dans les fonds coralligènes ou les graviers léf^èr. vaseux, souvent associé au Spatonr/iis piir/nireus r[ au Scliicasler canaiifei-u.i. il vit «'««^'•aleirient dans l"Atlanti(|ue et iiarfois à une tiès faible prof. (0-8 m. à (^oncarneau^ mais il s'étend jusqu'à l'jO ni. Il remonte jus(|u'au\ côles de Norvège et d'Islaïule. el peut des- cendre jus(iu'aux Açores. E. mortenseni Tnir.BRv \E. intermediuni ^L.rtenskn]. Fig. 96 et 98. — Voir : .MoHTi-NSEx, 1901, p. Li3, et 1913, p. 28, jd. HT. Ilg. '.i et H»; K.^in.iu, 1909, p. 2iO, pi. X\X. fig. 2-0 \E. intermediuni. Cette espèce avait d'abord été considérée comme un E. /iave.scens attei- gnant une plus grande taille que d'habi- tude : il présente en effet le même con- tour rég'. et la même forme ovalaire que ce dernier. Un échant. que j'ai recueilli à Toulon mesure âO mm. de long, ij mm. de larg. te 32 mm. de haut. Indépendam- ment de sa taille beaucoup plus grande, il s'écarte de VE. /lavesrens par l'absence de gros tuberc, el par suite de gru< piq.. sur la face dors. daii> les inlenad. lai.: le revêtement des pi(|. de la face dor<. du test est uniforme et c'est à peine s d existe quelques pi((. wn peu plus grands \ers le bord ant. du lest. De plus, les [)édic. tridact. ont une forme bien différente : les valves sont assez étroites au lieu d'être élargies comme chez VE. /lrn>escen,s (f\g. 98). Le fasc. sous-anal renferme 3 paires de pores de clnupie coté, nombre sup. à celui que l'on observe chez VE. flavescenn. Le labre atteint l'extrém. de la 2® pi. ambul, voisine. EchinncavflUim animal luuni de ses piquants ; gi-andeur naturelle. l"i(i. 96. — mortenaeiii 138 lAiNi: m: i-I!.\m;i;. KClllNiiHI I!M1,^; \JE. mortenseiii n'a encore élé rencontré que dans la Méditerranée et seulement dans 2 localités : à Toulon, où des pêcheurs lont capturé à une prof, de 10 ni., et à Naples où il vit entre 14 et 40 m. On le distinguera facilement deT^". /lavescens à sa taille plus grande, à l'absence de grands piq. ou de gros tuberc, sur les aires interrad. dors., et à la forme des pédic. Iridacl. E. pennatifidum Norman ^ Amphidetus gibbosus Barrett]. Fig. 97 et 100. — Voir : Br.i.i., i^.'/?, p. 7(). pi. X\'I. lig. 5; Koeiii.fb. iN.'/,v, p.-Ji,p]. Ml,fig. 7. pi. \\\ lîg. 9-11 ; MORTKNSEN, Vjifi , p. 139. Cesl le plus graiîd Echinocardiiin/ de nos mers car, sa long, peut atteindre 7 cm. Dans l'é- chant. que je représente ici, la long, est de 62 mm., la larg. de 60 mm. et la haut, de iO mm.; certains indiv. sont léger, plus larges que longs. I.e contour du test vu den haut est régulier, ova- laire, presque circulaire, avec une légère troncature en avant et en arrière. Vu de profil, le test suit une courbe très régul. jusqu'au niveau de la face post. qui est tronquée vertic. L'am- bul.ant. est à peine déprimé à rand)ilus. Le l'asc.int. est très allongé : ses deux branches ne sont pas exac- tement parallèles et il est plus étroit en avant qu'au ni\ eau de l'appareil apical ; il renferme des tuberc. assez gros, mais tout le reste de la face dors, est uniformément couvert de petits tuberc. Les pétales sont à fleur du test. La face venir, est couverte de gros tuberc. Le fasc. sous-anal ne renferme que 2 paires de pores dcchaque côté. Le labre est extrèm. court et il n'atteint que le milieu de la preiiiièrt' pi. aiiihni. \(u^iiic ; le péripr. est élargi transvers. Les pédic. Indacl. se présentent sons "i formes : dans l'une, très grande, la tèle peut attt'indre 2,,') mm. de longueui" et les valves sont munies, sur les bords, detlenls peu nombreuses mais très longues et très développées, dispo- sition (|ui a fait donner son nom à lesp. fig. 100, bi; l'autre forme a des denlicnlal ions pins fines. Les vahes des pédic. globif. offrent une partie basilaire exln-m. (lé\eloppée, très large et un tube très court dont l'ouver- ture lermin. porte i à 5 dents de chaque côté (fig. 100, a). Les l'ostrés ont Fifi. 97. — Echinocavdhim pennatifidum ; face dorsale ; grandeur naturelle. l'AiNi: m; iit.wci:. Il :iii\i>i>i.uMi:s lii'J en général les valves finement dcnliculées mais certains offrenl des dents longues et épaisses, peu nombreuses (c), faisant ainsi passage aux Iridac- Ivles Fie. 98. — hV/ii- nocarditiia mor- tenseiii : péili- cellaire tridac- lyle, X •^*^- II.. 99. — Echinneardiiiin /hirt'srens : a, valvc de [K-dieclIaire tridactyle, X 2.J : b, valve de pédi- cellaire f^lobifère, X •'*^- K.. 100. — Echinocavdium penitah/iii'iiut : vahes de pé- dicellaires : a. pédieellaire g-lobilere, X 2.> ; b, pédi- eellaire tridaelyle allongé, X ^•' : C, pédieellaire ros- tre. X ^^i- LE. pennatifidum rappelle \v,\v (Hvei-s earaet. les E. /Jnresrens cl inle)-mediu)n. Il dilTère du premier [)Hr sa tjranile (aille, pai' sou fase. iiil. Irrs all()ii,i;(\ |iai- l'ahscnce couiplète de ^ros tubere. sur les inlerrad. dors, et enfin par la forme de» [)édic. tridact. et globif. Il est plus voisin de VE. mortenseni ([ui esl plus grand cpie l'A'. //avescens et l'on pourrait parfois hésiter entre des E. mortenseni adultes et des E. pennalifiduin \i.'\nn's. Ou distini^uera ce denner ;i sou i'asc. iul. |iius allong'é, à son lai^re u atteignant |)as le hoid posl. de la première pi. amhni.. tandis f|u'il atteint lextréni. de la 2'' chez VE. mortenseni vonunv chez VE. //'icescens, à sou t'ase. sous-anal très élevé et ne renfermant que 2 paires de pores an lieu de '.). enfin à la forme l)ien différente des pédie. Iridael. el globif.. J'ajouterai eidin ipic VE. inorlenseiii n'est encore connu (pic sur les cotes de la M(''dilerraut'H', et VE. peiinalifid uni sur c(di('sdc 1.^ t laiit icpic. I)ans la Mauciic. je l'ai ti'ouM'' très abondant, lors des grandes marc-es, sui- h's plages de l'ile de ilerm (des Anglo-Xormaudes ' où il \il cnfouei'' dans le sable à (pudipies cm. de prof., et sa présence esl iiulicpiée par une petite ('mineiice t'omme pom- le Spalnngus piir/jureus auipitd il est associé dans celte iocalili-. Ou le retrouvera certainement sur nos cotes : la .. Princesse .\!ice .. l'a icucoutré par i7° N. et "l" W'., à une prof, de 6.3 mètres. Il est ('-gai. connn sur les cotes d'Anglelerre et dans les uum-s du N. oij il peut desc-eiulre juscju'à loO m. V'E. pennatifidum signalé par Ag-assiz au.\ Etats-Unis est une autre espèce. 140 lACNT PF. KUANCi;. HCIIIM ilu.HMl.S Cl. HOLOTIIURIDES Une Holothurie ne |)fiit être mieux comparée qu'à un ^ros ^'er cylindrique pouvant atteindre et même dépasser 30 cm. de lon^^ La bouche, entourée d'un cercle de lenlac, se trouve à l'une des extrém. du cylindre. Pour com- prendre l'organisation de l'Holothurie, on peut supposer un Oursin dont le .squel. serait réduit à de très petites pi. isolées, et qu'on aurait étiré de manière à convertir son corps sphérique en un corps cylindrique (fig. 103'. Les rad. et les intcrrad., au lieu de correspondre aux méridiens d'une sphère, seraient donc placés suivant 10 génératrices du cylindre. Les appendices and)ul. sont constitués par des tubes allongés, ordin. rétractiles et munis d'une vent, terni., ou par des papilles dépourvues de vent. Les tubes ambul. ou pédicelles sont souvent localisés sur un des côtés du corps for- mant une face ventr. iqui correspond au irivium) sur laquelle rampe l'Ho- lothurie, la bouche en avant. Pour la jilacer dans la même position que l'Oursin auquel on la compare, il faut donc la redresser vertic. et la placer la bouche en bas (hg. 1 ]. Les parois du corps renferment des glandes à mucus et surtout des corpus- cules calcaires ou scléiites isolés, très petits, représentant le stade jeune des pi. de l'Oursin et dont les formes, très caractéristiques, sont importantes pour la classification et la détermination. Ces sclér. se montrent sous formes de pi. perforées, tantôt rég. et symétriques, lisses ou uumies d'aspérités, de tuberc. etc; de bàtoiviets àvo'xi^ ou arqués, simples ou ramifiés, pleins ou perforés ; de corpuscules crépus dont les ramif. courtes, subégales et serrées, ont l'extrém. arrondie et forment un ensemble sphérique ou ovoïde; de corbeilles grillagées formées de travées très minces, recourbées et réunies par un cercle ext.; de corpuscules turrifornies ainsi nommés parce que d'un disque basi- laire s'élèvent der^colonnettes g-énéral. au nomb. de 4, qui sont réunies par des travées transv. et dont l'ensemble a été comparé à une tour. Les pi. qui ont une forme très rég-., elliptique, avec quelques perforations symétriques, s'appellent des boucles. On trouve ordin. chez la même espèce plusieurs formes de sclér. et les coi-puscules superficiels des tég'. sont souvent différents des corpuscules profonds. Dans certaines espèces, les sclér. sont très réduits comme taille et comme nombre, p. ex. chez V Holothuria forskah de nos côtes. Je serai très bref en ce qui concerne l'organisation int, des Holothuries et lAl'NE l>r: l-R.VNCK. lîClltNOUEK.MES lil ne rappellerai que les disposilions iililisées dans la elassilicalinii. Le (hIjc diy-. t lig. 8, D) part de la bouche el >e dirige \ei's l'anus en se lapproclianL de l'interrad. dors, impair: |)iiis, ronnanl un coude assez brusque, il rebrousse chemin vers la liii i'ainifié>^. l'oruianl i l'2 lAiNi: lu; 1 KANCK. — i;(;iiiNiiiiianii;s I;uil6l une seule IdiiU'e. lanlol '2 loulles sé|);ii'ées j):ir le méseiiLère dors, et cléboucliaul dans un canal qui s'ouvre au dehors entre les tenlac. dors. Les sexes sont séparés, sauf chez les Synaptes. L'(cul' fécondé donne naissance à une lar\e |)(''lai;i(|ue a])])elée Auritiilu riit h^. 15,1;. ("certaines espèces soiil mcuhalru'es, par exemple le Phi/llopliorits iinui de nos cotes. Parfois 1 llololhui'ie peut se reproduire par simple di\ision transv. : le fait, très rare, à été si;.;nalé chez les Cucumaria Jactea et planci de nos cotes. Les Holothuries vivent en mer. de])uis le ni\eau des marées basses jus- qu'aux plus grandes prof. En Méditerranée, on peut voir, à '2 ou .3 m. de ])i'of. et même moins, les grosses Ilololluiiia , II. tubulosa, H. polii, et d'autres, se mou\'oir sur le sable, sur les rochers, ou sur les Algues. Ces I lolol hunes ranq)eiit sur leur face \enlr. au uio\en de leurs tubes aud)ul. et se lixi'ut à l'aKb' de leurs \ eut . lors(|ue celles-ci existent: leurs mou\e- nients sont d'adleurs très lents, et beaucoup de formes, nolauiment les Ciicuniai'ia , peuvent rester à peu près immobiles pendant bu'l longtemps. Les tentac. servent à l'Holothurie à capturer les particules alimentaires qui consistent en petits animaux, débris d'organismes morts, etc.; une fois que ces débris sont saisis par un tentac, celui-ci se rétracte, se recourbe et pousse la pai'ticule alimentaire dans la bouche. Lorsqu'on saisit à la main une Holothurie, celle-ci se rétracte plu> ou moins rapidement en exjnilsaid par l'anus une certaine cpiantilé du li{|uide contenu dans les organes arborescents: les tentac. et les appendices ambul. se con- tractent aussi rapidement. A la suite de ces contractions, le tube digestif est souvent rejeté par le cloaque : dans le g-. Hololhuiia, et notamment chez V H. tubulosa, il est rejeté tout entier par l'anus ; ce rejet, très violent, est très rapide, et le tube dig. . qui enlraine a\ec lui l'org. arborescent droit, brise, pour sortir, les parois du cl()a((ue : dans le g. ThijoiiPy les deux org. arbo- .rescents et même les org. génit. sont rejetés. Chez les espèces qui possèdent un org. de Cuvier. les tubes de celui-ci sont expulsés a\ant l'appareil dig. qui ne sort (pie quelcpie temps après. (_)ii a constaté tlans cei'tains cas cpie le tube dig. exj)idsé pouvait être régénéré. La détermination des Holothuries est beaucoup j)lus tlillicile que celles des autres Echinodermes : il est peu de groupes chez lesquels les erreurs de détermination se soient montrées aussi nombreuses, et chez lesquels aussi la synonymie soit aussi riche. Les caractères exi. fournissent, à l'état \ivant des indications qui sont surtout utile> chez les Aspidochirotes, et le zoolo- giste exei'cé recoiniailra de suite à première \ue la plupart de nos espèces des g. llolotliurid v[ Slicliopu.s; chez les I )eiidro(hiroles cl les Synaptcs, les caractères ext. ont moins de \aU'ur. Dans tous les cas, et surtoiil si l'on a aU'airc ;i fies ét'hanl. coii>er\és, d est indispensable, pour faii'e la délernu- nation, d'abord de compter les tentac, puisd'ouxrir l'animal pour examiner les org. iiit., et enlin d'étudier les sclér. Le nombre des lenlac. permettra de séparer des g. à caractères ext. Ii'ès xoisins. (ds nd)re. le dé\elopj)euienl et la l'unne des ory. f^énil., la slnuiiirc des nv^. ari)(>i'escent<, cl ciilin unuilrera s il existe' on luui nii l iiicl ion d'imr iiiiporliinci' t'indii- nienlale pour la deleniiiiiat ion des es[)èces du i;. llololliKiia . Miilin, on jiré- lèverà de petits l'ragnients des téj.;., des appendices di\ers du eor[)s el des tentac. ([u'on éclaircira au bauiiie ou mieux (pi'oii Ir.iilriM ;i la potasse bouillante pour étudier les sclér. H]sl-il besoin de faire renuirquer ([iie la di'leriiiinalion dv> 1 lololiuiries ne se fera pas connue au leni[)s jadis, où des naturalistes [)bis ou moins sérieux appelaient. j)ar principe, toutes les espèces du g', ('uciuiidiid , ('. cuciiiins, sous prélexle cpi elles ressemblaienl à des c-ornich(ms, ou doiinaiciil le nom d'/y. tubulosa à toutes les espèces du y. llolothniia pi(j\ eiiaul de nos cotes... v{ à beaucoup d"aLilresl i-a conservation des Holothuries demande quelques précaulions, el l'on peut parfaiteinenl (d)lenir des échant. bien étalés, ayant luie apparenre A'oisine de celle de l'animal \ i\anl, au lieu de ces choses informes quOu xoit si sou\ent dans les colleclions. J"ai déjà dcuiné p. l'J la technique à employer. TABLEAU DES ESPECES i. En plus des tentac. péribucc, il existe (\q^ appeiid. ainbul.. prin- cipal, sur les rad., et se présentant, soit sous l'orme de tubes ou pédicelles érectiles terminées par une vent, et servant à la loco- motion, soit sous forme de papilles coniques jS. Cl. HOLOTHU- RIES PÉDIFÈRES\ 2 — Les seuls append. sont les tentac. péribucc. et la surf, du corps est complet, nue, les pédicelles et les papilles faisant défaut ,8. Cl. HOLOTHURIES APODES^ . . -^i 2. Les tentac. sont arborescents, c'est à dire que des ramilicalioiis de 2" oixlre naissent à dilférents niveaux sur une branche [)rincii)ale, puis se divisent à leur tour en ramifications de ."i" ordre, etc. [0. DENDROCIIIROTKS '/ — Les tentac. sont peltés, c. à d. que leurs ramilications partent exclusivement de l'extrém. ; ils oH'rent une lige simple et les ramilications, assez courtes, arrivant toutes au même niveau, forment dans leur ensemble une sorte de disque épais [0. .VSPI- DOCIlIIlUTESj , '^-^ S. Tentac. au nombre de K». dont "J plus petits, qui occupent toujours une situation \eiilr / ii FAINK DE FRANCE. KCIIINOUERMES — Tenlac. en nombre sup. i'i 1<>. inéj;au\ et les plus petits en nombre sup. h '2 , i7 'i. Les appcnd. anibul. se préscnlenl sous forme de tubes formant 5 rangées rad. bien distinctes, entre lesquelles peuvent se montrer quelques lubes interrad. plus petits et plus ou moins abondants. Pas de dents anales [G. Ciicumaria] 5 — Les tubes anibul. sont répartis irrégulièr. sur toute la surf, du corps sans former de rangées rad. plus particulièrement nettes; des dents anales ("i. Thyone] . . 10 5. Append. andnd. constitués par des tubes l'égulièr. disposés en '2 ran- g-ées sur la face vcntr., et par des papilles moins serrés et irrégu-. lier, disposées sur la face dors. Tubes génil. terminés par une extrém. rcnilée, piriforme et aplatie. Les sclér. ont comme forme de départ un corpuscule en lunette avec '2 orif.. ou en losange avec 4 orif. ; de cette forme fondamentale dérivent des sclér. plus compliqués, et, chez les jeunes, il existe de grandes pi. épaisses avec de nombreuses perfor. ; corbeilles petites et incom- plètes Cucumaria mo?ilagui p. LjO — Les append. ambul. oifrent la même forme dans les 5 rad. . . . Cj 6. Certaines pi. des tég'. sont très épaisses et ont la forme de cônes de Sapin avec un réseau calcaire très dense. de\ enant ])lus délicat vers lextrém. la plus étroite 7 — Pas de corpuscules en forme de Cônes de Sapin S 7. Les tubes and)ul. forment plus de '2 rang-ées dans la plupart des rad. et manquent dans les interrad. Les pi. épaisses en cônes de Sapin, sont accompagnées de pi. plus petites à bords denticulés, munies le plus souvent de 2 ou i ])erfoi-. très étroites (pii font même défaut parfois ' C. gruhei p. loi, — Les tubes ambul. ne IVn-ment (jue 2 rangées dans les rad. et existent aussi dans les interrad.; les corpusc. en C(uies de Sapin sont acconqjagnés de pi. ovalaires munies de gros nodules arron- dis et de perforations * C. si/racusana [p. iÔJ 8. Les tubes ambul. sont rigides et non rétracliles; les tég., rigides eux-mêmes, l'enferment de grosses pi. perf. dont l'ensemble cons- titue une sorte de cuirasse résistante 9 — Les tubes ambul. sont rétractiles, les tég. renferment des pi. plus (Ui moins développées mais ils ne sont pas rigides il 0. Le corps a la forme d'un croissant plus ou moins recourbé, épaissi en son milieu et aminci aux extrém. Les tubes ambul. sont gros, coniques, pas très serrés, et disposés en zig-zag plutôt qu'en deux rangées distinctes; les pi. sont parlicul. grandes et allongées C. iergestina p. 158) — Les tubes ambul., assez nombreux et serrés, sont petits, courts, et disposés en -J l'aiigées IQ faim; i>i: ijianci:. ' — )':ciiiMinr.i!.Mi,s 1 i') lO. Le corps est allongé, dniil du quelque peu recourhé ; la région post. est très amincie sur une assez, grande huig. v\ lornie une sorte de queue très apparenle. Les pi. sonl très grandes; les corh. portent sur leur cercle ext. des dents ou des lobes plus ou moins nombreux et bien apparents Cucumaria elongata p. 160) — Le corps est plus ou moins l'orteuient l'ccourbé, rexlrém. post. est raccourcie et identique à rextrcin. aiit. ; les pi. sont de moyennes dim. : le cercle des corb. ((Hrf nii bord. ext. lisse ou muni de petits lobes peu développés. . . . Cucumaria cucuniis p. 161) IL Espèces de très petite taille (pas plus de 2 cm. de long.) avec des tubes auibul. peu nombreux et disposés irrégulièr. sur une seule rangée ou suivant une ligne en zig'-zag- 12 — Espèces de taille moyenne ou assez grande dont les tubes ambul. rad. sont disposés sur '1 rangées distinctes i'3 12. Couleur général, blanche. Les pi. des tég. sont munies pour la plupart de nodules arrondis, et elles ont pour point de départ une pi. losangique avec 2 perfor. princip. et 2 perlbr. plus petites placées perpendicul. aux précédentes. Il existe, en outre, dans la couche superficielle, de petites corbeilles dont les travées centr. sont général, disposées en croix et fournissent de petites branches périphériques non ramifiées .... Cucumaria laclea (p. 163) — Couleur brune. Les pi. des tég., ovalaires et munies de nodules arrondis, oH'reut des mailles plus épaisses et des orif. plus petits et moins régulier, disposés que dans l'espèce précédente. Les corb. sont formées de travées plus nombreuses et leurs ramifications se réunissent souvent de manière à limiter de petits orif. périphér. Cucumaria hrunnea p. 16{ i'3. Les sclér.' sont formés surtout de pi. épaisses, à surf, irrégulièr. mamelonnée et à perfor. nombreuses disposées en rangées paral- lèles; il n'existe jamais de pi. o\alaires à contours régul. et munies de nodules arrondis |)lacés symétriqucmcMit a\cc des orif. eux-mêmes symétriques ; les corpusc. des tubes andnd, con>istenl essentiellement en bâtonnets arqués du milieu desquels s'élèvent 2 petites tiges convergentes, formani une tourelle nidimcnlairc Pas de corb / '' — Les sclér. conjprennent surtout des pi. o\alaires. munies de gros nodules sphériques tous égaux, disposés très régulier, et très symé- triquement, avec des orif. placés égalièr. d'une manière symétrique. 15 l'i. Les sclér. consistent suiloul en grosses pi. épaisses à contours irrégul., pas bc.iiiconp plus huigues cpie larges et n'ollVant jias de pi'olougemenl h Tune dr K'ur- exirém. ; les orif. assez nombrriiv forment plusieurs séries parallèles. Cucumaria hyndniaiii p. l.")7j — Les pi. princip.. pins longues que larges, n'oll'rent ordin. ((uc 2 rangées loiigit. ou obi. de pci'ior., et elles se prolongnit >ou\ciil. l40 IAI.M; IiL IKANCL. -— I.ClllMjlii:l!Ml;S à l'une de leurs exli't'ui. i\u\ csl plus amincie, en une pointe lisse nu denhcniée iitciiDUtrid kirschbeigi p. 156j [.'). Uuliv les pi. (i\ alaires, (le l'oruie s^ niélriqiie el iiiuiues de nodules, il en existe d'autres ])his jurandes, allon,i;ck's, oll'ranl à l'inie de leurs exti'éni. un pi'olon<;einent él roit , plu» ou niouis lon^ el muni de (pirhpies petites pointes lat.: il existe des pédieelles interrad * (.'iiciima riii Lii/lllccri \^. \^^V> — Les pi. oxalaii'c's. munies de nodule» an'oiidi^. rolent pai'laitemenl ré"'ul. et elles nOilVent aurune ludicaliou de [)n>lon^emeiil terminal /'< Itj. Les. 1)1.. oxalaii'es et munies de ^ro< nodules arrondi^, n ont en général (lue 1 oril. et leur loiMiie est |)lus ou moins all épais»e< et l'ortes ; téy. plissés; des [)édicelles interratl CiicuiiKirid lelevrei p. \'t'l Les pi. ovalaires ou cylindriques, munies de i;ros tuhi'i'c.. ont un nondîre d'oril'. sii|i. à i : C(U-|)eilles petites el (hdicales ; té^. lis-e»; pas de pédicelles dans les interrad. . Cutuniarùt planci p. 153 il . Les pédicelles sont répartis sur toute la suri', du corps sans dil'- l'érence entre les rad. et les interrad. ; les tentac. ext., au noinhre dune di/.aine et très i,'ran(is, rornienl un premier cercle entou- rant un cercle int. dune demi-douzoine de tentac. plus petits; les sclér. consistent surtout en corpusc. crépus, très nombreux et en pi. ])errorées de l'orme irréyuL, avec, en plus, quelques petits corpusc. turritornies Phijllophorus uiiia fp. IGO) — Tentac. au nombre de 18 à 21», en '1 cercles, les 10 ext. plus grands, les 8 à 10 int. plus petits. Les pédicelles n'existent que sur les rad., au moins dans les régions ant. et posl. mais ils peuvent former plus de '2 rangées et vers le milieu du corps, il peut exister quelques pédicelles interrad. ; les sclér. consistent en corpusc. turri- l'ormes très grands dans l'espèce principale de nos côtes; pas de corpusc. crépus \G. Pseudocucumis] LS 18. Espèce de grande taille atteignant 1.5 à '20 cm. de long'. ; les cor- i)usc. turriformesonl le discjue grand et la tourelle très développée, l'ormée de 4 colonnettes; un certain nombre de pédicelles dans les interrad Pseudocucumis niixtd p. 1(38) Espèce de tre>- |)elile taille (C) à K» mm. de long.). Les corpusc. tur- rirormes ont le disipie basilaire irrégulièr. arrondi a\ et' plusieurs pei'for. et les tourelles peu développées consistent seulement en 2 colonnettes ol)l. Las d'append. interrad Pseudocucumis marioni {\). HiÙ! 19. Les tég-. sont dépourvus de sclér. et ceux-ci n'existent qu'au voi- sinage de ramis el dans les pédicelles \'ll J^i's té"', sont pourvus de sider. nombreux el bien dill'eieiiciés. , , 'J i FArNli HE FRANCE. KCIIINODERMKS 1 <7 20. Les tubes anibul. u'olfreiit (lu'un (lis(|ue leriii. sauf les 10 tubes qui bordent l'anus et qui renferment quelques bâtonnets simples ou ramifiés. Les té;^. sont ^ris-insc". ou brun-rosé, opaques et assez épais T/it/one loscovita p. l(i«T — Les té^. (le l'extréiu. posl. du corps renfennenl ([uelques corpusc. turriformes dont les disques arrondis sont pai-fois incomplets, les tourelles elles-mêmes sont tantôt bien formées, tantôt incom- plètes. Les pédicelles ne renferment cpiun disque term. Tég. rosés ou rouges, transparents .... Thyone inermis (p. 167) 'J[. Le corps, plutôt court et recourbé sur lui-même, otîVe une rég. ant. assez élargie tandis que la rég. post., fortement amincie, constitue une sorte de queue, le tout atteignant 3 ou 4 cm. de long-, au maximum. Les tég. sont remplis de pi. assez grandes, aplaties et lisses, de forme irrégulièr. arrondie; il existe en plus de petits corpusc. crépus . . . • . Thyone rap/ianus p. Uyiy) — Le corps, cylindrique et allongé, non recourbé, peut atteindre une long, de 10 à Ib cm. sur 2 à 3 cm. de larg. Les sclér. consistent principal, en corpusc. turriformes dont le disque, allongé et élargi en son milieu, offre le plus souvent 4 perfor. et porte '2 petites colonnettes courtes qui sont réunies par une anastomose transvers. Thyone fasus i p. 164) — Tubes génit. divisés en 2 faisceaux de chaque côté du mésentère dors. [G. Stichopus\ *>.V 22. Tubes génit. groupés en faisceau unique \G. Holothuria . . . . V'i 23. Corps cylindrique: couleur rouge à létal vivant: sclér. formés de corpusc. turriformes et de bâtonnets aplatis et élargis, ordin. divisés ou ramifiés, en forme de croix, etc. Stichopus tremulus p. 181 — ■ Corps aplati : couleur brune ou d'un brun-rosé à l'état vivant a\ec des taches blanches : sclér. formés surtout de corpusc. turri- formes et de bâtonnets non ramifiés. . Stichopu.s regalis p. 18'2 2'i. Tous les append. ambul. sont des papilles ayant la même forme sur la face dors, que sur la face ventr. : les sclér. consistent en corpusc. turriformes bien développés dont le disque est circu- laire avec les bords lisses, et en boucles ovalaires à 6 orif. ; un org. de Cuvier Holothuiia impatiens 'p. 173) — Les append. ambul. ont une forme différente sur la face dors, et sur la face ventr,, cette dernière portant des pédicelles et la pre- mière des papilles 2.'i 25. Les sclér. des tég. et des pédicelles ventr. '^ont extrêm. petits, très rares et réduits à des {)1. rudim. offrant 4 orif. symétriques et égaux; seuls les tenlac. possèdent des bâtonnets. Les tég. très mous sont général, de couleur foncée, souvent noire et les papilles dors, ont ordin. l'extrém. blanche : un org. de Cuvier très dé\c- loppé Jlololhurid forshafi {[>, iVJ^ lis lAlNU L)E in.VNCE. KCniNObERMKS — [>es sclér. des lég-., nombreux et très développés, consisteiil prine-i- ]);il. en corpusc. Inrrifoniics el en boucles owilnires; des bàlon- iR'ls dans les pédieelles et les tenlac 'Ji) 'J6. Les corpusc. turriformes, de grande taille, oui un disque arrondi a\ec des bords lisses et des oril'. régulier, et syuiélricjuemenl disposés.. "J"] — Les corpusc. lurrilV.rines peu abondants, sont très petits et leur disque, dont les perl'or. sont peu nombreuses, est muni sur les bords de pointes l'orles et irrégulièr. disposées; les sclér. sont sur- tout constitués par des boucles 2S 'J~ . Espèce de petite taille. Les pédieelles l'orment sur les h l'ad. ries rangées distinctes, entre lesquelles se montrent des pédieelles interrad. plus rares. Les corpusc. turriformes sont bien déve- loppés et leurs tourelles, longues el minces, ont plusieurs étages. • * Hoîolhuria helleri\^. 180) — Espèce de grandes dimensions. Les tubes and^ul. n'existent que sur la face ventr. où ils sont très serrés et souvent disposés en 3 séries plus ou moins distinctes; la face dors, est couverte de papilles très grandes, allongées, coniques et serrées; les corpusc. turriformes ont un disque à bord ondulé mais lisse et une tourelle large, épaisse et assez courte. Holothuiia sanclori p. 17L! '28. La face dors, est munie de papilles coniques et pointues, de dimen- sions variables, plus ou moins nombreuses et pas très serrées; les tubes ventr. sont serrés et nombreux; pas d'org. de Guvier. Espèces de grandes dimensions (jusqu'à 30 cm.) \»j — La face dors, se fait remarquer par des éminences en forme de gros mamelons très volumineux, souvent disposés en rangées longit. assez distinctes: les pédieelles ventr. sont peu serrés; un org. de Guvier. Les exempl. connus ne sont pas très grands (12 a 13 cm.) * Ifo/othu/ia mommata (pAll^ 'J'.l. L'extrém. des append. ambuL, pédieelles ventr. et papilles dors., offre une couleur blancbe qui tranche nettement sur la colora- tion générale très foncée, violette ou noire, des tég. ; la surf, des boucles est lisse Holofhun'a polii ip. IIH — La couleur générale csl bi une. plus claire sur la face \enlr.. plus foncée sur la face dors.; la surface des boucles est plus dU moins rugueuse et garnie de petites aspérités pointues ijQ ■ U). Tég. épais el assez résistants; papilles dors, très inégales, les plus grandes souvent disposées en rangées longil. plus ou uioins distinctes; les boucles possèdent en général 3 paires d'orif., mais elles peuvent s'allonger considérablement et en acquérir \'l à 1.^ paires, parfois ces orif. sont complet, obturés ffolothuria liibulosa p. 17i) — fég. assez minces; les papilles de la face dors, sont général, petites el courtes, uiais, à la limite des faces dors, et \enlr. il existe, de I MM" m 11! wo:. — rriiiMiin liMl:■^ I -iO chaque C(Sté du corps, une rangée de très grosses papilles de dimensions uniformes et séparées régul. par des intervalles égaux. Les boucles, rugueuses, sont de taille variable, mais elles n'at- teignent pas les grandes dimensions qu'elles preinienl parfois elle/ 1'//. tuhulosa et leurs orif. ne disparaissent jamais complet. *//. stelbili p. n») '.il. I.e corps est (li\isé en une rég. pi-inci])ale large et cvlindricjue, et une rég. terni, beaucoup plus étroite, foi-inant une sorte de queue; il existe des org. arborescents. Forme très rare, \i\ant toujours à une certaine prol'. . . Molpddia ////<.vr«/«s i p. KSi) — Le corps est cylindrique, très alhjngé et de forme régul. avec des tég-. translucides; pas d'org. arborescents. Espèces en général communes, ordin. littorales, vivant dans le sable ou le sable vaseux. [F. Synaptidae] '^^ '.\'-^ . Espèce extrêm. petite (long. 10 mm. i portant 10 tenlac. simples ; pas de sclér. dans les tég. (trouvée une fois à St-Waast) .... Rhabdomolgus riiber li-Vdi) — Espèce pouvant atteindre de 10 à 25 cm.: 11 ou ll>tentac. digités ou pinnés; les sclér. consistent en ancres articulées sur des pi. perforées dites pi. anchorales •9.9 33. Tentac. pinnés, c. à d. otTrant une partie principale qui porte sur ses bords un nombre variable de pinnules successives, au nombre de 6 à 9 paires avec, en plus, une pinnule terminale. Les pi. ancho- rales sont simplement ovalaires. rétrécies à l'extrém. sur laquelle s'articule l'ancre, et leurs gros orif. sont denticulés [G. Leptosy- napta] 3'i — Tentac. digités, c. à d. constitués par une tige principale portant à son extrém. seulement quelques ramifications i3 ou i en géné- ral). Les pi. anchorales ont la forme d'une raquette, c. à d. sont munies à l'une des extrém. d'un manche sur lequel s'articule l'ancre; les orif. sont lisses [G. Labidoplax] 3.'» 3k. Pinnules lat. des tentac. au nomb.de 8 paires, subégales. Les ancres sont très développées et l'espèce adhère fortement aux doigts ; elle atteint une long, de 30 cm. PI. anchorales de moyenne dim., avec au moins 8 orif. princip. denticulés; les bords des pi. sont égal, dentic, au moins sur une partie de leur pourtour ; la partie pointue sur laquelle s'insère l'ancre est séparée du reste par une , saillie arrondie Leptosijnapla galiennei {p. l8Cy) — Pinnules lat. des tentac. au nomb. de fi paires en général, plus une pinnule termin. plus gr. que les autres. Les pi. anchorales et les ancres sont médiocrement développées; l'esp. adhère peu aux doigts. Les pi. anchorales ont les bords lisses et possèdent général. 7 orif. princip. ; la partie pointue n'est pas séparée du reste par une saillie Leptosynapta mhivrens (p. 187) lôO KAI M 1>1 IHANCI.. J.CHlNDUKKMtS 35. Dans la partie ant. du corps, les pi. anchorales sont courtes, presque circulaires, avec un manche très court et des bords for- tement denticulés ; elles portent un réseau second, irrég. à mailles serrées et opaque, superposé au réseau principal. En s'éloi- gnaiil fie l;i rég. ant.. le réseau second, disparait, et les pi. s'al- longent: elles deviennent i)\alaires avec le manche assez allongé et de^^ hoi'ds lisses mais un peu anguleux et elles ollVenl ."> à tî pert'or. centr. |)iii- grandes el iTaulro plus petites; les ancres sont courtes LabidopJax thoinsoni p. 1U(>) — Les pi, anchorales sont toujours dépourvues de réseau second.; elles sont seulement plus courtes dans la rég. ant. du corps que dans la rég, post. où elles se montrent toujours plus longues que larges; leurs bords sont toujours lisses; il existe ordin. 4grandes perfor. centr. et quelques autres plus petites. Les ancres sont notablement plus longues fpie les pi. correspondantes. Labidopla.v digitata ip. 188» S. Cl, HOLOTHiniES PÉDIFÈRES 0. DENDROCHIROTES. Holotliuries pédifères chez lesquelles les tentac. sont ramifiés à la manière des l)ranches d'un arbre ; ces tentac. sont souvent au nombre de 10 mais parfois en nouibre sup. à 15; le pharynx est muni de muscles rétracteurs spéciaux. G. CUCUMARIA Hiainviue. tu lenlilc., (loiil "J plus jietils ^iitu-s du coié xciilr. i.es |>(''dieelles sont disposés en d(Mi\ liuigtH's régul. le long de clKiiiue ijid., on e\ee|ilioiui. ehez les petits indiv. suivant une ligne en zig-zag. Les inlen:id. sont ordin. dépourvus d'append., ou, s'ils en possèdent, ceux-ci sont irrégulièr. distribués et général, plus petits que les pédicelles rad. L'anus est déponivu de dents, C. montagui Fleming 'C. saxicoLi Brvdy et RobertsonI. Fig. 101. — \o\y : >L'lUi:nzi:li.i:iî, Is'j:^^ p. 1,") ; Ivukuler. li^'J.'j, p. 1") ; Page, iOO'i, p. 305 et Orton, l'Jl'i, p. -21 i, llg. I. L T) el 7 C. sa.virola\ Le corps cylindrique atteint ordin. une long, de l<>à 12 cm., il peut arriver I'ai'm: l'i: II! wci:. i;(:iii\'n|ii:i(\ii:s même jiis(|ii à 1,") cm. : la lar-. est environ de •2{\ ;\ -J,") mm. Crdc espèce se reconnaît trrs lai'iK'ment à la MancluMir des II--. (|ni conli-aslr avec la colo- ration très foncée, d'nn brun pinson moins noujitie. (pi"ollVent l'aire lenta- culaire et les tentac. Les tubes anibul. sont disposes d'une manière dilTérenle sur la l'ace dors, et sur la face venir. : sur les .'? rad. venir., ce sont dv^ Inbes cvlindriqucs. ;>.llonp-cs, pourvus (rune \r\\{.. r\ disposés comme (die/ la plupart d(>- ('ticui)iiitia en •_> séries iv-ul. .\u ('onlraire, les a|)pend. des •-> rad. (l(U's. s(uit placés irréi^n- lièr.. assez écartés les uns des autres, et ils forment des pa- pilles épaisses el Coniques, mu- nies cependant d'une petite vent. term. Au point de vue anatomique. la C. montagui se dislingue par la fornu' da^ tubes génil. (pii sont larges et peu nombreux, avec l'ex- trém. élarg-ie, en forme de poire comprimée. Les sclér. de la couche prof, des tég. ont d'abord la forme d'un biscuit plus ou moins étranglé en son milieu et olYrant un orif. vers chaque extrém. élargie, ce qui les a fait désigner sous le nom de corpusc. en lunette (aV; les bords présentent pai*- fois quelques petites pointes qui seront le point de départ de prolongements, et lorsque ceux-ci en se dé\eloppant ax'riveront à se rejoindre, les corpusc. prendront une forme losangique rég-. avec 4 orif., mais sans nodules ; cette disposition régul. est conser^■ée sur la plupart des corpusc, mais quelques-uns cepen- dant continuent à s'accroître et donnent naissance à des pi. irrégul. et de dimensions variables, qui 'peuvent même atteindre 0,6 à 0,7 mm. de long-, mais restent toujours dépourvues de nodules (b). Lcscorpusc. supcrf. sont des petites corbeilles incomplètes dont le diam. varie entre 0.0.'{ et O.Oi nim, formées par quelques Irabécules partant d'un même point centi"., recour- bées et ordiii. bifurquées mais non réunies par un cercle périph. e^ Les append. ambul. et les tentac. renferment des bâtonnets id) et des pi. perfo- rées à contours iri'égid. et constitués par un réseau calcaire d'épaisseur \arial)le < C). La (^, montagui est assez r(''|'>audne sur nos coles cU- la Maïu'he el di^ l'Oeéaii où on la trouve à mer basse sous les rochei's ; elle peut desci-iidre à (pie](|uos m. de prof. Elle a été égal, observée en dilTérentes localités des Iles Britanni(jues. niîiis Fi(i. 101. — Cucumaria montagui; a, plaques en l'orme de lunette ou de losange, X ^^^', b. grandes plaques épaissies; c, plaques à réseau mince; d, bâtonnets des tentacules, X '0 ; e, corbeilles, X 120. 1.V2 FAl'NT. nr THANCP.. i:ciii\uiii inirs elle ne remonte pas beaucoup vers le N. On Va reucoulrée aux Açores par 130 m. de prof. C. lefevrei Barrois [C. noi'inani Allen et Page]. Fig. 102. — Voir : Barrois /NN^>, |,. ,-)■_). |,|. II, lio. I ;, s ; Ai.i.LNol Vw.v. l'.ifl'i, p. 160, et Ortûn, lui \. p. -Jl I, li-. -2, .'), " ol S C. norniani . I,a Iniii;. (les (■■(•li.inl, \;iiic nnjiii. ml rr (> cl lOciii. el peut même atteindre 15 cm. Le corps est cy- lindrique et la peau est épaisse, plus ou moins plissée, rugueuse et co- riace. Les tubes ambul., rétractiles, forment 2 rangées distinctes dans chaque rad. et ils ont la même forme dans les 5 rad. ; les in ter ra d . otTrent des pédic. plus petits et distribués très Les tubes irrégulièr g'énit. sont très nom- breux et peuvent at- teindre le chiffre de 500 ; ils restent lins et cylindriques sur toute leur long. Les sclér. des tég. consistent principal, eu pi. le plus souvent losangiques avec 4 grandes perl'or. symétriquement disposées, portant, sur leurs 2 faces, de gros nodules arrondis et proéminents (ai. Les corbeilles, hémisphériques, sont constituées par des travées plutôt fortes et épaisses et leurs dimensions sont relativ. assez considérables car elles atteignent 0,07 mm. de diam ic). Leur structure est beaucoup plus robuste que chez les espèces Aoisines avec lesquelles on peut confondre la C. lefevrei, c. à d. les C. montagiii çX plaiici. Les pédicclles renferment des pi. identiques à celles des tég., accompagnées de bâtonnets de forme varialjle, allongés ou ramassés (bi ; des bâtonnets analogues se trouvent dans les tentacules. Les tég. sont d'un brun assez clair chez l'animal (pTon \ ieut de capturer; la couleur devient un peu plus foncée à la lumière ; les tentac. et l'aire tentacul. sont brun foncé ou noirs. a, plaques a no- FiG. 102. — Cucumnria lefevrei dules ; b, bâtonnets de diverses formes, X ' •'î*' ; C, corbeilles, X '■'*'• La C. lefevrei se distingue de la C. moiita(/iti par les append. ambul. ioruu's de jit'dici'llfs disp. CM 2 séries sur les a radius, par sa coloration général, brunâtre, par ses tég. épais, plus ou moius roilcini'iil pliss(''s el coriaces, par l'existence d'append. sur les inlerrad. cl culln par ses grosses pi. ovalaires munies de nodules sj)h{''fi(pies avec d(>s perl'or. synu''lri(pi(Mncnl dis|)Os(''es. Kll(> se distingue de la Faim: df iRANor. — KCiiîVdnrnMr? 1J3 C. planci par ses [il. à nodules munios de 4 orif. sym('>trif[uos, par ses onrboillos grandes et foiies, ses téi^'. plissés et la présence dappend. dans les inlenad. La C. lefevvei doit être assez répandue suf nos côtes de l'Océan et de la M.nielie où elle a sans diiule t'U'' souvt'nl eiuiiouduc a\ee les C. mnnlayui (^[ planci. Le lype pi()\ iiMil de ConcaruiMu el je possrde ([uel({ues éeliaul. de Dinard ; elle a élé signalée dans diverses local, descûlcs d'Aufjlelerre. On la icneonire à nier basse sousles pierres ti elle ne parail pas ahaudouner U's stations littorales. Fir,. 103. — Cucinnnvia planci : animal entier: grandeui- naturelle. C. planci Bram.t . Fig. 103 et 104. — Voir : Sars, ls51, p. 1-20, pi. 1. lïg. 18-23 rc. dolioliun'; .\rARiNzi-M.KR, /n7'/, p. 30(1; P.i:i.i.. /X.'^2, p. 37. pL II, fl-. -1 et pi. ^'III. fii;. 1. Le corps est cvlindricpie ou quelque peu piisiua- tique ; il peut atteindre une lou^-. de 15 cin. sui' une larj^-. de 3 à 3, .3 cm. La peau est assez épaisse et coriace, mais lisse. Los pé- dicelles forment "J rani;ées bien distinctes dans les 5 rad., el les ré^. inlcrrad. sont complet . dépour\ues d'append. Les tulles génil., assez nombreux, sont fins, allongés et ils ressend)lent à ceux de la C. lefeviei. Les sclér. sont constitués surtout par des |)1. o\a- laires, munies sur leurs '1 faces de gros nodules arron- dis, avec (les perfoi-.' au nombre de () ou au dessus Ces pi. ressembienl à celles de la C. lefevvei mais elles sont plus grandes l"i(.. 104. — Cucuinaria planci; a. placpies à no- dules et à réseau épais : b. i)laipies à nodules mais à réseau lin des Icntacides ; c, pla([iies à réseau tin sans nodules des tentacules ; d, bâtonnets divers des pédicelles et des tenta- cules: e. bâtonnets étroits des tentacules, X bfO: f. corbeilles, X l'"'- (a). P 154 1 Al m; m: i kanci:. r.CllIMilH ItMlS et les nodules ainsi que les perfor. sont moins symélriques elplus noml)reux. Les corbeilles sont petites et ne mesurent pas plus de 0,04 mm. de diam. ; elles portent sur le bord de leur cercle term. un certain nombre de petites digitations parfois bifurquées (f). Les pédicelles renferment des pi. iden- tiques à celles des lég., très nond:)reuses et serrées avec quelques bâton- nets munis (le pci'forations d . Les lenlac. olfrcnl les mêmes bâtonnets ainsi que de très nombreuses pi., les unes munies do nodosités arrondies mais à réseau calcaire assez délicat ib . les autres dépour\ues de nodules et formées d'un réseau assez, fin, de forme triangulaire ou irrégul. (c). La couleur générale du corps est d'un brun plus ou moins clair, les tentac. sont un peu plus foncés ; tantôt la coloration reste uniforme, tantôt il existe çà et là des tacbes plus claires. La C. planci est extrêm. abondante dans toute la Méditerranée où elle vil général, dans les fonds vaseux à partir de quelques m. de prof., mais elle peut descendre jusqu'à OU ou 80 m. ; les pêcheurs la capturent par grandes cpiautités et la Hieiubrane périt<)iii''ale (pi'ils arraclienl après avoir ouvert l'animal leur sert d'appât pour leurs hameçons. Elle existe égal, dans l'Atlanlicpie cl elle a été signalée depuis les côtes de Portugal jusqu'à celles d'Angleterre, mais je suis persuadé qu'on l'a souvent confondue avec la C. lefevrei ou même avec la C. montagui : il serait important de reviser les déterminations. *C grubei ^L\KE^•zELLER [C. dicquemarii S.\rsj. Fig. 105. — Yo'iv : Saks, ÎMl, p. 125, pi. I, fig. ;30-35 : Marenzeller, i81'-i, p. 305. Le corps, de taille movenne, atteint de 8 à 10 cm. de long, sur '2,3 à "2,5 de larg. ; il est cylindrique ou fusiforme et la peau est assez mince. Les pédicelles, très ré- tractiles, restent localisés sur les radius ; sur les 3 rad. ventr. ils sont disposés en 3 ou i rangées, tandis que sur les "2 rad. dors., ils forment le plus souvent 2 rangées. Les sclér. consistent d'abord en gros corpusc. en forme de cônes de Sapin atteignant au moins 0.4 mm. de long, et munis de -: A '^èJ%M ^- "^ -^id^'^^ Fig. 105. — Vucumaria grubei ; a, plaques en forme de côniss de Sapin ; b, états jeunes des plaques précédentes, X *•> i C, l)àtonnels, X i;W ; d. corpuscules crépus, X 190. ^,cvUn-. petites très régul. dis- posées en cpiinconce ; leur rég. term. amini'ie porte quelques épines coniques (a). On tr(iu\e en (Uitrc des pi. plus petites, à bords denlic, di' taille et de forme variables, avec des orif. étroits, au nondi. de 3 ou i chez les plus jietites dont la surf, est lisse îb^ ; les pi. plus grosses ont îles orif. n(mdjreux et présentent qucU[ues nodules. Il existe, en plus, des bâtonnets arqués ou non qui se numtrent surtout dans Faim; i>): iuvnci:. — kciiinmdikmiis 1 .').") les pédicelles ^Ci : leur rég'. ceiitr. peut s'élargir et acquérir quelques per- l'or. Les teutac. renfernicnt, en plus des bàtonuels, des corpusc. crépus plus longs que larges (di. La couleur générale est jaune ou ijruii jaunâtre avec des taches blanches ; la face ventr. est jdus claire. La C. gvubei, assez rare, n'a encore été sif^nalc'f ([uc dans (iiirltiues localités de- là Méditerranée, ii Xa[)les et dans l'Adiialiiinc. J'ai eiu dexdir indiquer cotte espèce ici car il est liés \ raisciLdilaldc (jii flU' se i-cnconlrciM nii jonr sur nos cotes, en Algérie un en (jmse : il esl d ailleurs bon de la coiniailic [xair pouviiir en distinguer la C. ayracusana (pu' j'étudie ei-dessons. *C. syraciisana Gribe). Fig', 106. — Voir : Sars, iS:jl, p. 1-^'L pi. I, fig. 24-'29. Le corps esl allongé, cylindrique, en fc^rme de corniclion ; il atteint 6 à 7 cm. de long, sur I,.") à L7 de larg. : les tég. sont assez coriaces mais lisses. Les nédicelles, lins et rétractiles. forment 2 rangées assez serrées sur chaque rad.. mais il en existe aussi de plus fins épars dans les interrad. Les sclér. sont de 4 sortes : cesont d'abord des pi. ou boucles épaisses, ari"ondies ou ovalaires munies de grosses tubérosités et oll'ranl de pe- tits orif. (b) ; des corpusc. plus gros en forme de cônes de Sapin attei- gnant 0.5 mm. de long-, dont les perfor. sont petites et irrégulièr. alignées (a) ; des corpusc. très petits se présentant souvent sous forme de croix à '.\ ou 4 branches ( c ) qui peuvent j.', se réunir et former des pi. aplaties de forme variable (f i et enfin des corpusc. crépus. Les pédicelles ren- ferment des bâtonnets droits ou arqués avec quelques perl'oi'. el ([iii peuvent porter une tourelle rudi- mentaire (d i ; les tentac. olIVenl des bâlomud-^ aualoguo mai- (pii |)eu\ent devenir beaucoup plus grands, el (|iii -uni aeecnnpagnés de cmpuse. crépus. La couleur générale est (Tnn \i(d(d in'nnalre assez fiuicé. les It'ntae. -( clairs : celle cidoralion se c(inser\e dan !.. 106. — Curiiiivirid syrnciisana ; a, pla((ues en cônes de Sapin ; b, placjues épaisses à contour ovahure, X *■* '■> C, formels jeunes des phKpics précé- dentes, X 1''^* '• d, Itàtonnel avec tou- relle ; e, bâtonnet sans tourelle: f. plaque il réseau mince, X '•^^• -dUl lu> La C xyt-anittaïut v>\ liés voisine de la C. /.■ol/ikcri u::iis s'. mi dislinj^ne laeilenienl par ses sclér. ; en ell'el la C. hnUikeri ne reid'enne ni coipnsc. en cônes de Sapin ni petits scli'r. en i'oiine de eioix ni coi'pnsc. crc'pns. Llle parail pin- répandue ipic 156 i-AiNi: ni; khanoi:. i:(;iilNniii:it.Mi;s la C. gvubei dont elle se distingue par les pédicelles formant 2 rangées sur les rad. dors, et par ses boucles arrondies munies de nodules. La C, syracmana est surtout connue sur les cotes d'Italie et de Sicile où elle a été rencontrée à diverses prof, juscpi'ii 100 m. Elle n'a [)as encore été signalée sur nos côtes tle l-'rance, mais j'en ai reçu quelques exompl. de Tunisie (Sfax) ; elle doit se trouver égal, sur nos côtes d'Algérie et elle sera peut-être rencontrée uu jour sur celles de Corse. * C. kdllikeri Sfmper. Fig. 107. — Voir : Semper. iSOS, p. 237. pi. XXXIX, / . lig. 1 Le corps ne dépasse pas 2() à 2.5 iniii. de long, sur 10 à 15 mm. de larg. et il est plus ou moins forte- ment recourbé en U ; les pédicelles sont régulier, disposés en '1 rangées sur chaque rad. et il existe en outre un certain ncmibre d'append. interrad. plus petits et irrégulièr. distri- bués. Les sclér. consistent principal, en grandes pi. ovalaires. munies de gros nodules sphériques assez régulier, disposés et offrant des perfor. de dimensions variables (a). Ces pi. pré- sentent souvent une symé- trie régul. avec 4 orif. ; mais chez plusieurs d'entre elles, la rég. tournée vers l'ext. se prolonge en un processus plus ou moins marqué, sou\ cnt muni de quelques pointes (b), disposition qui rappelle ce qui existe che/ la C. kirschbero-i. Les pédicelles renferment, en plus de ces mêmes pL, des bâtonnets tantôt allongés, tan((')t triangulaires et passant à de véritables pi. irrégul. (d). Les tenlac. renferment des bâtonnets idenlicpies à ceux des pédicelles et, en plus, des corpusc. crépus analogues à ceux de la C. giiibei, mais un peu plus délicats, plus petils et moins nombreux fci. La couleur de l'animal vivant est d'un brun assez foncé et la face ventr. est jaunâtre. La C. kôllikeri parait assez rare ; elle a été rencontrée à Naples et sur les côtes de Sicile; j'en ])ossL'do quelques exempl. provenant du Portugal : elU' peut donc plisser (l:ins l'A tlauticjue, et il est pi'obablc qu'on la rencontrera un joui' siu- nos cotes lie lu Minliterranée, soit en Provence, soit en Algérie. C. kirschbergi IIkli.er. Fig. 108. — \o\v: IIem.er, ISG^, p. 75, \)\. IIL lig. S-l(», FiG. 107. — Cucumaria kôllikeri ; a, plaques épaisses des téguments à contour ovalaire ; b, plaques avec un probuigement terminal ; c, cor- puscules crépus ; d, bâtonnets divers, X ^•^^- F.M NE M: FRANCE. ECHINOBERMES • >/ . sur sont très ^^^T^Q!^' 5f Vfc-— =*^ Le corps est cylindrique, assez étroit, un peu aminci vers les extrémités; il ne me semble pas pouvoir atteindre de grandes dimensions et sa lonj,'-. ne doit pas dépasser 'M) mm. Les tég-. sont assez résislaul> d ruoueux ; les pédicelles,rétracliles, sont disposés régulier, sui' •_> rangs dans clia.pic rad. Les tég. renferment des pi. assez grosses, pouvant altciiidrc (l.i mm. de lonj 0,1 à 0,15 de larg. de forme irrégulièr. ovalaire et allongée; ces pi. munies de perfor. formant ordiii. 2 rangées |>rincipales. et il airivc souvent que l'une des extrém. se continue en un prolonge- ment étroit dans lequel les orif. sont plus petits ou dispa- raissent, et qui olTre à sa pé- riph. des pointes aiguës; sur d'autres pi., le prolongement, formé dun tissu hyalin, s'a- mincit progressivement en pointe et sa surf, est lisse. Les pédicelles renferment des bâtonnets de formes diverses (c et d) et leur vent. term. ofTre une rosette calcaire bien développée. Marenzeller a signalé en outre, dans les tég., de petits corpusc. crépus que je n'ai pas pu retrouver. Les tentac. renferment égal, des bâtonnets recourbés dont la partie médiane offre souvent I ou 2 orif. et peut émettre 2 coionnettes convergentes qui portent, au point de leur réunion, 2 ou 3 petites pointes divergentes susceptibles de se réunir (b). La couleur de l'animal vivant est d'un brun grisâtre d'apro IIei.ler et il un rouge cru d'après Hérolard. La C. kirschbevgi nn encore été trouvée, jus(ju"à maiiitenanl, qu'en Méditerranée, elle ne parait pas très répandue ; cependant IlÉnoi ahd dit (|u"elle est assez commune à Banyuls. Elle est voisine de la C. hyndmani 'lue j'étudie ci-dessus. C. hyndmani (Thompson). Fig. 109. —Xoir: Bell, 1892. p. 36, pi. 11, lig. 1. Le corps ne dépasse général, pas iO mm. tle long. : il est assez large, cylindrique et peu aminci aux extrém. Les tég. sont durs et résistants. Les pédicelles sont assez régulier, disposés en 2 rangées sur chaque rad.. au moins dans les grands échant. Les sclér. consistent principal, en pi. grandes et épaisses atteignant 0,4 à 0,5 mm. de long., de forme variable mais général, peu allongée, ovalaires on circulaires ; ces pi. olfrcnl de grosses perfor. disposées plus ou moins régulier, on séries longil. a . Il existe en outre des i(<.108. — Cucumaria ku'schljertji ; a, phnpies à nodules ; b, bàlonnels divers avec tou- relle ; c, bâtonnet sans tourelle: d. ]);'iton- net droit, X ~^- 158 kaim: Di: frange. liCllINODERMES bâtonnets recourbés du milieu desquels s"élè\ ent '2 colonnettes convergentes portant 2 ou 3 petites pointes à leur point de réunion, crnnnie cela ar- II \e chez la C. liirsch- be/'i^i {h', (^es bâtonnets se retrouvent dans les pédicelles. Les tentac. ren- ierment des bâtonnets allongés ( c), tantôt lisses tantôt munis de petites pointes ; il existe en plus des bâtonnets oiTrant en leur milieu '2 tiges con- vergentes et enlin de pe- tites pi. délicates à réseau irrégul. el très fin (d . .\ l'état vivant, l'animal offre une coloration jau- nâtre. riG. 109. — Citntmdriu hi/iu/nian/ii : a. pla<|uc's épaissies; b, l)àtoniiels a\cc lomelle; c, l»:iloii- net simple ; d, plaques à réseau iin des tenta- cules, yc, "'J- La C. hyndinani a été sig-nalée eu Médilerraui'e i-t |iiiiiciiial. daus l'Adrialique où elle \it loujours à nue certaine prof., "iO m. el |>lus; elle a élé retrouvée à Banyuls d.iiis la vase cùtière. Elle existe éj^al. sur uos côtes de la Manche, où elle vit sous les pierres el les rochers qui découvrent aux grandes marées ; elle est assez commune sur les côtes d'Angleterre et remonte même jusqu'en Nor- vège. Les C. hyndmani v[ kirschbergi sont assez voisines et on peut se demander s'il n'y aurait pas lieu (h' les réunir. Cependant le corps est plus mince, et plus allongé, et les pédicelles sont plus gros, plus courts et moins serrés chez la C. kii-schbergi (\on\. In coloration générale est rouge (d'après IlKnoiARn^; tandis que la C. hyndmani a le corps plus trapu, les pédicelles plus minces et une coloration jaunâtre. Les pi. des tég. de la C. hyndmani sont plus g-randes et plus larges, en outre elles ii"ont }ias cette extr('m. plus ou moins allongée et parfois numie de petits pi([. qui termine souvent les pi. chez la C. kirschbergi. Ou ne peut pas dire que la C. kirschbergi représente une forme méditerranéenne de la C. hyndmani, car celle dernière, qui a surtout été rencontrée daus l'Atlantique, a été égale- ment trouvée dans rAdriati(pu^ el à Banyuls. Toutefois, il y aurait lieu de recher- cher sni- des cxcmiil. phis noudiicux (pieceux qui oui été étudiés jusqu'à ce joui', s il II cxistci-ail pas des l"(ii-iiics de passage. C. tergestina Saus. l'ig.llO et 111.— \(ur: Sahs-. i^JT, p. LJ', pi. 1, fig. 36-38, pi. II, fig. ;UI et iO; R. Perrier, 19()-2, p. 497, pi. XII, fig. 8. pi. XXI, fig. 1(»-10 [C. inciirvata]. Le corps est plus ou nmins l'orteuRMit incur\é et il ])rend la l'orme soit d'un croissant soit d'un V . a\ec la rég. unneiuie élargie et les deux extrém. FAINE DE IKANCIi. — KCIIINODERMr.S y.) 110. — Curumnria lergestina, vue latérale de deux exemplaires dilleremmeul incurvés, X ^• Fi<,. m. — Cucumaria tergestina; a, plaques des téguments, l'inférieure vue de profil sur la moitié de sa longueur, X ^*^; b. bâtonnets; c, ])laques minces, X ""' : d) exliémité d'un tuhe amhulacraire : e, corbeilles; f, corpus- cules crépus. X '•'" d cl e d':i|irrN il. l*i:iu!ii:ii). H\i\ iaim: im: fuance. I CHINoDl-RMi:.- amincies ; si le corps élail l'ctliessé. il aiiiMit nue lon^. lolalc de ."j ii ♦) ciu. ; les pédu'elk's, assez gros, sont coniques, en Imiiie de piq., dressés, poiiiliis, tout à fait ri;;ides, tantôt disposés sur 2 ran^s. tantôt rorinaiit une rangée en /ig-/ag sur elia([ue rad. Les sclér. des tég. consistent snitonl en pi. peiroiée>. très épaisses et de grandes dimensions, de forme parfois irregul.. mais général, très allongées, assez étroites et iml)riquées (^aj. Ces pi. atteignent 1 et même 1,5 mm. de long. ; leurs perfor. nombreuses, sont disposées en rangées obi. régul. elles intervalles qui séparent ces rangées sont souvent assez saillants, ce qui fait que les pi. paraissent cannelées. Les corbeilles sont de la forme ordin. et leur cercle porte de nombreux lobes coui'ts et quelque peu renflés à Tex- trém. (ei. Les pi. des tég". se retrouvent dans les pédicelles mais elles v sont encore plus longues et plus étroites idl, et il existe en outre de petites pi. très courtes, en forme de fer de tlèche dont la pointe est dirigée vers le sommet du pédicelle. La partie term. de celui-ci est dépourvue de sclér. et ne renferme même pas de disque : elle reste molle et flexible. Les tenlac. olfrent surtout des bât. arqués, de dimensions et de formes diverses ib), ainsi que de très petites pi. de forme irréguL. arrondies, triangulaires ou allongées, avec de grosses perfor. et un réseau délicat (c) ; parfois les perfor. deviennent plus petites, et les bords des jil. ollVeiil de^ lobes arrondis (pii leur donnent une certaine ressemblance aACC des corpusc. crépus (f ). La couleur des indiv. vivants est d'un jaune brunâtre ])lus ou moins foncé, en partie conservé dans l'alcool. La C. tergestina doit être assez répaiidne en Médilerraiiée l>ieii ([u'elle n'ait encore été reiicoatrée (lueu exeiiipl. i)eu nonil)ieux ; on l"a trouvin- au large de Marseille, dans le sal)le \aseux ou dans les ^laxiers eoralligènes vers 50 m. de prof. Elle ;i <''lé signalée vn divers points des eotes d'Il.-die, entre io et 50 m. Elle doit existiM- dans l'Atlantique car elle a été rencontrée dans le golfe de Cadix. liL.. 112. — Cucumaria elongnta ; vue latérale, X -j^- C. elongata hiiuKx et Kohkn. l'ig. 112 id ll3. — \ oir : S.uis Is.'û, p. \:i'2, pi. IL lig. 44-18; BiA.L. Is'.rj, p. :{7. pi. III. lig. 1. pi. MIL lig. 2 C. pen- tactes] : Oimox /.'//';, p. -r.W . lig. Kl el M. l'AlNK DE FRANCi:. KCHIM (DERMES ICI Le corps est allongé, cylindrique ou le plus souvent penlayonal et relativ. étroit, il peut atteindre jusqu'à lô cm. de long-., mais la plupart des individus ont de à 10 cm. ; la lari;. \arie eiiii'c i el 7 mm. I.a rép-. anl. est léger, amincie et la rég. post. se prolonge en se rétrécissant rorlomenl de manière à former une sorte de queue étroite et pointue. La peau est épaisse et coriace en raison des pi. calcaires très développées dont elle est bourrée. Les pédicelles, qui ne sont pas complet, rétractiles, sont disposés sur '2 rangées dans chaque rad.. du moins dans la rég. la plus large du corps, mais dans les parties ant. et post. plus étroites, ils sont placés en zig-zag-. Les ^ ^I^ih «"?^>- sclér. des tég. comprennent ,^/^| ^ /M^. 4^'c. cOfÀ f-I'^-^ d'abord des pi. extrèm. ^^ 6.^ fl^Qû!^ ifec ^a\\ grandes, de l'orme irrégul., souvent '1 lois plus longues que larges et qui peuvent atteindre 0,6 à 0,7 mm. de long'. ; ces pi. sont assez épaisses et munies d'oril'. arrondis souvent disposés en rangées régul. (a) ; d'autres pi. sont beaucoup plus petites (b). Les cor- beilles des rég-. supert". des tég". sont formées par i bâ- tonnets principaux assez épais recourbés, réunis par un cercle portant toujours sur son bord lil)re plu- sieurs piq. épais, allongés, à extrém. arrondie (c) ; il existe, en plus, des bâtonnets de diverses formes (d'I ces mêmes sclér. se retrouvent dans les pétlicelles. Les tcnlac. ren- ferment surtout des bâtonnets arqués, munis de pointes et fournissant souvent des ramitications. A l'état vivant, la C. elongata présente une coloration brunâtre ou grisâtre plus au moins foncée, qui disparait dans l'alcool. Fi(.. 1.1 — Cuciimaria elongata ; a. graiules aijuesdesléguiueuls,)x( '*'*; b- [)eli tes plaques, X t30: c, corbeilles, X ^'^^j ^j bàtonnels divers, X ^30. La C. elongata se rencontre surtout dniis le sable où oUo vit à moitié enfoncée par sa rég. ant. ; dans l'Atlantique on la irucoutre aux ','raiirlos marées dans le sable, mais elle peut desceiidie jus. F.UNK m: lUANCi:. — ixuinodlkmes 163 C. lactea i Fokues et Goodsiu). l"ig. 116. — N Oir lliiun aiu), i(S'[/(;, p. 1-47, pi. XXXI, lly. K. L'espèce reste très polile r( la Ioiil;. ne dépasse j^uère "2 à "2,5 cm. Les tubes ambul. sont disposés en zig-/,ag sur chaque rad. ; leur nombre varie d'ailleurs avec les échant., mais, d'une manière générale, les append. des 2 rad. dors, sont moins nombreux que ceux des 3 rangées venir. Les lég. sont assez rigides en l'aison du nombre et de la taille des corpusc. cale, qu'ils renferment. Ces tég. sont blancs, tantôt d'un blanc très pur, tantôt léger, l'osés ; les tentac. sont jaunes. Les sclér. consistent d'ajjord eu pi. ovalaires rappelant, par leurs nodules arrondis, celles de la C planci (a). La plupart oll'rent 2 pcrl'or. centr. assez grandes et '1 autres plus petites disposées en croix par rapport aux précédentes; d'autres pi. sont plus grandes, irrégul. et leurs peribr., plus nombreuses, sont grandes et inégales (b) ; certaines d'entre elles se développent encore davantage, mais elles perdent complet, leurs nodules: elles restent dès lors aplaties avec un contour irrégul., des mailles assez épaisses et de gros orifices ; leur long, peut atteindre 0,5 mm. Il existe égal, des pi. à réseau plus délicat et de forme irrégul. (c) : lorsque ces pi. deviennent plus longues et plus étroites, elles prennent la forme de bâtonnets (d). Enfin la couche superf. des tég. renferme des pi. très petites, sortes de corbeilles aplaties offrant quelques travées centrales disposées sou- vent en croix, avec de très fines expansions périphér.; celles-ci peuvent se ramifier mais ne se réunissent jamais en réseau i^e). Les pédicelles et les tentac. renferment des bâtonnets associés à de petites pi. constituées par un réseau calcaire délicat. Fie. 116. — Cucamavid lactea; a, plaques avec orifices symé- triques et munies de nodules; b, plaques plus grandes cl irré- gulières, X 130 ; c, petites placjues irré- gulières passant à des bâtonnets ; d, bâtonnets, X ^'"^ : e, corbeille (d'après HÉROCAnp),X-8<>. -^-^^ r52%t^^^-'^^^' La C. lactea doit exister dans diverses localités de nos côtes de la Manche ol sans doute aussi dans l'Océan; mais jusqu'à présent elle n'a été aulfienliquemciil constatée ([u'à HoseotV ; elle est assez counnune sur les eôles (fAiiglelerre et elle remonte jusqu'aux côtes de Norvège. A RoscolV. on peut la leneoiilrer h mer basse, uuiis elle se trouve surtout vers L'. m. de piof.. surdes fonds co(pullier!j ou parmi les Algues calcaires. ici lAlNE DE FRANCE. ECHINODERMES C. brunnea (P^>RBEsi. Fig. 117. — ^'oi^: Méroiard, IS90, p. 148, pi. XXXI, lig. 13. La C. hrunnea présenle la même l'orme ext. que la C. lactea : mêmes dimensions 1res léduites et même disposition des append. ambul. ; la couleur seule diffère et varie, chez la pre- mière, du brun clair au brun foncé : cette diirérence dans la coloration permet de distinguer immédiatement le-; "2 esp. De plus, les sclér. ne sont |)ii- identifpies : ils consistent chez la C biunnea en pi. ovalaires munies de Inherc. arrondis et présentant nn nombre de perfor. général, assez éle\é, n'oll'rant que rarement la di>- position régul. et symétrique des petites pi. de la C. laclcd, mais rappelant les pi. plus grosses connue celles de la lig. 116, b. Il existe en outre des pi. grandes iO,5 à 0,6 mm. de long-.), épaisses, de forme variable (ovalaire, fusiforme, triangulaire, etc.), à perlor. nond^reuses et petites, disposées en rangées longit. régul. ; ces pi. manquent complet, chez la C. lactea. Enlin le cercle périphér. des corbeilles donne naissance à de petits lobes souvent bifurques et pouvant même se réunir et se souder aux lobes voisins (b). La C. brunnea est général, associée sur nos côtes de la Manche à la C. lactea, à lacjuelle la réunissent Bell, 1892, p. 38, Massy, 1920, p. 46, etc., et se trouve comme elle sur les Algues calcaires vers 15 m. de prof, ou même à la côte aux g-randes marées. Elle se rencontre aussi en Méditerranée où la C. lactea est incon- nue, et elle n'est pas rare à Banyuls. On la connaii sur les côtes d'Angleterre, mais elle ne parait pas remonter aussi haut vers le N. ([uc la C. lactea. Fie. 117. — Cucumaria brunnea : a, grandes plaques des téguments, 5<( "5 ; b, corbeille (d'après IIk- rouard), X -8'^- G. THYONE Oken. Dendrochirote possédant 10 tentac, les 2 ventr. plus petits; les pédicelles sont nombreux et répartis uniformément sur tout le corps sans qu'on puisse distinguer de rangées rad. régul. ; l'anus est souvent nuuii de dents. T. fiisus 0. V. MiiLLER . Fig. 118. — \'oir : Sars, iR77, p. 1.'^'), pi. IL lig. i9-51; Bell, IS'.rj, p. i-_>. pi. W lig. 1, pi. \IL lig. :{ : IL Perhier, l'.m, p. .310, pi. XXL lig. •29-31 T/i. gadeana]. Le corps peut atteindre une grande taille et arriver à 20 cm. de long, sur une larg. de .S à i cm., mais habituellement la long, ne dépasse pas 10 cm.; la forme est cylindrique avec les deux extrém. amincies. Les pédicelles sont souvent groupés de manière à former des rangées longit. assez appa- rentes, aussi bien sur les rad, que sur les iuterrad. ; l'anus est entmiré de ialm: ih: iiiANci:. i;ciriMii)Eii.Mi;s 1(35 10. 118. — Thijnne /'iixus : a. corpuscules tunironnes, X l'^'^: b- pla([ues à réseau dôlical; c, bâtonnet, \ l<,tU. 5 dents calcaires, l.cs scier, consisleiil en corpiisc. turrilui-mes très simples, dont le disque, f^éuéral. ovalaire, parfois allonj^é. oll're le plus souvent 4 orii'. plus j^raiuls et quelques autres plus petits ; de la ré^'. centr. s'élèvent '2 colonnettes étroites et coineryeules (pii peuvent se terminer par "J ou 3 pointes (a). Ces cor- pusc. se retrouvent dans les pédicelles. Les tentac. ren- ferment des bâtonnets étroits (c) et de petites pi. irrégul. constituées par un réseau cal- caire délicat (b). La couleur à l'état vivant est blanchâtre ou rosée. La forme des corpusc. luni- formes sépare coniplèL la T. fiistis des autres espèces françaises du g. Thynne. La T. fusils est très répandue en Méditerranée et dans rAllanliiiue. Elle a été trouvée dans un assez i>rand nonil)re de localités de la Méditerranée, entre 10 et 100 m. de |irof. ; dans l'Océan, elle est connue à Arcachon, à Concarneau, à l^oscoiT, à Pucsl, sur les cotes d'An- gleterre, etc.; elle remonte au N. jusqu'en Norvège. T. raphanus Dûben et Koren. Fig-. 119 et 120. — Yoir : Bell, 1802, p. 42, pi. V, fig. l>, pi. Xm, rlg^3; Orton, l'.l]'i, p. -l.i-I, fig-. 12 et l.'î; B.vhr..is, 1882, p. 53 [Th. poucheti]. Le corps est plus ou moins fortement incurvé, il s'élargit rapidement à partir de la l^ouche pour atteindre sa larg. maxima qu'il conserve sur près de la moitié de sa long., puis il s'atténue progressivement en un long processus camlal (pii reste tix"^ mince. L'écli.int. que je repi'ésente ici (lig. 119) aurait, si on le redressait complet., une long', totale de 6 cm., mais général, les ii.div. sont moins grands. Les pédicelles se trouAenl l'éparlis sur tout le corj.s, Fig. 119. — rhyone raphanus, moins nombreux sur la rég'. dors, et vue latérale, X -• sur le i)r(. cessus caudal, et ils dispa- raissent complet, au voisinage de l'anus qui est entouré par 5 grosses dents. Les tég. renferment surtout des pi. 100 FArVE 1>E 1-RANOr. ):riiî\(ir>n{\ir:5 aplaties et lisse?, à contour arrondi, et munies de grosses perfor. qui atteignent presque 1 nnn. de diam. (fig-. 120). A ces grosses pi. sont associés de petits corpusc. crépus; au voisinag-e des dents anales, les pi. deviennent plus allongées et plus fortes et leur surf, est ordin. mamelonnée. La couleur esl jaunâtre ou brunâtre assez claire fiiez Taninial vi\,iiit ; elle disparaît dans l'alcool. FiG. 120. — Thyone raplianus ; pla((ucs (les téguiiionls.X 7^. La T. raphanus est surtout connue dans les mers du N., sur les côtes de Norvège, aux iles Faroë et Shetland, et sui' les côlcs . •••'{, esl une T. rap/ianiis : elle se disliiigue siirtdul par sa vésicule (le Poli iiiiiipu-. huidis cpic les T/i. rap/uiitus iypiqvu's en ont 2 : mais on par P)Aiut()is. J8S'^, sait (pie (iie/ les llolollmries présonler des variations. le iioinhreel la lornie de ces vésicules penvenl Fio. 121. — Thyone roscovita ; vue latérale, légèrement réduit. T. roscovita HiÎRorARD. Fig-. 121 et 122. — \'oir : IIiîroiard ISQO, p. L5l\ pi. XXXII, tlg-. 0, Ij et 10 ; Ci lnot, i.'/i?, p. ,V.». Le corps étalé mesure 7 à 8 cm. de long, et les tég-. sont d'un gris rosé piqueté de brun, non trans- parents. Les sclér. font complet, défaut dans les tentac. et les pédi- celles : ils n'existent que dans les 10 tubes ambul. term. entourant l'anus où ils se montrent sous l'orme de bâtonnets droits ou recourbés, avec quelques perfor. term. Les pédi- celles renferment dans leur ventouse un disque calcaire bien développé (fig. 122). L'anus ])résenle .") dents rad. (riangnlaires à ccMés échancrés. La T. roscovita n"a encore (''lé renconhée (pie sur nos c(")les de r.\llanti((ue ou l'io. 122. — Thyone voscotv'tn : disques calcaires des Uibes aiulmlaciaires. lALM. i>i; iiiA.NCi;. — I (:iiiN(ii>i;ri\ii;s u>: de la Manche; à Hoscofî elle habite la grève où on la liruive l\ mer basse, mais elle peut deseeudre jiisijue vers 40 m. ; on la eonuait au large iTAreac hon ; je possède également un échant. trouvé à mer basse à Dinard. La T. roscovila se distingue facilement de la T. inermix par ses lég. ojiaques et d'une couleur grise ou brunâtre et par l'absence complète de coipusc. lurriformes au voisinage de l'anus. T. inermis Iln.LUR T. auiunluna Costa. 7'. cli'^dns NditMAN . Fig. 123. — \'oir: Mkli.ub, i^i]S, p. TH. |)i. 111. lig. l-J: Hri.i.. Ix'JW p. iS T. eJp^ans \ LlDWlG, 18S0, p. 04 : ilKliuLAHl.. ÎS'JU, p. |,-)K pi. WXii. li;.;. I et iMi; GuÉNûT, I'JL'2. p. ô'J T. aurantiaca\. La long, peut atteindre lô cmii. sur une larg. de "id à .'{(• nun., mais le> indiv. restent ordin. plus petits. Le corps est assez régulier, ex lindiicpie. inai> il devient fusiforme lorsqu'il est contracté. Les ])arois sont tout à lait transparentes et minces, très délicates, de couleur rouge ou rosée, et les pédicelles, irrégulièr. répartis sur toute la suri'., sont assez serrés. Les sclér. n'existent que dans la rég. post. au voisinage de l'anus : ce sont des corpusc. turriTornies , plus ou moins complet, développés, dont le disque est tantôt circulaii'e, tantôt irrégulier (b) ; la plupart de ces disques poi'tent 2 colonnettes courtes, terminées par quelques pointes et convergentes; d'autres disques portent un nombre va- riable de colonnettes isolées ou de saillies à l'orme variable ; d'autres enfin sont réduits exclu- sivement au disque basilaire. Les pédicelles ne renfermenl qu'un disque cale, terminal (a). L'anus présente 5 dents épaisses, anfractueuses, héris- sées de piq., accompagnées de grandes pi. irrégul. el niég. parlois e|)aHsies par un réseau secondaire (c). La T. inermis se distingue facilement de la T. roscovila par la minceur de ses tég., roses chez l'animal vivant; elle n'a encore été signalée jus(iu'à présent qu'en Méditerranée où elle parait d'ailleurs très rare; on l'a rencontrée à Naples et à Messine; Héhoiard l'indi(iue à Banyuls, je l'ai moi-même draguée à Cette, dans des fonds vaseux, à 30 m. de prof. Il est très probable u\eiil inc()un)K'(s. La couleur des exemplaires en alcool est blanchâtre ou brun grisâtre, avec des taches brunes assez foncées très irrégul. et plus ou moins étendues. Le /-•. mixla est répandu sur les cotes occidentales de l'Europe et peut même devenir 1res abondant dans certaines localités: à l'île de Tatihou, Osterghen en a vu des cjuantités considérables rejetées à la côte après une tempête. L'espèce a été également trouvée à Arcachon, à Bréhat el à Wimereux ; je suis persuadé Fig. 124. — Pseudocucumis 7nixta; a, corpuscules turriformes vus de face, X 1^0; b, corpuscules turriformes de profil (d'après Koicurnu et Vanev), X 200. lAiNi; lu; iitANci:. — i;ciiinoi>i;iimi;s ICI) qu'elle sera souvenl rencontrée sui- nos côtes lorsqu'on sauia la reconnaître, mais elle a du être fréquemment confondue avec d'autres Ilololhuries; elle a été signa- lée sur les côtes de Norvège et des Faroë. P. marioni (Marenzeller"). Fij?. 125. — ^'oir : Marenzeller, 1871, p. ;i. ûg. 1. [Cucuniarid m.]. Dans l'exempl. type, le corps avait seulcnieni C) uun. de Inni;-. ol W nun. de larg. vers le niilioii : l'espèce reste toujours de très petite lailli-. Les lé^'. sont durs et résistants ; les pédicelles sont disposés assez régulier, sur 2 rangées avec cependant une certaine tendance à alterner; ils manquent sur les interrad. Dans sa description originale, Marenzeller indiquait que les tentac. étaient au nombre de 10, mais Tuéel \1h82, p. liCy) nous informe que Marenzeller a trouvé, après un nouvel examen, qu'indépendamment des 10 grands tentac. mentionnés d'abord par lui — disposition qui lui avait fait placer l'espèce dans le g. Cncitnuti ia — il existe 10 autres tentac. })lus petits, ce qui porte leur nombre à "20 en tout. Tui':i:i. proposait de placer l'espèce dans le g. Thyonidiiim : ce dernier g. a disparu et. à mon a\is. l'espèce doit rentrer dans le g. Pseudocucumis. Les corpusc. turriformes des tég. ont un disque basilaire relativ. grand et irrégul. arrondi ou ovalaire, avec plusieurs perfor. assez grandes ; les tourelles sont composées de deux colonnelles seulement, convergentes et munies à leur point de rencontre de quelques petites spinules. Dans les pédicelles, les disques basilaires sont plus allongés. L'espèce a été découverte par .Mamion dans le jijolfc i\v Marseille où elle \il dans les graviers coralligènes de la piaf,»-»" du Prado, entre -'iO et tiO m. de prof., et dans les graviers vaseux du .S. de Riou par 100 m., .ainsi cpie sur l(>s rliizonies de Posidonies au N. de Tibovden, à :2o m. seuleuient. 1, p. I U. pi. 11. lig. xUr, . Le corps est allongé, ex liiidriipie. et sa buig. peut athundre 20 cm. sur 2,5 à 3 cm. de larg. Les lég. d'un gris brun cdair sont I rau>lucides e( assez minces. Les appendices sous bu-me de tubes, sont répartis sur tout le corps et 17(1 iAiM" i>i: FitANCi;. — i;(:iiiNuiii liMi.s assez serré?!. Les g-rands tenlac. pcuvciU atteindre 3 à 3,5 cm. de long., leurs ramifications sont nombreuses, allongées et assez minces. Les sclér. des tég. consistent surtout en pi. perforées, de forme irrégul., général, plus longues que larges, atteignant 0,3 à 0,35 de long., à perfor. inégales et assez grosses (a). Parmi ces pi., on en rencontre quelques-unes de forme souvent arrondie et plus petites, de la rég, centr. desquelles s'élèvent 4 petites tiges vertic. réunies par 2 travées transv. constituant ainsi un petit corpusc. turriforme. Il existe en outre de très nombreux corpusc, crépus dont le diam. moyen est de <».(>(') lum. b ; ces mêmes corpusc. se retrouvent dans les pédicelles. Les tentac. renferment de nom- l)rcux bâtonnets i C) ainsi que des corpusc. crépus. Fil.. 126. — Phyllofthovus îinia ; a, phupies avec ou sans tourelle rudi- nientaire, y( i'M) ; b, corpuscules crépus ; c, bâtonnets, X ^'•^'^• Le P. ui-iia n'a encore i-lv trouvi'- (juCn MéiUterranée et principal, it Marseille ; Maiuon la signalé, dans les ])iairies littorales, au Roucas-Blanc (."> à 10 m.), dans la calancjue de Ralonueau (2-3 m.) et dans les fonds vaseux au large de Niolon, ainsi que dans lavant-port X. du bassin de la Juliette. L'espèce a égal, été ren- contrée à Banyuls et à Xaples, toujours à d'assez faibles prof. o. ASPIDOGHIROTES Holothuries pédifères chez lesquelles les ramifications des tentacules sont peltées et forment une sorte de disque termin. ; pas de muscles rétracteurs spéciaux pour le pharynx. F. HOLOTHURIIDiE Ludwig. Le corps est allongé, cylindrique, avec une sole plantaire en généial peu accusée ; les canaux aquifères allant aux tentac. possèdent à leur base chacun une l-AiN]- nr riiANci:. — i';t:iiiNni)rR\ir-5 171 vésicule libre dans la cavité générale; le tube hydropliore s'ouvre dans la cavité générale ; l'oi-gane arborescent gauche est entouré d'un réseau. Formes le plus souvent littorales. G. HOLOTHURIA Linné. Aspidorhii'oles i)Oss('-d;m( une vint;taine de tenlac. subégau\ : le> n|ipend. ambul. son! gi'nérai. disposés sans ordre et se présentent le plus sou\ent sous forme de i)édicelles sur la face ventr. e( de ])apilies sur la l'aec dors. ; un seul faisceau de tubes génit. placé à g-aucbe du niésentère dors. I'k,. 127. — /lolot/tiiria sanclori ; échantillon de Xaples en alcool, X V -• H. sanctori Delle Chia.ik //. farcimen Sei.enka]. Fig. 427 el 128. — ^'oir : R. I^kkkikr, 190'^, p. 4'/7, pi. X\', lig. l.)-'27 "^Jl . f(n(imen\ Le corps est presque cylindrique, assez aplati sur la l'ace \entr., il mesure 15 à 20 cm. de long, sur 5 cm. de larg. dans les exempl. conservés, mais il doit être sensiblement plus grand chez l'animal \ivant. La lace venir, est couverte de pédicelles extrèm. serrés et bu-niant un revêtement unirornie dans lequel il est impossible de reconnaitre des rangées distinctes ifig'. 127.) La face dors, est couverte de tuberc. très développés, coniques el allongés, termin. par une papille mince et pointue. Lutre les tuberc. se trouvent des append. beaucoup plus petits qui représentent des pédicelles. J>orsque les tuberc. dors, sont fortement contractés, leur aspect, comme l'a fait remar- quer R. PERRiiiii, rappelle la trace que laissent les radicelles advenlives sur la base rentlée d'une tige de Bambou. La limite entre les pédicelles ventr, el les tuberc. dors, est très nette et les premiers tuberc. margin. sont identiques 172 iaim: di: imanci;. — i^ciiinmdlirmks à ceux du reste de la face dors. Il existe un org. cle Cuvier formé par de tubes fins et allong-és réunis en un long' faisceau. Les sclér. consistent d'abord en corpusc. turriformes à bords légèrement festonnés et lisses ; autour de la perfor. centr. existe un cercle de 8 à 12 orif. périphér. à peu près égaux, et en dehors de ce premier cercle il peut en exister un 2™° constitué par des perfor. beaucoup plus petites tCig. 128a etfj. La tourelle, épaisse, avec 2 étages de travées transv., est plus courte que le diam. du disque. On trouve en outre des boucles planes, de forme ordin. ovalaire, percées de perfor. régulier, disposées en 2 rangées, et au nombre de 3 à S dans chaque rangée (bi. Les papilles dors, olfrent aussi des corpusc. turriformes et des boucles, 'CTO Q O c3n WO FiG. 128. — Holothiu'ia Sanclori ; a, corpus- cules turriformes, X 1''*^; ^, boucles (pe- tites formes) ; c, boucles (grandes formes), X L'30 ; d, hàtonnot élargi et perforé, X 1^0; e, biilonuet allongé, X L'JO ; f, corpuscule turriforme (d'après 1?. Peurier), X -230. mais celles-ci sont général, plus élargies et leurs perfor. sont plus nombreuses et sur- tout élargies transvers. Ces boucles peuvent atteindre 0,2 à (),2,'3 mm. de long, et parfois elles deviennent plus larges que longues : elles offrent alors un axe longit. léger, épaissi, de part et d'autre duquel se trou^■cnl plusieurs rangées d'orif. (ci. Elles sont tout à fait caractéristiques de VU. sanctoii. On les retrouve dans les tubes de la face ventr. qui renferment aussi des cor- pusc. turriformes et des bâ- tonnets élargis et perforés (d). Les Icnlac. présentent quelques corpusc. turriformes à disque irré^ul. et à tourelle souvent rudimentaire, avec, en plus, des bâtonnets recourbés et munis sui" les cotés de peliles denticulations dont les dimensions sont d'ailleurs Aariables (e) ; les plus gros porU'iit souvent sur leur côté convexe des tuberc. arrondis disposés en petites rangées transv. La couleur générale est brunâtre, un peu plus claire sur la face venir., les tuberc. de la face dors, sont bruns ; la coloration persiste dans l'alcool. L7/. sanclori se reconnaît très facilenienl aux grands append. allongés de la face dors, bien différents des pédicelles ventr., à la ])rt''st'nce d'un org. de Cuvier (pii est toutefois moins développé que chez VH. fovskali, et enfhi au pourloui tout à fait lisse des disques des corp. turriformes. L'//. sanclori a été d'abord trouvée à Xaples et elle a été retrouvée ensuite aux Açores ; sur nos côtes, elle a été signalée à Arcachon et à Saint-Jean-de-Luz. FAUNE DE FRANCE. — ECIIINODEHMES ::\ R. Perrier l'a étudiée sous le uoni cl'//, farciineii (1). H. impatiens Forskal") [H. botellus Selenka]. Fij;. 129. — \'oir Selenka, Lf^Ol, p. 33:). l'I. \1X, lig. 82-8i; Semper, [xi]^, p. S'i. pi. XMI. Celle Ifololhurie, qui esl presque cns- luopolilc, peul alleiuclre de grandes dimen- sions dans les mers chaudes el un échanl. représcnlé en couleur par Semper avail '»(• cm. de long, sur une larg. de 30 à 40 mm. En Médilerranée, les dimensions des échanl. sonl plus réduiles el la long-, ne dépasse pas 15 à Kî cm. Les lég. sont assez minces et mous, mais leur suri", est rugueuse. Lesappend. audjul. conservent la même l'orme sur toute la surface du F,,.. 129. - //o/o//<«rm eV«/ifl//e«s; corps: ce sont des jiapilles coniques, se a. coipuscules lurriformes ; rétrécissant rapidement el se lerminanl par un lilamenl cylindrique étroit ; ces papilles sont irrégulièr. disposées el ne sont pas très serrées ; elles olFrent souvent des alignements longil. mais qui ne se b, lioiicics ; c, bâtonnets élai gis ; d, bâtonnet étroit, X ^^^' (1) Je suis persuadé qu'une confusion s'est produite relat. à V H. sanctori, et que VH. fairimen, décrite sommairement par Selenka, puis très complet. parR. PEiiitiEH, n'est pas autre chose que V H. sanclori, Delle Chiaje, qui a créé l'espèce, a publié quelques bons dessins d'échant. provenant de Naples sur lesquels on reconnaît parfaitement les pédicelles très serrés de la face ventr. el les grosses papilles coniques de la face dors. La station zoologique de Naples a mis en vente sous le nom d'//. sanctoj'i des indiv. qui sont tout à fait conformes à ces dessins ; j'ai constaté chez eux l'existence d'un org.de Guvier. D'autre part, je possède dans ma collection des exempt, des Açores que j'ai reçus du Musée de Las Palmas, dont les caractères ext. et surtout les sclér. sont parfait, identiques à ceux des échanl. de Naples. En particulier, le disque des corpusc. lurri- formes a les bords lisses, souvent un peu onduleui, mais toujours dépourvus d'aspérités quelconques et il existe un org. de Guvier. Barrois a aussi recueilli VH. sanctori aux Açores, et comme la détermination de ses exempl. est due à Ludwig, on peut être certain qu'elle est correcte. Il semble que les caractères de VU. sanctori n'auraient fait de doute pour personne si Théel [1886, p. 224) n'avait dit qu'il avait reçu de .Mahenzeller, sous le nom H. sanctori, une Holothurie i-ontractée provenant, paralt-il, de Naples, et chez laquelle le disque des corpusc. était épineux. Aussi Théel séparait-il de 1'//. sanctori dont les corpusc. turriformes auraient le disque épineux, VH. farcimen ayant des disques lisses. R. Perrier a adopté cette manière de voir et il a donné le nom A'H. farcimen à des Holothuries recueillies parle « Travailleur » et le « Talismann », aux Açores, parce que les disques de leurs corpusc. lurriformes avaient les bords lisses. Cette divergence tient uniquement à l'échantillon que Théel a reçu de Marenzelle». Je suis persuadé que cet échanl. à disque épineux, n'était pas une //. sanctori, mais bien une autre espèce : il y a eu erreur de détorminalion, cl peut-étro même de localité. Pour moi, VH, farcimen 174 KAlNl: Dl- FRANCE. ]';CI11.N()DEKMES coiilinucnl pas un dflà de quelques en:. 1///. ÏDipa tiens possède uu org. de Cuvici- comme V fi. for.skali, mais elle est beaucoup moins sensible que cette dernière aux cxcilalions exléfieures cl elle ne rejette pas facilement ses tubes, pas {)lus d'ailleurs quelle ne rejette son intestin. Les sclér. consistent : 1" en corpusc. turrit'ormes dont les disques circulaires ont les bords lisses avec 8 orif. périphér. assez grands ; les tourelles sont larges et constituées par 4 colonnettes général, réunies par une seule travée Iransv. (a) ; "2" en boucles très nombreuses, ovalaires et allongées, de dimensions général, très uniformes, présentant 3 paires d'orif. allongés et disposés régulier. ; leur surf, est parfaitement lisse (b). Les papilles renferment en outre des bâtonnets de forme très variable i c) et un disque termin, rudimentaire. La couleur des échant. vivants parait se conserver sans modification importante dans l'alcool ; elle est d'un brun jaunâtre ou violacé plus ou moins foncé, avec des taches brunes plus foncées, irrégulièr. réparties ; les papilles sont plus claires. En Méditerranée, Vfl. impatiens est assez commune dans les stations littorales à 2-4 m. de prof, parmi les Algues. Je n'en connais pas d'exemplaire authentique provenant de nos côtes de l'Atlantique; en rcvant-lie elle est extrêm. répandue dans les mers chaudes, à Aniboine, aux Philippines, chms la mer Houge, etc. H. tubulosa Gmelin. Fig. 130. — ^'oir : Marenzeller, iSl'i, p. 314. Le corps peut atteindre de grandes dimensions, :25 et même 30 cm. de long, sur 5 à 6 cm. de larg. La rég. venir, porte de nombreux pédicelles serrés, irrégulièr. répartis ; la face dors, présente des lubérosités nombreuses et de grosseur dilTérente, coniques et éparses. terminées par une petite papille allongée. Les tég'. sont très épais, assez coriaces, avec des sclér. de plusieurs formes. Ce sont d'abord des corpusc. lurriformes, très petits, dont le disque basilaire a un contour épineux et dont la tourelle se termine par plusieurs pointes laj. Les slcér. les plus nombreux sont des boucles dont la surf, présente toujours de petites aspérités coniques, pointues et assez rapprochées. Le plus habit, ces boucles ont une forme OA'alc, avec 3 paires d'orif. successifs disposés symétriquement (b', mais souvent ces boucles s'allongent et olTrent de 4 à ^^ paires d'orif. successifs (c). Elles peuvent aussi présenter certaines irrégularités dans leur cc)ntour. De plus, les orif. de ces boucles jieuAent devenir très petits et même faire complet, défaut, et l'on passe ainsi à des corpusc. pleins, à surf, rugueuse et mamelonnée, qu on rencontre surtout dans la face ventr. C est aussi dans cette face que les boucles s'allongent le plus et le nombre de leurs orif. peut atteindre le n'est (|u'ini syiionymecie 1'//. sanctori. J'ai d'ailleurs pu éluJierlos exoiiii»!. du « Travail- leur » cl (lu « Talisinan » et constater que c'élaienl bien des //. sanctori. Quant aux //. lenti- ginosa Mauenzelleh et arguinensis K(œ:hleh et Vaney, ce sont 2 espèces dilTérentes de VII, sanctori. KAINE t)E FRANCE. KCHINODERMES 1 t.) chiffre de 12 à 15 paires id^ Les papilles dois, renferment des boucles et des corpusc. turriformes, avec des bâtonnets allongés dnut la ré bâton- net élargi des pai)illes dorsales, X ^30 ; g. bâtonnets des tentacules, X ~^>* 176 KAlNl: Dli FRANCK. ECHINODERMES Fk.. 131. — llolothuriu slellati ; a. corpuscule turrifoniif ; b, boucles, X 1'^*^; C, bâtonnets divers de tentacules, X ***^- Méditerranée où elle vit sur le sable, entre les toutïes d"Algues et d'herbes, à quelques dm. de prof., et on peut la capturer facilement avec un grappin ; sur certaines plages, elle est d'une extrême abondance. Elle descend dans les prairies de Zostères et atteint 30 m. de prof. Elle est ordiu. associée en Méditerranée, aux ff. polit et forskali dont on la distingue facilement. Elle existe égal, sur nos côtes de l'Océan et elle a été signalée à La Rochelle, à Biarritz, etc. * H. stellati Makenzelli-r. Fig. 131. — ^'oir : Marenzeller, ISl'i, p. 316. l']xtérieurenient, le corps ressemble beaucoup à celui de r//. tubiilosa, mais les lég. sont plus minces et j)lns mous. Les pédicelles \eidr. ne sont pas très serrés cl la l'ace dors, olîre, en pluxle pédicelles identiques ;i l'cux de la l'ace xentr., quelques grosses éminences coniques, terminées par une pa|). mince et allongée ; CCS éminences sont peu nombreuses, mais elles sont souvent disposées en ran- gées longil. assez appa- l'enles, au nombre de 4 à 5. Il existe en outre sur les C()lés du corps, à la réunion des faces dors, et venir., une rangée très régul. d'éminences beaucoup plus grosses que le autres. La couleur est d'un brun assez l'once sur la l'ace dors., plus claire sur la face venir, avec des taches blanchàlres irrégulièr. distribuées. Les sclér. sont moins variés et plus simples que chez 1'//. tubidosa. Il existe descorpusc. lurriformes (a) et des boucles ib' ayant les mêmes caracl. que chez celte dernière, mais l'on n'oliserve jamais ces grantles lioucles ou pi. allongées, spinuleuses, possédant jusqu'à 10, 12 cl même IJ paires de perfor. ; ces perfor. elles-mêmes ne disparaissent jamais complet. II est d'ailleurs rare que les boucles olfrent plus de 5 paires d'orif. Les tentac. renferment des bâtonnets droits et arqués (c), dont le tissu reste toujours hyalin, même dans les plus grands bâtonnets alleignanl 0,45 à 0,5 mm. de long. : ces bàtonM('l< fournissent parfois des ramifications lai. qui se réunissent cii amas \ (duiniiieux donnant des l'oriiics plus compliquées que celles qu'on trouve chez VU. (ubulosct. Je ne connais pas d'échant. authentique d'^. stellati provenant de nos côtes : tous les indiv. qui ont été décrits provenaient de Xaples ou de l'Adriatique. Hérocard, a signalé ï/f. stellati à Monaco, et de Beaichamp (sur la détermination de celui-ci) k Saint-Jean-de-Luz, mais j'ai jm examiner les exempl. cités par ces auteurs, et j'ai constaté ((u'il s'agissait simplement de 1'^. tubulosa. En somme KALNK m: iitANci:. i:(:iiiN(ii>i:i{\ii:s / / 7/, stellati ([iii n'est poul-ctic i|uuiu' \;ir. de V II. lubulosa, est ù l'echercla-i' sur nos cotes. Fi(,. 132. — Ilololhuria mammala ; échantillon du « Talisman face dorsale, grandeur naturelle. en alcocl ; H. mammata Grube. Fi-. 132 cl 133. — Voir : Lidwig, imj, p. 68; R. Perru-r. i'.iir^, p. i74. pi. X\\ ijo. 28-40. Celle espèce ne paraît pas acquérir de .qrandcs diiii., le lype de Gribe avait une lon^J'. de 11 cm. : c'est à peu près la r^'-* t iX^'^ '>sf>^?-;x^ <^ ; .% -'^-^--J,, long, de l'indiv. que je représente ici (lîg. 132'. La forme générale est voi- sine de celle de VH. tubu- losa, mais la face dors, olï're de très gros mame- lons atteignant 7 ou 8 mm. de larg. et lV)rmanl 5 à fi rangées longit. irré- gul. : c'est à ces mame- lons qui se terminent par une papille amincie que l'espèce doit son ik un. La face venir, n'offre que des pédicellesde la forme or- dinaire, relaliw peu nom- breux et écartés les uns des autres. Les corpusc. lurrirormes des lég. sont peu abondants el res- semblent à ceux (le V H , liibulosd 133, a . Les boucles s'allongent moins (pu- dans cette dernière espèce et nOllVenl génér.d. cpie '.\ paires de perIVu'. mais peuvent en avoir .j ou fi b : leur sui-face est imniie.de |)elils luberc. ter- minés en pointe émoussée. Il existe en outre (!(.■ véritables pi. épaissies, plus grandes que les boucles et dont la surf, esl ridée ou mamelonée c : leurs perfor. sont très réduites cl parfois même nuuKjuent couiplètement ; ou 13 Fir,. 133. — fioîothuria mammata ; a, corpuscules tuiriformes ; b, l)Oucles ; c, boucles très grosses à perforalicMis rudinienlaires, y^ iSO ; d, plaques perforées des papilles dorsales, X ^^^ (d'après R. Pkuhieh) : e, bâtonnets des tentacules, X ^0- 178 lAlNi: DE FRANCE. — ECIIINODERMES peut en complcr jusqu'à ou 8 paires. Les pétlicelles venir, et les papilles dors, renferment de grandes pi. ])errorées, oirranl sur les deux faces une (•('(le médiane léger, saillante, el, de chacpie eolé, de g-randes perfor. plus ou moins nombreuses idi; les boucles sont plus allongées aussi que dans le lég. général du corps. Les tenlac. renferment des bàlorniels arqués cpii peuvent être aussi longs que chez 1"//. (ubulosa, mais ils rcstentplus minces et ne s'élargissent pour ainsi dire pas aux exli'ém. qui n'offrent qu'un pelit iioml)re de j)erfor. ; d'ailleurs leur surf, est peu rugueuse et ils restent ;i peu près transparenls au lieu d'êlre (i])aques comme chez \'H. tubulosa ei. Il existe un org. de (".u\ier conn)renant une vingtaine de tubes. La couleur des échanl. vivants est d'un rouge brun foncé avec la face venir, jilus claire; elle disparait en partie dans lalcool. L'//. mammata a été souvent léuiiie ;i 17/. tubulosa^ mais eu l'éalité elle eu est bien distinete : l'apparence cxt. est tout à fait (liU'éreiite et les gros iniunelons de la face dors, sont très caractéristicjues ; les boucles des tég. ont In surf, moins épineuse et leurs diui. sont phis uniformes ; enfin il existe un org. de Cuvier, caractère extrèm. important pour la séparation des 2 espèces. I>"//. mammata a été découverti" ii Xa|)les ; elle a été draguée à 77 ni., dans les parages de lionifacio, par le » Talisman >', el Machisio l'indique à l-Japallf) it un m. de profondeur seule- ment. Elle se reneonlrera certainement sur nos cotes de la Méditerianée, dans les stations littorales ou cotières : d'ailleurs elle est peut-être identi([ue à \ H. mamillala que Risso signalait à Nice. H. polli DiM.i; (/.niA.n;. Lig. 134. \i\\v : .Mahenzei.leh. Lxl'i, p. 316. Le corps reste toujours de grande taille mais il n'atteint pas toul à fait les dimensions que l'on ren- contre ordin. chezY H. tubu- losa et il dépasse rarement 20 à 22 cm. de long, sur 4 ou 5 de larg. J^es append. consistent surtout en tubes très serrés et très nom- breux sur la face venir, qu'ils recou\renl unifor- mément sans j)résentcr d'arrangements régul. : sur la l'ace dors.. ils sont moins nondjreux el plus lins, i'ji ouli-e, la face dors, olfrc des tuberc. coniques, irrégulièr. disposés, toujoui's moins dé\eloj)p(''s (pu^ chez 1"//. /ubulosa. Tous ces append.. pédi- celles ou papilles, sont terminés par une cxtrém. blanche qui tranche nette- ment sur la couleur 1res foncée, brun noiràlre. du reste du cor[)s el donne à celle espèce un faciès bien l'ccMuniaissable. l'ir,. 134. — Ilolnthuria polit: a. boucles. X 1'-"*: b, plaqui's allongées el l);itonnets de diverses formes, X ^''^^- FAL>E DE FRANCE. liClllNODERMI-S 179 Les tég. , assez épais, renlernieiit des sclér. caractéristiques. Les plus abondants sont des boucles à contour ovalaire possédant ordin. 3 paires d'orif. et dont la surf, est toujours parlait, lisse (a). Certaines de ces boucles sont un peu plus allongées et oH'reul de i à 6 paires d'orifices ; d'autres sont incomplet, l'orniées : il leur manque une partie plus ou moins étendue de l'un des côtés, ou des deux côtés, ou encore de l'une des extrém. Dans une forme assez fréquente, on observe '2 paires de perfor. symétriques et succes- sives, puis une perfor. plus petite vers chaque extrém. de la boucle. Il existe aussi des corpusc. lurriformes analogues à ceux de 1'//. tubulosa. Les pédicelles ventr. renferment, outre les boucles et les corpusc. lurriformes, des pi. allongées et assez grandes à contour irrégul., munies de perfor. nombreuses et inégales, mais dont la surf, reste toujours parfait, lisse (b). Les tentac. renferment des bâtonnets allongés et arqués, un peu amincis aux extrém., dont la surf, est tantôt lisse, tantôt hérissée de pointes, plus des pi. perforées à contour irrégul. Après sa capture, Y H. polii rejette ses viscères un [)eu moins rapidement que H. tubulosa. L'org. de Cuvier fait complet, défaut, et s'il a été attribué à Y H. polii, c'est par suite d'une confusion avec 17/. forskali. L'fl. polii os( surtout commune en Méditerranée : cesl une espèce littorale, ordin. associée aux H. tubulosa et forskali. Elle descend dans les prairies de Zostères. mais ne parait pas dépasser les limites de la « broundo » sur nos côtes de Provence. Elle a été signalée sur nos côtes de l'Atlantique par Bakhois (iles des Glenans) ; comme on l'a indicpiée aux Canaries, il est possible cju'on la rencontre en divers points de nos côtes océaniques. H. forskali Delle Guiaje [//. catanensis (riu lu;. //. nigra Kinaiian, Slichopus selenkx Barroisj. Fig. 435. _ Voir: BiiLL, mt'.!, p. 40. pi. ^'1II, tig. 'y H. nigt-Uj ; K(*:iiler, iV'J'i, p. ô et 13. Cette espèce a été très souvent confondue avec les U. polii et impatiens. Elle rappelle la première par la coloration foncée de ses tég. et la deuxième par la présence d'un org. de Cuvier; je renvoie pour la discussion de cette synon. à nnjn travail de L>^'J'i p. "^ et 13). Les dimensions sonl toujours assez grandes: la long, [atteint '2i) à '25 cm, sur 4 à 5 en», de larg. La i-ég. ventr. oll'ro des pédicelles très serrés formant ordin. 3 rangées longil.. la rangée niécL plus larg. (pie les rangées lai. Sur la face dors., les append. formentdes papilles coniques se terminant en un tila- ment mince. Les tég., tout en étant assez épais, sont très mous ci facilement déformables : ils sont remarquables par la réduclion considérable des sclér, Fig. 135. — Holothuvia forskali; a, corpuscules turriformes atrophiés (d'après Bell) ; X ^"^^ ^ ^^ bâtonnets r.'imifiés des téguments, X ^^"^ i C, bâtonnets des tentacules, X "'^- 18(1 r.VLNF. DE 1 RANGE. ÉCHINODERMES qui sont peu abondants et surtout ti'ès petits. Ce sont de petites pi. ollVant le plus souvent i orif. symétriques dont la long, ne dépasse pas 0.02 inni., et portant parfois de petits luberc. représentant des vestiges de colonnettes, tandis que la pi. elle-niénie représente le disque rudimentaire d'un corpusc. Iiirril'orme (a). Les pédicelles ventr. et les pap. dors, possèdent des pi. analogues, toujours très peu abondantes, auxquelles s'ajoutent quelques bâtonnets élargis, numis. sur les bords, de petits prolongements (b). Au eontraire. les tentac. renferment des bâtonnets allongés, léger, arqués, à extrém. rugueuses, munis de dcnticules ou de petits lobes ic . I> org. de Cuvier est très développé. Quand on cafjture une H. foi'skali, on remarque que les tég.. très mous, ne dexiennent jamais rigides comme chez les H. tubiilosn et pulii. Si Ion tient un in-tan( l'Holothurie à la main en exerçant sur elle de légères pressions, <»n la voit d'abord rejeter par l'anus des filaments blancs, opaques, très longs, très adhésifs, et qui se fixent fortement sur les corps étrangers : ce sont des tubes de Cuvier. L'expulsion du tube dig. ne vient que plus tardivement. A l'état vivant, \H. forskalia. toujours une couleur très font-ée, du moins en Méditerranée et chez les échant. littoraux la face dors, est noire avec l'extrém. des papilles blanche et la face ventr. un peu plus claire. Les incliv. provenant dune cei'taine prof, ont une cohu'ation moins foncée : la face dors, est d'un brun plus ou moins clair, et la face ventr. est brun jaunâtre ou même tout à fait jaiuie. Ainsi que je l'ai signalé il y a fort longlenqjs, Ix'J'i, le pigment cpii colore les tég. de YJf.fofitkaliesl en partie soluble dans l'alcool et lui coumuniique une très belle fluorescence verte, mais la coloration de l'aniuial u est guère modifiée. !>"//. forskiili est lirs coiiimuue dans toute la Méditerranée ainsi (jue sur nos cotes atlanti((iies. \'a\ Mi'-dilerranée, elle est très abondante dans les prairies de Zostères et [)eut remonter jusqu'à ii ou 4 m. de prof., tandis qu'elle peut des- cendre jusqu'il 50 ni. ; sui' nos côtes de Provence, elle est très comnmne en .' brounilo ■• l'I .illeinl nirHie les fonds coralligènes. Elle est égal, assez répandue sur nos cotes de lAl liniti(|ue et a été signalée dans plusieurs localités des côtes d'Angleterre, entre l> el iin ni. de ])rof. *H. helleri Marenzeller. Lig. 136. — ^V)ir : IIeeler, i^VjN, p. 78, pi. Ill, Hg. 7 //. a/]inis\\ Marenzeller iN77, p. 119. L'espèce reste toujours d'assez petite taille el la long. \aru' (U'diii. cnlre 10 et "iOmm.; elle |)eut cependant atteindre .")5 mm. Les petits échanl. rappellent une Ciicu/nar/d : le corps est pentagonal, les tég. sont l'ésislants et rudes, et les tubes andjul. sont disposés en .") rangées subégales ; sur les indi\ . plus grands, les lég. S(MiI plus mous, les pédicelles de la face (hu's. ont la forme de papilles, tandis cpie >ur la face ventr., ds gaidiuii la forme de tubes. Les sclér. consistent surinut en corpusc. lurriformes dont le disque basilaire est "rand et arrondi nu (i\alaii\' cl nllVc (M'dju. S '■ramU orif. I'aim; Di: ikwci — i(:iii\i:ii\ii:s 181 péripliér. cl (|iil'I(|iu's .iuIits l)caiic(Hi|) |)liis piMits i-ii plu^; de i oriT. coiili Les toiii'e'llc> soiil très allongées et élroiles, et leur liaiil. éj^ale le diaiii. du disque: leurs travées traiisv. sont au nombre de 3 à 5 (a). Il existe en plus c\c^ ])ouele-< oiVrant liahit. !{ paires ■-sucr^ FiG. 136. — Holothuriu hdleri ; a, corpuscule turriroruie, X '•''-*; b, boucles ; c, 1res grande boucle, X ''^J'^* ; d. bâtonnets des tenta- cules, X 130. d'oril'., à suri', ru^^ueuse (b). Parfois ces boucles s'allongent et le nondne de leurs orif. peut atteindre le chiffre de l(> et même de 12 paires (c). Les pédicelles venir, et les tentac. renferment des bâtonnets recourbés (d) [dus ou moins spinuleux. L'animal \i\ant est d'un lirun assez foncé tacheté de blanc, la l'ace \enlr. est plus foncée ; les extrém. des pa- pilles dors, sont ordin. plus claires et celles des pédicelles ventr. sont jaunes ; les tentac. sont dun jaune assez vif. L'//. helleri est surtout coiuiue dans l'Adriailcjne on elle a été rencontrée à des prof, de 2 à 3 m. seulement, parmi les Algues. Celle espèce n"a pas encore été signalée sur nos côtes de France, mais je i)Ossède dans ma collection un échant. provenant de Bône : on la rencontrera certainement dans d'-autres localités de nos côtes d' Algérie et de Tunisie ou peut-être de Provence. G. STICHOPUS Rhanot. Aspidochirole possédant IS à 20 tentac; les ap|)cnd. audjul. se présentent sons forme de pédicelles sur la face ventr. où ils sont disposés général, en 3 ran- g'ées longit. plus ou moins distinctes, et sur la face dors, sous forme de paj)illes; les tubes génit. sont groupés en 2 faisceaux, un de chaque côt('' {\\\ mésentère dors. S. tremulus (Iinmk) [Holothuria t. (irNNnt, S. richdvdi IIkroi ardI, Fig. 137. — \'oir : Bi-r,!., [H\v> , p. i'.». pi. \1. li-. \ II. tremulu : H. Pi.HHii-ii, hurj, p. hsi. pi. \\ 1. lig. I-IS. Le corps est cvlindriipu' et allongé; d pt'ul atti'indre ci lurnie dépasser ,'}0 cm. de huig. sur 7 ou S mm. de larg. I.a boiu'hc. nellemcnt \iMilr.. est située il 1 ou '2 cm. en arrière de lextrêm. aut. cl on distingue autour délie une couronne de papilles disposées plus ou moins régulier, en '2 cercles. La face dors, olfre des papilles peu nombreuses, espacées et terminées par une extrém. pointue. Les sclér. des tég"., très abondants, sont de '^ sortes : ce sont d'abord des corpusc. turriformes bien développés, avec un disque assez irrégulièr. circulaire, dont le bord est hérissé de dents aiguës; et une tourelle formée de 4 colonnettes reliées par 2 étages de travées transv. (a). On trouve, en outre, des corpusc. grêles et épineux, plus ou moins ramifiés, dont les bras 182 lAiNi: l'i; riiANCi-. — i:(;iiin()Ui:u.mi:s étroits portent sur toute leur long, des pointes aiguës ; les plus simples sont arqués ou ont la forme d'un X ou d'un Y (bi, puis ils arrivent, par ramifications succes- sives, à des formes plus compliquées (C). Très souvent ces cor- pusc. s'élargissent mais en même lemjjs ils s'aplatissent en forme (le lamelles épineuses. Les papilles dors, et les pédicelles venir, renferment les mêmes corpusc. ; les tentac. offrent, en outre, des corpusc. turri formes. La couleur générale est d'un rouge plus ou moins vif sur la face dors., rosée ou blan- châtre sur la face ventr. ; cette dernière offre souvent de petites lâches très foncées. Les échant. en alcool sont complet, décolorés. Le St. treniulus Gs,t très commun sur nos côtes de l'Atlantique, à partir de 80 m' de prof. ; il n'est |)as connu en Méditorranrc. Il remonte dans les mers du N. sur les côtes des Iles Britanniques et de Norv è<^v et se retrouve égal, aii large des côtes d'Espagne. En captivité, le St. tremulus ne rejette pas ses viscères et il peut vivre plusieurs jours intact; mais au bout d'un eorl;iin temps, ses tég. subissent une modificaliou profonde consistant en uuc sorte ilc fonte ou do liquéfaction de leur couche superficielle. I'kj. 137. — Stichopus tremulus; a, corpuscules turri- fornies, X^-^*^ ! ^' bâtonnets divers, "X70 ; c, bâton- nets très ramifiés (d'après R. Pkhuikh), X 1^^*- S. regalis Civu^k . l-'ig. 138. — \ "ir : IL I'i-urifr, l'.iirj, p. U)-2. Le corps peut atteindre de grandes diuieusions i-t la long, arrive souvent à 30 cm., mais les iudix . de "Jd à '2'} cm. sont les plus fréquents ; la larg., qui est en moyenne de ti à 7 cm., se conserve sur presque toute la long, du corps. Celui-ci est plus ou moins aplati, surtout sur la face ventr. ; la face dors, est convexe. Les boi'ds amincis du corps sont garnis de grosses papilles se continuant sans interruption sur l'extrém. ant., en avant de la bouche qui est ventr. et est entourée par un cercle incomplet de papilles. La face ventr. offre 3 rangées plus ou moins distinctes de pédicelles et la face dors, porte de gros tuberc. terminés chacun par une papille conique et pointue : ces tuberc. assez rapprochés, forment des rangées longit. plus on 1 aim; in; ihanci-: I i:iiiMiiii:iiMi l,s:i *»«%.«»^ r^.- moiiiS réjoui. La (.'oiileiir des (éy., à l'rlal \i\aiit, est général, jaiiiu' l)niiiàlrc et devient plus claire sur la l'ace venir. La lace dors, présenle xmini'uI de grandes taches blanches arrondies ou ovalaires assez rapprochées les unes des autres; parfois la coloration passe au rose plus ou moins vil" : celle dernière couleur dispai'ail complèl. dans l'al- cool, tandis que les teintes brunes ou jaunes restent à peu j)rès intactes. Les sclér. des léy. consistent principal, en corpusc. lurril'orines assez grands, donl les colonnelles sont réunies par .'} étages de tra\ées transw et quelque- lois même par 4 ou o ; les extrém. de ces colonnettes sont munies de pointes aiguës qui traversent le tég. et le reudenl très rugueux b . 11 existe en outre des bâtonnets allongés et aplatis, droits ou recourbés, s'élargissant aux extrém. et souvent aussi en leur milieu, p,^;. 133. _ Slirhopus rerjalis ; a, I)à- et offrant dans ces rég. élargies des tonnets à région moyenne élargie ; ,. ,. , , b, corpuscules turritormes, V "î'^O ; perior. ordm. assez grandes; les g, bàtinnels allongés, X '<>. bords sont munis de spinales (a). Les lentac. renferment des bâtonnets de taille et de long, variable, mais qui restent toujours étroits : les plus petits sont lisses tandis que les autres sont hérissés de pointes coniques assez fortes (c). Cette espèce peut vivre assez lonf^temps en captivité sans expulser ses viscères ; le rejet cependant se produit au l)out d'un certain tcm[)s. Le Si. regaiis est surtout connu en Méditerranée où il vil ;i des prof, variant de quelques m., à i^O m. et au delà ; sur nos côtes de Provence, on le rencoiilre de préférence dans les fonds vaseux de la ^ broundo » où il est associé à VEchinux acutus; les pêcheurs rap[)cllent « langue de chat ». Dans rAtlanll([ue, il parait très abondant à partir de 30 ou 40 m., mais il peut descendre juscju'à plusieurs centaines de m. et il se montre aloi's souvent associé au .S', treinulus. isi 1 MM m I it \Nci:. i:{;iii\(>iii:iiMi;s S. Cl. HOLOTHIBIES APODES F. MOLPADIDjE J. Miir.LER. Ilolothulios apodes c. ;i d. n'ayant pas d'anlres append. que les tenlac. qui sont au nombre de lil, slmj)les ou digilés ; il existe des org. arborescents mais pas d'org. sensoriels sur les lentac., ni d'entonnoirs ciliés sur les mésentères. Les sclér. comj)rennent des corpvisc. turril'., des bâtonnets, des pi. perforées, des ancres, et souvent des corpusc. colorés renfermant du phosphate de fer; il existe des canaux aquifères i-ad. G. MOLPADI Ci.'viKR [Ankyrodenna Daniixssen et Koren]. Les lentac. sont i)eu ou ])as ramilles ; le coi'ps se rétrécit Ijrusquement dans sa rég. pust. de manière à former une sorli^ de ipieue. Les sclér. nombreux con- sistent surtout en pi. perforées et en bâtonnets fusiformes, accompagnés d'ancres assez rares, et de nombreux corpusc. phosphati(pies d'un rouge vineux. M. musculus Risso [Haplodoctyla meditervanea Grube, Anhyvoderma musculus auct.]. Fig. 139 et 140. — ^^'il• : L. Clark, iOOl , p. IG-j. pi. XL Les lentac. sont courts, à peu jirès aussi longs ([ue larges et leur e\- lic'iii. présente di' (■lia(|ue coté un rameau élargi. Les lég. sont épais et l-K,. 139 — Mulpadid mnscultis; \ ne ]al('ralr, rugueux : il n y a l(''gèiernenl grossie. pas la moindre in- dication d'appencL aud)ul. auti-es (\uc \c< L") lentac. Les scléi'. consisleul surtout en bâtonnets allongés, l'usiloruies, donl la pai-lie médiane élargie est percée d'orif, ordin. I'aim: i>i: iiiANci:. i;t:iiiN(U)i:it.Mi..s l-S.") inégaux el souvent au nouibie de 4 (fig'. 140, a). Le cenlre de la partie élargie porte parfois une petite tige dont l'extrém. est arrondie ou parfois bifurquée.On trouve, en outre, des pi. perforées, avec de nnndjreux orif. très grands et circulaires, de la rég. centrale desquels s'élèvent 3 colonnettes convergentes se réunissant en une tige verticale terminée par cjuelquesdenti- culations (b). A côté de ces sclér., on trouve aussi, mais plus r;irenjcnl, des pi. circulaires perfo- rées et du centre desquelles s'élève une longue tige terminée par quelques cio- chets, habit, au nombre de 6 et dont la pointe recourbée est dirigée vers la pi. (d). Une autre forme, très caractéristique, est constituée par des pi. en forme de spa- tules, perforées, et associées au nombre de 6 à 8 en une sorte de rosette ; au centre de celle-ci se trouA-e une petite pi. arron- die de laquelle s'é- lève une ancre. Enfin, les tég. renferment un nombre considé- rable de corpusc. phosphatiques, sphériques ou ellipsoïdaux, formés de couches concenlricpies trt-s dislinctes et coloi-és en rouge \iiumi\ c ; grâce à ces Corpnsc. les lég. dlfreiil. chez r:iniin;il \i\;iiil. une couleni- générale rougjàlre assez Inneée (|iii n'existe qui- -ni- la partie |)rineipale du cnrp-; ; I i queue. flépoUFViie de (•(•> (•(irpii-e. \iihmi\, ei: 1 li.vNCi:. i:(:iiiMiiii;ii\ii Les org-. int. de la L. i^rt H ien ne i offrent cerlaines dispositions très carac- téristiques. A la suite de l'œsophaf^e. rinleslin, raltaché à l'inlcrrad. dors. par un mésentère, continue son trajet d'abord en lif^ne droite, puis il se recourbe sur lui-niènie pour revenir \ers la bouche dans un trajet récurrent, à la suite du- quel il se l'eplie de nouxean en même temps qu'il se rap|)n)clu' du côlé vcntr. du corps; de là d continue son trajet en lii;nc droite jusqu'à l'extrém. post. où se trouve l'anus. I>es urnes ciliées ne sont développées que sur le mésentère s'étendant le long de l'interrad. dors. ,S mm. de long. C'est une variété de la A. gnlUennei ((ui n'a pas été signalée sur nos cotes : cependant je trouve, dans eertains éehaut. de Diuard, des aueres et des pi. ancho- rales 2 fois plus grandes (jue d'habitude (b) et (jui [xiuiraieui !)ien apparleuir à la var. makrankyva. L. inhaerens {0. V. Mùi.i.i-h [Sijuaphi duvernœa (JrAriii:iA(;i:sj. Fig. 142. — Voir : OiATREFAGi-s, i8'r>, p. 11>, pi. II à \'; L. Ci.auk. l'.iOl, p. 88. La long-, du corjîs peut atteindre 'id ou 2.5 cm., mais ne dépasse pas oi'din. 10 à 1.") cm. et reste plus ])etile (pu- (die/, la L. o-allicniu'i . Les tég. trans- lucides offrent une couleur générale rosée. La /.. iiihicrciis adhère moins fortement aux doigts que la L. onl/ie/t/id, ç\ plus fortement (pu' les Lahido- pla.i'. Les tentac, au nnuib. de |-J. portent chacun 1 paires d'iu-g. sens(u-iels. Le tube dig. s'étend à peu |)i-ès en ligne droite de la Ixua-he à lanus, sans oil'rir cette boucle si eui'ieuse ((ui existe chez la L. i:;alli('iiiiri : \\ l'ait souple- ment un C(tude pdui' pa>ser de la rég. dors, à la rég. \entr. du iiii'])s. Les ui'ucs ciliées forment .i lang. longit. J.es ancres sont relativ. petites; les pi. ancho- 188 FAl'NK |i|: 1 liANCK, i;(;iiiM>i>i;nMj:s raies ovalaii'CiS ont des l)orcls lisses el olFrenl le plus souvent 7 grandes pc'i'l'or, : une centr. el (i périphér. aveccpielques autres beaucoup plus petites. Les grandes perfor. sont munies de fortes (lenlic. qui n'existent pas toujours sur Idut le pourtour des orif. ; la partie poin- tue n"esl pas séparée du reste de la pi. ])ar un relief [A). Les tentac. renferment des bâtonnets ib) léger, recourbés et offrant à leurs exlrém. une ou 2 petites raniiliealions. ^ '^-i^ La L. inhierens est très répandue sur nos côtes de l'Océan et de la Manche, du moins si l'on en juge par les indications des auteurs, FiG. 142. - Lepto^ynapla inhœ- „,ais il est très possible qu'elle ait été parfois rens ; a, i)lo(|ues anchorales et , / o . ancre, X 1-^, p. 7L La long, alleinl souv. ;iO cm. sur une lai'g. de S à*) nun. en moyenne. Les tentac, au iH>ndjre de 12, ne portent ordin. vers i'extrém., que 2 paires de faim; m: irance. — echinodermes 180 pinnules lat. qui ne sont pas loul à l'ail sur le même plan; il n'y a pas de pinnule termin. ou bien celle-ci esl rudimenlaire; la lace inl. des Icnlac. offre 2 groupes lonyit. d'ori^. sensoriels, au noiuh.de 12 ii l.")(!e ciiaciue (■(■>((_'. Les 1)1. anchorales s<)nl allongées, en l'ornie de raciuelle avec un manche assez long' (b* : la partie prnicipalc de la pi. esl oxalaire, les bords sonl lisses el les perlor. elles- mêmes sont loujours tlépourvues de denlicules. On observe très souvent 1 grandes perl'or. dispo- sées en croix, subégales, accom- pagnées d'autres plus petites. Les pi. sont relat. plus courtes dans la rég. ant.du corps (^c) et leur long, augmente dans la rég. post. où elles ont environ 0,3 mm.; elles sont plus larges en arrière qu'en avant. Les ancres correspondant à ces pi. ont une long, de (l,."{ à 0,35 et leurs bras sont assez divergents (a, C et di, mais elles ne sont jjas très longues relativ. à la long, de la plaque anchorale. Le tube dig. s'étend presque en ligne droite, et, comme chez la L. l'nhœrens, il l'ail simplement un coude brusque pour passer du côté dors, au coté venir, du corps; les urnes ciliées, petites et nond^reuses, forment 3 rangées distinctes. Certains échant. offrent des ancres géantes qui se trouvent très régulier, disposées à la suite les unes des autres et suivant une seule lile, dans chaque interrad. lat. dors. C ; ces ancres atteignent uni- long, inoycnnc do (I.S mm. et même 0,9 mm., on les reconnaît donc l'acilemenl à r(cil nu ou à la loupe: leurs bords sont lisses; les pi. correspondantes sonl relat. petites et étroites, elles ne mesurent pas plus de 0,3 à 0,4 mm. de long, el les perl'or. nombreuses sont irrégulicr. disposées. Cette forme peut se rencontrer sur nos côtes de Bretagne et je considère les indiv. possédant ces ancres géantes comme une var. distincte : il doit y avoir, chez la L. digitata, une forme makrankyra, à ancres très développées, comme il en existe une chez la Leplosynapta galUennei, l' iG. 144. — Labidoplax diyilula : a, ancre ; b, pla([ue anchorale, X ^'^'^^ C, pla([ue anchorale et ancre de la région anté- rieure ; d, pla([ue anchorale et ancre vers le quart antérieur ; e, ancre géante el sa Iliaque correspondante des interradius îatéro-dorsaux (d"a[)rès Woodwahd et Barrett), X 80. 190 FALNE DE KKANCL. IXHINODERMES Chez l'animal vivant, la face dors, esl fortement ctdorée en rouge ou en brun vineux par de petites taches très rapprochées, et la face ventr. est blanche ou blanc-rosé. La L. (ligitala paraît très répandue sur nos côtes de l;i Manche et de l'Océan; tdle est souvent associée à la A. galliennei. Elle se trouve surtout dans les stations littorales (pu découvrent aux grandes marées. Elle vit aussi en Méditerranée et a élé signalée à Marseille, à Naples, à Trieste: elle peut descendre jus(pi'à bO m. de prof. L. thomsoni (IIi itAi-A-m i. Fig. 145. — ^'oir : L. Ci.akk, iOOl , p. U7 ; Clé.not, 1912, p. 77 [Sijnapta digitala var. thomsoni]. Cette espèce, souvent confondue avec la L. digitala, a les mêmes carac- tères ext., mais elle s'en écarte par ses corpusc. calcaires. Chez la L. thom- soni, en elfet, il y a une dill'ércnce très marquée entre les pi. anchorales de la rég. ant. et celles des rég. nn-)yenne et post. du cor])s. Dans la rég. ant,, leur contour est arrondi mais offre des dents imml)reuses, fortes et inég. ; de plus leur tissu calcaire, au lieu de comprendre une seule lame mince munie de ])erf<>r. bien dis- tinctes, porte un réseau second, for- mé de trabécules nondjreuses, très >ei'rées et irrégulièr. disposées, ca- chant les orif. sous-jaceuts (aj ; aussi ces pi., assez compactes, se montrent- elles opaques et presque noires, sauf leur manche très court, qui est transparent; le diam. moyen est de (1.15 mnu. Les ancres correspon- dantes sont courtes et leur long, égale à peu près le diam. de la pi.; leurs bras, très fortement di- vergents, sont placés presque sur le prolongement 1 un de l'autre. A mesure qu'on s'avance vers la rég. moyenne du corps, on A-oit le réseau second, disparaître progress, (b et les pi. olfreid dès lors b à H orif. Fii... 145. — Labidoplax thomsoni : a. plaques anchorales de rexlrémité antérieure du corps ; b, plaques anchorales vers le premier quart ; c, plaques anchorales des régions nioyenue cl i)nslérieui'e du corps ; d, ancres coi i\'s|i(iii(liuit l\ ces pla(iues, X 1<^"*- principaux assez régulier, dispo- sés, avec d'aulrcs be;uicou|) plii> jietils; les l)ords restent encore munis de qucUpics denlicnlcs; en même temps, les pi. s'allongent quelque peu et deviennent ovales ; leiii- long, atteint 0,20 mm. sur (i.li de larg. ic ; les denticules peu\enl faire complet, déf. mais le c-onloiir reste ordin. un peu anguleux: le manclic est éj)ais et plus C(Mirl cpie idiez la L. digilata. FAINF. nr FRANCE. ECHINODKRMES H)l On \oit donc cju'il cs( nécessaire, pcjiir séparer la L. di^itala de la L. thoni- soni, d'étndier les pi. ancinuales dans dilTérentes rég. du corps à partir de l'extréni. anL La L. tliotw^nni doit coexisU>r dans beaucoup de localités de nos cotes avec la L. digitala : Bahhois, à Concanieau, et Cuénot, à Arcachon, ont trouvé les 2 esp. vivant côte à cote; elle a ét('' iiidi([U(''e à Najiles et dans rAdrialii|uc, mais il est certain ([u'elle a été souvent cont'oudue avec la L. digilata. G. RHABDOMOLGUS Keferstein. Les tentac. au noudjre de di» seulement ont les bords festonnés; il n'y a pas di sclér. ilans les tég'. et les urnes ciliées font ég-alement dé- faut; un lul)eliydro[)h(>reet une V(''sicule de Poli. Taille très [lotile. R. ruber Keferstein. l^'ij^. 146. — \'()ir : Keferstein, im2, p. 34, pi. XI, lig-. 30; Li nwiG, m5, p. 458. La long, ne dépasse pas 10 mm. sur une largeur de 1,5 mm. cn\iron et la couleui' chez l'animal vivant est d'un rouge x'iL Vn seul exemplaire avait été trouvé autrefois par Keferstein à St-Waast, et il a été considéré par plusieurs zoologistes comme une jeune Synapte, mais plusieurs échantillons ont été retrouvés à Ilelgo- ^u,. 146. — Uhab- land dans le sable par Lidwig, qui a conririné les domolgus ruber, caractères indiqués par Keferstein. vue latérale ; X* ^ ^ (d après Kefers- tein). Cl. GRINOÏDES Pour avoir une idée exacte et complète de la structure d'un Grinoïde, il laul considérer non pas l'une des quelques esp. vivant sur nos côtes, mais des formes telles que les Pentacrinus qui [existent au large de Rochefort vers 1.500 m. de prof., ou les Rhizocrinus des côtes de Norvège. Ces Grinoïdes sont rattachés au sol sous-marin à l'aide d'une longue tige formée d'ai'l. successifs, et leur C(U'ps |)ro|)remenl dit. appelé calice, est de 192 lAUNK DE FKANCn. ICIIINODERMES FiG. 147. — l'ace orale crune Comatule, X i. vue schématique (d'après Cui';- Nor). petites dim.; il a la lorme d'une coupe oud un cône, dont le sommet est fixé à l'extréniité de la ti;:;e, et dont les parois sont i'ormécs par 2 cercles de pi.. .") basales ou interrad. et .") radiales. A ces dernières l'ont suite des hi-as dont le scpiel. est constitué par des pièces successives articulées, les pi . bracla'ales, et qui peuvent se raniilicr. Les (Irnioïdes (pii \i\ent sur nos cotes et rpii appartiennent tous à la laui. des Aiitedonidpe [Coma^uXe^].. ne sont lixés que pendant leur jeune âge i^fig. 148 I ; leur bras au nombre de 10 sont disposés en 5 paires. A un certain moment, le calice de la larve se détache du pédoncule et en même temps des changements im- portants se manifestent dans le squel. : les |)]. Ijas. et rad. passent à l'intérieur de la coupe et ne sont plus \isibles ;i l'extérieur; les parois du calice s(ud dès lors l'ormées par les premières pièces brach. ; l'art, prox. du pédoncule, resté adhérent au calice constitue la pièce appelée improprement centro- dorsale chez ces formes. On trouve d'abord 5 séries de pi. successives, au nombre de 2 dans le g. Ante- don, et de ."{ dans le g. Leplometra, les i-adiales ou pi'imihr.icliiales, rlonl la dernière ou axillaire, de forme triangulaire, jxutc les 2 bras d'une même paire formés par des pièces successiAcs dites secondibrachiales. Les 2 j)l. primibrachiales les et les .3 ou i premières secondibrachiales forment parois du calice et c'est au delà que les 10 bras devicnneni libi'cs. Les articulations des ])l. bracli. permettent ^\('> niou\einen[s étendus ; ces ai'licu- lations a base du ciuie auquel )'ai comparé le Calice de nos Conialules rcprésenle la face oi'ale ; elle es! formée par une nuMubi'ane rciifei inaii I I'k.. 148. — L«rve peii- larriiio'klc de Conia- tnle (d'après Hoi m:). lALNi: DE IKANCL. KClUNODliHMLS l'Iii quelques spicules et au centre de laquelle s'ouvre la bouche ; dans un interrad. se trouve l'anus porté par un tube saillant (iiy. 147j. De la bouche partent .") sillons rad. (jui se Inl'urquont et se continuent sur la face orale de chaque bras ; les bords de ces sillons portent les tubes anibul. dépour- vus de ventouse et disposés par groupes de 3. lui dehors des sillons, on remarque de nombreuses petites sphérules enfoncées dans les tég., les saccuîes. Chaque art. brach. porte une petite ramification lat. appelée pinnule, et c'est dans ces pimuiles t[ue se développent, à un moment donné, les glandes génit. (fig. 149, 150 cl 151) ; les sillons ainbul. se continuent sur leur face orale. Enfui, la pi. c.-dors. porte un certain nombre d'append. appelés cilles formés par des art. successifs, dont le dernier à la forme d'une gritle. cl cpii se iixcnl sur les corps étrangers : ils peuvent servir à la locomotion. 11 n'existe pas de pi. madrép. : les tubes hjdrophores, qui sont nombreux, s'ouvrent isolément au dehors. La ponte a lieu par éclatement des parois des pinnules. Les œufs fécondés donnent naissance à une larve libre, ovoïde, munie de bandes ciliées, et qui ne tarde pas à se fixer par son lobe préoral; celui-ci s'allonge en un petit pédon- cule supportant le calice tex^miné par les bras (lig. 148). Puis, à un certain moment, le pédoncule se brise entre le ^'article et le '2'"° et ce premier article deviendra la c.-dors. La Comatule deA'enue libre n'aura plus qu'à grossir. Les Comatules vivent général, par troupes sur les rochers, parmi les Algues, iixées à l'aide de leurs cirres ; elles restent habit, immobiles les bras étalés horizont. et les relèvent lorsqu'on les inquiète ; ces bras peuvent s'écarter, se rapprocher, s'enrouler en spirale ou s'étendre en ligne droite; ils se brisent facilement, surtout lorsqu'on les irrite, et la rupture a toujours lieu au niveau d'une syzygie. Les bras brisés se régénèrent assez rapidement. On a constaté parfois une éviscération comparable à celle qui est fréquente chez les Holothuries : dans certaines circonstances mal connues, les Coma- tules rejettent, et cela sans périr. Ions les org. coulenus dans leur calice et les régénèrent cnsiiile eu (pielques semaines. Les Crinoïdes porleiil sou\eiit sur leurs bras ou leurs disques des parasites particuliers appelés Myzos- tomes. On connail sur les côtes de f'rance \ espèces dillerentes de Couiatules ; ces espèces étaient autrefois rangées dans le seul genre Anledon [== Coma- tiila] et l'on lie distinguait d'ailleurs que 2 esp. : V Anledon rosacea auct. et V A. phalangiuin (). F. Miu.i.kh. \ivanl l'une v[ l'autre dans r.Mliintique et la Méditerranée ; on reconnaissait cependant ([ue les lormes atlantiques étaient un peu différentes de celles de la Méditerranée. Austin Cl.vbck a séparé dans chacune de ces esj)èces une forme atlanli((ue et une forme méditerranéeniK'. et il a créé un g. iKuixeaii. le g. Leptoinelra \^<^u\■ VA. phalangiuin de la Méditerranée cl la iornu' correspondante de l'Atlan- lique ; l'ancien g. Anledon renrcrine l'A. b/'/ida de l'.MIantique cl l'A. medilerranea de la Méditerranée. De jilus ce même anli-iir considère que les Coinalulo litl(irale> d'Algcrit'. de Tnnisic et du N . dv 1' Arri(|iK'. cons- 13 194 faim: de FHANCi:. — i;c;niNoni;RMKS lituenl une espèce distinclc. Je décrir.'ii dtnK- ici 5 espèces de Criuoïdes, dont les caractères sont résumés dans le tableau suivant : TABLEAU DES ESl^ECES 1. PI. c.-dors. très iirande. ordiii. (l'ès ]M'oéniineiitc et rorfenienl conique, le lon^' de laquelle les iii rcs sont disposés eu rangées \ertic. ; ces cirres soni 1res loii^us ci (•(iiii|iieiinent ,'{5 à (iO art. : les ."{ premières pi. hiiuli. >(iii( (li>l iiicli's. (".ouleur verte à létal \i\anl. l'isjièces \i\;uit à une ccrhiiin,' pint. (1. Lep/onie/ra'' . . 'J — PI. c.-dors. non proémmenle, |)lns on inoinv ;ipl,ilic' on discoïde. sur laquelle les cirres sont disposés sunanl des iMngée> lrans\. Ces cirres sont assez courts cl leurs ;ii'lick's sonl [)eu nombreux, une vinj.ii'taine au plus : les deux premierL's pi. brach. seules sont visibles extér. Couleur roUL;e ou oran^iée sur le vi\; un esp. surtout littorales, [(t. Antedon' .7 2. Cirres très longs ; tous les art. sont nolablemenl ])lus longs que larges ; les bras ont 150 mm. de long, en moyenne et les cirres .)0 à (M) mm Leptometia phalcnigium ip. 197i — Cirres relatiAcment plus courts : les art. proxim. sont environ '1 l'ois plus longs (pie larges, mais les art. disl. sonl presque aussi larges (jue longs, et lout au plus l/.'i jdus longs que larges. Les bras ont environ i'ij mm. tie long, et les cirres 35 à 5t) mm. L. cellica ip. l*J8 3. Chaque cirre coni|)rend 18 à :20 art. tous allongés, les art. disl. ;i peine ditlerent^ des prox. et non comprimés latér. Couleur orangée Antedon meditenanea p. 195) — Chaque cirre comprend au plus 17 ai'l. et souvent 15 seulement ; les art. prox. sonl [dus longs que les disl. cpd sont comprimés latéralement i 'i. Les art. disl. des cirres ne dillérenl pas beaut-oup des prox. La long, des art. dislaux plus courts, mesurée sur leur bord dors., est d'un tiers ou d'une moitié suj). à leui- diam. lat. (Couleur rouge .1. hijida p. 197) Les deriuers art des cirres sont l'oiieuieid comprimés lalér. et lorsqu'on les regarde de prolil leur ri'g. di>t. est "_* fois plus grande que la rég. prox. ; la long, des aii. dis!., mesui'ée sur leur l)or(l dors., est égale à leur larg. sur leur bord prox. - ' .1. niaroccatia. (p. 197.) FALNE lit FRANCK. i:CIlINUl)KR.Mi;S 195 F. ANTEDONIDiE Norman. (^rinoïdes libres à l'otat iulullc: \A. c-dors. porlaiil un certain nombre de (lires; bras au nombre de 10. Les pi. bas. soûl invisibles cxtér. et forment une rosette incluse dans le disque. Bouclie centrale et anus excentrique. G. ANTEDON Fiu';minville. La pi. c.-dors., arrondie ou discoïdale, n'est ni conique, ni très proéminente, et les cirres qu'elle porte sont disposés suivant des rangées transv. Ces cirres sont assez courts et les art. sont au nombre d'une vingtaine au plus. La première pinnule est allongée, 2 fois plus longue que les autres, formée d'art, fins et allon- gés ; la 2" pinnule ressemble aux suivantes. Les parois du calice sont constituées par 2 radiales (primibrachiales) et par les 3 premières brach. (secondibrachiales). Formes littorales ; couleur rouge, rouge oraiigé ou orangé. Je décrirai surtout l'esp. commune sur notre littoral de la Méditerranée, dont les 2 autres ne diffèrent que par des caractères plutôt second. Fio. 149. — a, Ànledon bl/ida ; b, A. medilert'anea ;liig. scliématiques d'après A. Cl.vuk. A. mediterranea Lamarck. Fig. -"149 b et 150. — V'oii" : A. Clark, 1915, p. 169, fig. 105, et 1918, p. 203. Le calice a la forme d'un cône très surbaissé dont le sommet arrondi est '.»() lAlNK DE FRANtJi: KCIIINODERMES recouvert par la pi. c.-dors. ; ses parois sont surtoul l'onuées par les 2 prinii- brachiales, la j^remière n'étant pas visible, et le reste par les 3 premières secondihrachiales ; entre ces art., les espaces étroits qui restent libres sont siniplenitMil membraneux comme l'est aussi la base du cône qui représente la l'ace orale : les 5 bras sont donc constitués cliamin par 2 art. seulement, la Infurcation s'eilectuant après le 2'' ar(. Les syzygies se trouvent entre les brach. ."} et 4, puis elles se montrent assez régulier, entre les brach. 9 et 10, Il et ]."), IcSet 19, '2'2 et 23. etc. Laprcnncre pinnule de chaque bras est beau- coup plus longue cpie les autres et ses arl. sui'cessifs sont allongés ; elle ren- ferme 35 il i.") art. : la long, des pinnules suivantes dépasse un peu la moitié de la première. Le diam. du calice est de tl à ' niiii.. les bras atteignent une long, de KK» m. en movenne. La pi. c.-dors., simjdi'inenl convexe mi même (|iicl([iie peu aplatie, porte 2,") à i(l cirres doiil la l'ing. moyenne esl de I ,") à l(i mm. : (diacun d'eux est constitué par IS à 20 inl.. lous allongés, excepté les 2 ou 3 j)remiers ; les art. dist. dilTèrenl à peine tk'S |)ro\. et ils ne sont ])as comprimés lalér. (".es cirres sont dis|)osé< en rangées Iransw pbi< ou moins apparentes el le milieu de la c.-dors. reste hbre. La couleur à l'état \ i\ant est orangé ou jaune orangé. L'^. meditevvonea est répandue sur toutes nos côtes méridionales, de Banyuls à Menton, à une faible i>rof. parmi les Algues, contre les rochers ou fixée à l'aide (le ses cirres snr divers miiiuaux. Elle est connue sur les côtes d'Espagne, au X. (le Malai;;i, sur les eiiles d'Ilalie el dans la mer Ei;ée. l'Hle est essentiellement littorale. Eu iiieiiie temps (|ue les adultes, on rencontre souvent des jeunes à tous les étals de (l(''\ elop|)euieut. Lu.. 150. — Ànledon medilevrnnea, graiideiU' naturelle, FAIM-, m: l'HANCi;. — i':(:iiiN(im.nMi:s l'.»7 A. bifida Pi:\nam . Fi-. 150 a, — \ oii' : A. Ci.ahk, l'Jl.l, p. 167, tig. lOi ; A. Clauk, lOils, p. i>(i;^ L'.l. bifida ollVe la même struclure que VA. medilerrnnea ; elle en dilfère seulement p.ir ses bras plus courts, leurlonj;. moyenne ne dépassant général, pas 70à SOmni., et par ses eirres ])eaucoup plus courts éi;al., ceux-ci n'avant pas plus de 17 art. et souvent 15 seulement : ces arl. sont plus courts, mais relativ. plus larges que chez VA. medilerranea , et les art. prox. sont plus longs que les art. dist. ; la long, de ces cirres est de 12 mm. en moyenne. La C(^uleur de X A. bifida est rouge, rouge pourpre, rosé ou rouge orangé. L'J. bifulu est très répandue sur nos côtes de la Manche et de rAtlanlicjue et peut être capturée eu nond^reux exempl. lors des grandes marées ; elle est ordin. fixée par ses eirres aux pieds des Zostères ou des Algues, parfois aussi sur les rochers. \,'A. bifida paraît man(pier dans le Pas de Calais mais elle se retrouve sur les côtes d'Angleterre. *A. maroccana A. Ci-ark. ^'oir : A. Clark, iOi'i, p. 20iet 1918, p. 204. (Jette forme, qui vit sur nos côtes d'Algérie et de Tunisie est extrêmement voisine de 1'^. bifida et mérite à peine d'en être distinguée spécifiquement; on jiourrait n'eu faii'e qu'une var. de 1"-^. bifida dilTéranl E 1 IIANCK. I.CIlINdlUliMl'.S mais les plus grands atteignent 50 à 60 mm. ; on compte 31 à 38 art. dans les plus petits et une cinquantaine dans les plus grands. Les premiers art. sont plus larges que longs, puis la proportion change, les art. s'allongent et ils finissent par être 2 et même 3 fois plus longs que lax'ges (153 a). Tous sont com- Fi(.. 151. — Leplomelra fthahiDgium ; vue latérale, X ~- iG. 152. — Leptomelra phalangium ; calice ((lajjrt's Mahion) ; a, i)laque centro-dorsale très allongée ; b, plaque centro-dorsale rac- courcie ; X "^• primes latér. ; le dernier arl. IVu'ine nu crochet allongé. Les bras mesurent r20 à 150 mm. de long, cl pi-cscntcnl -20(1 art. en moyenne. La première syzygic se trouve entre les art. .3 et i, la suivante ordin. entre les art. 10 et 11 ; puis les syzygies se suivent à de< intervalles variables, mais rapprochés (tous les 3 ou 4 art. général.). I.'^. phalangium se trouve frécjucmmcnt au large de nos côtes de Provence, dans les fonds vaseux, à partir de 70 à 80 m. ; elle devient iilus abondante entre ton et 200 m., dans les graviers et les fonds coralligèncs. L. celtica Mac Andrew et Rarrett. Fig. 153 b. — ^'nir : A. Civuk. 1908^ p. 231. La Leploiuetia celtica, essentiellement atlantique, diffère de la forme méditerranéenne par quelques caractères, peu marqués à la vérité, mais qui ont paru suffisants à certains auteurs pour justifier une séparation spécifique. lAINi: m, lliANCK. I (:iiiM)ni:iiMi> \W Les oirrosel les l)ras sont cniHparati\eiiieiit j)lus courls ([uc clicz la L. phaldii- giitni; les cirres, au nombre d'une trentaine ont I?.") à iO nuii. de lonj;'. tout au plus ; ils oouiprennenl à peu près le même noadjre dart. que chez la L. phalangium, mais ces art. se raccourcissent beaucoup dans la véy^. des V\(,. 153. — (ailles (le Leptometra : a, L. phalangium; b, L. celtira (d'après II. Cakpenteh). cirres et arrivent à être à peu près aussi longs que larges, ou à peine un peu plus longs que larges. La L. cellica existe sur nos cotes de l'All.iiil i(ni(' à |i;iilii- de 'iO ou (>(t m. ; clic remonte au N. sur les eûtes des Iles Britaiuii([ues et ius(iiraux Faroë ; elle s'i'k-nd au S. jusqu'à Madère. Elle peut descendre jusipi'ii V.\0 à "lOO m. au moins. LISTE DES ABREVIATIONS adambul., adambulacraire. alternat., altcrnalivemeat. ambul., ambulacre, ambulaeraire, art., article. auct., auclorum. bas,, l)asal. brach., l)rachial. e. à d., c'est à iliio. cale, calcaire, carin., cariiial. c.-dors., conlro-dorsal. centr., central. CL, classe. cm., centimètre. complet., complètenieni . corb., corbeille. corpusc, corpuscule. dent., dentaire. diam., diamètre. diçj., digestif. dim., dimension. dist., distal. dm., décimètre. dors., dorsal. dorsal., dorsalement. E., Est. échant., échantillon. égal., également. esp., espèce. exact., exactement. e.Tceptionn., exceptionnrllonKMii. exempt., exemplaii'c. ext., externe, extérieur. e.rlèr., ex^Mioiiremenl. extrèm., exlréiucuiciil. F., f., famille. fa.tr., fasciole. ^7., ff., geni'e. général., généralement. génit., génital. gl., glande. glandul., glandulaire. globif., globifère. habit., liabituellemenl. haut., hauteur. ident., identique. indiv., individu. Int., interne, intérieur. intér., intérieurement. interrad., interradius, interradial irrégul., irrégulier. irrégulièr., irrégulièrement. L., Linné. lurg., largeur. lat., latéral. latér., latéralement. lalit., latitude, léger., légèrement. local., localité. long., longueur. longit., longitude, luu^iludinai. longitud., longitudinalement. m., mètre. madrép . , mad réporique . marg., marginal. N., Nord. 0., ordre. obi., oblique. ohliq., ohliipiement. opkic. , ophicéphale. ordin . , ordinairemeu l . or g., organe. orif., orifice. jtarticul., particnlièi'emenl, pax., paxille. pédic, pédicellaire. i.iSTF ni:s Anni'.vi ATKiNS •2(1 1 perfor., perforation. périph., péri})lu'rie. péviphév., périphérique. péî'ipr., péi'iprocto. pét'ist., péristonie. périsloin., péris toni ion. perpendic, perpciuliculairoineal. piq , piquaiil. p., page. pi., plaque (planche dans les renvois biltliographiqnes). pr. dit , propremeul dil. prim., primaire. princip , principalement. prof., profondeur. prox., proximal. H, longueur du radius. r, longueur de l'interradius. rad., radius, radial. rég., région. réfful., réguliei". régulier., régulièremenl. relat., relativement. S., Sud. .S". CL, sous-classe. snlér., sclérile, second., secondaire. S. 0., sous-ordre. squel., squelette. sup., supérieur. super., supérieurement. superf., superficiel, sur/'., surface. tég., tégument. tentac, tentacule, tenlaculaire term., terminal. transi'., transversal. transvers., transversalement . tridact., tridactyle. Irif., trifolié. tuberc., tubercule. var., variété. vent., ventouse. ventr., ventral. ventral., ventralement. vert., vertical. ver tic, verticalement. vésic, vésicule. W., Ouest. INDEX BIBLIOGRAPHIQUE Agassiz, I.., lS3;t. Ndtifc sur ([(|. points do l'organisaliou dos Eiiry;des. Mém. Soc. Se. .Xeuc/uilel. T II. Agassiz, a., 1872-1874. Révision of the Echini. Illustr. Calai. Mus. Comp. Zool. Cam- bridge. N" 7. Agassiz, A. et Clark, L., 1908. Ilawai.in and othor Pacific Echini. ^fem. Mus. Comp. Zool. Cambridge. Vol. XXXIV (la suile et la fin par L. Clahk. 1912-1917). All^n, E. J. ot Pace s., 1904. Plynioulh marine Invertebrate Fauna. Journ. Mar. Biol. Assoc. Vol. VII, X» 2. Plymouth. Rahhois, Tii., 1882. 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Reports of the <( Chalieiig-er >>, Vol. XIV. The Ilolothuroidea. London. Viiiiiiii !.. .V, 1914. Monograph of the Shallow-waier Siarfishes of the North Pacific CoasI tiom the Ai-ctic Océan to the California. Smithsonian Institution, Harriman Alaska séries. Vol. XIV. Washington. INDEX SYSTÉMATIQUE Cet index comprend tons les noms employés dans la jjnrlie systématicjuc. Les classes sont en capitales grasses, les sous-classes en capitales grasses incli- nées, les ordres en ca})itales ordinaires, les sous-ordres en capitales inclinées, les familles en minuscules g-rasses, les genres (commençant ])ar une majuscule), les espèces et les variétés (commençant pai' une minuscule), en romaines |)ourles noms corrects, en italiques pour les synonymes (1). Chaque nom est suivi du numéro de la page correspondante en chifîres ordinaires, et, s'il y a lieu, de celui de la fig-ure en chill'res gras. Les numéros entre crochets après un nom de genre sont ceux des pages où il est citi' simplement en synonymie. Les formes non encore signalées avec certitude sur les côtes de France sensu stricto sont précédées d'un astéristjue. abildgaardi (( )pliiuthri\ l'ragiJis), 4'.l, 76 a. acutus (Echinus). llC, 77, 78. ;c(piitul)erculata (Arhat-ia), il:!. 75- affiiiis [Cidaris), 1 10. affînis [Holothuria), IcSO. affmis (Stylocidaris), 110, 72, 73. alhida (Opluura), 92, 61. alopecurus [Ophiothri.r). 7G. Amphidetus, 131-, l.3(), 1.38. Anq^hipholis, 82. Amphiura, 78, '. 82 ;. Amphiuridae, 78. aiitjuloswi (Echinoci/ainus). 127. An fil/ roder ma, 184. "annulosa {O|)hiopsila), '.Ml, 64. Anseropoda, 33. .Vutedon, 19;). Antedonidae, \'y.'>. APODES (HOLOTHURIES), 184. aranea (Ophiopsila), 93, 63. .\il)ncia. I 13. ArOacina, 1 13. arborescens (Astrospartus), 03, 43. 'arg'uinensis (llolothuiia). 174. ASPIDOCHIROTES, 170. Asterias. 23, [22, 26]. Asteriidae, 21. .Vsterina, .32. Asterinidae, 32. As/eriscus, 32. Asteropidae, 42. Asli'opectcn, 44. Astropectinidae, ii. Aslrophyton, (Ki. Astros})artus, (Kl. attenuata (Hacelia), 4(), 29. uuranliaca {Thi/one), 1(17. aurantiacus (.Vstropecteu), 11, 32. h;dli (Opliiiiclis), 83. 55. hilid.i Antedon), 197, 149 a. Iii^pinosus (.Vstropecten), 4il. 33, 34. botcllus [Hololhuria], 173, hi'dchiala (Ophiocnida), 8(1. (1) Dans la synonymie donnée pour chaque espèce, les noms spccifi([ues identiques au nom précédemment indiqué ont été, pour gagner de la place, réduits à l'initiale, comme les noms génériques dans les mêmes conditions. On les trouvera ici in extenso et accordés avec cli^quo nom do genre comme ils doivent Ijien entendu rèlre. 206 INDEX SVMlLMATiyti: ljr;iclii;ilus (Ophioccnlrus), !S6, 57. Brissopsis, 131. Brissus, 13^}. hnmnea ((Àicumariiiy, lOi, 117. caiialiferus (Scliizaster), 128. 88. (■af(iiten.si:< [Hulolhuria), I7U. cellica (Leptomelra). 178. 163 b. Centrechinidae. III. Ccnlrosk'piianus, 112. Ceramaster, 42. Clui'laslcr, M'). Chgetasteridge, 36. e-liiajei (Auipliiura). 78, 50. CHILOPHIURIDES, n7. Cidaridae. 107. Cit/nris^ 109, I 10. cidaris [Cidaris), 109. ciliaris (Luidia), "l"'», 41 a. ciliaris iOphiiira), 9(1. Clypéasthidés, 126. colunibaris [Brissus), 133. Coi/ialula, 193. cordatus [Àmphidetus), 134. cordalum (Echinocardium), 134, 93. (^osc'iaaslerias, 2a. Cribrella, 30, 31. CRINOÏDES, 191. Crossaster, X\. Cucuniaria, 130, [109 . cucuinis (Cucumaria), 161, 114, 115. cuenoti {pseudociiciimis), 168. DENiiRoiiiinoiEs, I ;1(). diccjuemavii [Cucumaria), 154. digilala (Lal)idoplax), 188. 144. digilala (Synapfa). 188. di-Stefanoi (Spatangus purpuiTus . 131. doliolum {Cucumaria), 133. Doroeidaris, 108. duvernœa [Synapta). 187. I:^chiiiasler. 29. Echiiiasteridae. 29. eciiinula {Ophiolltrij- . 7 2. erliiiiata (< )pbi()llirix IVagilisj, 73,48. ÉCHINIDES, 97. Kchiiiocardiiiiii, 1 34. EcliinocN aiiius. 126. r-fliiiiii-^. 16 edinuadi [Asterias), 26. elegans (Ampkiura), 82. eleyans [Thyone), 107, c'iongala (Cucumai-ia), 160, 112, 113. csculenlus (Echiiuis), 119, 80. Euryale, 66. farcimen {Ilololhiiria). 171. filifonuis (Amphlura). Si. 52. llavescens (Ecliinocardium), 1 3ii. 95,99. forbesi (Ophioconis), 89, 59. l'ORClPl LOSÉES, 21. l'oiskali (Holothuria), 179, 135. iVagilis (Ophiothrix), 74, 48, 49. l'usus (Thyoue), 104, 118. gadeana [Tliyone), 164. galliennei (Leplosynapta), 186, 141. Genocidaris, 114. giI)l)osa (Asteriiia). 32. 24. (jibbosus [Amphidetus), 138. glacialis (Asterias), 22. glacialis (Maithaslerias), 22, 17. GNATHOPHIURIDES, 70. Gorgonocephalidae, 03. Gorgonocephalus, 66. g-ranularis (SphaTcchiims), 1 24, 85, 86. "gruhei (Cucuiiiai-ia), l.'li, 105. guenu'i (Sclorasterias), 27, 20. Ilacelia, 39. Ilaplodaclyla , 184. hclleri (Ilolothuriai, 180, 136. llcnricia, 30. Ilolotliuria, 171. HOLOTHURIDES. 140. Holothuriidae, 170. ■ Hydrasterias. 26. liyndinani (CÀiciiniaria), 137, 109. impalieiis (Ilolotliuria), i7i{. 129. iiiermis (Thyone), 167, 123. iidia?rens (Leptosynapla), 187, 142. iatermediutn [Echinocardium), 137. inej^ularis i Aslr()])Ocleii), 50, 37. 38, 39. IRRÉGULIERS (ÉCHINIDES), 12(1. joiisloiii -V-sliopcclt'U , i9, 36. kirscliberg-i (Cucumaria), l''>6, 108. krdlikci'i (( '.ucuiiiai'ia ', 136, 107. Eal)i(k)plax, 188. lacci'tosa 'Opiriiira). 90, 60. INDKX SVSlLMATKjli: :>07 laclea iCucumaria), lO'î, 116. L^MOPHIURIDES, L». lefuvrei (Cucuinaria), 152, 102. 'leatiginosa (Holollmria), 174. Leptometra, 107. Leptosynapta, 186. lividus (Paracciitrolusi, 12:5, 84. lïvidus [SlroïKjylocenlrotusj, 123. lixtila [Arbacia), 113. longicauda (O[)hio(k'nna), x~ . 58. loii^'ipes (Cha'taster), 37, 27. l(>ngispinus((;enli'ost('iihaiuis , I 13,74. Luidia, '.V.'k Luidiidae, ")'">. lusitanica (OpliioUirix ri'agilis). 70, 49d. li'ilktMii Ophiothrix), 71,46. lyrifera (Brissopsis), 132, 91. maculata (Geuocidaris), llii, 76. maculatus [Teinnevhinus). 11"). *makrankyra (^Leptosyuapla yallien- neii, 187. mammata (Ilolothuria), 177, 133. mamillata [Holothuria), 177. marioni (Cacumaria), 1(19. marioni (Pseudocucuiuis), iCi'.i. 125. *maroccana (Autedoni, l'J7. Marthasterias, 21. medilerrauea (Auiphiura), 79, 51. mediterranea (Antedoii), 195, 149 b, 150. mediterranea {Haplodac(yla), 184. inediterraaeum (Echiuocardium), 13o. 94. uielo (Echinusi, 118, 79. me m bran ace a (Aaseropi:r/>, 128. PHVMXODI-SMIIWS^ t 29. Psammochiniis. t2l. Pseudocucmiiis, 108. pulvilliis (Porania). 41, 30. punctala Parampliiui'a), 83, 54. purpureus (Spatang-us). 129, 89,90. pusillus (Echinocyamus), 127, 87. puslulosa {Arbacia}, 113. quinquciiiaculala (Ophiothrix). 72,47. raphanus (Thyone), lOa. 119, 120. regalis (S(icho|)us', 182,138. RÉGULIERS (ÉCHINIDES), 107. Hhabdoiuulyns. l'.M. 'richardi (Ilydi'aslcrias), 20. richardi {Slicliopus). Isl. l'oscovità (Thyone), 100, 121, 122. rosoa (Stichaslrella), 28. 21. roseus (Stichasier), 28. rosula {Ophiothrix), 70. rubens (Asti-rias). 23, 18. ruber (liiiai)d'/i«y>».«). 179. scposilus (Kcliinaster), 29, 22. serralus (Aslropecten), ol, 39. setosa (Ophiacantha). 09, 45. Sojiisler, 33, Solasteridœ, 33. Sp.\T.\NGiDi';s, 128. .Spatangiis, 129. sphsera (Echinus), 119, Splufrechinns, 124, Spimlosées, 29. spinulosus (Aslropecten), 48, 35. s(piaiii,ihi (Auiphipholis), 82, 53. xqitamata {Awphiiiva), 82. srpiamatus (Aslropecten), 49. •stcll.iti (nnlulhiiria), 176. 131. STELLÉRIDES, 13. Stichaster, 28. Stichasteridae, 27. Stichaslrella, 28. Stichopus. 181 ^179 . Slrongylocentrofus, 1 23. Stylaslerias, 20. Stylocidaris, 110. snbinevmis [Plutonastev), 34. subinennis (Tethyaster), 34, 40. Si/napla, 180, 187. Synaptidae, 180. 'syracusana (Cucumaria), 133. 106. TemnechinuK, 113. tenuispinn (Asterias), 20, tenuispina (Coscinasterias), 20, 19. tergcslina ((lucumaria), 13!^, 110, 111. Tethyaster, 'iS. texturata \Ophiiira), 90. thomsoni (Labidoplax), 190, 145. Thyone, 104. Thyoniilium, 109. tremulfi {f/ololhiiria), 181. Ircninliis (Slicdioiius), 181. luiiulosa (Ilololhuria), 174. 130. unicdior (Hrissiis), 13!{, 92. urna (Ph_\ Iloplioius), 1C.9, 126. V.\LV1 I.OSILIJS, 3N. verriiculatiis {Aster-iscw!). 32. vei'sicolor {Ophiolhi-ix). 77. 'virens (Oi)liiactis), 81, 56. TABLE DES MAT1EI{ES Pages INTRODUCTION (morphologie, cinlirvologie, LMhologic cl r.nmisliiino. (Mpt ui'c et conservation) 1 EMBRANCHEMENT DES ÉCHINODERMES, tableau des classes 13 Cl. STELLÉRIDES (Astéries) 1 "> — — Tableau des espèces 18 O. FoRcipiLosÉES. F. Asteriidae (G. Marthasteriax, Asleria)!, Coscinasterias, Si'lerasten'o.i) 21 F. Stichasteridae (G. Stichastvelln] 27 O. Spixulosées. F. Echinasteridse (G. Echinasler, Henvicia] 29 F. Asterinidse (ti. Asterina, Anseropoda) 32 F. Solasteridse (G. Solaster) 33 F. Chsetasteridae ;G. ClueUisfer) 36 O. Valvulosées. 1'\ Ophidiasteridae (G. Ophidias/er, [lacelia) 38 F. Asteropidae (G. Porania) îO F. Goniasteridae G. Ceramaster) 42 O. Paxillosées. F. Astropectinidge (G. .4A7ro/;^r/c/«, Tethi/asler 44 F. Luidiidae ;G. Luidia) i)3 Cl. OPHIURIDES ;'>8 — Tableau des espèces 61 S. Cl. PHRYNOPHIURIDES. F. Gorgonocephalidœ iG. Astrospar/as). . 03 I'. Ophiomyxidge (G. Ophiomijxa) 67 S. Cl. LAJMOPHIURIDES. V. Ophiacanthidae G. Ophiucantha) G'» S. Cl. GNATHOPHIURIDES. F. Ophiothrichids G. Ophioihri.r] 70 F. Amphiuridae (G. Amphiura, Amphi- pholis, Pavamphiura, Ophiaetis, Ophio- cenlriix) 7S ^. (A. CHILOPHIURIDES. 1". Ophiodermatidae <,. Ophiodrniui , ()/ihioco!tis ■ 8 i F. Ophiolepididae G. Ophim-u) 'lO 1". Ophiocomidœ G. Ophiocomina, Ophio- psila) '^3 CI. ÉCHINIDES (Oursin.s) -'^ — Tableau des espèces '".? S. Cl. RÉGULIERS. F. Cidaridae (G. Dorocidarix, Stijlocidaris): Ii>7 1'. Çentrechinidae (G. Centrostepfianux, Arbncia, Genocidaris. Echinas, Psainmechinus, Para- cenlrolus, Sphievechinus) 111 U imi •210 lAhi.i: i>i..< M\iii.i!i:.s Pasres S. Cl. IRRÉGULIERS. O. CiYPiAsTniDics (G, Echinocyamus) 120 O. SpAT.vNfiiDKs s. O. PiiiMNADÈTES (G. Schinos- tev) ; 128 S. (). Prymnodesmiens (G.Spatan- gus, Brissopsis, Brissus, Echinocardimn) 129 Cl. HOLOTHURIDES 140 — Tiililoïui des espèces 143 S. Cl. PÉDIFÈRES. O. Dendhociiirotes (G. Cucutnaria, Thyone, Pseudo- cucumis, P/iyllophortis) loO O. AspioociiiROTES F.UoloihUTiiAx G. Holothuria, Stichopus) 1 TO S. Cl. APODES. F. Molpadiidae G. Molpadia) 184 I'. Synaptidae (i. Leptosynapta, Labidoplax, Rhabdo- molfuts I 180 Cl. CRINOÏDES 191 — Tableau des espèces 194 F. Antedonidse G. Atitedon, Leptometra) 195 LISTE DES ABRÉVIATIONS 200 INDEX BIBLIOGRAPHIQUE 202 INDEX SYSTÉMATIQUE 203 i>i.ro.\ — 1).\ii.\mieuî; f\lif FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE FAUNE DE FRANCE 1 ÉCHINODERMES l'AK R. KŒHLER PHOFKSSEUli A LA KACLLTÉ DES SCIENCES DE L\0.\ Avec 15 3 figui^es PARIS Paul' LECHEVALIER, 12, nuE de TOLu^o^ (vi-^) 1921 (Ouvrage honoré d'une srJbvent/ou de l'Académie rfp.s Sciences de Paris) (fondations R. Bonaparte et Loulreuil) 3t